Note pour la période des questions : Données récentes sur la situation de l’égalité des genres
About
- Numéro de référence :
- WAGE-2021-QP-00016
- Date fournie :
- 7 mai 2021
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Monsef, Maryam (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres
Enjeu ou question :
What is the state of gender equality in Canada?
Réponse suggérée :
• Depuis 2015, le gouvernement du Canada fait de l’égalité des genres une priorité clé et des données récentes montrent des progrès pour les femmes dans des domaines comme la représentation politique, la participation au marché du travail et les salaires horaires.
• Par exemple :
o En 1970, une seule femme siégeait à la Chambre des communes. Aujourd’hui, on compte 100 femmes députées. La parité hommes femmes a presque été atteinte au Sénat, alors qu’en 2015, les femmes n’occupaient que 36 % des sièges sénatoriaux.
o En 2020, les femmes gagnaient en moyenne 89 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Cela traduit une réduction de 3 % de l’écart salarial entre les genres depuis 2015, d’après la rémunération horaire moyenne de l’ensemble de la main d’œuvre. En 2020, les femmes âgées de 15 ans et plus représentaient près de la moitié (47,1 %) de la population active du Canada, contre 37,6 % en 1976 – une augmentation de plus de 25 %.
• Toutefois, la pandémie de COVID 19 menace de faire reculer ces gains.
o En mars 2020, les femmes ont perdu leur emploi presque deux fois vite que les hommes. Quand l’économie a commencé à rouvrir en mai 2020, les hommes ont retrouvé un emploi à un rythme plus de deux fois plus élevé que celui des femmes. En mars 2021, les niveaux d’emploi des femmes étaient de 2,2 % inférieurs à ceux d’avant le confinement et ceux des hommes, de 1,0 %.
o Des recherches portent à croire que la pandémie a peut-être fait reculer les gains réalisés dans les perspectives économiques des femmes, étant donné que davantage de femmes, en particulier celles occupant des emplois peu rémunérés, n’avaient plus d’emploi pendant la pandémie.
• Le gouvernement poursuivra ses progrès dans l’élaboration d’un plan d’action intersectionnel féministe pour les femmes dans l’économie, qui cherchera à éliminer les obstacles systémiques et les inégalités.
Contexte :
• Certaines études récentes ont mis en évidence des facteurs liés à l’égalité des genres :
o Selon une récente analyse de l’écart de pouvoir effectuée par le Globe and Mail, les femmes, surtout celles racialisées, sont sous représentées à la fois aux plus hauts échelons décisionnels et dans d’autres postes de direction dans des milieux de travail du secteur public du Canada. L’étude a examiné la représentation des femmes dans les administrations municipales, les gouvernements provinciaux, les universités et les entreprises publiques, et a révélé que les femmes se heurtent au plafond de verre dans les postes de cadres intermédiaires, bien en dessous des postes de direction. L’étude a également montré que les hommes gagnent plus que leurs homologues féminines à titre égal, et que l’écart ne cesse de se creuser jusqu’au sommet.
o Selon un article de Statistique Canada publié en décembre 2020, les femmes représentaient 14 % de toutes les nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage au Canada, contre 6,8 % en 1991. En outre, les femmes s’inscrivent de plus en plus à des programmes d’apprentissage de métiers traditionnellement occupés par des hommes. Plus d’un tiers (35,6 %) des femmes ayant suivi un programme d’apprentissage en 2019 exerçaient un métier à prédominance masculine, comme l’électricité (5,4 %), la finition intérieure (5,3 %) et la menuiserie (5,1 %). De 2009 à 2019, la représentation des femmes parmi les nouvelles arrivées dans les métiers à prédominance masculine est passée de 3,7 % à 5,9 %. Malgré ces progrès, en 2015, les apprenties étaient neuf fois plus susceptibles que les hommes de signaler des faits de harcèlement ou de discrimination au cours d’un apprentissage.
o Selon une étude publiée par Statistique Canada en août 2020, les Canadiennes et les Canadiens ont des taux similaires de mobilité et de stabilité d’emploi. Les résultats ont également montré que même si le taux de participation des femmes à la population active a sensiblement augmenté de 1978 à 2018 chez les femmes âgées de 20 à 54 ans, la segmentation par genre a persisté puisque la plupart des nouvelles embauches se font toujours dans des emplois typiquement masculins ou féminins. Enfin, les conclusions laissent à penser que les écarts salariaux entre les hommes et les femmes sont plus faibles parmi les nouvelles embauches que dans l’ensemble de la main-d’œuvre. Toutefois, à la cinquième année dans un nouvel emploi, l’écart salarial entre les genres se creuse dans la plupart des groupes professionnels.
• La COVID-19 a touché les femmes au Canada différemment et plus gravement que les hommes.
o En mars 2020, le recul mensuel de l’emploi chez les femmes âgées de 15 ans et plus (-6,9 %, -623 000) était presque le double de celle des hommes (- 2 %, -127 600). En mai 2020, lorsque l’économie a commencé à redémarrer dans une grande partie du pays, l’emploi a augmenté plus de deux fois plus vite pour les hommes (+2,5 %, +217 000) que pour les femmes (+1,1 %, +85 300). En mars 2021, les niveaux d’emploi des femmes sont restés de 2,2 % inférieurs à ceux prépandémiques de février 2020, contre 1,0 % pour les hommes.
o Les jeunes femmes (âgées de 15 à 24 ans) ont été particulièrement touchées par les fermetures économiques durant la pandémie. De février à avril 2020, les niveaux d’emploi chez les jeunes femmes ont reculé de 37,6 %, contre 31,0 % chez les jeunes hommes. En mars 2021, l’emploi des jeunes femmes demeure plus éloigné des niveaux prépandémiques de février 2020 (-9,5 %) que celui des jeunes hommes (-3,0 %).
o En mars 2021, les niveaux d’emploi des mères du principal groupe d’âge actif dont le plus jeune enfant a moins de 6 ans étaient à 88,7 % des niveaux prépandémiques de février 2020 (soit un déficit de 130 500 emplois), contre 90,1 % (soit un déficit de 130 900 emplois) pour les pères du principal groupe d’âge actif dont le plus jeune enfant a moins de 6 ans.
• La répartition inégale des activités domestiques et de garde des enfants non rémunérées avant la pandémie a été aggravée par la situation actuelle. Une étude menée par Statistique Canada en juin 2020 révèle que les femmes sont plus susceptibles de déclarer accomplir la plupart des tâches parentales pendant la pandémie. Elle indique également que l’école à la maison pendant la pandémie a principalement incombé aux femmes, près des deux tiers (64 %) d’entre elles déclarant s’être occupées des tâches relatives à l’école à la maison ou d’avoir aidé les enfants à faire leurs devoirs, tandis que 19 % des hommes ont déclaré être les principaux responsables de cette tâche.
• Les données recueillies par Statistique Canada indiquent qu’entre mars 2020 et janvier 2021, un échantillon de 14 services policiers ont signalé une baisse de 20 % des agressions sexuelles, notamment de celles commises par des personnes autres que des membres de la famille (-22 %) et par des membres de la famille (-9 %) par rapport à la même période 12 mois plus tôt (c.-à-d. de mars 2019 à janvier 2020).
• L’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation (OCFJR) a rapporté que 160 femmes et filles ont été tuées à la suite d’actes de violence au Canada en 2020. La police a identifié une personne accusée dans 148 de ces homicides : 128 des personnes mises en accusation (90 %) étaient des hommes.
• L’incidence de la pandémie a été ressentie de façon inégale parmi les prestataires de services. Selon une enquête par approche participative réalisée par Statistique Canada auprès d’organismes qui fournissent des services aux victimes de violence, 31 % d’entre eux ont indiqué que le nombre de personnes qu’ils ont servies a augmenté entre mars et juillet 2020, tandis que 46 % ont indiqué avoir constaté une baisse du nombre de nouveaux clients, et 31 % ont indiqué n’avoir constaté aucun changement.
Renseignements supplémentaires :
aucun