Parc Clos

Au sujet de

Numéro de référence :
DFO-2020-QP-00006
Date fournie :
2020-12-03
Organisation :
Pêches et Océans Canada
Nom du ministre :
Jordan, Bernadette (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

Réponse suggérée :

• [Nous prenons au sérieux les répercussions de la salmoniculture et continuons d’appuyer les technologies qui permettent d’améliorer le rendement environnemental.
• Le groupe de travail technique sur les technologies de production de remplacement, créé l’année dernière dans le cadre de l’organisme consultatif autochtone et multipartite, a formulé cet été des recommandations sur les technologies émergentes, notamment l’élevage en parcs clos.
• Depuis plus de dix ans, notre gouvernement a soutenu le développement de diverses technologies de parcs clos, et nous demeurons déterminés à faire progresser toute technologie qui réduit les interactions environnementales entre les poissons sauvages et d’élevage.]

Si on insiste pour savoir pourquoi le gouvernement n’adopte pas l’élevage du saumon en parcs clos comme mesure de stimulation de l’économie en réponse à la situation de la COVID-19 :

• Les technologies de production de remplacement à l’échelle commerciale, comme l’élevage en parcs clos, demeurent à l’étape de développement et comportent des coûts d’immobilisations élevés ainsi que des risques financiers importants.
• Le volume actuel de production active issu de la salmoniculture terrestre en parcs clos est minime, soit environ 6 100 tonnes métriques, ce qui représente à peu près 0,25 % de la production mondiale de saumon.
• La construction d’installations d’élevage en parcs clos à court terme pourrait engendrer des possibilités d’emploi. Cela dit, selon l’étude sur l’état de la technologie en salmoniculture, il y a moins d’emplois par tonne métrique de saumon associés à cette approche. La tendance mondiale est à l’investissement et à la construction d’installations d’élevage en parcs clos à grande échelle dans les marchés d’importation à forte croissance où l’infrastructure existe, et non pas dans les communautés rurales côtières, comme c’est le cas au Canada, où l’aquaculture est un employeur important.

Contexte :

• La position du gouvernement fédéral a été d’être technologiquement neutre quant à la façon dont l’industrie aquacole respecte les normes législatives et réglementaires du Canada qui sont en place pour réduire au minimum les répercussions environnementales.
• L’élevage du saumon en parc clos suscite un intérêt considérable et croissant à l’échelle mondiale. Deux facteurs principaux sont à l’origine de cette situation : 1) le besoin de réduire les interactions avec l’environnement naturel; 2) le besoin d’augmenter la production globale pour répondre à la demande du marché lorsque les méthodes de production traditionnelles ne suffisent plus, même si bon d’entre eux en sont à l’étape de la planification ou de la construction.
• La technologie de l’élevage en parc clos en est encore principalement à l’étape de la recherche et du développement et ses besoins en capitaux et en énergie sont élevés. Mondialement, il n’existe à l’heure actuelle aucun exemple d’exploitation salmonicole à grande échelle commercialement viable (aucune de plus de 1 000 t) en parc clos, bien que bon nombre soient aux étapes de planification ou de construction. La production mondiale totale issue de l’élevage en parc clos se situe actuellement à 6 100 tonnes métriques (environ 0,25 % de la production mondiale).
• De plus, il existe une tendance internationale afin d’explorer les possibilités d’investissements et d’installations d’élevage en parc clos à grande échelle dans les marchés d’importation à forte croissance et où l’infrastructure existe (c.-à-d. aux États-Unis, en Chine et en Norvège). À ce jour, ces installations sont en construction ou n’ont pas encore effectué une récolte commerciale complète. Il faudra réaliser plusieurs cycles de production à grande échelle pour renforcer la confiance dans la viabilité à long terme de cette technologie.
• L’industrie a indiqué que le passage à l’élevage en parc clos ferait en sorte que l’industrie du poisson quitterait la Colombie-Britannique (et peut-être le Canada), se rapprocherait des marchés qu’elle dessert ou des centres de distribution, car elle n’aurait plus besoin de l’avantage comparatif qui lui confère le littoral de la Colombie-Britannique.
• Le 4 juin 2019, le ministre a annoncé la création d’un organisme consultatif autochtone et multipartite et de trois groupes de travail techniques chargés de formuler des recommandations sur la gestion de l’aquaculture, notamment sur les technologies de production de remplacement.
• Le Groupe de travail technique sur les technologies de production de remplacement a été créé pour étudier et soutenir le développement et l’adoption de technologies qui améliorent la durabilité de l’aquaculture afin de soutenir la protection et la conservation des poissons sauvages dans la région du Pacifique.
• Le Groupe de travail technique sur les technologies de production de remplacement a présenté ses recommandations au Ministère à l’été 2020.
• Kuterra, qui appartient à la Première Nation Namgis, a été la première installation en parc clos conçue et construite en Amérique du Nord à mettre à l’essai le grossissement du saumon atlantique jusqu’à sa taille marchande.
• Bien que l’installation à l’échelle pilote n’ait pu atteindre le seuil de rentabilité qu’après cinq ans d’exploitation, le projet de validation de principe a permis de produire une grande quantité de données et de leçons apprises sur le fonctionnement de la technologie d’élevage en parc clos pour la production du saumon de l’Atlantique.
• Emergent Holdings, société mère de Whole Oceans, un producteur en parcs clos établi dans le Maine, a signé un bail de 15 ans avec Kuterra le 20 décembre 2019. On signale qu’Emergent utilisera l’installation de Kuterra pour produire du saumon de l’Atlantique et comme installation de recherche et de formation pour le vaste projet d’élevage en parcs clos de saumon de l’Atlantique de Whole Oceans, prévu à Bucksport, dans le Maine. Alors que ce projet devait démarrer au printemps 2020 (25 000 tonnes métriques prévues en trois phases), la société a publié en août 2020 un communiqué pour indiquer qu’elle en est toujours à la phase de préconstruction et qu’elle continue de progresser vers l’inauguration des travaux liés à l’installation de Bucksport. On ne sait pas exactement si l’installation de Kuterra sera agrandie au-delà de sa capacité de production actuelle de 250 tonnes métriques.
• Le gouvernement du Canada, par l’intermédiaire du MPO et de Technologies du développement durable Canada, a investi plus de 10 millions de dollars dans des projets de développement de technologies de parcs clos allant de l’amélioration de la gestion des déchets à des installations pilotes de démonstration comme Kuterra.

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