Note pour la période des questions : RÉALISATIONS D’AAC EN 2016-2025
About
- Numéro de référence :
- AAFC-2025-QP-00158
- Date fournie :
- 11 déc. 2025
- Organisation :
- Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Nom du ministre :
- MacDonald, Heath (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Enjeu ou question :
N/A
Réponse suggérée :
N/A
Contexte :
N/A
Renseignements supplémentaires :
• Chaque jour, partout au pays, plus de 200 000 familles d’agriculteurs se lèvent avant l’aube et travaillent dur pour produire les aliments frais et nutritifs qui se trouvent dans notre assiette.
• Nous fournissons les meilleurs produits agricoles, tout en prenant soin de notre planète. Et ce n’est pas tout : les agriculteurs font tourner notre économie, avec des ventes à la ferme de plus de 90 milliards de dollars et 100,3 G$ d’exportations de produits agroalimentaires et de la mer.
• Le système alimentaire canadien est résilient et novateur, il préserve notre environnement et soutient notre économie. En 2025, l’ensemble du système agricole et agroalimentaire :
o employait 2,3 millions de personnes;
o fournissait de l’emploi à une personne sur neuf au Canada;
o représentait 150,0 milliards de dollars (environ 7 %) du produit intérieur brut (PIB) du Canada.
Principaux investissements dans le budget de 2025
• Aujourd’hui, les agriculteurs canadiens font face à des défis économiques importants, notamment aux changements climatiques et à l’évolution de l’environnement commercial. Cependant, ils ont également des occasions sans précédent de faire croître et de transformer le secteur.
• Le budget de 2025 prévoit plus de 639 millions de dollars sur les cinq prochaines années pour des mesures soutiens renforcées et des investissements clés qui contribueront au renforcement du secteur canadien de l’agriculture. Ce mesures sont les suivantes :
o Une somme de 109,2 millions de dollars pour faire passer le taux d’indemnisation du programme fédéral-provincial-territorial Agri-stabilité de 80 à 90 % et doubler le plafond de paiement par ferme pour le porter à 6 millions de dollars. Cette mesure vise à protéger les agriculteurs contre les pertes hors de leur contrôle.
o Une somme de 97,5 millions de dollars sur deux ans afin de porter temporairement à 500 000 $ la limite des avances sans intérêt du Programme de paiements anticipés pour le canola. Cette mesure vise à soutenir les producteurs touchés par les perturbations commerciales. La limite des avances sans intérêt pour tous les autres produits a été portée à 250 000 $ pour l’année de programme 2025, ce qui donne aux producteurs plus de souplesse pour gérer leurs liquidités.
o Une somme de 75 millions de dollars sur cinq ans pour le programme Agri-marketing afin de renforcer la diversification et la promotion des exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires ainsi que de produits de la pêche et de la mer sur de nouveaux marchés.
o Une somme de 372 millions de dollars sur deux ans pour favoriser la stabilité et la résilience des producteurs nationaux de biodiesel et de diesel renouvelable.
• En outre, des modifications touchant le financement sont également proposées pour le programme Agri-stabilité, soit l’octroi de 8 millions de dollars sur cinq ans (de 2026 à 2031) afin d’inclure dans les dépenses admissibles les coûts d’alimentation des animaux associés aux pâturages.
• Le gouvernement propose 1 milliard de dollars en nouveaux prêts pour les agriculteurs qui font face à un environnement commercial volatile par l’intermédiaire du nouveau Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales de Financement agricole Canada, qui a été lancé en mars 2025.
• Le gouvernement a également proposé de modifier la Loi sur le crédit agricole afin d’exiger des examens législatifs réguliers qui permettront de répondre à l’évolution des besoins du secteur en période d’instabilité.
• Le budget prévoit une somme de 307,9 millions de dollars sur deux ans pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse. Cet investissement fournira de l’aide à l’emploi, du soutien à la formation, du mentorat et des conseils à environ 20 000 jeunes par année. Cette stratégie appuie également le Programme d’emploi et de compétences des jeunes (PECJ) d’AAC.
Investissements plus vastes du budget de 2025 en faveur de l’agriculture
• 925,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir l’infrastructure publique d’IA.
• 440 millions de dollars en incitatifs fiscaux dans le cadre de la recherche scientifique et du développement expérimental pour aider les entreprises novatrices à croître et à prendre de l’expansion.
• Une superdéduction à la productivité, soit un ensemble de déductions fiscales bonifiées visant à permettre aux entreprises d’amortir plus rapidement une plus grande partie de leurs investissements en capital.
• 1,7 milliard de dollars dans le cadre de la Stratégie d’attraction des talents internationaux pour recruter plus de 1 000 chercheurs étrangers hautement qualifiés au Canada.
Réalisations d’AAC depuis mars 2025
• Afin d’aider le gouvernement à respecter son engagement d’accroître de façon ambitieuse les exportations de produits agricoles et de la mer canadiens, particulièrement au-delà des États-Unis, j’ai participé à des missions commerciales dans cinq pays, soit la Chine, le Mexique, l’Indonésie, Singapour et les Philippines. J’y ai rencontré des dirigeants mondiaux et des hauts fonctionnaires afin de renforcer les relations commerciales, d’ouvrir de nouveaux marchés pour les producteurs canadiens et de soutenir la croissance des secteurs de l’agriculture et des produits de la mer à l’échelle internationale.
• En outre, plus de 44 millions de dollars d’investissements fédéraux-provinciaux-territoriaux ont été réalisés dans le cadre du Partenariat canadien pour une agriculture durable à l’appui de ce qui suit :
o La recherche et l’innovation;
o L’utilisation durable des terres;
o La croissance des agroentreprises et des exportateurs;
o La durabilité environnementale et l’efficacité énergétique;
o La salubrité et la traçabilité des aliments;
o Les jeunes, agriculteurs et entrepreneurs de demain.
Partenariat canadien pour une agriculture durable
• Le Partenariat canadien une agriculture durable (PCA durable) est un accord quinquennal de 3,5 milliards de dollars (du 1er avril 2023 au 31 mars 2028) conclu entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) pour renforcer la compétitivité, l’innovation et la résilience du secteur des produits agricoles, agroalimentaires et agroindustriels. L’accord prévoit une somme d’un milliard de dollars pour des activités et des programmes fédéraux et de 2,5 milliards de dollars pour des programmes et activités à frais partagés entre les gouvernements FPT.
• Principaux domaines et programmes à l’appui de la croissance du secteur
• Intensification du commerce et élargissement de l’accès aux marchés
o Le programme Agri marketing aide l’industrie à accroître ses exportations et à saisir de nouveaux débouchés.
o Le programme Agri compétitivité aide l’industrie à communiquer des renseignements aux producteurs afin de renforcer les capacités et de soutenir le secteur.
• Croissance innovatrice et durable du secteur
o Le programme Agri-innover favorise la commercialisation, la démonstration et l’adoption de technologies et de processus novateurs.
• Programme Agri science
o Volet des grappes
o Volet des projets
Accélère le rythme de l’innovation en finançant et en soutenant les activités et la recherche scientifiques préalables à la commercialisation dont tire parti le secteur agricole et agroalimentaire et la population canadienne.
• Appui à la diversité et à un secteur dynamique en évolution
o Le programme Agri diversité aide les groupes sous représentés à participer au secteur.
• Le programme Agri assurance
o Volet Associations nationales de l’industrie
o Volet petites et moyennes entreprises
Contribue à renforcer la confiance du public dans la salubrité des produits agroalimentaires canadiens et dans la manière dont ils sont produits.
Partenariat canadien pour l’agriculture
• Nous avons collaboré avec les provinces et les territoires pour lancer le Partenariat canadien pour l’agriculture (PCA) afin de renforcer et de faire croître le secteur agricole et agroalimentaire du Canada grâce à un accord quinquennal de trois milliards de dollars (2018-2023).
• Le PCA comprenait des programmes et des services simplifiés et rationalisés, plus faciles d’accès, ainsi que des améliorations des programmes visant à aider les agriculteurs à gérer les risques importants qui menaçaient la viabilité de leurs exploitations et dépassaient leur capacité de gestion.
• Le PCA a fourni deux milliards de dollars pour des initiatives stratégiques FPT à frais partagés, ainsi qu’un milliard de dollars pour des activités et des programmes fédéraux.
Les activités et les programmes fédéraux comprenaient entre autres :
o 297 millions de dollars pour accroître les échanges commerciaux et élargir les marchés, grâce aux programmes Agri marketing et Agri compétitivité;
o 690 millions de dollars pour favoriser une croissance novatrice et durable du secteur grâce aux programmes Agri innover et Agri science;
o 166,5 millions de dollars pour soutenir la diversité et un secteur dynamique en évolution, grâce aux programmes Agri-diversité et Agri-assurance.
Gestion des risques
• L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes causés par les changements climatiques est lourde de conséquences pour la production agricole. Les agriculteurs canadiens sont sur la ligne de front des changements climatiques, et les phénomènes comme les tornades, les inondations, les sécheresses et les feux de forêt ont une incidence directe sur leurs résultats.
• Pour aider les agriculteurs à gérer ces risques financiers importants, nous avons débloqué de nouveaux paiements de nos programmes de gestion des risques de l’entreprise, ce qui leur a permis d’obtenir des paiements initiaux plus importants du programme Agri stabilité, de reporter les taxes sur les ventes de bétail et de gérer les coûts élevés des intrants grâce à une augmentation de la portion sans intérêt du Programme de paiements anticipés.
• Afin d’atténuer le risque réel de maladie animale auquel sont confrontés les éleveurs de bétail, nous avons offert du financement dans le cadre du Programme de préparation de l’industrie à la peste porcine africaine pour aider les producteurs de porcs canadiens à se préparer à l’éventualité d’une éclosion de la peste porcine africaine au pays, et nous avons continué de collaborer avec des partenaires clés pour renforcer la préparation à la gestion des urgences dans le secteur agricole.
Appui à l’environnement
• Le gouvernement du Canada s’est engagé à continuer de soutenir les agriculteurs et les producteurs afin de réduire les émissions, de s’adapter aux changements climatiques, de mettre en œuvre des pratiques agricoles adaptées au climat et de faire croître l’économie.
• Nous avons pris des mesures audacieuses, notamment en investissant plus de 1,5 milliard de dollars dans des initiatives qui aideront les agriculteurs et les transformateurs à réduire leur empreinte écologique, à adopter des technologies propres et à collaborer avec des chercheurs dans des « laboratoires vivants », un modèle novateur canadien servant à promouvoir des pratiques durables. Parmi ces mesures, citons les suivantes.
• Le Programme des technologies propres en agriculture, à hauteur de 429,4 millions de dollars, comporte deux volets :
Le volet « Adoption » permet de financer l’achat et l’installation de technologies et de processus propres offerts dans le commerce.
Le volet « Recherche et innovation » permet de financer l’innovation avant la mise en marché, y compris les activités de recherche, de développement, de démonstration et de commercialisation.
• Le programme Solutions agricoles pour le climat — Laboratoires vivants, à hauteur de 185 millions de dollars, qui favorise la collaboration en matière de développement, de mise à l’essai et d’adoption de technologies et de pratiques qui séquestrent le carbone et atténuent les émissions de gaz à effet de serre. Forts du succès de la précédente initiative des laboratoires vivants lancée en 2018, nous avons mis en place cinq nouveaux laboratoires vivants en 2022, portant le nombre total de laboratoires à 14 dans tout le Canada, et rassemblant des chercheurs, des agriculteurs et des partenaires pour mettre au point des pratiques durables qui cadrent avec des pratiques agricoles efficaces.
• Le Fonds d’action à la ferme pour le climat – Solutions agricoles pour le climat, à hauteur de 704,1 millions de dollars, permet d’aider les agriculteurs à adopter des pratiques de gestion bénéfiques qui stockent le carbone et réduisent les gaz à effet de serre, en particulier dans les domaines de la gestion de l’azote, des cultures de couverture et des pratiques de rotation des pâturages.
• En 2023-2024, nous avons continué de soutenir tous les agriculteurs canadiens pour renforcer leur résilience face aux changements climatiques, tout en les aidant à se remettre des conséquences des conditions météorologiques exceptionnelles. Un financement de 219 millions de dollars a été alloué au titre du cadre d’Agri-relance pour aider les agriculteurs de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie Britannique à se remettre de la sécheresse extrême et des feux de forêt qui ont eu de lourdes conséquences sur leur bétail et leurs cultures.
• Nous avons répondu aux producteurs qui sont confrontés à l’incertitude persistante des coûts d’exploitation agricole et avons rehaussé la limite d’avance sans intérêt du Programme de paiements anticipés à 250 000 dollars pour l’année de programme 2024.
• Le Défi de réduction du méthane agricole, à hauteur de 12 millions de dollars, a été lancé en 2023 pour réaliser des investissements dans des pratiques, des technologies et des processus innovants, évolutifs et économiquement viables qui réduisent les émissions de méthane entérique provenant du secteur bovin, en particulier des exploitations de naissage, des parcs d’engraissement et des exploitations laitières.
• En collaboration avec un large éventail de partenaires, nous élaborons une Stratégie pour une agriculture durable afin de fournir une approche intégrée et coordonnée pour améliorer le rendement environnemental du secteur agricole et soutenir sa vitalité à long terme.
• Comme il a été annoncé en 2024, le Canada est devenu membre fondateur de l’Efficient Fertilizer Consortium, un partenariat public-privé international qui finance la recherche visant à faire progresser les nouveaux produits et nouvelles pratiques en matière de fertilisation, aidant ainsi les agriculteurs à produire des cultures saines tout en réduisant l’incidence sur l’environnement.
Commerce
• Depuis 2015, les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer ont presque doublé pour atteindre plus de 100 milliards de dollars, malgré les défis historiques auxquels sont confrontés les agriculteurs, notamment les conditions météorologiques extrêmes, le prix élevé des intrants, les maladies du bétail, et plus encore.
• Grâce aux accords commerciaux importants que nous avons conclus au cours des neuf dernières années avec l’Amérique du Nord et l’Europe, dont l’Accord de partenariat transpacifique, le Canada est actuellement le seul pays du G7 à bénéficier d’un accès complet au libre échange avec l’ensemble du G7 et de l’Union européenne. Les 15 accords de libre-échange que nous avons conclus représentent 51 pays, près des deux tiers du PIB mondial et quelque 1,5 milliard de consommateurs dans le monde.
• Nous avons également signé l’Accord de partenariat économique global entre le Canada et l’Indonésie.
• Sur la scène internationale, nous continuons de soutenir nos agriculteurs et nos transformateurs de produits alimentaires afin qu’ils augmentent et diversifient leurs ventes tout en répondant à la demande mondiale croissante d’aliments durables. Nous avons actualisé notre Programme de la marque Canada et ouvert le tout premier Bureau Indo Pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire afin de renforcer les liens dans cette région à croissance rapide.
• Nous avons continué de travailler en étroite collaboration avec Affaires mondiales Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments afin d’éliminer les obstacles non tarifaires au commerce, ce qui a donné lieu à des succès tels que le rétablissement complet de nos échanges de viande bovine avec le Japon et le Guatemala, et l’amélioration de l’accès à Taïwan ainsi que de l’accès du canola au Pakistan, et des pommes et aliments pour animaux de compagnie au Mexique.
• Nous continuons de faire pression pour supprimer les barrières commerciales injustifiées. Par exemple :
o Nos exportations de canola, de produits de la mer, de porc et de pois vers la Chine;
o Nos exportations de légumineuses vers l’Inde.
• Je me suis récemment rendu en Chine, où j’ai rencontré le ministre de l’Administration générale des douanes de la République populaire de Chine. J’ai souligné l’importance de rétablir l’accès au marché chinois pour les produits agricoles canadiens. J’ai également rencontré Huang Sanwen, président de l’Académie chinoise des sciences agricoles. Pendant mon séjour, j’ai assisté à l’ouverture du nouveau Bureau canadien de promotion de la viande et j’ai visité le pavillon du Canada du salon China Fisheries and Seafood Expo, où j’ai pu entendre directement le point de vue des intervenants. Tout au long de ma mission, j’ai réaffirmé que le Canada s’engage à entretenir un dialogue constructif avec la Chine sur les questions de commerce bilatéral.
Appui aux secteurs sous gestion de l’offre
• Le gouvernement du Canada a respecté son engagement et a indemnisé pleinement et équitablement les producteurs et les transformateurs ayant perdu des parts de marché en raison de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG), l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
• Les programmes d’indemnisation ont débuté en 2017. Les indemnités totales dépasseront les 4,8 milliards de dollars et comprennent :
o Pour les producteurs laitiers :
2,95 milliards de dollars dans le cadre du Programme de paiements directs pour les producteurs laitiers
250 millions de dollars au titre du Programme d’investissement pour fermes laitières
o Pour les producteurs de volailles et d’œufs :
759 millions de dollars dans le cadre du Programme d’investissement à la ferme pour la volaille et les œufs
44 millions de dollars dans le cadre du Programme de développement des marchés du dindon et du poulet
o Pour les transformateurs de produits soumis à la gestion de l’offre :
jusqu’à 333 millions de dollars dans le cadre du Fonds d’innovation et d’investissement dans l’industrie laitière
397,5 millions de dollars dans le cadre du Fonds d’investissement pour la transformation des produits sous la gestion de l’offre
100 millions de dollars dans le cadre du Fonds d’investissement dans la transformation des produits laitiers
Soutien au secteur vinicole canadien
• Nous reconnaissons l’importante contribution économique du secteur du vin, qui crée notamment des débouchés commerciaux et des emplois pour les viticulteurs et les fabricants de vin partout au Canada.
• Afin d’assurer un soutien continu au secteur, le gouvernement a annoncé la prolongation du Programme d’aide au secteur du vin en mars 2024 grâce à un investissement allant jusqu’à 177 millions de dollars supplémentaires sur trois ans jusqu’au 31 mars 2027.
• Ce programme quinquennal de 343 millions de dollars aide les établissements vinicoles canadiens titulaires d’un permis fédéral à s’adapter aux défis actuels et nouveaux qui ont une incidence sur leur résilience financière et leur compétitivité en leur accordant des subventions fondées sur leur production de vin de l’année précédente.
Politique alimentaire pour le Canada
En 2019, la toute première Politique alimentaire pour le Canada a été lancée afin de promouvoir la vision selon laquelle tous les Canadiens doivent être en mesure d’avoir accès à une quantité suffisante d’aliments salubres, nutritifs et de diverses cultures. Voici des initiatives mises en œuvre.
o Le Conseil consultatif de la politique alimentaire du Canada, qui réunit divers points de vue pour appuyer la mise en œuvre de la Politique.
o La première phase du Fonds des infrastructures alimentaires locales, qui était une initiative quinquennale de 70 M$ visant à aider des organismes communautaires sans but lucratif ayant pour mission de réduire l’insécurité alimentaire en établissant ou en renforçant leur système alimentaire local. Cette phase a permis de soutenir plus de 1100 projets visant à améliorer la sécurité alimentaire au Canada, tels que des jardins et des cuisines communautaires, des camions frigorifiques et des unités d’entreposage pour les dons de nourriture, des serres dans les communautés éloignées et nordiques, et plus encore.
o Dans le cadre d’un financement de 62,9 millions de dollars prévu dans le budget de 2024, Agriculture et Agroalimentaire Canada mettra en œuvre la prochaine phase du Fonds des infrastructures alimentaires locales (42,7 millions de dollars) et le nouveau Fonds pour l’infrastructure alimentaire scolaire (20,2 millions de dollars) visant à soutenir les organismes communautaires à but non lucratif qui travaillent à améliorer la sécurité alimentaire locale pour les Canadiens de tous âges.
o Le Défi de réduction du gaspillage alimentaire, une initiative de 20 M$ visant l’accélération et l’avancement du déploiement de solutions diversifiées et à forte incidence face au gaspillage alimentaire au Canada. Deux gagnants dans le volet « Modèles d’affaires » et deux gagnants dans le volet « Technologies novatrices » ont été sélectionnés et annoncés en 2024.
o La campagne de marketing numérique de 25 millions de dollars Du cœur dans chaque bouchée, qui souligne les efforts du secteur pour améliorer sa résilience, son adaptabilité et sa durabilité.
o Le programme AgriCommunication, d’une durée de trois ans et doté d’un budget de 8 millions de dollars, visait essentiellement à soutenir des activités destinées à promouvoir l’appréciation et la fierté des contributions des agriculteurs et de l’industrie alimentaire, et à renforcer la confiance du public. Ces activités ont contribué à renforcer la confiance du public à l’égard de l’origine de nos aliments et de la manière dont ils sont produits. Selon les recherches menées en 2023 pour étudier les attitudes des consommateurs, une majorité de Canadiens conviennent qu’il est important que le secteur agricole canadien prenne de l’expansion et prospère, que les agriculteurs et les éleveurs du Canada sont une source de fierté et qu’ils sont fiers des aliments et des boissons produits au Canada.
o La somme de 24,4 millions de dollars sur cinq ans allouée à l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour qu’elle sévisse contre la fraude alimentaire et protège les consommateurs contre la tromperie et les entreprises contre la concurrence déloyale.
o Mesures préliminaires pour élaborer une politique nationale sur l’alimentation dans les écoles en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les partenaires autochtones et les intervenants.
Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie
• Après des années de travail et une collaboration sans précédent, les intervenants de la chaîne d’approvisionnement, y compris les cinq plus grands détaillants en alimentation du Canada, de nombreux épiciers régionaux et petits épiciers, ainsi que des fournisseurs clés, se sont engagés à adhérer au Code de conduite des épiceries.
• Le bureau chargé de soutenir le Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie est maintenant opérationnel, et le Code devrait être pleinement mis en œuvre et appliqué d’ici le 1er janvier 2026.
• Les ministres de l’Agriculture ont convenu de verser un financement à court terme de 1,2 million de dollars pour appuyer le Bureau du Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie.
• La première présidente et surintendante de l’organisation a été nommée. Il s’agit de Karen Proud, qui possède une vaste expérience en matière de leadership dans les secteurs de la vente au détail et de la fabrication.
• Le Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie apportera plus d’équité, de transparence et de stabilité au secteur canadien de l’alimentation. Notre gouvernement continuera de soutenir les progrès de l’industrie afin que le Canada dispose d’une chaîne d’approvisionnement résiliente qui profite à tous.
Soutien au secteur agricole tout au long de la pandémie de COVID-19
• La pandémie de COVID-19 a eu une incidence considérable sur le Canada et son économie en causant des difficultés aux agriculteurs et aux entreprises alimentaires, et en perturbant les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le secteur agricole et agroalimentaire canadien a fait preuve de résilience et s’est adapté face à ces difficultés. Les gouvernements FPT ont travaillé ensemble pour soutenir les entreprises essentielles tout au long de la pandémie.
• Agriculture et Agroalimentaire Canada a offert des programmes d’urgence ou adapté les programmes existants pour aider le secteur agricole et agroalimentaire à maintenir ses flux de trésorerie et ses effectifs, à assurer la sécurité de ses installations et de ses travailleurs, à gérer les ralentissements de la transformation et de la production, et à soutenir les organismes de sécurité alimentaire.
o Le Fonds d’urgence pour la transformation a été proposé pour aider les entreprises à répondre aux besoins urgents en matière de santé et de sécurité des travailleurs des usines de transformation des aliments touchées par la COVID-19. En 2020‑2021, le Fonds a appuyé les organismes, les coopératives et les groupes autochtones participant à la production alimentaire canadienne pour les aider à s’adapter aux protocoles sanitaires et à accéder à de l’équipement de protection individuelle afin de préserver la santé et la sécurité des travailleurs, et pour automatiser ou moderniser leurs installations ou leurs opérations afin d’accroître la capacité en approvisionnement alimentaire du Canada.
o Le Fonds d’urgence pour les mesures de soutien à la ferme de 35 M$ a renforcé la protection des travailleurs canadiens et des travailleurs étrangers temporaires et la lutte contre les éclosions de COVID-19 dans les exploitations.
o Une aide fédérale pouvant atteindre 125 M$ a été offerte aux producteurs dans le cadre du programme Agri relance pour aider à assumer les coûts extraordinaires entraînés par la pandémie. Ce montant incluait 100 M$ de fonds fédéraux destinés aux éleveurs de bétail.
o La date limite d’inscription au programme Agri stabilité pour 2020 a été repoussée, et les paiements provisoires sont passés de 50 à 75 % dans la plupart des provinces et territoires.
o Pour veiller à ce que la chaîne d’approvisionnement alimentaire canadienne dispose d’une main-d’œuvre adéquate et à ce que les travailleurs soient protégés, le Ministère a lancé en 2020 le Programme d’aide pour l’isolement obligatoire des travailleurs étrangers temporaires. Ce programme ponctuel de 50 M$ visait à aider les employeurs des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la production alimentaire, ainsi que du secteur de la transformation à assumer certains des coûts supplémentaires associés à la période d’isolement obligatoire de 14 jours imposée aux travailleurs étrangers temporaires lorsqu’ils arrivent au pays.
o Des fonds additionnels ont été accordés dans le cadre de l’Énoncé économique de l’automne 2020 et du budget fédéral de 2021, ce qui a porté l’investissement total à 142 M$ et permis de prolonger le programme jusqu’au 31 août 2021.
Le gouvernement a également pris des mesures pour promouvoir la sécurité alimentaire et appuyer le secteur agricole, dont les suivantes :
o Fonds d’urgence pour la sécurité alimentaire de 330 M$, qui a fourni du financement à six organismes alimentaires qui ont ensuite pu soutenir plus de 5000 organismes à l’échelle du pays afin d’améliorer l’accès aux aliments pour les Canadiens en situation d’insécurité alimentaire en raison de la pandémie. Services aux Autochtones Canada a reçu 30 M$ de ce Fonds pour renforcer la sécurité alimentaire par l’entremise du Fonds de soutien aux communautés autochtones.
o Programme de récupération d’aliments excédentaires, une initiative de 50 millions de dollars qui a permis de financer neuf projets partout au Canada afin de redistribuer des stocks d’aliments périssables, comme des pommes de terre, de la viande et des produits de la mer aux organismes alimentaires locaux au service des Canadiens vulnérables. Au total, 12 % des fonds ont permis de financer des projets dans les collectivités du Nord, ce qui a dépassé l’objectif initial du programme, fixé à 10 %. Plus de 7 Mt d’aliments ont été redistribués à plus de 1300 organismes locaux de services alimentaires partout au Canada, dont plus de 250 dans le Nord.
Initiative sur le bien-être mental des producteurs
• L’Initiative sur le bien-être mental des producteurs (IBMP), assortie d’un budget de trois millions de dollars et mise en œuvre par Agriculture et Agroalimentaire Canada en partenariat avec l’unité Impact Canada du Bureau du Conseil privé, est une initiative triennale visant à proposer des solutions collaboratives qui s’appuient sur des approches créatives fondées sur des données pour améliorer le bien-être des producteurs, réduire la stigmatisation entourant la santé mentale dans le secteur agricole, sensibiliser les gens et offrir aux producteurs le soutien dont ils ont besoin en temps opportun.
Conseil canadien de la jeunesse agricole
• Il y a cinq ans que la première cohorte du Conseil canadien de la jeunesse agricole s’est réunie pour la première fois. Aujourd’hui, une troisième cohorte de plus de 40 jeunes Canadiens présente la perspective des jeunes sur des questions telles que les moyens d’attirer les jeunes dans le secteur agricole canadien, la sécurité alimentaire, l’environnement, les changements climatiques et les données agricoles.
• Ils ont représenté la jeunesse canadienne à l’échelle nationale et internationale, tout en naviguant dans un paysage agricole canadien en pleine évolution, marqué par la pandémie de COVID-19, des défis liés aux chaînes d’approvisionnement et des perturbations commerciales.
• Créé en 2020, le CCJA offre une tribune à la prochaine génération de dirigeants du secteur pour qu’ils puissent partager leurs expériences personnelles, leurs perspectives uniques et leurs idées novatrices sur la façon de s’attaquer aux problèmes qui touchent les jeunes dans l’ensemble du secteur.
• Le Conseil est composé d’un groupe diversifié de jeunes Canadiens et porte la voix des femmes, des Autochtones et d’autres groupes marginalisés et sous représentés dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, ce qui donne aux membres une plateforme pour se faire entendre et pour orienter l’élaboration des politiques et la prise des décisions du gouvernement.
• Les membres du Conseil se réunissent virtuellement ou en personne tous les deux ou trois mois pour discuter des questions d’intérêt pour eux, leurs pairs, leur communauté, leur secteur et leur pays.