Note pour la période des questions : SOUTIEN AU SECTEUR AGRICOLE
About
- Numéro de référence :
- AAFC-2025-QP-00131
- Date fournie :
- 11 déc. 2025
- Organisation :
- Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Nom du ministre :
- MacDonald, Heath (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Enjeu ou question :
Q1 – Comment le gouvernement gère-t-il les importants défis financiers auxquels sont confrontés les producteurs canadiens? Q2 – Quelles mesures prend le gouvernement pour encourager la diversification des exportations? Q3 – Que fait le gouvernement pour régler les problèmes de main-d’œuvre dans le secteur? Q4 – Comment le gouvernement appuie-t-il les producteurs touchés par des situations météorologiques extrêmes, comme des sécheresses et des incendies de forêt? Q5 – Que fait le gouvernement pour améliorer la performance environnementale et la résilience du secteur agricole? Q6 – Que fait le gouvernement pour protéger et renforcer les chaînes d’approvisionnement du Canada? Q7 – Que fait le gouvernement pour soutenir les efforts de préparation et de prévention en cas d’éclosion de maladie? Q8 – Comment Agriculture et Agroalimentaire Canada soutient-il la sécurité alimentaire des peuples autochtones et la diversité du secteur agricole et agroalimentaire canadien?
Réponse suggérée :
R.1 - Pour aider les producteurs à surmonter des pressions et des incertitudes importantes, la limite des avances sans intérêt du Programme de paiements anticipés a été temporairement fixée à 250 000 $ pour l’année de programme 2025 au lieu de revenir à 100 000 $. Ce changement devrait permettre à plus de 13 000 producteurs d’économiser un montant supplémentaire allant jusqu’à 65 millions de dollars d’intérêts.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il doublerait temporairement la portion sans intérêts pour les avances sur le canola. Pour le reste des années du programme de 2025 et 2026, la limite des avances sans intérêt pour le canola sera de 500 000 $. On s’attend à ce que ces modifications au programme permettent à environ 1 745 producteurs de canola (pendant l’année de programme 2025) et 6 000 producteurs de canola (pendant l’année de programme 2026) d’obtenir une somme combinée de 36,3 millions de dollars (5,1 millions de dollars en 2025 et 31,2 millions de dollars en 2026) en économies d’intérêt supplémentaires.
Les biocarburants nationaux peuvent offrir un autre marché pour le canola et d’autres matières premières agricoles, ce qui permet de réduire les risques liés à l’exportation. Pour soutenir ce marché, le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé de nouvelles mesures incitatives à la production de biocarburant, dirigées par Ressources naturelles Canada, avec plus de 370 millions de dollars pour les producteurs de biocarburants nationaux afin de relever les défis immédiats en matière de compétitivité.
Le gouvernement a également l’intention d’apporter des modifications ciblées au Règlement sur les combustibles propres afin de renforcer la résilience et de soutenir le développement du secteur canadien des carburants à faible teneur en carbone, tout en maintenant l’objectif principal du règlement, à savoir la réduction des émissions de carbone.
Le gouvernement, de concert avec les provinces et les territoires, a repoussé la date limite d’inscription à Agri-stabilité au 31 juillet et augmente le taux d’indemnisation de 80 % à 90 % et double le plafond de paiement à 6 millions de dollars pour l’année de programme 2025. R.2 - La diversification du commerce est notre principale priorité. Nous demeurons résolus à défendre les intérêts du Canada aux États-Unis et en Chine grâce à des initiatives de promotion et de mobilisation, tout en faisant avancer les priorités en matière de diversification.
En cette période d’incertitude géopolitique, faire du Canada un fournisseur de choix est essentiel pour obtenir un avantage concurrentiel qui nous permettra d’étendre notre présence dans des marchés établis tout en dégageant de nouvelles possibilités dans des régions émergentes à forte croissance, comme la région indopacifique.
Une étape importante qui a récemment été franchie au Pakistan démontre comment le leadership du Canada sur la scène internationale peut produire des résultats concrets. Après deux ans d'efforts soutenus de la part du gouvernement du Canada, l'approbation par le Pakistan du canola canadien génétiquement modifié en octobre 2025 a permis la réouverture d’un marché d'une valeur de plus de 200 millions de dollars, créant ainsi de nouveaux débouchés pour nos producteurs de canola.
Cette réussite témoigne de la force de l'approche pangouvernementale du Canada et de la collaboration continue avec nos partenaires de l’industrie. Elle illustre parfaitement comment l'expertise canadienne et une collaboration soutenue peuvent contribuer à renforcer la sécurité alimentaire sur les marchés internationaux, tout en créant de nouveaux débouchés et en favorisant la prospérité pour les agriculteurs et les collectivités d'ici.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il élargirait son Programme d’Agrimarketing avec un montant supplémentaire de 75 millions de dollars sur 5 ans, à compter de 2026-2027. Cet investissement aidera à diversifier les exportations du Canada dans des régions à forte croissance et à mettre l’accent sur les secteurs les plus touchés par des barrières commerciales, comme le canola. Les investissements sont conformes à la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, redirigeant l’attention au-delà des partenaires commerciaux traditionnels, comme les États-Unis et la Chine.
Le Canada continue d’avoir un ambitieux programme de négociations commerciales, qui comprend un vaste éventail de pays, dont des marchés émergents. Le gouvernement s’active à négocier et à mettre en œuvre de nouveaux accords de libre-échange bilatéraux et régionaux pour susciter des possibilités de croissance et de diversification des marchés d’exportation dans le secteur agricole.
Au cours de la dernière année, le Canada a conclu d’importantes négociations d’accords de libre-échange (ALE) dans le cadre de l’Accord de partenariat économique global (APEG) entre le Canada et l’Indonésie et de l’ALE entre le Canada et l’Équateur. Ces accords devraient élargir l’éventail des possibilités offertes aux exportateurs et favoriser une plus grande diversification de leurs marchés et de leurs produits. Plus précisément, ces accords prévoient la libéralisation des droits de douane pour un large éventail de secteurs agricoles (viande, céréales, oléagineux, légumineuses, aliments pour animaux de compagnie et aliments transformés) et comportent des chapitres solides sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et les obstacles techniques au commerce (OTC), applicables par le biais de mécanismes de règlement des différends.
Des négociations sont en cours en vue d’un ALE Canada–ANASE et de nouvelles adhésions à l’Accord de partenariat économique global (PTPGP). Le Canada travaille également à la reprise des négociations de l’accord de libre-échange entre le Canada et le Mercosur.
Agriculture et Agroalimentaire Canada offre une gamme de programmes et de services de développement des marchés pour soutenir la diversification, notamment le Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire, pour aider les entreprises canadiennes à mettre en valeur leurs produits et faciliter les exportations vers les marchés établis et émergents. Cela comprend les efforts de diversification déployés par le Bureau Indo-Pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire, dont l’objectif est de positionner le Canada comme un partenaire commercial de choix dans la région économique qui enregistre la croissance la plus rapide au monde.
Le secteur peut également mettre à profit la marque Canada pour mieux faire connaître les produits canadiens sur les marchés internationaux et ainsi renforcer la réputation du Canada à titre de fournisseur fiable d’une gamme diversifiée de produits de qualité, durables et novateurs. Au cours de la dernière année, nous avons aidé des centaines d’entreprises grâce à nos programmes de développement des marchés, plus de 200 d’entre elles ayant accédé à de nouveaux marchés. Nous continuons de travailler en étroite collaboration avec les provinces et les intervenants du secteur pour solidifier la position du Canada et assurer son succès à long terme.
Les débouchés pour les produits agricoles canadiens sont nombreux à travers le monde, mais l’exportation des produits agricoles et alimentaires et la conquête de nouveaux marchés nécessitent un effort concerté de la part du gouvernement fédéral.
La sensibilisation est un outil puissant qui permet de libérer tout le potentiel du secteur afin de renforcer la collaboration et de résoudre les problèmes d’accès au marché. La récente mission ministérielle (juillet/août 2025) en Indonésie, à Singapour et aux Philippines a permis d’approfondir les relations bilatérales et a créé des occasions concrètes pour nos producteurs et nos exportateurs de promouvoir le Canada en tant que fournisseur fiable de produits agricoles et agroalimentaires. Elle a également suscité un mouvement en faveur d’un audit technique qui nécessitait une intervention politique pour être priorisé. Cette mission a démontré comment une sensibilisation ciblée peut se traduire par un véritable élan et des résultats concrets pour le secteur. R.3 - Les travailleurs canadiens et internationaux continueront de jouer un rôle essentiel dans la production d’aliments salubres et fiables au Canada.
Par conséquent, le gouvernement travaille d’arrache-pied à la mise en œuvre d’un nouveau programme de main-d’œuvre étrangère pour l’agriculture et la transformation du poisson, adapté aux besoins particuliers de ces employeurs et de ces travailleurs. Ce programme représente un engagement de 48,2 millions de dollars annoncé dans le budget de 2022. Des consultations avec les intervenants sur cet engagement ont été lancées au printemps 2024, et la rétroaction est en cours d’analyse.
Le gouvernement a aussi lancé un projet pilote de trois ans pour les employeurs reconnus dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires afin de mettre à l’essai des processus simplifiés, de mieux répondre aux pénuries de main-d’œuvre et de réduire le fardeau administratif des employeurs récurrents qui ont des antécédents de conformité au programme. Bien que les nouvelles demandes ne soient plus acceptées, les employeurs reconnus ont toujours accès à l’étude d’impact simplifié sur le marché du travail et profitent d’une période de validité de 36 mois pour les demandes qui ont été approuvées. Le gouvernement du Canada évaluera l’efficacité du projet pilote à sa conclusion en 2026.
Enfin, le gouvernement prend des mesures pour élargir les voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole. Les programmes offerts aux travailleurs de l’agroalimentaire comprennent les programmes fédéraux axés sur les professions spécialisées d’Entrée express et les programmes régionaux d’immigration économique, tels que le Programme des candidats des provinces et le Programme d’immigration au Canada atlantique. De plus, le Programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord et l’Initiative des communautés francophones accueillantes permettront aux entreprises et aux employeurs des collectivités éloignées d’établir des liens avec les nouveaux arrivants qualifiés dont ils ont besoin pour prospérer.
R.4 - Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’Agriculture sont déterminés à travailler de concert pour s’assurer que les producteurs ont accès à un ensemble complet de programmes de gestion des risques de l’entreprise fiables et offerts rapidement.
Agri-protection constitue la première ligne de défense de l’ensemble de programmes pour aider les producteurs agricoles qui font face à des dommages associés à des conditions météorologiques extrêmes.
Le programme garantit l’accès à une assurance-récolte abordable et efficace et il est géré par le gouvernement provincial local, qui est également responsable de l’établissement des politiques et des paramètres du programme pour tous les régimes d’assurance publique sur son territoire.
Les producteurs ont également accès à Agri-stabilité, qui offre une protection en cas de pertes de revenus de plus de 30 %. Dans le cadre du nouveau Partenariat canadien pour une agriculture durable, le taux d’indemnisation au titre d’Agri-stabilité a été revu à la hausse, passant de 70 % à 80 %, pour offrir plus de soutien dans les périodes difficiles. De plus, le gouvernement a fait passer le taux d’indemnisation de 80 % à 90 % et de doubler le plafond de paiement à 6 millions de dollars pour l’année de programme 2025.
Dans les cas graves où les producteurs doivent assumer d’importants coûts extraordinaires qui dépassent leur capacité de gestion, les gouvernements collaboreront pour transmettre de l’information et terminer les évaluations d’Agrirelance, de sorte que les producteurs disposent du financement dont ils ont besoin pour leur relance, et pour continuer à être résilients face aux catastrophes naturelles et aux phénomènes météorologiques extrêmes.
R.5 - Depuis 2021, nous nous sommes engagés à verser plus de 1,5 milliard de dollars pour assurer la réussite d’un secteur agricole et agroalimentaire durable.
Dans le cadre du nouveau Partenariat canadien pour une agriculture durable, le Programme de paysages agricoles résilients, d’une valeur de 250 millions de dollars, soutient les biens et services écologiques offerts par le secteur de l’agriculture.
Le gouvernement a consacré 704,1 millions de dollars au Fonds d’action à la ferme pour le climat, 185 millions de dollars au programme Laboratoires vivants et 429,4 millions de dollars au Programme des technologies propres en agriculture (volet Adoption, volet Recherche et innovation et projet pilote Accélérateur technologique pour l’innovation et la recherche) pour soutenir le développement et l’adoption de technologies propres et de pratiques de gestion bénéfiques qui réduisent les émissions.
En 2023, nous avons lancé le Défi de réduction du méthane agricole, d’une valeur de 12 millions de dollars, afin de trouver rapidement des solutions pour réduire les émissions de méthane entérique chez le bétail. R.6 - Nous avons vu à quel point les perturbations des chaînes d’approvisionnement peuvent avoir de graves répercussions sur le secteur et, par conséquent, sur la population canadienne.
Agriculture et Agroalimentaire Canada soutient activement les efforts déployés par Transport Canada pour réduire les goulots d’étranglement et accroître la transparence et la fluidité tout au long de la chaîne d’approvisionnement, y compris la mise sur pied du Bureau national de la chaîne d’approvisionnement. De plus, AAC soutient l’approche pangouvernementale en vertu du projet de loi C-5, Loi visant à bâtir le Canada, qui vise à favoriser l’établissement de corridors économiques et commerciaux, à relier diverses parties du pays et à acheminer les biens vers les marchés, ainsi qu’à renforcer la capacité du Canada d’effectuer des échanges commerciaux. Cette approche comprend de nouveaux projets nationaux d’infrastructure et de construction, ainsi que l’amélioration des infrastructures essentielles existantes. R.7 - Des mesures strictes sont en place pour empêcher l’introduction au Canada de maladies touchant le bétail. Parmi les mesures en place, mentionnons des contrôles à l’importation d’animaux et d’aliments ainsi que des déclarations des voyageurs à la frontière. En cas d’éclosion, le gouvernement agira rapidement pour détecter, retracer et éradiquer la maladie tout en veillant à ce que le secteur dispose du soutien dont il a besoin.
Le gouvernement continue de mettre en œuvre le Plan d’action sur la peste porcine africaine, qui est axé sur la prévention de la maladie, la biosécurité et la préparation. En août 2022, le gouvernement a affecté un maximum de 45,3 millions de dollars pour renforcer les efforts de préparation et de prévention. Ces efforts comprenaient le Programme de préparation de l’industrie à la peste porcine africaine d’AAC, qui a récemment pris fin après avoir investi près de 15,5 millions de dollars dans 44 projets.
Le 7 mars 2025, le gouvernement a annoncé un engagement pouvant atteindre 567 millions de dollars pour soutenir les producteurs de porcs advenant la fermeture des principaux marchés d’exportation pour les produits du porc et les porcs vivants canadiens en raison d’une éclosion de peste porcine africaine au Canada ou aux États-Unis.
De plus, dans le budget de 2023, des montants de 57,5 millions de dollars sur cinq ans et de 5,6 millions de dollars en continu ont été annoncés pour l’établissement d’une banque de vaccins contre la fièvre aphteuse et l’élaboration de plans d’intervention.
Enfin, l’Énoncé économique de l’automne 2024 a permis à l’Agence canadienne d’inspection des aliments d’obtenir 27,9 millions de dollars pour appuyer une approche fédérale de détection précoce, de prévention active et de déploiement de mesures d’intervention rapide afin de protéger la santé humaine et animale contre l’influenza aviaire hautement pathogène H5N1.
Le gouvernement continue de collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi qu’avec l’industrie, afin d’assurer une coordination efficace et des progrès quant à la prévention et à la préparation en matière de maladies animales. R.8 - Nous sommes déterminés à faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones grâce à une relation renouvelée de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et entre les Inuits et la Couronne fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. Nous travaillons en collaboration pour réduire les obstacles, améliorer la sécurité alimentaire et favoriser une plus grande participation des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le secteur.
AAC est le responsable fédéral de la mise en œuvre de la mesure 87 énoncée dans le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies 2023-2028, qui engage le gouvernement à soutenir la sécurité alimentaire, la souveraineté et la durabilité des peuples autochtones.
Un secteur plus diversifié et inclusif permet d’offrir d’importants avantages pour l’innovation, la compétitivité et la croissance économique durable.
Le gouvernement reconnaît que la participation des peuples autochtones et d’autres groupes sous-représentés et marginalisés au secteur agricole et agroalimentaire comporte de nombreuses difficultés.
Le gouvernement offre un certain nombre de programmes et de services pour aider à réduire les obstacles et à soutenir la participation des peuples autochtones et d’autres groupes sous-représentés et marginalisés dans le secteur agricole et agroalimentaire, comme le Programme Agri-diversité, le Fonds pour des infrastructures alimentaires locales, et le Service Explorateur pour les Autochtones.
Le gouvernement continue d’accorder la priorité à l’élimination des obstacles et à la création de possibilités pour les groupes sous-représentés et marginalisés, ainsi qu’à la promotion de la diversité, de l’équité, de l’inclusion et de l’accessibilité dans le secteur. AAC a mis en place un cadre pour guider l’intégration de ces considérations dans les initiatives ministérielles. Par exemple, les tables de consultation du secteur et conseils comprennent une diversité de points de vue dans les conseils, les recommandations et les initiatives – des possibilités de participation pour les jeunes et les nouveaux arrivants, les peuples autochtones et d’autres groupes sous-représentés et marginalisés sont indiquées.
Contexte :
Partenariat canadien pour une agriculture durable (PCA durable)
Cet accord quinquennal d’une valeur de 3,5 milliards de dollars (2023-2028) injecte 500 millions de dollars de nouveaux fonds, ce qui représente une augmentation de 25 % de la portion à coûts partagés du partenariat. Pour ce qui est du financement à coûts partagés, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) ont convenu en principe d’adopter le Programme de paysages agricoles résilients de 250 millions de dollars qui a été mis en œuvre par la suite afin de soutenir les biens et services écologiques fournis par le secteur agricole.
Programme de paiements anticipés
Pour que les agriculteurs canadiens aient accès aux liquidités nécessaires pour continuer à produire des aliments et à soutenir la sécurité alimentaire nationale, le gouvernement a temporairement bonifié la limite de 100 000 $ des avances sans intérêt pour les prêts accordés dans le cadre du Programme de paiements anticipés, la faisant passer à 250 000 $ en 2022, à 350 000 $ en 2023 et à 250 000 $ en 2024, ce qui représente des économies totales de 175,1 millions de dollars pour les producteurs au cours de cette période de trois ans (2022-2024).
La volatilité d’une année sur l’autre a créé des pressions cumulées pour les exploitations agricoles, dont la plupart sont des familles d’agriculteurs confrontées en outre à l’inflation des dépenses du ménage. Le 7 mars 2025, la limite des avances sans intérêt pour les prêts du Programme de paiements anticipés a été fixée temporairement à 250 000 $ pour l’année de programme 2025. Les producteurs participants pourraient économiser jusqu’à 5 000 $ en frais d’intérêt. On estime que ce changement représentera des économies pouvant totaliser jusqu’à 65 millions de dollars pour plus de 13 000 producteurs.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement a annoncé que la limite des avances sans intérêt serait temporairement augmentée à 500 000 $ pour les avances sur le canola au cours des années de programme 2025 et 2026. On s’attend à ce que ces modifications au programme permettent à environ 1 745 producteurs de canola (pendant l’année de programme 2025) et 6 000 producteurs de canola (pendant l’année de programme 2026) d’obtenir une somme combinée de 36,3 millions de dollars (5,1 millions de dollars en 2025 et 31,2 millions de dollars en 2026) en économies d’intérêt supplémentaires.
Agri-stabilité
Agri-stabilité offre une protection abordable pour l’ensemble de l’exploitation agricole à l’appui des producteurs qui sont confrontés à des difficultés qui dépassent leur capacité de gestion. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux se partagent les coûts du programme à hauteur de 60 % pour le gouvernement fédéral et de 40 % pour les gouvernements provinciaux et territoriaux.
Le 17 juillet 2025, les ministres FPT ont annoncé des mesures de soutien accrues pour le secteur dans le cadre d’Agri-stabilité, à savoir l’augmentation du taux d’indemnisation de 80 % à 90 % et le doublement du plafond de paiement à 6 millions de dollars pour l’année de programme 2025. L’augmentation du taux d’indemnisation apportera un soutien supplémentaire à tous les producteurs qui remplissent les conditions pour obtenir un paiement. Le doublement temporaire du plafond actuel des paiements d’Agri-stabilité — plafond dont la dernière mise à jour remonte à plus de 20 ans — permettra à un plus grand nombre de producteurs de bénéficier d’un niveau de soutien adapté à la taille de leur exploitation.
Afin que les fonds parviennent plus rapidement aux producteurs, les gouvernements provinciaux et territoriaux peuvent prendre l’initiative d’augmenter les taux de paiement provisoires ainsi qu’effectuer des avances ciblées. Dans les provinces et les territoires qui se prévalent de ces options, les producteurs inscrits à Agri-stabilité pourront demander un paiement provisoire allant jusqu’à 75 % de leur paiement final estimé pour l’année de programme 2025. En outre, un administrateur pourra mettre en place une avance ciblée pour l’année de programme 2025 lorsque, par exemple, une analyse montre que les perturbations du marché ont entraîné une perte suffisante pour envoyer des paiements pour un secteur ou une région en particulier au titre d’Agri-stabilité.
Les gouvernements FPT ont également convenu de reporter la date limite d’inscription au programme Agri-stabilité du 30 avril au 31 juillet pour l’année de programme 2025, ce qui a permis de donner aux producteurs plus de temps pour décider s’ils souhaitent participer au programme.
Commerce et accès aux marchés
Le commerce agricole est essentiel à la croissance économique à long terme du secteur. En 2024, les données commerciales ont montré des niveaux record d’exportations agricoles, agroalimentaires et de produits de la mer, atteignant près de 100,3 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 1,1 % par rapport à 2023. Près de la moitié de la valeur de la production agricole canadienne est exportée vers les marchés internationaux.
L’Accord sur l’agriculture de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), entré en vigueur le 1er janvier 1995, dresse de grandes règles multilatérales sur l’accès au marché tarifaire, le soutien interne (c’est-à-dire les subventions à l’agriculture), la concurrence à l’exportation, les restrictions à l’exportation et la transparence. Près de 30 ans plus tard, le secteur agricole canadien continue d’en tirer un grand profit, notamment grâce à l’offre de conditions équitables et au soutien de la compétitivité de nos producteurs et de nos exportateurs. Les accords de l’OMC (y compris l’Accord sur l’agriculture) jettent les bases sur lesquelles reposent les accords de libre-échange du Canada. Bien que l’Accord sur l’agriculture constitue un instrument important, de nombreuses questions restent en suspens et ses règles doivent être adaptées aux réalités du 21e siècle. C’est pourquoi le Canada participe activement aux négociations agricoles en cours à l’OMC, notamment pour réduire davantage les niveaux mondiaux de subventions qui faussent les échanges.
En décembre 2024, le gouvernement a conclu des négociations de libre-échange avec l’Indonésie, un pays du G20 et la plus grande économie de l’Asie du Sud-Est, avec une population de 279 millions d’habitants et un PIB de près de 1,9 billion de dollars en 2023. L’APEG Canada-Indonésie prévoit une large élimination des droits de douane sur le bœuf, le porc, les céréales, les légumineuses, le canola, les aliments pour animaux de compagnie et les aliments transformés. En février 2025, le gouvernement a conclu des négociations avec l’Équateur, assurant ainsi un traitement préférentiel pour les principaux produits exportés, notamment les grains, les oléagineux, les céréales, la viande, les légumineuses à grains, les aliments transformés et les produits sucrés.
Le gouvernement participe également aux négociations en cours visant à conclure un accord de libre-échange avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) et à assurer l’adhésion du Costa Rica à l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), afin de favoriser la croissance et la diversification des échanges commerciaux du Canada.
Le Canada a également annoncé des discussions exploratoires avec les Philippines en vue d’un accord commercial bilatéral et envisage la reprise des négociations d’un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) est entré en vigueur le 21 septembre 2017 et le PTPGP, le 30 décembre 2018, tandis que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) est entré en vigueur le 1er juillet 2020. Ces accords commerciaux ont offert des débouchés importants au secteur agricole et agroalimentaire canadien, mais ils ont également posé certains défis en raison du nouvel accès aux marchés pour les produits laitiers sous gestion de l’offre. Le gouvernement a annoncé le versement d’une indemnisation de 4,8 milliards de dollars aux industries sous gestion de l’offre en raison des répercussions de l’AECG, du PTPGP et de l’ACEUM.
Le gouvernement continue d’exhorter les partenaires commerciaux à adopter des mesures sanitaires et phytosanitaires et une réglementation fondées sur les risques et les données scientifiques, conformément aux accords commerciaux et aux normes internationales, pour offrir aux exportateurs canadiens un environnement commercial transparent et prévisible. Cette approche a permis de faire progresser et de résoudre un certain nombre de grands enjeux relatifs à l’accès au marché. Parmi les exemples récents, il convient de mentionner l’obtention de nouveaux accès pour le poisson, les fruits de mer, la viande et les produits de la viande sur le marché de l’Arabie saoudite, ainsi que pour les aliments pour animaux de compagnie et les bleuets sur le marché du Vietnam; l’amélioration de l’accès pour les pommes de terre sur le marché des Philippines, ainsi que pour les pommes sur le marché de Taïwan; le maintien de l’accès pour le blé sur les marchés de l’Indonésie et du Pérou, ainsi que pour le porc sur le marché de la Malaisie. En outre, le gouvernement facilite la tenue régulière de discussions bilatérales et multilatérales avec des partenaires internationaux clés pour faire avancer les priorités du Canada en matière de commerce agricole et favoriser l’accès aux marchés, comme les missions ministérielles, les réunions de hauts fonctionnaires, les missions techniques, les audits des systèmes de sécurité animale, végétale et alimentaire du Canada et les groupes de travail.
AAC et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), en collaboration avec Affaires mondiales Canada, ont adopté une approche Équipe Canada visant à prioriser la résolution des problèmes techniques d’accès aux marchés. Cette approche fédérale de l’accès aux marchés dépend d’un modèle pangouvernemental et d’une collaboration étroite avec les provinces et le secteur en vue de promouvoir ensemble les produits agricoles et agroalimentaires du Canada et de réagir aux diverses forces qui régissent le commerce mondial.
Le gouvernement du Canada a diffusé la Stratégie pour l’Indo-Pacifique en novembre 2022, qui vise cinq objectifs stratégiques dans divers secteurs. Il s’agit d’un plan global prévoyant un investissement initial d’environ 2,3 milliards de dollars sur cinq ans pour renforcer les relations et faire progresser l’engagement du Canada à l’égard d’une zone Indo-Pacifique libre, ouverte et inclusive, dans laquelle l’ANASE jouerait un rôle central.
Dans le cadre de la Stratégie, le Bureau Indo-Pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire, établi en février 2024, contribue à l’adoption d’une approche pangouvernementale visant à favoriser et à renforcer les partenariats économiques dans la région et à positionner le Canada comme un fournisseur privilégié. En favorisant l’accès aux marchés, le développement des marchés et les activités de collaboration réglementaire et technique, le Bureau aide les exportateurs canadiens à trouver de nouvelles occasions de diversifier leurs exportations dans une région qui offre d’importantes possibilités pour le secteur agricole et agroalimentaire. Les efforts déployés par le Bureau sont axés sur six marchés prioritaires pour l’agriculture dans la région, soit les Philippines, l’Indonésie, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande, afin de diversifier le commerce agroalimentaire du Canada.
Dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable, le programme Agri-marketing, d’une valeur de 129,97 millions de dollars favorise le commerce en améliorant la visibilité des produits agricoles canadiens (y compris le poisson et les fruits de mer) ainsi que la capacité des producteurs à identifier et à saisir les occasions de développer leurs marchés. Le 5 septembre 2025, le gouvernement a annoncé un financement supplémentaire de 75 millions de dollars sur cinq ans à compter de 20 262 027 pour élargir le programme. Cette expansion prévue soutiendra les industries les plus touchées par les barrières commerciales, dont celle du canola. De plus, elle respecte la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, qui ne se concentre plus sur les partenaires commerciaux traditionnels, comme les États-Unis et la Chine. Par exemple, pour les producteurs de canola, cela signifie des ressources accrues pour promouvoir la qualité, la polyvalence et la durabilité uniques des produits du canola canadiens, ce qui les aide à se démarquer sur de nouveaux marchés concurrentiels et à établir des voies d’exportation résilientes.
Pakistan – Approbation du canola génétiquement modifié et prochaines activités commerciales
Le 22 octobre 2025, le Comité national de biosécurité du Pakistan a officiellement approuvé plusieurs événements de modification génétique du canola, ouvrant ainsi la voie à la reprise des exportations canadiennes de semences de canola génétiquement modifié dès que les licences d'importation seront délivrées aux importateurs à la fin de 2025. Cette approbation est accordée après deux années de perturbations du marché causées par l'application par le Pakistan de ses règles de biosécurité de 2005 à l'automne 2022. Les efforts soutenus d’AAC, d’Affaires mondiales Canada et de Post-Islamabad ont permis cette avancée majeure. En 2022, les exportations canadiennes de semences de canola vers le Pakistan étaient évaluées à environ 240 millions de dollars. De 2014 à 2022, ces exportations ont atteint en moyenne 364 millions de dollars, atteignant un sommet de 705 millions de dollars en 2016. Elles ont ensuite diminué lorsque l'industrie s’est tournée vers des marchés à plus forte valeur ajoutée, comme la Chine, qui offrait des prix supérieurs, tandis que le Pakistan demeurait un marché sensible aux prix et présentant des défis logistiques.
Main-d’œuvre
Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) a pour but d’aider les employeurs à répondre à leurs besoins temporaires en matière de compétences et de main‑d’œuvre lorsque des Canadiens et des résidents permanents qualifiés ne sont pas disponibles. Les employeurs du secteur agricole sont les plus grands utilisateurs du programme. La plupart des travailleurs étrangers temporaires (TET) embauchés dans le secteur occupent des postes à bas salaire, par exemple, des ouvriers agricoles, des bouchers industriels et des travailleurs dans les usines de transformation du poisson. Il y a différents volets du PTET dont les exigences et les règles sont différentes. Le secteur de l’agriculture primaire utilise généralement le volet du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS), tandis que le secteur de la transformation des aliments et des boissons utilise le volet des postes à bas salaires.
Dans le budget de 2022, le gouvernement du Canada a annoncé la mise en œuvre sur trois ans d’un projet pilote pour les employeurs reconnus (PPER) dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre et réduire le fardeau administratif des employeurs réguliers qui ont toujours été jugés conformes aux exigences du programme. Dans le cadre du PPER, les employeurs admissibles auront accès à des études d’impact sur le marché du travail (EIMT) dont la période de validité pourra atteindre 36 mois, et à un processus de demande d’EIMT simplifié s’ils ont besoin d’embaucher des travailleurs supplémentaires pour le même emploi dans le cadre du projet pilote. Même si la période de réception des demandes de participation au PPER a pris fin le 16 septembre 2024, les employeurs reconnus peuvent toujours accéder à la demande d’EIMT simplifiée.
Le budget 2022 comprenait également un engagement à lancer un nouveau programme pour l’agriculture et la transformation du poisson.
Les consultations avec les intervenants au sujet du nouveau programme ont été lancées au printemps 2024 et, à l’heure actuelle, le gouvernement examine et analyse la rétroaction, qui sera communiquée dans un rapport « Ce que nous avons entendu ». Le gouvernement entend réformer et simplifier le Programme des travailleurs étrangers temporaires afin d’épauler les employeurs et de mieux protéger les travailleurs.
Le Programme pilote sur l’agroalimentaire, qui permettait à des travailleurs non saisonniers expérimentés occupant des emplois précis dans le secteur agroalimentaire d’immigrer de façon permanente au Canada, a pris fin le 14 mai 2025 et ne peut être prolongé au-delà de cette date. Une des principales caractéristiques du système d’immigration canadien consiste à faciliter la transition du statut de travailleur temporaire à celui de résident permanent. Plusieurs voies d’accès à la résidence permanente demeurent ouvertes : l’agriculture et l’agroalimentaire font partie des catégories prioritaires système Entrée express; les programmes de candidats des provinces donnent aux provinces et aux territoires la possibilité de créer des volets précis selon leurs besoins économiques; Le Programme d’immigration au Canada atlantique est un programme axé sur les employeurs qui vise à attirer des immigrants qualifiés au Canada atlantique pour répondre aux besoins démographiques et économiques, et à augmenter la rétention dans la région. Lancés en janvier 2025, le Programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord ainsi que l’Initiative des communautés francophones accueillantes aident 18 communautés rurales et francophones en situation minoritaire à attirer et à retenir de nouveaux arrivants possédant les compétences nécessaires pour aider leurs régions.
Conditions météorologiques extrêmes, incluant les sécheresses et les incendies de forêt — soutien à la gestion des risques de l’entreprise
Les programmes de gestion des risques de l’entreprise (GRE) sont des programmes fédéraux-provinciaux-territoriaux (FPT) (dont les coûts sont partagés à hauteur de 60 % par le gouvernement fédéral et de 40 % par les gouvernements provinciaux et territoriaux) qui visent à aider les producteurs à gérer les risques menaçant la viabilité de leur exploitation agricole et à offrir une protection contre divers types de pertes de revenus et de production. Les producteurs assurent la gestion des risques normaux tandis que le gouvernement offre du soutien pour les aider à composer avec les événements qui dépassent leur capacité de gestion.
Agri-protection vise à réduire les répercussions financières des pertes de production en offrant une protection d’assurance abordable et en proposant la réassurance. Il stabilise le revenu des producteurs en réduisant au minimum les effets économiques des pertes de production causées principalement par des catastrophes naturelles graves, mais incontrôlables (p. ex., sécheresse, inondation, maladie non contrôlée).
Agri-stabilité est un programme fondé sur les marges qui protège les producteurs canadiens contre une baisse importante du revenu agricole pour des raisons telles que la perte de production, l’augmentation des coûts et les conditions du marché.
Agri-relance est une initiative fédérale-provinciale-territoriale conçue pour aider les producteurs agricoles à faire face aux coûts exceptionnels associés au rétablissement après une catastrophe naturelle. Il fonctionne comme un cadre de collaboration, rassemblant les gouvernements pour évaluer les répercussions et fournir une aide ciblée lorsque les producteurs subissent des coûts extraordinaires qui dépassent leur capacité de gestion. Bien qu’Agri-relance joue un rôle important pour répondre aux besoins de rétablissement, il ne remplace pas la couverture offerte au titre d’autres programmes, comme Agri-protection, Agri-stabilité et Agri-investissement.
Environnement et changements climatiques
Depuis 2021, le gouvernement du Canada a annoncé un financement de plus de 1,5 milliard de dollars pour favoriser l’atténuation des changements climatiques dans ce secteur. Cette somme comprend un montant de 185 millions de dollars sur 10 ans au titre du programme Solutions agricoles pour le climat : Programme des laboratoires vivants; un montant de 704,1 millions de dollars sur six ans au titre du programme Solutions agricoles pour le climat : Fonds d’action à la ferme pour le climat; un montant de 429,4 millions de dollars sur sept ans au titre du Programme des technologies propres en agriculture (volet Adoption, volet Recherche et innovation et projet pilote Accélérateur technologique pour l’innovation et la recherche); un montant de 12 millions de dollars accordé sur quatre ans pour le Défi de réduction du méthane agricole; et un montant de 150 millions de dollars en contributions fédérales pour le Programme de paysages agricoles résilients dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable. Combinés, ces programmes visent à créer un environnement propice au développement et à l’adoption accélérés de technologies et de pratiques de gestion bénéfiques et judicieuses sur le plan climatique.
Les dernières années ont permis de constater les défis majeurs que doivent surmonter les producteurs agricoles, qui sont les premiers touchés par les changements climatiques. On prévoit que les phénomènes météorologiques extrêmes deviendront plus graves et plus coûteux pour le secteur agricole au cours des prochaines décennies.
Chaînes d’approvisionnement
En réponse aux difficultés liées aux chaînes d’approvisionnement, on a annoncé dans le budget de 2022 une aide de plus de 600 millions de dollars pour renforcer l’efficience et la résilience des chaînes d’approvisionnement, pour financer des projets qui faciliteront la circulation des biens, pour utiliser des données qui nous permettront de rendre nos chaînes d’approvisionnement plus efficientes, et pour réduire la paperasserie administrative.
Dans le budget de 2023, une somme de 27,2 millions de dollars a été versée à Transports Canada pour créer le Bureau national de la chaîne d’approvisionnement qui interviendra en cas de perturbation et permettra de mieux coordonner les mesures visant à accroître la capacité, l’efficience et la fiabilité des infrastructures de transport des chaînes d’approvisionnement.
Le gouvernement du Canada collaborera également avec des intervenants afin d’élaborer une feuille de route à long terme pour les infrastructures des transports du Canada, ce qui permettra de mieux planifier et coordonner les investissements nécessaires pour favoriser la croissance commerciale. Dans le budget de 2023, une somme de 25 millions de dollars a été prévue pour que Transports Canada travaille avec Statistique Canada à l’établissement de données sur les chaînes d’approvisionnement des transports qui aideront à réduire la congestion, à améliorer l’efficience de nos chaînes d’approvisionnement et à orienter la planification des infrastructures.
Compte tenu des perturbations de travail successives dans la chaîne d’approvisionnement (p. ex. grève des cheminots au CN/CPKC en août 2024 et récent arrêt de travail dans les ports de Vancouver, Prince Rupert et Montréal à l’automne 2024), le secteur agricole a multiplié ses demandes visant à faire en sorte que les ports, les chemins de fer et d’autres systèmes de la chaîne d’approvisionnement soient considérés comme étant des services essentiels. Pendant cette période, le ministre MacKinnon a renvoyé l’affaire au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) à des fins d’arbitrage définitif et exécutoire et a demandé au CCRI d’ordonner la reprise de toutes les activités. En réponse, les syndicats ont signalé leur intention de contester juridiquement l’intervention du gouvernement.
Peste porcine africaine
L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et l’ACIA ont pris des mesures concrètes pour empêcher la propagation de la peste porcine africaine des pays touchés vers le Canada, car une flambée de cette maladie aurait des effets dévastateurs sur l’industrie porcine. La collaboration entre les gouvernements fédéral et provinciaux et l’industrie a mené à l’élaboration du Plan d’action pancanadien sur la peste porcine africaine, qui indique les activités prioritaires relevant de quatre piliers : la prévention et le renforcement de la biosécurité, la planification de la préparation, l’assurance de la continuité des activités et la communication coordonnée des risques.
AAC collabore avec les provinces et l’industrie pour élaborer des plans visant à soutenir le secteur au cas où la PPA arriverait au Canada. En août 2022, le gouvernement a annoncé un investissement pouvant atteindre 45,3 millions de dollars pour accroître les efforts déployés pour empêcher l’introduction de cette maladie au pays et pour se préparer à une éclosion possible. Les fonds investis ont été essentiels à la réduction des risques d’introduction et de propagation de la peste porcine africaine au Canada. Dans le cadre de cet investissement, le Programme de préparation de l’industrie à la peste porcine africaine, doté d’un budget maximal de 23,4 millions de dollars, a investi près de 15,5 millions de dollars dans 44 projets approuvés qui ont eu une incidence positive importante sur la préparation à la PPA et l’atténuation de ses effets dans tout le pays. Le programme a pris fin le 31 mars 2025. Il comprenait des projets visant à soutenir les efforts déployés par l’industrie canadienne du porc pour combler les lacunes et déterminer les outils, les partenariats et les activités nécessaires pour permettre une détection précoce de la PPA et mettre en œuvre des mesures d’urgence efficaces. Le reste de l’investissement comprend un montant de 19,8 millions de dollars à l’appui des efforts de prévention et de préparation de l’ACIA, et jusqu’à 2,1 millions de dollars pour améliorer les activités de contrôle frontalier de l’ASFC.
En mars 2025, le gouvernement du Canada a annoncé un engagement pouvant atteindre 567 millions de dollars pour soutenir les producteurs de porcs advenant la fermeture des principaux marchés d’exportation pour les produits du porc et les porcs vivants canadiens en raison d’une éclosion de PPA au Canada ou aux États-Unis. Ce financement sera disponible pour les producteurs de porcs dès le début d’une épidémie de peste porcine africaine et pendant les douze mois suivants. AAC continue de collaborer avec les provinces et les territoires pour élaborer et mettre en œuvre des ententes avant l’apparition d’un foyer de PPA, mais aussi pour obtenir leur part de 40 % de l’aide au secteur.
Banque de vaccins contre la fièvre aphteuse pour le Canada
La fièvre aphteuse représente l’une des plus grandes menaces économiques pour l’agriculture animale canadienne et est considérée comme la plus importante maladie animale transfrontalière au monde. Un seul cas de fièvre aphteuse au Canada entraînerait la fermeture totale et immédiate des frontières aux exportations de tous les secteurs de l’élevage. Sans la banque de vaccins, il faudrait au moins 18 mois au Canada pour retrouver l’accès aux marchés étrangers, ce qui coûterait à l’économie canadienne entre 19,4 et 65,2 milliards de dollars.
Bien que le Canada ait accès à 312 000 doses de vaccin provenant de la Banque nord-américaine de vaccins contre la fièvre aphteuse, ce chiffre est bien inférieur aux 1,9 million à 2,7 millions de doses nécessaires pour enrayer une éclosion de grande envergure. Le financement prévu dans le budget de 2023 permettra à l’ACIA de constituer une réserve stratégique de 30 millions de doses de vaccins contre la fièvre aphteuse afin de protéger le secteur canadien de l’élevage contre des éclosions de fièvre aphteuse importantes et non maîtrisées. Sans ce stock, le Canada serait désavantagé par rapport à la demande mondiale, qui s’est accrue. Cette banque de vaccins aidera à protéger le Canada contre la menace émergente que cette maladie constitue, à maintenir la confiance du public dans l’approvisionnement alimentaire canadien et à atténuer les perturbations prolongées du marché en cas d’apparition d’un foyer.
Grippe aviaire
L’influenza aviaire (IA) est une infection virale contagieuse qui peut frapper plusieurs espèces de volailles destinées à la consommation ainsi que les oiseaux de compagnie, les oiseaux sauvages et les mammifères, incluant les bovins. Les virus de l’IA se divisent en deux catégories selon la gravité de la maladie chez les volailles : les virus faiblement pathogènes (influenza aviaire faiblement pathogène [IAFP]) et les virus hautement pathogènes (influenza aviaire hautement pathogène [IAHP]).
Au Canada, les sous-types H5 et H7 de l’IAHP et de l’IAFP doivent être déclarés en vertu de la Loi sur la santé des animaux et du Règlement sur les maladies déclarables. Tous les cas soupçonnés d’IA, quelle que soit l’espèce, doivent être signalés à l’ACIA.
Des éclosions d’influenza aviaire se produisent partout dans le monde chez les populations de volaille. L’ACIA surveille activement les éclosions d’IA chez ses partenaires commerciaux, produit des avis de surveillance à la frontière et impose des restrictions commerciales pour réduire le risque d’importation du virus chez les oiseaux vivants, les œufs d’incubation ou les produits et sous-produits aviaires.
Lorsque l’IA est détectée chez la volaille au pays, l’ACIA établit des zones de contrôle primaires pour faciliter la lutte contre la maladie et limiter toute propagation potentielle par les déplacements de volailles canadiennes, de véhicules et d’autres choses qui peuvent propager la maladie.
En mars 2024, le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a signalé des cas d’IAHP H5N1 dans des troupeaux laitiers du Texas et du Kansas. Il s’agissait de la première transmission connue de l’IAHP H5N1 aux bovins. Depuis, des cas ont été signalés dans d’autres États américains et ont été associés au déplacement de bovins infectés.
L’IAHP n’a pas été détectée chez les bovins laitiers ou d’autres bovins au Canada et est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Par conséquent, tous les cas soupçonnés doivent être déclarés à l’ACIA.
L’IAHP ne pose aucun problème sur le plan de la salubrité des aliments et le risque de transmission à la population humaine demeure faible.
Sécurité alimentaire des peuples autochtones
AAC est le responsable fédéral de la mise en œuvre de la mesure 87 (priorité commune de la MPA 087) énoncée dans le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies 2023-2028, qui engage le gouvernement à ce qui suit :
Soutenir la sécurité alimentaire, la souveraineté et la durabilité des peuples autochtones grâce aux mesures suivantes :
• Financement et autres mesures de programme;
• Promotion de la recherche axée sur les aliments pour mieux comprendre l’intersection entre la sécurité alimentaire, la souveraineté et la durabilité des peuples autochtones;
• Promotion du commerce des produits alimentaires autochtones et élimination des obstacles au commerce.
Selon les données de Statistique Canada de 2021, les exploitants agricoles autochtones représentaient 2,2 % des exploitants agricoles totaux. En moyenne, les exploitants autochtones étaient plus susceptibles d’exploiter de petites fermes, étaient le plus souvent des femmes, et avaient tendance à être plus jeunes par rapport à la population non autochtone.
Les données de l’enquête régionale sur la santé des Premières Nations ont révélé qu’en 2016, la moitié (50,8 %) des adultes des Premières Nations vivant dans une réserve faisaient partie d’un ménage souffrant d’insécurité alimentaire. Selon les plus récentes données disponibles de l’Enquête auprès des peuples autochtones en 2017, 30 % des Métis et 76 % des Inuits de plus de 15 ans vivaient dans un ménage souffrant d’insécurité alimentaire.
Diversité du secteur
Le Cadre d’AAC de soutien aux groupes sous-représentés et marginalisés dans le secteur agricole et agroalimentaire sert à orienter les efforts du Ministère en vue d’éliminer les obstacles, de créer des possibilités et de promouvoir la diversité, l’équité, l’inclusion et l’accessibilité dans le secteur. Ces groupes comprennent, entre autres, les peuples autochtones, les femmes, les jeunes, les personnes racialisées, les personnes handicapées, les communautés 2ELGBTQI+ et les communautés de langue officielle en situation minoritaire. D’après le Recensement de l’agriculture de 2021, parmi tous les exploitants agricoles, 30,4 % étaient des femmes, 2,2 % étaient autochtones, 4,0 % étaient racialisés et 60,5 % étaient âgés de 55 ans ou plus, tandis que 8,6 % avaient moins de 35 ans. Le Cadre appuie la détermination des obstacles et comprend des buts et des objectifs qui guident les efforts visant à améliorer l’accessibilité et l’équité des services et initiatives d’AAC.
AAC dispo
Renseignements supplémentaires :
• Le secteur agricole est d’une importance cruciale pour nourrir le pays et le monde de façon durable. Il s’agit également d’un facteur clé de l’économie canadienne, qui contribue de façon considérable à son PIB, aux emplois et aux exportations.
• Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux investissent également 3,5 milliards de dollars sur cinq ans (2023-2028) dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable pour renforcer et développer le secteur.
• En plus de nos autres programmes, nous continuons d’offrir un soutien au moyen de nos programmes de gestion des risques de l’entreprise (GRE), qui offrent une protection contre les pertes de revenus et de production et aident les producteurs à gérer les risques qui menacent la viabilité de leur exploitation.