Note pour la période des questions : PRIX DES ALIMENTS ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

About

Numéro de référence :
AAFC-2026-QP-00007
Date fournie :
22 juin 2026
Organisation :
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Nom du ministre :
MacDonald, Heath (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

Enjeu ou question :

Q1 – Que fait le gouvernement pour aider les Canadiens qui se tournent vers les banques alimentaires parce que les prix des aliments sont trop élevés?
Q2 – Quelles mesures le gouvernement prend-il pour aider les entreprises à absorber les coûts liés à la perturbation de la chaîne d’approvisionnement, protéger la population canadienne contre la hausse des prix des aliments et renforcer la production alimentaire nationale?
Q3 – Le gouvernement peut-il autoriser des importations additionnelles de bœuf pour faire baisser les prix?
Q4 – Que fait le gouvernement pour répondre aux préoccupations selon lesquelles les profits des épiciers demeurent élevés?

Réponse suggérée :

R1
- Le 26 janvier, le premier ministre a annoncé de nouvelles mesures visant à rendre l’épicerie et d’autres produits essentiels plus abordables, notamment la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels. La nouvelle allocation augmentera l’ancien crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) de 25 % pendant cinq ans à partir de juillet 2026. De plus, le gouvernement offrira un versement unique équivalant à une augmentation de 50 % cette année.
Le gouvernement a également annoncé des mesures visant à améliorer la sécurité alimentaire et l’accès aux aliments, dont un fonds de 150 millions de dollars pour la sécurité alimentaire, un investissement de 20 millions de dollars à l’appui des banques alimentaires et des organisations alimentaires communautaires dans le cadre du Fonds des infrastructures alimentaires locales et l’élaboration d’une stratégie nationale de sécurité alimentaire.
Plus récemment, le premier ministre a annoncé que le gouvernement suspendait temporairement la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel partout au Canada du 20 avril 2026 au 7 septembre 2026. Cette mesure devrait réduire la facture des Canadiens à la pompe de 10 cents le litre pour l’essence ordinaire et de 4 cents pour le diesel.
Ces mesures s’inspirent des mesures antérieures, comme le Programme national d’alimentation scolaire, la mise en œuvre du versement automatique des prestations fédérales pour l’année d’imposition 2026 et l’élimination de la taxe sur le carbone pour les consommateurs. Ces mesures s’ajoutent à la hausse du salaire minimum fédéral, l’Allocation canadienne pour enfants, l’Allocation canadienne pour les travailleurs et Sécurité de la vieillesse ainsi que les programmes sociaux, dont des services de garde à plus petit prix et la création d’un programme national de soins dentaires.
R2 - Le gouvernement suspend la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel partout au Canada du 20 avril au 7 septembre 2026. Cette réduction fiscale permettra de diminuer les coûts d’exploitation des camionneurs et des entreprises des secteurs de l’alimentation, de l’agriculture, du logement, de la construction et de la livraison, ce qui aidera les entreprises à embaucher davantage de travailleurs, à renforcer leurs activités et à accroître leurs exportations vers les marchés mondiaux.
Le gouvernement réserve également 500 millions de dollars du Fonds de réponse stratégique pour aider les entreprises à absorber les coûts attribuables aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, sans refiler la facture à la population canadienne. Dans le même but, le gouvernement créera un fonds de 150 millions de dollars pour la sécurité alimentaire dans le cadre de l’Initiative régionale de réponse tarifaire pour les petites et moyennes entreprises et les organisations qui les soutiennent.
Pour réduire le coût de la production alimentaire, le gouvernement instaure la passation en charges immédiate pour les serres. Les producteurs pourront ainsi déduire le coût total des serres acquises depuis le 4 novembre 2025 et pouvant être utilisées avant 2030. Cette mesure fait augmenter l’approvisionnement au pays et l’investissement dans la production alimentaire à moyen terme. De plus, pour renforcer la production d’aliments au pays et améliorer l’accès à des aliments abordables et nutritifs, le gouvernement élabore également une stratégie nationale de sécurité alimentaire.
R3 - Les importations au Canada de bœuf et de veau ont continué d’augmenter au cours des dernières années, passant de 216 000 tonnes en 2024 à 248 000 tonnes en 2025, ce qui représente une augmentation de 15 % du volume. Malgré l’augmentation des importations, les prix du bœuf et du veau ont continué d’augmenter. Il est important de noter que les prix du bœuf et du veau sont tout aussi élevés chez nos principaux partenaires commerciaux, qui connaissent également une forte demande de produits du bœuf par rapport à l’offre.
R4 - Le gouvernement du Canada estime que la concurrence est essentielle pour assurer le dynamisme du secteur des produits d’épicerie. À cette fin, au moyen de la Loi sur le logement et l’épicerie à prix abordable (2023) et de la Loi d’exécution de l’énoncé économique de l’automne 2023, le gouvernement a apporté des modifications à la Loi sur la concurrence pour favoriser la concurrence dans tous les marchés, y compris les chaînes d’approvisionnement alimentaire et la vente au détail de produits alimentaires. Ces modifications comprennent le renforcement de l’examen des fusions afin d’empêcher une concentration excessive du marché, l’élargissement du champ d’application de la loi pour lutter contre les pratiques abusives des principaux acteurs qui entravent la concurrence, ainsi que les pratiques collaboratives.
En outre, la stratégie nationale de sécurité alimentaire comprendra aussi des mesures visant à mettre en œuvre l’étiquetage des produits à l’unité et à soutenir le travail du Bureau de la concurrence dans la surveillance et l’application des règles de concurrence sur les marchés, notamment dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire.

Contexte :

Inflation des prix des aliments
L’inflation des prix à la consommation correspond au prix final payé par les consommateurs, incluant les remises et les taxes. Selon les dernières données mensuelles sur l’indice des prix à la consommation d’avril 2026, la hausse des prix des aliments achetés en magasin (produits d’épicerie) était de 3,8 %, soit supérieure à l’inflation (+2,8 %). L’inflation des prix dans les restaurants s’établissait à 3,0 %.
L’inflation d’une année à l’autre varie selon les catégories, par exemple les œufs (-2,4 %), les fruits frais (-0,5 %), les produits laitiers (+1,9 %), les produits de boulangerie (+3,4 %) et les légumes frais (+4,1 %). La fluctuation des prix varie selon les produits de viande, affichant une inflation plus élevée pour le bœuf (+12,5 %) que pour le porc (+9,4 %), la viande transformée (+6,5 %) et le poulet (+2,6 %). Les augmentations de prix des graisses et huiles comestibles ont continué à ralentir (-3,8 %) après leur inflation constante à deux chiffres au cours des trois dernières années.
Les augmentations des prix des produits d’épicerie ont varié au pays. Dans les provinces, les prix augmentent le plus lentement à l’Île-du-Prince-Édouard (+2,1 %). Les prix ont augmenté de la façon la plus marquée au Manitoba (+4,8 %), en Saskatchewan (+4,4 %) et en Alberta (+4,4 %). Dans les capitales territoriales, les prix ont augmenté davantage à Yellowknife (+3,6 %) qu’à Whitehorse (+2,4 %), et aucune donnée n’est disponible pour Iqaluit.
Comme l’a publié l’OCDE, en mars 2026, l’inflation annuelle des prix des aliments au Canada était de 4,4 %, ce qui est supérieur à la moyenne du G7 (+2,3 %). L’inflation des prix des produits d’épicerie a été plus faible en Allemagne (+1,3 %), en France (+1,9 %), aux États Unis (+1,9 %), en Italie (+2,8 %), au Japon (+3,3 %) et au Royaume Uni (+3,7 %).
Prix du lait
Depuis le 1er février 2026, la Commission canadienne du lait (CCL) a augmenté le prix du lait à la ferme de 2,32 % à la suite de l’examen annuel des prix du lait effectué en octobre 2025. La CCL calcule le prix du lait à la ferme à l’aide de la formule nationale de tarification, un mécanisme de tarification qui a été déterminé par l’industrie. Cette formule tient compte des variations des coûts de production des producteurs laitiers et de l’inflation, ainsi que d’autres facteurs externes. Les dernières hausses des prix à la ferme ont été de 2,2 % en 2023 et de 1,77 % en 2024. Il a été ajusté par une très légère baisse de 0,02 % en 2025.
La réglementation du prix du lait est l’un des éléments du système de gestion de l’offre pour les produits laitiers. Cependant, seul le prix du lait payé aux agriculteurs est réglementé. À l’exception du lait liquide dans certaines provinces, le prix de détail des produits laitiers n’est pas réglementé au Canada.
Le prix au détail des produits laitiers payé par les consommateurs est influencé par d’autres facteurs, dont l’équilibre entre l’offre et la demande, la saisonnalité ainsi que les coûts de transformation, de transport, de distribution et d’emballage tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Prix du porc et du bœuf
Une plus grande transparence sur les prix de référence du porc et du bœuf figure à l’ordre du jour des prochaines réunions du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire (AGRI) de la Chambre des communes. La motion met en lumière les préoccupations concernant la dépendance aux prix de référence des États-Unis, les distorsions potentielles dans la chaîne d’approvisionnement et la nécessité d’une répartition équitable des recettes. La transparence des prix demeure une préoccupation pour les éleveurs, qui ont du mal à obtenir des données nationales cohérentes sur la valeur en gros de la viande. Ces préoccupations ne sont pas directement liées aux prix à la consommation, mais plutôt sur l’obtention d’un prix équitable pour les producteurs.
Guerre au Moyen-Orient et prix des aliments
Les pays du Moyen-Orient sont d’importants exportateurs de pétrole et d’engrais. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix du pétrole et des engrais ont connu une hausse rapide en raison de l’incertitude, des perturbations de l’approvisionnement et des blocages des transports. La hausse des prix du pétrole a des répercussions sur toutes les étapes de la chaîne de valeur agroalimentaire et peut susciter des inquiétudes quant à une éventuelle augmentation de l’inflation des produits alimentaires.
Dans l’ensemble, même si l’on peut s’attendre à une certaine pression à la hausse sur les prix des aliments, les coûts des engrais et du carburant de transport ne représentent qu’une très faible part du prix de vente en magasin de la plupart des produits alimentaires. L’incidence nette sur les prix des aliments devrait donc être modérée.
Prévisions relatives aux prix des aliments pour 2026
Le 16e rapport annuel sur les prix des aliments au Canada, élaboré conjointement par l’auteur principal, Sylvain Charlebois, et plusieurs universités canadiennes (Dalhousie, Saint Mary’s, Î.-P.-É., Cap-Breton, Laval, Guelph, Saskatchewan et Colombie-Britannique), prévoit que les prix des aliments augmenteront de 4 % à 6 % en 2026, ce qui coûtera près de 1 000 $ de plus que l’an dernier à une famille de quatre. Toutefois, le rapport fournit des prévisions basées sur le contexte économique actuel et historique. La réalité pourrait être différente.
La viande, en grande partie attribuable à l’envolée des prix du bœuf, a affiché le taux d’inflation le plus élevé (+8,5 %) de toutes les catégories d’aliments en 2025. Comme les troupeaux de bovins ont atteint leur plus bas niveau depuis 1988, que les sécheresses persistantes dans l’Ouest canadien limitent la croissance des troupeaux et que le coût des aliments du bétail, du carburant et d’autres intrants augmente, la croissance de la production canadienne de bœuf a été limitée.
Les changements climatiques et les phénomènes météorologiques sont également devenus une préoccupation croissante pour les producteurs agricoles du pays et d’ailleurs. Les consommateurs canadiens ont vu le coût de certaines importations, comme le café et le thé, le cacao et de nombreux fruits et légumes, augmenter considérablement en raison des difficultés liées aux conditions météorologiques dans d’autres pays.
Le 20 novembre 2025, l’Université Dalhousie a également publié l’édition de l’automne 2025 de l’Indice canadien de confiance à l’égard des aliments, un sondage national sur la perception et le sentiment des Canadiens à l’égard de l’abordabilité, de l’accès et de la confiance en matière d’alimentation. Le sondage révèle que l’abordabilité demeure la principale préoccupation des Canadiens, les aliments étant cités par plus de quatre répondants sur cinq comme la principale pression sur les coûts, dépassant les services publics, le logement et les fournitures ménagères combinés. Bien que le soutien pour les aliments produits au Canada augmente, la baisse de confiance envers les principaux épiciers entraîne des appels à une intervention plus vigoureuse dans la chaîne d’approvisionnement, y compris des propositions visant à plafonner les profits des détaillants en alimentation par l’Union nationale des fermiers. 
Insécurité alimentaire au Canada
L’insécurité alimentaire des ménages est l’incapacité d’acquérir ou de consommer un apport d’énergie alimentaire suffisant ou une quantité de nourriture suffisante, ou encore l’incertitude de pouvoir le faire, en raison de son revenu. Selon l’Enquête canadienne sur le revenu de 2023, 25,5 % des personnes (10 millions) ont déclaré vivre dans des ménages en situation d’insécurité alimentaire en 2023 2024, par rapport à 22,9 % l’année précédente. L’insécurité alimentaire est plus élevée dans les territoires, où 37,4 % de la population déclare être en situation d’insécurité alimentaire.
Selon le rapport instantané Bilan‑Faim 2025 des Banques alimentaires du Canada, il y a eu près de 2,2 millions de visites dans les banques alimentaires en mars 2025, soit une hausse de 5 % par rapport à mars 2024. Le nombre de visites a doublé (en hausse de 99,4 %) depuis mars 2019. Les enfants représentaient un tiers des visites. Chaque « visite » correspond à une personne du ménage, de sorte qu’un parent avec deux enfants représente trois visites. La principale source de revenus d’environ 40 % des ménages ayant recours aux banques alimentaires était l’aide sociale.
Toutefois, la proportion de ménages qui comptent sur un revenu d’emploi a augmenté depuis la pandémie. Mesures gouvernementales liées à l’abordabilité et à la transparence des prix
Le 10 octobre 2025, le premier ministre a annoncé de nouvelles mesures visant à réduire les coûts pour les Canadiens, notamment :
• Commencer les versements automatiques pour les prestations fédérales pour l’année d’imposition 2026, ce qui aidera jusqu’à 5,5 millions de Canadiens et Canadiennes à faible revenu d’ici l’année d’imposition 2028. L’ARC produira automatiquement les déclarations de revenus de ces personnes pour s’assurer qu’elles reçoivent les prestations auxquelles elles ont droit, comme le crédit pour la TPS et la TVH, l’Allocation canadienne pour enfants, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et bien d’autres, y compris celles auxquelles ces Canadiens ignorent peut-être être admissibles.
• Maintien permanent du Programme national d’alimentation scolaire pour fournir des repas à un maximum de 400 000 enfants. Ce programme permet aux enfants de recevoir des repas sains à l’école et aux familles de deux enfants d’économiser 800 $ par année sur l’épicerie. Grâce à cette permanence, les intervenants du programme pourront travailler avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones pour élargir le programme à un plus grand nombre d’écoles au Canada.
Entre 2023 et 2025, les initiatives suivantes liées à l’abordabilité des produits d’épicerie ont été lancées :
• Congé temporaire de TPS/TVH, du 14 décembre 2024 au 15 février 2025, pendant lequel le gouvernement a levé la taxe sur les produits et services (TPS)/taxe de vente harmonisée (TVH) sur pratiquement tous les produits alimentaires et repas pris au restaurant.
• Lutte contre la réduflation, par l’entremise du Bureau de la consommation, qui a lancé des projets de recherche pour enquêter sur l’inflation des prix et les pratiques commerciales nuisibles.
• Modification de la Loi sur la concurrence pour renforcer la concurrence, notamment dans le secteur de l’épicerie, en donnant au Bureau de la concurrence le pouvoir de sévir contre les pratiques déloyales.
• Lancement d’un Programme national d’alimentation scolaire visant à fournir des repas à 400 000 enfants chaque année et à financer l’infrastructure pour soutenir les programmes d’alimentation dans les écoles.
• Investissement accru dans la Politique alimentaire pour le Canada pour renforcer les systèmes alimentaires du Canada, ce qui comprend une somme de 62,9 millions de dollars sur trois ans pour renouveler et élargir le Fonds des infrastructures alimentaires locales.
• Carrefour de données sur les prix des aliments : En collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada, Statistique Canada a mis sur pied le Carrefour de données sur les prix des aliments pour fournir à la population canadienne un accès rapide aux renseignements dont elle a besoin pour comprendre les fluctuations des prix des aliments. Le Carrefour de données sur les prix des aliments (le Carrefour) utilise des données qui existent déjà et qui ont été regroupées dans un nouvel outil unique grâce auquel la population canadienne peut facilement avoir un aperçu des tendances et des prix des aliments.
Activités parlementaires liées au prix des aliments et à l’abordabilité :
• 13 juin 2023 : Le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire publie son dixième rapport intitulé L’abordabilité des produits alimentaires : Un examen de l’augmentation du coût des aliments au Canada. Le rapport formule 13 recommandations pour atténuer les répercussions et tenir compte des facteurs de l’inflation des prix alimentaires dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, notamment l’amélioration des relations et de la concurrence dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.
o 5 octobre 2023 : le gouvernement dépose sa réponse.
• 23 mai 2024 : Le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire dépose son dix-huitième rapport intitulé Un appel à l’action : Comment le gouvernement et l’industrie peuvent lutter contre la volatilité des prix alimentaires. Le rapport contient 10 recommandations pour répondre aux défis actuels dans la chaîne alimentaire canadienne, y compris en améliorant la concurrence tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Le rapport contient également des recommandations de mesures à prendre pour aider les Canadiens qui font face à l’insécurité alimentaire.
o 9 septembre 2024 : le gouvernement dépose sa réponse.
• 26 mai 2025 : Le député libéral Gurbux Saini présente le projet de loi C-226 émanant d’un député, Loi établissant un cadre national visant à accroître la transparence des prix des aliments. Le projet de loi vise à améliorer la transparence des prix des aliments, y compris l’établissement de normes nationales sur les prix unitaires et la transparence concernant les augmentations de prix pour le secteur de l’alimentation au détail.
o 22 avril 2026 : Le projet de loi a été lu pour la deuxième fois à la Chambre des communes et renvoyé au Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour examen.

Renseignements supplémentaires :

• Le gouvernement du Canada reconnaît que l’abordabilité demeure un enjeu crucial pour la population canadienne, surtout avec les prix des aliments qui ont augmenté plus rapidement que l’inflation globale pour un 21e mois consécutif.
• En 2026, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures visant à rendre l’épicerie et d’autres produits essentiels plus abordables, notamment la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels ainsi que la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel, ce qui permettra aux Canadiens et aux Canadiennes de conserver une plus grande part de leurs revenus.
• Nous sommes déterminés à améliorer la sécurité alimentaire et l’accès aux aliments grâce à de nouvelles mesures, notamment la création d’un fonds de 150 millions de dollars pour la sécurité alimentaire, l’injection de 20 millions de dollars à l’appui des banques alimentaires et des organisations alimentaires communautaires, et l’élaboration d’une stratégie nationale de sécurité alimentaire.
• Le gouvernement aidera également les entreprises à absorber les coûts attribuables aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement au moyen d’un financement réservé dans le cadre du Fonds de réponse stratégique et en instaurant l’amortissement immédiat pour les serres.
• Ces efforts s’appuient sur des mesures déjà prises par le gouvernement, notamment la modification de la Loi sur la concurrence pour soutenir la concurrence dans le secteur de l’épicerie.