Note pour la période des questions : La souveraineté et la sécurité dans l’Arctique
About
- Numéro de référence :
- DND-2026-QP-00003
- Date fournie :
- 5 sept. 2025
- Organisation :
- Défense nationale
- Nom du ministre :
- McGuinty, David (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Défense nationale
Enjeu ou question :
Comment la Défense nationale adapte-t-elle ses capacités et ses partenariats pour relever les nouveaux défis en matière de sécurité et affirmer la souveraineté canadienne dans l’Arctique?
Réponse suggérée :
- La Défense nationale s’engage à assurer la souveraineté et la sécurité de l’Arctique canadien.
- La concurrence stratégique, le changement climatique et les avancées dans les technologies émergentes entraînent de nouveaux défis en matière de sécurité.
- C’est pourquoi la Défense nationale, aux côtés de ses partenaires, s’est engagée à défendre l’Arctique contre les menaces pour les intérêts canadiens.
- En fait, au cours de l’été, les forces militaires entreprennent un certain nombre d’activités importantes dans le Nord.
- Parmi ces activités figure l’opération LATITUDE, à l’occasion de laquelle le Canada a participé à des exercices maritimes conjoints Canada-États-Unis dans la mer de Béring
- Elles comprennent également un certain nombre de déploiements dans le cadre de l’opération NANOOK, comme NANOOK-TUUGAALIK et NANOOK-NUNAKPUT, qui sont tous deux des exercices de présence et de sensibilisation multidomaines dans l’Arctique.
- Par exemple, au cours d’une série récente, les Rangers canadiens ont vu des membres du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry se joindre à eux.
- Ensemble, ils ont effectué plusieurs patrouilles de reconnaissance à longue distance sur l’île d’Ellesmere afin d’améliorer la connaissance du domaine tout en éclairant la planification future des activités de sécurité et de souveraineté dans notre Arctique.
- L’ajout de la Garde côtière canadienne à mon portefeuille permettra une meilleure coordination avec les Forces armées canadiennes et les Rangers canadiens, afin que nous puissions renforcer encore la connaissance du domaine dans l’Arctique.
- En outre, de nouveaux investissements permettront aux Forces armées canadiennes de maintenir une présence dans l’Arctique à longueur d’année.
- Par exemple, la Défense nationale construit une station terrienne pour satellites dans l’Arctique et met en place des centres de soutien opérationnel dans le Nord.
- À mesure que notre présence augmente, nous investissons également dans des infrastructures polyvalentes à double usage pour soutenir les collectivités nordiques et renforcer la sécurité et la résilience régionales.
- Ensemble, ces activités et ces ressources renforceront la présence et la réactivité des Forces armées canadiennes dans l’Arctique.
Contexte :
Présence des FAC dans l’Arctique
- La présence permanente des FAC dans le Nord repose sur la Force opérationnelle interarmées (Nord) [FOIN] à Yellowknife, avec des détachements à Iqaluit et à Whitehorse, ainsi que sur le 440e Escadron de transport, le Quartier général du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens et une compagnie d’infanterie de réserve.
- Les groupes-compagnies d’intervention dans l’Arctique de l’Armée canadienne ont la capacité de mener des opérations de souveraineté, facilitent le soutien aux interventions en cas de catastrophe et fournissent une assistance générale à d’autres ministères dans le Nord canadien.
- L’empreinte des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat comprend également ce qui suit :
- La Station des Forces canadiennes Alert, l’avant-poste le plus septentrional des FAC;
- Le Centre d’entraînement des Forces canadiennes dans l’Arctique à Resolute Bay, au Nunavut, qui offre un emplacement permanent pour l’entraînement et les opérations dans l’Arctique;
- Les actifs qui appuient le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), notamment le Système d’alerte du Nord, trois emplacements d’opérations avancés à Yellowknife, à Inuvik et à Iqaluit et une base de déploiement à Goose Bay.
- La Défense nationale complète ses capacités dans le Nord et l’Inuit Nunangat en collaborant avec ses partenaires intergouvernementaux et les partenaires du Nord, des Premières Nations, inuits et métis, notamment par l’intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne, qui se réunit trois fois par an, et en organisant des séances d’information à l’intention des premiers ministres et des dirigeants autochtones du Nord.
- Le Canada renforcera sa présence dans l’Arctique en allouant 2,672 milliards de dollars sur 20 ans (selon la comptabilité de caisse) aux centres de soutien opérationnel dans le Nord. Ces centres permettront de mieux garantir la souveraineté du Canada en établissant une présence plus importante tout au long de l’année dans l’Arctique et le Nord, et en investissant dans des infrastructures polyvalentes qui répondent également aux besoins des territoires, des peuples autochtones et des collectivités nordiques. Le 6 mars 2025, le ministre de la Défense nationale a annoncé qu’Iqaluit, Inuvik et Yellowknife seraient des centres de soutien opérationnel dans le Nord.
- De plus, le projet des infrastructures dans les bases nordiques du NORAD, qui fait partie du plan de modernisation du NORAD du Canada, permettra de moderniser les infrastructures existantes et d’en construire de nouvelles pour appuyer les opérations du NORAD et de l’ARC.
- Dans le cadre de ce projet, la Défense nationale entretient et améliore l’infrastructure des FAC à Inuvik, à Yellowknife, à Iqaluit, à la 5e Escadre Goose Bay, à Alert, à Rankin Inlet, au Système d’alerte du Nord et au camp de cadets de Whitehorse. L’investissement couvre la réfection, la modernisation, le remplacement ou l’ajout de nouvelles infrastructures critiques, la remise en état des aérodromes, ainsi que la mise à niveau des systèmes de sécurité, de gestion de l’information et de technologie de l’information et des systèmes électriques.
Projet de radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR)
- Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé l’intention du Canada d’établir un partenariat avec le gouvernement de l’Australie pour une technologie avancée de radar transhorizon (A-OTHR) dans l’Arctique. Par la suite, en juin 2025, le Canada et l’Australie ont signé un partenariat technologique pour faire progresser la collaboration en vue de développer rapidement la capacité du Canada concernant l’A-OTHR.
Projet de radar transhorizon polaire (P-OTHR)
- La Défense nationale mène des travaux de recherche et de développement sur la capacité du radar transhorizon polaire (P-OTHR), qui étendra encore la couverture de surveillance pour l’identification et l’alerte précoces des menaces.
- En avril 2025, le gouvernement du Canada a attribué un contrat de deux ans, d’une valeur de 48,4 millions de dollars, en tant que coentreprise entre ATCO Frontec Ltd et l’Inuvialuit Development Corporation (IDC) pour la conception, la construction, l’installation et l’exploitation du système de collecte de données de recherche et développement sur le P-OTHR dans les Territoires du Nord-Ouest.
Coopération internationale
- La Défense nationale entretient une collaboration stratégique avec ses Alliés et partenaires dans l’Arctique par l’intermédiaire de dialogues politiques multilatéraux réguliers tels que le Dialogue sur la défense du Nord au niveau des ministres de la Défense, les réunions des chefs de la Défense des pays de l’Arctique, la Table ronde sur les forces de sécurité de l’Arctique et la Table ronde sur les politiques de sécurité de l’Arctique.
- La Défense nationale s’est également engagée à accroître l’échange d’informations et les possibilités d’entraînement interarmées avec ses partenaires arctiques et non arctiques, notamment par l’intermédiaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
- Recherche et développement pour la défense Canada participe activement au Programme de coopération internationale pour les recherches polaires avec plusieurs pays arctiques afin de faire progresser nos connaissances scientifiques sur l’Arctique en évolution.
- En juillet 2024, le Canada, les États-Unis et la Finlande ont annoncé un partenariat trilatéral renforcé appelé « Pacte de collaboration sur les brise-glaces », qui vise à construire les meilleurs brise-glaces arctiques et polaires de leur catégorie.
Principaux responsables : Sous-ministre adjoint (Politiques), sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), Armée canadienne
Renseignements supplémentaires :
Faits en bref
Présence des Forces armées canadiennes (FAC) dans l’Arctique
- Les FAC comptent environ 300 membres dans le Nord et dans l’Inuit Nunangat.
- Environ 5 500 Rangers canadiens assurent une présence significative dans 205 collectivités éloignées et isolées, dont plus de 1 500 dans 66 collectivités de l’Arctique et de l’Inuit Nunangat.
- Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé un nouveau financement de 420 millions de dollars consacré au renforcement de la présence des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat.
- Les FAC prévoient d’étendre leurs activités dans le Nord et l’Arctique.
- Cette expansion prévoit l’inclusion d’un plus grand nombre de membres des FAC et la possibilité d’inclure davantage de forces des pays alliés ayant un intérêt pour l’Arctique.
- Les nouvelles activités visent à soutenir une présence militaire quasiment tout au long de l’année par l’intermédiaire d’exercices et d’entraînements afin d’affirmer la présence et la souveraineté du Canada et d’améliorer les processus d’échange d’informations.
- La multiplication des activités dans le Nord et l’Arctique permettra aux FAC de mieux détecter et dissuader les menaces qui pèsent sur le Canada et l’Amérique du Nord.
Investissements en lien avec l’Arctique dans la politique de défense du Canada (selon la comptabilité de caisse)
- Investissement de 6 milliards de dollars pour le développement de la technologie de radar transhorizon (OTHR).
- Investissement de 420 millions de dollars pour étendre les opérations dans le Nord et l’Arctique afin de maintenir et d’exercer la souveraineté du Canada.
- Investissement de 2,672 milliards de dollars sur 20 ans pour établir des centres de soutien opérationnel du Nord.
- Investissement de 29,099 milliards de dollars sur 20 ans pour acquérir des hélicoptères tactiques plus modernes, mobiles et efficaces.
- Investissement de 7,556 milliards de dollars sur 20 ans pour des aéronefs de détection aérienne avancée.
- Investissement de 2,085 milliards de dollars sur 20 ans pour acquérir des capteurs maritimes spécialisés afin d’effectuer la surveillance des océans.
- Investissement de 985 millions de dollars sur 20 ans pour la construction d’une nouvelle station terrienne dans l’Arctique.
- La Défense nationale fait l’acquisition d’autres sous-marins à propulsion classique pouvant opérer dans les eaux envahies par les glaces afin de permettre à la Marine royale canadienne (MRC) d’établir une force de dissuasion persistante sur les trois côtes, y compris dans l’Arctique.
Exercices et opérations
- La présence et la réactivité des FAC dans l’Arctique sont maintenues grâce à des opérations et à des exercices nationaux, bilatéraux et multilatéraux réguliers.
- L’opération LATITUDE vise à accroître la connaissance du domaine dans l’Arctique de l’Ouest et ses approches, en plus d’améliorer l’interopérabilité avec les forces armées américaines dans le contexte de la défense continentale, notamment l’entraînement de tir réel, les échanges de personnel, les drills intégrés et la coordination tactique.
- L’opération NANOOK est l’opération phare des FAC dans le Nord et se déroule chaque année au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Labrador. Elle consiste à collaborer avec les partenaires autochtones et du Nord, les planificateurs territoriaux des mesures d’urgence et d’autres ministères pour cerner les menaces qui pèsent sur les collectivités nordiques et planifier l’intervention en cas de catastrophe.
- L’opération NANOOK, qui évolue désormais vers une opération persistante pandomaine, verra sa zone d’opérations interarmées élargie, son financement augmenté et une intégration des Alliés accrue pour améliorer la détection, la dissuasion et la défense contre les menaces. Elle comprend jusqu’à cinq déploiements tout au long de l’année :
- L’opération NANOOK-NUNALIVUT démontre notre capacité à projeter et à maintenir des forces dans le Haut-Arctique dans les conditions les plus difficiles, et à tester de nouvelles capacités et l’interopérabilité avec les Alliés.
- L’opération NANOOK-TATIGIIT est un exercice d’intervention en cas de catastrophe pangouvernementale qui renforce les partenariats nationaux et internationaux dans l’Arctique afin de répondre aux défis de sécurité et aux situations d’urgence dans le Nord.
- L’opération NANOOK-TUUGAALIK met en valeur la capacité de la Marine royale canadienne à démontrer sa présence et à effectuer une surveillance dans le Nord de concert avec ses partenaires et ses alliés.
- L’opération NANOOK-NUNAKPUT vise à augmenter notre présence et notre surveillance le long du passage du Nord-Ouest en collaboration avec les partenaires de la mission.
- L’opération NANOOK-TAKUNIQest la série la plus récente, instaurée en tant qu’opération de développement de concept en 2025. Il s’agit d’une opération d’instruction individuelle et de développement des capacités pandomaine axée sur l’amélioration de la capacité des Rangers canadiens à être les yeux et les oreilles du Canada dans le Nord, et à s’intégrer avec d’autres organisations, capteurs et capacités de surveillance.