Note pour la période des questions : PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE DU FMI – avril 2026

About

Numéro de référence :
FIN-2026-QP-00004
Date fournie :
14 avr. 2026
Organisation :
Ministère des Finances Canada
Nom du ministre :
Champagne, François-Philippe (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des finances et du revenu national

Enjeu ou question :

• Le 14 avril, le FMI a publié ses Perspectives de l’économie mondiale d’avril 2026, dans lesquelles il prévoit un ralentissement de la croissance mondiale en 2026 par rapport à 2025.
• On s’attend à ce que le conflit au Moyen-Orient freine la croissance et accentue les pressions à la hausse sur l’inflation globale, sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie. Le scénario de référence suppose que le conflit sera de durée, d’intensité et d’ampleur limitées, de sorte que les perturbations commenceront à s’estomper à compter du milieu de 2026, conformément aux prix des contrats à terme boursiers sur marchandises, en date du 10 mars.

Réponse suggérée :

• L’évolution du conflit au Moyen‑Orient mettra la résilience de l’économie mondiale à l’épreuve., Les prix de l’énergie ont augmenté par suite des perturbations de l’approvisionnement mondial en énergie. Les coûts ont augmenté sensiblement, ce qui devrait freiner la croissance mondiale.
• Le Canada n’est pas à l’abri de ces vents contraires. Néanmoins, le FMI prévoit que le Canada affichera la deuxième croissance la plus forte du G7 cette année et l’an prochain (derrière les États-Unis).
• Le Canada devrait conserver la situation budgétaire la plus solide du G7 en 2025 et sur l’horizon de prévision, affichant de loin le plus faible ratio de dette nette au PIB.

Contexte :

N/A

Renseignements supplémentaires :

• Perspectives mondiales : Les perspectives de l’économie mondiale sont mises à mal par le conflit au Moyen‑Orient. La croissance mondiale devrait ralentir, passant de 3,4 % en 2025 à 3,1 % en 2026 (en baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à la mise à jour des PEM de janvier 2026) et à 3,2 % en 2027 (inchangé). En l’absence du conflit, la croissance de 2026 aurait été estimée à 3,4 %. L’inflation mondiale devrait interrompre sa tendance à la baisse, l’inflation globale passant de 4,1 % en 2025 à 4,4 % en 2026; une révision à la hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport aux PEM de janvier 2026, en raison de la progression des prix de l’énergie et des aliments.
• Perspectives régionales : Les répercussions du conflit sont inégales, les marchés émergents et les économies en développement étant plus touchés que les économies avancées. Les économies avancées devraient enregistrer une croissance de 1,8 % en 2026 (inchangé par rapport à janvier) et de 1,7 % en 2027 (inchangé), tandis que la croissance du PIB réel des États-Unis s’accélérerait pour atteindre 2,3 % en 2026 (en baisse de 0,1 point de pourcentage) après s’être établie à 2,1 % en 2025, avant de ralentir à 2,1 % en 2027 (en hausse de 0,1 point de pourcentage). La croissance dans la zone euro devrait ralentir, passant de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026 puis à 1,2 % en 2027, soit une révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage pour chacune de ces années par rapport à la mise à jour de janvier. La croissance du PIB réel de la Chine devrait ralentir, passant de 5,0 % en 2025 à 4,4 % en 2026 (en baisse de 0,1 point de pourcentage), puis à 4,0 % en 2027 (inchangé).
• Perspectives économiques canadiennes : Le FMI s’attend à ce que la croissance du PIB réel du Canada ralentisse, passant de 1,7 % en 2025 à 1,5 % en 2026 (en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à janvier), puis remonter à 1,9 % en 2027 (inchangé). Cela dit, les perspectives du FMI pour 2026 demeurent supérieures à la prévision du Budget de 2025 (1,2 %), mais elles sont légèrement inférieures au taux de croissance de 2,0 % prévu dans le Budget de 2025 pour l’année suivante. Le FMI s’attend à ce que l’économie canadienne connaisse le deuxième taux de croissance le plus rapide parmi les pays du G7 cette année et l’année prochaine, après les États-Unis.
• Perspectives financières canadiennes : La situation financière du Canada demeure l’une des plus solides du G7. Le déficit de l’ensemble des administrations publiques devrait s’accentuer pour atteindre 2,7 % du PIB en 2026, puis diminuer progressivement pour s’établir à 1,5 % en 2031; ce qui permettrait au Canada de conserver la première ou la deuxième place au sein du G7, pendant toute la période de prévision. La dette nette du Canada demeure, et de loin, la plus faible du G7 sur l’ensemble de la période de prévision. Après avoir atteint un creux postpandémique de 10,2 % du PIB en 2025, elle devrait n’augmenter que légèrement à court terme, avant de diminuer par la suite.
• Risques : Le FMI considère que les risques à la baisse pour la croissance sont le facteur dominant dans les perspectives. Les tensions géopolitiques pourraient s’intensifier, aggravant la crise énergétique. Une réévaluation des attentes à l’égard des bénéfices liés à l’IA pourrait entraîner une baisse de l’investissement et provoquer une correction brutale des marchés financiers. Des déficits budgétaires plus élevés et une augmentation de la dette publique pourraient exercer des pressions sur les taux d’intérêt à long terme et, par ricochet, sur les conditions financières dans leur ensemble.
• Recommandations relatives à la politique monétaire : Les banques centrales devraient s’efforcer d’éviter que des chocs d’offre prolongés ne viennent déstabiliser les attentes d’inflation à moyen et à long terme. Le FMI recommande à ses membres de mettre en œuvre des réformes structurelles afin de favoriser la stabilité financière face à la crise actuelle, tout en renforçant leur résilience. Lorsque le soutien budgétaire est jugé nécessaire pour protéger les groupes vulnérables, on recommande aux membres de le financer à même les enveloppes budgétaires actuelles, en réaffectant les dépenses.