Note pour la période des questions : Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés
About
- Numéro de référence :
- WAGE-2021-QP-00017
- Date fournie :
- 7 mai 2021
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Monsef, Maryam (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres
Enjeu ou question :
Il existe des lacunes statistiques sur la nature et la prévalence de la violence fondée sur le sexe au Canada
Réponse suggérée :
• Chacun a le droit de vivre à l’abri de la violence. Pour soutenir ce droit fondamental de la personne, le Canada s’est engagé à utiliser des approches fondées sur des données probantes pour prévenir la violence fondée sur le sexe et soutenir les survivantes et les survivants.
• L’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés, financée dans le cadre de la Stratégie de lutte contre la violence fondée sur le sexe du gouvernement fédéral, est la première enquête nationale consacrée à la mesure des expériences de violence fondée sur le sexe au Canada. Le premier cycle de cette enquête a été mené en 2018 et les résultats ont été publiés par Statistique Canada.
• Ces résultats ont considérablement amélioré notre connaissance des expériences de violence fondée sur le sexe au Canada et ils seront déterminants pour aider à améliorer les initiatives visant à prévenir cette violence sous toutes ses formes et à soutenir les personnes survivantes et leur famille.
Contexte :
Grâce à un investissement d’environ 9,6 millions de dollars de la Stratégie de lutte contre la violence fondée sur le sexe du gouvernement fédéral, Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC) s’est associé à Statistique Canada en 2017 pour élaborer et mettre en œuvre l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés, la première enquête nationale visant à mesurer les expériences autodéclarées de violence fondée sur le sexe (VFS) au Canada. Les données ont été recueillies d’avril à décembre 2018 et les premiers résultats ont été publiés en décembre 2019, avec d’autres résultats publiés en 2020 et 2021. Les points saillants tirés des données publiées par Statistique Canada en avril 2021 sont présentés ci dessous :
o 30 % des femmes ont déclaré avoir été agressées sexuellement au moins une fois depuis l’âge de 15 ans – plus de trois fois plus que les hommes (8 %).
o 45 % des femmes des Premières Nations, 44 % des femmes métisses et 26 % des femmes inuites ont déclaré avoir été agressées sexuellement au moins une fois depuis l’âge de 15 ans, contre 30 % des femmes non autochtones.
o 39 % des femmes handicapées ont déclaré avoir été agressées sexuellement au moins une fois dans leur vie, contre 24 % des femmes sans handicap.
o 19 % des femmes racisées ont déclaré avoir été agressées sexuellement au moins une fois depuis l’âge de 15 ans, contre 33 % des femmes non racisées.
o 12 % des femmes et 4 % des hommes ont déclaré avoir été victimes d’abus sexuels au moins une fois avant l’âge de 15 ans.
o 59 % des personnes LGBTQ2 ont déclaré avoir été agressées physiquement ou sexuellement au moins une fois depuis l’âge de 15 ans, contre 37 % des personnes hétérosexuelles et cisgenres.
o Au cours des 12 mois précédant l’enquête, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir subi des comportements sexualisés non désirés les faisant se sentir mal à l’aise ou en danger dans des espaces publics ou sur le lieu de travail, ainsi que d’avoir été victimes de cyberharcèlement.
o D’après les résultats, 44 % des femmes au Canada, soit environ 6,2 millions de femmes, ont été victimes d’au moins une forme violence entre partenaires intimes (VPI) depuis l’âge de 15 ans, une proportion est beaucoup plus grande que chez les hommes (36 %).
o Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’avoir subi certaines des formes les plus graves de VPI dans leur vie, telles qu’avoir été forcées à avoir des relations sexuelles (10 % contre 2 %), avoir été enfermées dans une pièce (3 % contre 0,5 %), avoir été étranglées (7 % contre 1 %), ou avoir été battues (6 % contre 2 %).
o Les résultats indiquent également que certaines populations étaient plus susceptibles d’avoir subi au moins une forme de VPI dans leur vie, notamment les femmes (55 %) et les hommes (44 %) handicapés, les femmes (67 %) et les hommes (54%) LGBTQ2, les femmes (61 %) et les hommes (54 %) autochtones, ainsi que les femmes (57 %) et les hommes (53 %) ayant un revenu du ménage inférieur à 20 000 $.
Il s’agit des toutes premières données nationales sur de nombreuses formes de violence fondée sur le sexe au Canada. Elles fournissent des renseignements précieux sur les expériences autodéclarées de violence fondée sur le sexe au sein de populations données, comme les femmes handicapées, les femmes autochtones et les personnes LGBTQ2. Ces données seront utiles pour éclairer les politiques et les programmes visant à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe et à apporter un soutien aux personnes survivantes et à leur famille.
Une analyse plus approfondie des données de l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés sera menée en 2021, notamment sur les expériences de violence entre partenaires intimes parmi les femmes autochtones, les femmes racisées et les jeunes femmes.
Renseignements supplémentaires :
aucun