Note pour la période des questions : INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION – Avril 2026

About

Numéro de référence :
FIN-2026-QP-00003
Date fournie :
19 mai 2026
Organisation :
Ministère des Finances Canada
Nom du ministre :
Champagne, François-Philippe (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des finances et du revenu national

Enjeu ou question :

• L’inflation totale selon l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé pour s’établir à 2,8 % (d’une année à l’autre) en avril, contre 2,4 % en mars, en dessous des attentes du marché de 3,1 %.
• Malgré la hausse continue des prix de l’énergie, l’inflation globale est restée dans la fourchette cible de la Banque du Canada pendant 28 mois consécutifs.

Réponse suggérée :

• L’inflation, partout dans le monde, y compris au Canada, a augmenté en raison de la hausse des prix de l’énergie causée par le conflit au Moyen-Orient.
• Nous convenons tous qu’il ne faut pas que l’augmentation des coûts de l’énergie se traduise par une inflation persistante.
• Malgré cette hausse, l’inflation est demeurée à l’intérieur de la fourchette cible de 1 à 3 % de la Banque du Canada pendant 28 mois consécutifs.
• Les mesures de l’inflation sous‑jacente demeurent proches de 2 %.
• Des progrès ont également été réalisés pour les principaux biens essentiels courants, avec une diminution de l’inflation des produits alimentaires et des loyers en avril.
• Ces pressions externes—indépendantes de notre volonté—accentuent les défis d’abordabilité auxquels font face les Canadiens.
• C’est pourquoi le gouvernement a récemment annoncé une suspension de la taxe fédérale sur l’essence et le diesel jusqu’au 7 septembre, ce qui a permis d’alléger quelque peu la facture à la pompe.
• Cette mesure s’appuie sur de nombreuses autres initiatives visant à soutenir l’abordabilité pour les Canadiens. Celles-ci comprennent la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, l’élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs, un soutien ciblé aux acheteurs d’une première maison, et des mesures visant à accroître l’offre de logements dans le cadre de Maisons Canada et d’un paiement de 1,7 milliard de dollars aux provinces et aux territoires pour accélérer la construction.

Contexte :

N/A

Renseignements supplémentaires :

• En résumé : La hausse des prix du pétrole s’est rapidement répercutée sur les prix de l’essence et du mazout, entraînant une hausse globale de l’inflation de 2,8 % en avril. Les autres composantes ont en grande partie continué de reculer, ce qui indique que les pressions inflationnistes hors énergie demeurent relativement contenues. En excluant les prix de l’énergie, l’inflation est passée de 2,3 % à 1,8 % en avril. Les mesures de l’inflation sous-jacente sont passées à 2,1 % d’une année à l’autre en avril, contre 2,3 % en mars, tandis que le taux annualisé sur trois mois est resté inférieur à 2 %.
• Énergie : Les prix de l’énergie ont augmenté de 19,2 %, comparativement à une progression de 3,9 % en mars, stimulés par la hausse des prix de l’essence (+9 % d’un mois à l’autre) et, dans une moindre mesure, des prix du mazout (+2,7 % d’un mois à l’autre). Cette augmentation reflète la hausse des prix du pétrole brut WTI (avec une progression de 8,5 % d’un mois à l’autre) et l’atténuation des effets baissiers temporaires liés à la suppression de la tarification du carbone pour les consommateurs l’an dernier (qui a ajouté environ 0,5 point de pourcentage à l’inflation globale).
o La suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur l’essence a exercé une certaine pression à la baisse et aurait réduit l’inflation globale de 0,1 point de pourcentage en avril. Étant donné que cette mesure a été lancée le 20 avril, son impact devrait passer à 0,2 point de pourcentage par semaine à partir de mai.
• Aliments en magasin :L’inflation des produits alimentaires est passée à 3,8 % en avril, la plus faible croissance d’une année à l’autre des six derniers mois (en mars 2026, elle était de 4,4 %). La modération était généralisée, la croissance de toutes les composantes s’étant atténuée, sauf pour celle, volatile, des fruits. Les catégories auparavant touchées par les perturbations de l’approvisionnement mondial ont continué de diminuer (c’est-à-dire le bœuf, le café et les confiseries), tout comme les prix des légumes. Étant donné le décalage entre les variations de coût des intrants alimentaires et les prix des aliments à la consommation (c’est-à-dire environ six à neuf mois), il est encore trop tôt pour voir les signes d’une répercussion des coûts plus élevés de l’énergie et des engrais sur les prix des aliments à la consommation.
• Frais de logement (à l’exclusion de l’énergie) : L’inflation des frais de logement s’est modérée pour atteindre 1,4 % en avril, contre 1,7 % en mars, reflétant une baisse continue du coût de l’intérêt hypothécaire (passé de 0,3 % à -0,1 %) et de l’inflation des loyers (passée de 4,2 % à 3,6 %). Le loyer moyen demandé au Canada a continué de baisser en avril, chutant de 4,7 % (en glissement annuel), ce qui indique une nouvelle modération de l’inflation des loyers.
• Services (à l’exclusion des frais de logement) : L’inflation des services, à l’exclusion des frais de logement, a ralenti pour s’établir à 1,8 % en avril, du fait d’une forte baisse des voyages (-11 % en glissement annuel), une composante généralement volatile. Les tarifs aériens ont diminué de 1,7 % d’une année à l’autre. Les tarifs aériens entrent dans l’IPC canadien en fonction de la date de départ plutôt que de la date d’achat du billet. Cela contribue à expliquer la divergence avec l’inflation des tarifs aériens américains en avril (+21,7 % aux États-Unis), ceux-ci étant enregistrés au moment de l’achat du billet. Compte tenu de ce délai, l’impact d’un prix plus élevé du carburéacteur sur les tarifs aériens canadiens devrait devenir plus évident au cours des mois d’été.
• Biens (à l’exclusion des aliments et de l’énergie) : L’inflation des biens (à l’exclusion des aliments et de l’énergie) est passée à 1,6 % en avril, contre 0,8 % en mars, en raison de la hausse des prix des vêtements et des chaussures.
• Mesures privilégiées de l’inflation sous-jacente : La moyenne des indicateurs des mesures privilégiées de l’inflation sous-jacente est passée à 2,1 % en avril, contre 2,3 % en mars. Le taux annualisé sur trois mois a légèrement augmenté pour atteindre 1,8 %, mais est resté en dessous de 2 % depuis décembre. La part des composantes dépassant les 3 % est passée à 38 %, toujours supérieure à sa moyenne historique, principalement en raison de la forte inflation dans de nombreuses catégories alimentaires.
• À l’avenir : On s’attend à ce que l’augmentation des prix du pétrole continue d’exercer des pressions haussières sur l’inflation globale à court terme. L’inflation globale devrait maintenant rester proche ou légèrement au-dessus de la limite supérieure de la fourchette cible de la Banque du Canada (3 %) durant l’été, avant de s’atténuer graduellement si les prix du pétrole baissent comme prévu du fait des contrats à terme.