Note pour la période des questions : Comptes économiques canadiens du troisième trimestre de 2025 et produit intérieur brut de septembre 2025
About
- Numéro de référence :
- FIN-2025-QP-00003
- Date fournie :
- 28 nov. 2025
- Organisation :
- Ministère des Finances Canada
- Nom du ministre :
- Champagne, François-Philippe (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des finances et du revenu national
Enjeu ou question :
• Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 2,6 % (taux annuels) au troisième trimestre de 2025, annulant largement la baisse de 1,8 % au deuxième trimestre (révisée à la baisse par rapport à -1,6 %). Ce chiffre dépasse largement les attentes du marché de 0,5 % (médiane de Bloomberg).
• Combiné à une hausse de l’inflation du PIB de 3,2 %, cela a fait grimper le PIB nominal de 5,9 %. Phrase caviardée.
Réponse suggérée :
• Le rapport sur le PIB d’aujourd’hui montre que l’économie canadienne a crû de 2,6% en été.
• La croissance du PIB de 2,6% était en bien haut des attentes du marché (0,5 %, médiane de Bloomberg), et des dernières prévisions de la Banque du Canada (0,5 %).
• Parmi les économies du G7 qui ont publié leurs données de croissance du troisième trimestre, le Canada s’est classé au premier rang.
• Les premières estimations indiquent que le PIB réel a légèrement contracté en octobre, ce qui signale que la croissance pourrait ralentir au quatrième trimestre.
• L’incertitude commerciale et les pressions tarifaires continuent de peser sur l’économie canadienne.
• Le Budget de 2025 présente un plan clair visant à dépenser moins pour faire des investissements historiques afin de bâtir l’économie la plus forte du G7 et créer des emplois de meilleure qualité.
Contexte :
N/A
Renseignements supplémentaires :
• En résumé : L’économie a connu une croissance soutenue au troisième trimestre, portée par une importante contribution du commerce net. Le gain de 2,6 % était nettement supérieur à celui relevé lors de l’enquête du secteur privé sur le budget de 2025 (+0,2 %) ainsi qu’à celui prévu dans le Rapport sur la politique monétaire d’octobre de la Banque du Canada (+0,5 %). Bien que la croissance globale ait été plus forte que prévu, les détails étaient moins positifs. En effet, on pouvait observer un ralentissement de la demande des ménages et des répercussions continues de l’incertitude commerciale sur les investissements des entreprises.
• Par habitant : Le PIB réel par habitant a augmenté de 2,1 % au troisième trimestre, compensant largement la baisse enregistrée au deuxième trimestre et portant la croissance au cours de la dernière année à 1,4 %.
• Comparaison de la croissance du G7 : Parmi les économies du G7, le Canada s’est classé au premier rang tant sur une base trimestrielle qu’annuelle au troisième trimestre, bien que la publication des données sur le troisième trimestre américain ait été retardée (les données indiquent une croissance d’environ 3 % au troisième trimestre aux États-Unis).
• Éléments clés du rapport trimestriel : La croissance a été stimulée par les exportations nettes, ce qui reflète une forte baisse des importations puisque la demande intérieure a ralenti (-0,1 % par rapport à 3,5 % au cours du trimestre précédent), tandis que les exportations se sont stabilisées. L’incertitude continue de toucher les entreprises et de retarder les décisions en matière d’investissements. Les ménages ont également reculé alors que la consommation a chuté de 0,4 % au cours du trimestre. Cette diminution est attribuable à une baisse des achats de véhicules motorisés tandis que la consommation de services continuait d’augmenter. Par ailleurs, l’investissement résidentiel a augmenté de 6,7 % grâce à l’augmentation des activités de revente. L’investissement des entreprises a diminué de 4,1 %, ce qui est attribuable à la faiblesse persistante des machines et équipements. Les entreprises ont également accumulé des stocks à un rythme plus lent qu’au deuxième trimestre, ce qui a soustrait 0,6 point de pourcentage de la croissance globale. Pendant ce temps, les dépenses gouvernementales sont restées relativement stables, avec un important gain d’investissement compensant la baisse des dépenses courantes. En ce qui concerne les revenus, les profits des entreprises ont fortement rebondi, tandis que le revenu disponible des ménages est resté solide.
• Éléments clés du rapport mensuel : Le PIB réel aux prix de base a augmenté de 0,2 % en septembre, ce qui est légèrement supérieur à l’estimation préliminaire de 0,1 %. Pour le troisième trimestre, le PIB réel aux prix de base a augmenté de 1,9 % à des taux annualisés. La croissance globale a été stimulée par le secteur manufacturier. Selon cette estimation préliminaire, le PIB réel devrait avoir diminué de 0,3 % en octobre, ce qui placerait la croissance pour le quatrième trimestre à -0,7 %, en supposant qu’il n’y ait pas de changement pour les mois restants du trimestre.
• Perspectives : Nous nous attendons à ce que la volatilité qui a entraîné les gains au troisième trimestre se relâche partiellement pour donner lieu à une baisse de la croissance au quatrième trimestre. Cependant, la volatilité dans le commerce et les stocks devrait se poursuivre alors que l’économie s’adapte aux nouveaux droits de douane américains et à l’incertitude. Néanmoins, on s’attend à ce que l’investissement et la consommation des entreprises se redressent quelque peu après la baisse enregistrée au cours du troisième trimestre.
• Révisions : Ce rapport a également présenté une révision substantielle des données du PIB au cours des trois dernières années. Le niveau du PIB réel est maintenant 1,7 % plus élevé qu’avant les révisions, la hausse des investissements et des exportations par le passé ayant donné lieu à ces changements.