Note pour la période des questions : Programme d’échange de seringues dans les prisons
About
- Numéro de référence :
- PS-2025-QP-00030
- Date fournie :
- 20 mai 2025
- Organisation :
- Sécurité publique Canada
- Nom du ministre :
- Anandasangaree, Gary (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la sécurité publique
Réponse suggérée :
• la population canadienne est touchée par la crise tragique des opioïdes qui continue de faire des ravages, et les personnes qui résident dans les établissements fédéraux ne font pas exception à la règle.
• Le Service correctionnel du Canada (SCC) a mis en place des mesures de réduction des méfaits pour prévenir les surdoses et la propagation des maladies infectieuses.
• Le Programme d’échange de seringues dans les prisons est un programme de réduction des méfaits qui contribue à limiter la transmission des maladies infectieuses, comme le VIH et le virus de l’hépatite C (HCV).
• Le programme permet de réduire les risques pour la santé et la sécurité des autres détenus, du personnel et des membres de la collectivité.
• Aucune agression touchant des membres du personnel ou des détenus n’a été signalée en lien avec le programme.
Contexte :
Le taux de prévalence de la consommation problématique d’alcool et de substances à long terme lors de l’admission dans un établissement fédéral est évalué à 61 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes; ces taux sont plus élevés chez les hommes et les femmes autochtones (85,2 % et 85,7 % respectivement). Des recherches effectuées par le Service correctionnel du Canada (SCC) montrent qu’au moment de l’évaluation, plus de 50 % des délinquants de sexe masculin nouvellement admis indiquaient qu’ils avaient un problème de consommation de substances et que la majorité (68 %) avait des troubles mentaux concomitants.
De 20 % à 22 % des hommes et de 27 % à 29 % des femmes déclarent avoir consommé des drogues par injection toute leur vie durant. Cette conclusion est relativement constante dans l’ensemble des activités de recherche et de surveillance (p. ex. le Sondage auprès des détenus de 2007, les évaluations initiales uniformisées et les dossiers médicaux).
Les utilisateurs de drogues injectables étaient 10 fois plus susceptibles d’être infectés par le virus de l’hépatite C (HCV) pendant leur détention. Au SCC, 47 % de toutes les nouvelles infections au virus de l’hépatite C étaient associées à l’utilisation de drogues injectables.
Services de traitement de la toxicomanie au SCC
L’approche de réduction des méfaits du SCC cadre avec la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement du Canada et les recommandations de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, traitant la consommation de substances comme un problème de santé. Le SCC offre un éventail de services de traitement de la toxicomanie, y compris des mesures de réduction des méfaits, des traitements, de la psychoéducation et du soutien au rétablissement afin de promouvoir le bien-être général.
Parmi les mesures de réduction des méfaits mises en place par le SCC, notons le traitement par agonistes opioïdes (TAO), le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP) et le Service de prévention des surdoses (SPS).
Une Évaluation de la menace et des risques est réalisée dans le cadre de l’examen des demandes de participation au PESP pour assurer la sécurité du personnel, des détenus et de l’établissement. Cette évaluation sert à examiner les facteurs qui peuvent compromettre la gestion du détenu, la sécurité d’autrui et la sécurité de l’unité opérationnelle. Il s’agit du même modèle que pour la distribution d’EpiPens et de seringues d’insuline. Des mesures de protection appropriées ont été mises en place dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.
En date de mai 2025, le PESP a été mis en œuvre à 14 emplacements à l’échelle du pays.
Renseignements supplémentaires :
aucun