Note pour la période des questions : DIFFUSION DU RAPPORT DU CENTRE D'ÉTUDE DES NIVEAUX DE VIE SUR LA PÉNURIE DE MAIN-D'ŒUVRE POUR LES ÉDUCATEURS DE LA PETITE ENFANCE AU CANADA
About
- Numéro de référence :
- FCSD2024June03
- Date fournie :
- 17 avr. 2024
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Sudds, Jenna (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social
Enjeu ou question :
Publié le 1er mai 2024, le rapport du Centre d'étude sur les niveaux de vie sur la pénurie de main-d'œuvre en éducateurs de la petite enfance au Canada se concentre sur les défis associés à l'attraction et à la rétention d'éducateurs de la petite enfance qualifiés. Pour résoudre ce problème, les défenseurs ont réclamé des fonds supplémentaires pour améliorer les salaires, les avantages sociaux et les conditions de travail. Le rapport évalue la faisabilité de cette proposition et ses impacts économiques plus larges.
Réponse suggérée :
Je salue le rapport du Centre d'étude des niveaux de vie et du YMCA.
Le travail des défenseurs et des experts est essentiel pour faire progresser une politique fondée sur des données probantes.
Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance d'une main-d'œuvre hautement qualifiée et hautement qualifiée en matière d'AGJE pour garantir la disponibilité de services de garde d'enfants de haute qualité.
En plus des accords bilatéraux pancanadiens avec les provinces et les territoires, le budget 2024 propose encore plus de soutien à la main-d'œuvre essentielle de l'AGJE grâce à des investissements tels que 10 millions de dollars pour des possibilités de formation accrues et 48 millions de dollars pour l'exonération des prêts étudiants.
Si on insiste sur le soutien aux EPE
• Le financement fédéral dans le cadre du système pancanadien soutient le développement d'une main-d'œuvre hautement qualifiée en matière d'AGJE grâce à des investissements qui aident les provinces et les territoires à augmenter les salaires, à mettre en œuvre des régimes de retraite et à introduire une gamme d'initiatives d'éducation et de formation.
Nous savons qu'il reste encore du travail à faire. Des travaux sont en cours avec les provinces et les territoires pour élaborer une stratégie multilatérale en matière de main-d'œuvre en matière d'AGJE afin qu'ensemble, nous puissions soutenir la main-d'œuvre.
Si l’on insiste sur le retour sur investissement et la participation des femmes au marché du travail
Nous savons que lorsque nous investissons dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, les enfants, les mères, les familles et l'ensemble de la communauté peuvent s'épanouir.
En 2023, la participation au marché du travail chez les mères âgées de 25 à 54 ans au Canada ayant de jeunes enfants (de moins de 6 ans) a atteint un niveau record à 79,7 %, en hausse par rapport à 75,9 % en 2019.
Cela représente une augmentation de 3,8 points de pourcentage.
Contexte :
Le rapport Faire face à la pénurie de main-d'œuvre en éducateurs de la petite enfance au Canada : défis, solutions et impacts a été publié le 1er mai 2024. Le rapport a été commandé par YMCA Canada et a été réalisé par le Centre d'étude des niveaux de vie.
Le rapport souligne que l’ambitieux système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE) est confronté à des défis, notamment pour attirer et retenir des éducateurs de la petite enfance (EPE) qualifiés, défis exacerbés par la pandémie de COVID-19. Le rapport souligne que la pénurie de main-d'œuvre dans les services de garde entre en conflit avec les objectifs d'expansion à l'échelle du Canada. Pour résoudre ce problème, les défenseurs ont réclamé un financement supplémentaire pour améliorer les salaires, les avantages sociaux et les conditions de travail – le YMCA suggère une augmentation de salaire de 25 % pour les EPE, estimée à 1,2 milliard de dollars (selon Cleveland (2023)), pour résoudre ce problème. pénurie. Le rapport évalue la faisabilité de cette proposition et ses impacts économiques plus larges.
Le secteur des services de garde employait 252 645 personnes en 2021, principalement des EPE. Malgré une augmentation de 100 % des postes vacants pour les EPE entre 2021 et 2022, les salaires ont stagné. Le rapport estime que l’augmentation salariale proposée pourrait attirer de 58 192 à 103 746 EPE supplémentaires, soit suffisamment pour doter les 250 000 nouvelles places. Toutefois, des contraintes logistiques, telles que la capacité des systèmes éducatifs, pourraient retarder cette expansion.
Le rapport s'appuie également sur l'expérience québécoise en matière de services de garde universels pour estimer les avantages économiques potentiels :
• Il suggère que si le Canada obtient des résultats similaires à ceux du Québec et que les 250 000 places supplémentaires sont créées, la participation des mères au marché du travail au Canada pourrait augmenter de 7,54 à 8,40 points de pourcentage sur cinq ans, selon le nombre de mères déjà employées mais utilisant des services de garde informels. avant d'utiliser l'un des nouveaux espaces.
• Ensuite, en supposant que la productivité moyenne de cette main-d'œuvre supplémentaire sera la même que celle de Fortin et al. (2012) au Québec, cela entraînerait une contribution annuelle au PIB de 2,25 à 2,48 milliards de dollars.
• Compte tenu du coût estimé par le rapport de l'augmentation des salaires des EPE (1,2 milliard de dollars, selon Cleveland (2023)), le rapport avantages-coûts varie de 1,88 $ à 2,06 $.
En outre, le rapport évalue les avantages sociaux, notamment les améliorations du développement de l'enfant, des résultats dans la vie et de la qualité des soins, associés à l'expansion du système de garde d'enfants. Cependant, un financement et un personnel inadéquats peuvent nuire à l’efficacité du programme, entraînant des conséquences néfastes pour les enfants. Néanmoins, un personnel suffisant et de meilleures conditions de travail pour les EPE peuvent améliorer la qualité des soins.
Malgré les preuves démontrant l’impact positif de la garde d’enfants universelle, l’étude ne trouve aucune relation significative entre l’accès aux services de garde et les taux de fécondité.
Au sujet des taux actuels de participation au marché du travail, le rapport note que même si les gains au Québec ont récemment dépassé les gains dans le reste du Canada, l'auteur estime que l'efficacité du programme devrait être évaluée en fonction du nombre de places qu'il a créées. L’auteur ne considère aucun des changements récents (ou leur absence) dans les taux de participation au marché du travail à travers le Canada comme une preuve que le programme n’a pas réussi à atteindre son objectif de promouvoir la participation des femmes au marché du travail.
L’auteur note plutôt que « l’on peut attribuer l’absence de réponse considérable à la participation au marché du travail à [la] lente expansion du programme ».
Renseignements supplémentaires :
Le rapport Faire face à la pénurie de main-d'œuvre en éducateurs de la petite enfance au Canada : défis, solutions et impacts a été publié le 1er mai 2024. Le rapport a été commandé par YMCA Canada et a été réalisé par le Centre d'étude des niveaux de vie.
• Le rapport souligne que l'ambitieux système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE) est confronté à des défis, notamment pour attirer et retenir des éducateurs de la petite enfance (EPE) qualifiés, exacerbés par la pandémie de COVID-19.
• Le rapport souligne que la pénurie de main-d'œuvre dans les services de garde entre en conflit avec les objectifs d'expansion du système d'AGJE à l'échelle du Canada.