Note pour la période des questions : Comptes économiques canadiens du premier trimestre de 2026 et produit intérieur brut de mars 2026
About
- Numéro de référence :
- FIN-2026-QP-00001
- Date fournie :
- 29 mai 2026
- Organisation :
- Ministère des Finances Canada
- Nom du ministre :
- Champagne, François-Philippe (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des finances et du revenu national
Enjeu ou question :
• Le produit intérieur brut (PIB) réel est demeuré stable (-0,1 % aux taux annuels) au premier trimestre de 2026, après une hausse de 1,0 % au quatrième trimestre (le taux de -0,6 % ayant été révisé à la baisse). Ce chiffre est bien inférieur aux attentes du marché, qui prévoyait un gain de 1,5 % (médiane de Bloomberg).
• Combiné à une inflation du PIB de 4,7 %, cela a entraîné une progression de 4,6 % du PIB nominal (la mesure la plus complète de l’assiette fiscale) au premier trimestre. Le niveau du PIB nominal était inférieur de 7 milliards de dollars aux prévisions énoncées dans la Mise à jour économique du printemps 2026.
Réponse suggérée :
• Il est dommage de voir que le PIB a stagné au premier trimestre.
• L’économie canadienne fait face aux droits de douane et à l’incertitude commerciale.
• Par ailleurs, le conflit au Moyen-Orient a entraîné une hausse des prix de l’énergie et une volatilité accrue sur les marchés, ce qui pèse sur les perspectives à l’échelle mondiale.
• Cela dit, l’économie canadienne demeure résiliente, portée par une croissance continue des dépenses des ménages et des investissements des entreprises, comme le souligne le rapport publié aujourd’hui
• Le FMI prévoit que le Canada affichera la deuxième plus forte croissance du G7 cette année et l’an prochain.
• La mise à jour économique du printemps de 2026 continue de faire progresser le plan du gouvernement visant à bâtir l’économie la plus forte du G7 et créer des emplois mieux rémunérés.
Contexte :
N/A
Renseignements supplémentaires :
• Conclusion : Le PIB réel a légèrement reculé (-0,1 %) en début d’année, sous l’effet de la faiblesse des dépenses publiques, de l’investissement résidentiel et de la construction non résidentielle. Ce résultat est inférieur aux prévisions du budget de 2025 (+1,5 %) et de la Mise à jour économique du printemps 2026 (+1,4 %), ainsi que du plus récent Rapport sur la politique monétaire d’avril de la Banque du Canada (1,5 %). Malgré cette croissance plus faible que prévu, certains éléments sont plus positifs, notamment une légère hausse de la demande intérieure privée attribuable à la résilience des dépenses des ménages et de l’investissement des entreprises.
• PIB par habitant : Le PIB réel par habitant a augmenté de 0,9 % au premier trimestre, alors que le PIB réel demeure relativement stable et que la population continue de diminuer.
• Comparaison de la croissance du G7 : Le Canada se classe dernier parmi les économies du G7, tant sur une base trimestrielle qu’annuelle au premier trimestre. Pour la croissance annuelle en 2025, le Canada est arrivé deuxième.
• Principaux éléments du rapport trimestriel : Les dépenses des ménages demeurent robustes, avec une croissance de la consommation de 1,5 % au premier trimestre, portée par la vigueur soutenue des services (+2,0 %) et un rebond de la consommation de biens (+0,7 %) après le recul du trimestre précédent. L’investissement des entreprises a continué de progresser après le repli lié aux droits de douane et à l’incertitude commerciale l’an dernier, affichant une hausse de 0,4 % au premier trimestre, soutenue par la vigueur des machines et du matériel (+10,2 %) et des produits de propriété intellectuelle (+13,8 %). Les dépenses publiques ont diminué de 2,5 % après deux trimestres consécutifs de croissance. Par contre, l’investissement résidentiel a poursuivi sa baisse (-7,9 %) après la contraction du quatrième trimestre, ce qui reflète une activité immobilière affaiblie. À lui seul, le commerce net a retranché de 3,8 points de pourcentage à la croissance, en raison d’une forte hausse des importations et d’un léger recul des exportations. Les expéditions d’or ont fortement contribué à la vigueur des importations. La contrepartie de cette hausse des importations a été une accumulation importante des stocks, qui a compensé le ralentissement du commerce net.
• Éléments clés du rapport mensuel : Le PIB réel aux prix de base a diminué de 0,1 % en mars, un résultat légèrement inférieur aux attentes. Pour le premier trimestre, le PIB réel aux prix de base a augmenté de 0,5 % (annualisé), alors que les hausses dans les industries productrices de services ont largement compensé les baisses dans les secteurs de la production de biens. La contraction de mars est attribuable à une baisse de l’activité dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, de la construction et du commerce de détail. Selon les estimations préliminaires, le PIB réel devrait afficher une forte hausse en avril (+0,4 %), portée par les secteurs minier, pétrolier et gazier, manufacturier, ainsi que des transports et de l’entreposage, mais partiellement contrebalancée par les secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse.
• Perspectives : Nous prévoyons que la croissance du PIB réel rebondira pour atteindre un rythme compris entre 1,5 % et 2 % au deuxième trimestre. La vigueur persistante des dépenses des ménages, combinée aux rebonds attendus de l’investissement résidentiel et des exportations, devrait faire grimper le PIB réel.
• Révisions : Les révisions pour les quatre trimestres de 2025 ont été intégrées au rapport. Pour 2025, le PIB réel est désormais supérieur de 0,1 % à son niveau avant la publication, tandis que la croissance annuelle passe de 1,7 % à 1,9 %.