Note pour la période des questions : MISE À JOUR DE LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU CANADA – JUIN 2026
About
- Numéro de référence :
- FIN-2026-QP-00005
- Date fournie :
- 1 juin 2026
- Organisation :
- Ministère des Finances Canada
- Nom du ministre :
- Champagne, François-Philippe (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des finances et du revenu national
Enjeu ou question :
• Le Canada continue de composer avec d’importants vents contraires externes, notamment les droits de douane américains, les incertitudes entourant le commerce mondial et le conflit au Moyen-Orient.
• Malgré ces défis, l’économie canadienne poursuit son adaptation et fait preuve de résilience. Les ménages dépensent, les entreprises investissent, les exportations se diversifient et l’abordabilité s’améliore dans plusieurs domaines clés.
Réponse suggérée :
L’économie continue d’offrir des perspectives favorables
• Le taux de chômage s’établissait à 6,9 % en avril, en dessous de son récent sommet de 7,1 % atteint en août dernier, et demeure globalement inchangé par rapport à l’an dernier malgré l’importante incertitude liée au commerce.
• Depuis le début de 2025, le Canada a créé 2,8 emplois par tranche de 1 000 habitants, ce qui représente presque le double du rythme observé aux États-Unis (1,5 emploi par tranche de 1 000 habitants) et un résultat supérieur à celui de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon (tableau 1).
• Le Canada surclasse toujours de nombreux pairs du G7 en matière de participation au marché du travail et d’attachement de la main-d’œuvre (tableaux 2 et 3).
L’investissement des entreprises s’améliore
• Au premier trimestre de 2026, l’investissement des entreprises a affiché une deuxième hausse trimestrielle consécutive.
o Les investissements dans les machines et l’équipement ont progressé de 10,2 % (taux annualisé), tandis que ceux dans les produits de propriété intellectuelle (logiciels, recherche et développement, et autres produits de propriété intellectuelle) ont augmenté de 13,8 % (taux annualisé).
• Cette forte progression des investissements dans les machines, l’équipement, les logiciels ainsi que la recherche et développement au premier trimestre indique que les entreprises demeurent confiantes à l’égard de l’avenir du Canada et continuent d’accroître la capacité productive de l’économie malgré un contexte mondial caractérisé par une profonde incertitude.
Le Canada continue d’attirer des investissements mondiaux
• Le Canada a enregistré les investissements directs étrangers (IDE) par habitant les plus élevés parmi les pays du G7 au cours des quatre trimestres de 2025 et s’est classé au quatrième rang à l’échelle mondiale.
o Cette solide performance s’inscrit dans la poursuite d’une tendance déjà observée. Du premier trimestre de 2023 au quatrième trimestre de 2025, le Canada a enregistré les flux d’IDE par habitant les plus élevés parmi les économies du G7.
o Les flux d’IDE ont ralenti, passant de 26,0 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025 à 22,0 milliards de dollars au premier trimestre de 2026, mais ils demeurent bien supérieurs à leurs niveaux historiques, ce qui témoigne de la confiance soutenue des investisseurs à l’égard de l’économie canadienne.
• Les entreprises mondiales continuent de choisir le Canada comme destination d’investissement dans les secteurs de l’énergie, des minéraux critiques, de la fabrication de pointe, de l’intelligence artificielle et des technologies.
La diversification des exportations prend de l’ampleur
• Environ 85 % des exportations canadiennes vers les États-Unis demeurent protégées par l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Le Canada demeure le seul pays du G7 à avoir un accord de libre-échange global couvrant toutes les autres économies du G7.
• Les exportations vers les marchés autres que les États-Unis ont augmenté de façon importante depuis l’entrée en vigueur des droits de douane. À cet égard, les données commerciales récentes continuent de démontrer des signes de diversification des marchés. Les exportations vers les marchés autres que les États-Unis dépassent maintenant d’environ 25 milliards de dollars les niveaux enregistrés avant l’imposition des droits de douane, tandis que les exportations vers les États-Unis demeurent environ 56,5 milliards de dollars supérieurs au niveau d’avant les droits de douane.
• Les entreprises canadiennes continuent de s’adapter à un environnement mondial en évolution en diversifiant leurs fournisseurs, en conquérant de nouveaux marchés et en renforçant leurs chaînes d’approvisionnement. Cette évolution se reflète dans le fait que 65 % des exportateurs sondés par Exportation et développement Canada en mars 2026 ont indiqué qu’ils prévoyaient conquérir de nouveaux marchés au cours des deux prochaines années.
Le Canada profite de l’augmentation des exportations d’énergie
• Les volumes d’exportation d’énergie ont augmenté d’environ 20 % au premier trimestre et se situent maintenant à près de 10 % au-dessus des niveaux de 2024.
• Les projets comme l’agrandissement du pipeline de Trans Mountain et LNG Canada ouvrent de nouveaux débouchés à l’exportation et réduisent la dépendance envers un seul marché.
• En tant qu’exportateur net d’énergie, le Canada est mieux positionné que de nombreuses économies avancées pour tirer parti d’une demande énergétique mondiale et d’une amélioration des termes de l’échange.
Les ménages demeurent résilients
• Les dépenses des ménages ont augmenté de 1,5 % au premier trimestre (taux annualisé) et de 2,5 % par habitant, malgré l’incertitude élevée découlant des droits de douane, des tensions commerciales et des événements au Moyen-Orient.
• Les Canadiens continuent de consommer, tout en adaptant leurs habitudes de dépenses. La consommation de services demeure solide (2,0 % au premier trimestre), les dépenses discrétionnaires continuent de progresser et les dépenses en biens ont rebondi au début de 2026.
• Par ailleurs, le revenu disponible des ménages a augmenté de 2,3 % au premier trimestre (taux annualisé).
• De plus, les bilans des ménages demeurent résilients. Le niveau de dette des ménages par rapport au revenu reste inférieur aux niveaux d’avant pandémie, la valeur nette des ménages reste proche des niveaux records historiques et les taux d’épargne demeurent supérieurs aux normes historiques. Ces coussins financiers ont contribué à soutenir les dépenses pendant cette période de forte incertitude.
L’inflation reste sous contrôle
• L’inflation est restée à l’intérieur de la fourchette cible de 1 % à 3 % établie par la Banque du Canada pendant 28 mois consécutifs, offrant une longue période de stabilité des prix après la forte poussée inflationniste observée à l’échelle mondiale.
• L’inflation globale s’est établie à 2,8 % en avril, principalement en raison de la hausse des prix de l’essence à la suite du conflit au Moyen-Orient.
• Les prix de l’énergie étaient à l’origine de la majeure partie de cette hausse de l’inflation. En excluant l’énergie, l’inflation est passée de 2,3 % en mars à 1,8 % en avril, tandis que les mesures de l’inflation sous-jacente privilégiées par la Banque du Canada ont reculé à 2,1 %.
• Même si la hausse des prix du pétrole devrait temporairement pousser l’inflation au-dessus de 3 % au cours des mois à venir, les pressions inflationnistes actuelles demeurent concentrées dans les composantes liées à l’énergie plutôt que d’être généralisées à l’ensemble de l’économie.
• Le Canada continue de se situer près du milieu du classement des pays du G7 en ce qui concerne l’inflation.
L’abordabilité s’améliore
• Les Canadiens constatent une augmentation de leur pouvoir d’achat. Les salaires réels progressent plus rapidement que l’inflation depuis plus de trois années consécutives. En avril, ils étaient en hausse d’environ 1,7 %, bien au-dessus de la moyenne de 0,7 % observée avant la pandémie.
• L’abordabilité du logement s’est considérablement améliorée. Le prix moyen des logements est passé de plus de 825 000 $ au début de 2022 à moins de 660 000 $ aujourd’hui, tandis que la part du revenu disponible consacrée aux coûts de logement est passée de 54,5 % au milieu de 2023 à 42,7 % à la fin de 2025.
• Les loyers demandés à l’échelle nationale sont inférieurs de près de 9 % à leur sommet enregistré en 2024 et ont diminué pendant 19 mois consécutifs.
• En parallèle, les mesures gouvernementales contribuent à faire baisser certains coûts essentiels des ménages concernant le logement. Les coûts des services de garde d’enfants ont diminué de 30 % depuis 2019, tandis que les prix des services de téléphonie cellulaire ont baissé de 54 %.
• L’inflation des prix des produits alimentaires a ralenti pour atteindre son niveau le plus bas en six mois, bien que les prix des produits d’épicerie demeurent élevés, principalement en raison de facteurs mondiaux, notamment les coûts de l’énergie, du transport, des engrais et liés aux conditions météorologiques.
• La hausse des prix de l’essence découlant du conflit au Moyen-Orient exerce de nouvelles pressions sur l’abordabilité. La suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur le carburant contribue à compenser une partie de ces hausses pour les ménages et les entreprises.
La croissance devrait se renforcer
• Malgré les chocs importants découlant des droits de douane, de l’incertitude entourant le commerce et de la hausse des prix de l’énergie, l’économie canadienne est demeurée résiliente. Les dépenses des ménages continuent d’augmenter, l’investissement des entreprises se rétablit, les exportations se diversifient vers les marchés autres que les États-Unis et les nouvelles infrastructures d’exportation d’énergie élargissent l’accès du Canada aux marchés mondiaux.
• Malgré ce recul du produit intérieur brut (PIB) global de 0,1 % au premier trimestre, la demande intérieure privée a continué de progresser (à un taux annualisé de +0,3 %) et le PIB global par habitant a augmenté (à un taux annualisé de +0,9 %).
• Par ailleurs, selon l’estimation préliminaire de Statistique Canada, le PIB global a crû de 0,4 % en avril, ce qui indique que l’économie a renoué avec la croissance au début du deuxième trimestre.
• Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à un raffermissement de la croissance en 2026 et en 2027, tandis que le FMI prévoit que le Canada sera la deuxième économie du G7 à la croissance la plus rapide sur cette période.
• L’OCDE publiera une mise à jour de ses prévisions économiques le 3 juin.
Le Canada conserve la situation budgétaire la plus solide du G7
• Selon le FMI, le Canada continue d’afficher la situation budgétaire la plus solide au sein du G7.
• Le Canada affiche de loin le plus faible fardeau de la dette nette parmi les pays du G7 et devrait continuer d’enregistrer l’un des plus faibles déficits parmi les économies avancées.
• Cette solide assise budgétaire permet au Canada d’investir dans le logement, les infrastructures, la productivité, la compétitivité et l’abordabilité, tout en maintenant une gestion responsable des finances publiques.
Contexte :
N/A
Renseignements supplémentaires :
N/A