Note pour la période des questions : Incidences sexospécifiques de la COVID-19
About
- Numéro de référence :
- WAGE-2021-QP-00024
- Date fournie :
- 19 nov. 2021
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Ien, Marci (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des femmes et de l’égalité des genres et de la jeunesse
Enjeu ou question :
Comment FECG s’attaque t-il aux incidences sexospécifiques de la COVID 19?
Réponse suggérée :
• Le gouvernement du Canada est déterminé à s’attaquer aux incidences sexospécifiques de la pandémie de COVID 19, sachant que différentes populations, en particulier les femmes, ont été touchées de manière disproportionnée.
• Pour y remédier, FECG :
o a versé environ 100 millions de dollars à des organismes fournissant un soutien et des services essentiels aux femmes et aux enfants victimes de violence pendant la pandémie;
o veille à ce que les mesures d’intervention soient éclairées par l’Analyse comparative entre les sexes Plus;
o investit 100 millions de dollars par le biais du Fonds de réponse et de relance féministes.
• Dans l'ensemble, le gouvernement du Canada s'est engagé à faire tomber les barrières systémiques, à renverser la « récession au féminin » et à éliminer les obstacles à la pleine participation des femmes à la reprise économique en :
o investissant 601,3 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2021-2022, afin de faire avancer un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe;
o investissant 30 milliards de dollars pour créer un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants dans le but de stimuler la croissance économique et d’accroître la participation des femmes à la population active; et
o investissant 146,9 millions de dollars pour renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat dans le but d’accroître l’accès au financement, au mentorat et à la formation.
Contexte :
Incidences sexospécifiques sur l’emploi
• Les femmes, en particulier les jeunes femmes, les femmes autochtones, les femmes des minorités visibles et les immigrantes, ont été touchées de manière disproportionnée par les interruptions de l'activité économique pendant la pandémie, car elles occupent surtout des emplois dans les secteurs des services, du commerce de détail, des soins et de l'hôtellerie, qui ont été plus gravement touchés.
• Les pertes d'emploi chez les femmes (-7,0 %) ont été presque deux fois plus importantes que chez les hommes (-3,7 %) en mars 2020. Lorsque l'économie a commencé à montrer des signes de reprise en mai 2020, l'emploi a augmenté deux fois plus vite chez les hommes que chez les femmes (+2,4 % contre +1,1 %).
• Les fermetures d'écoles et de garderies ont un impact sur la capacité des femmes à participer à la population active ou à poursuivre leur propre éducation. Les femmes ont assumé une grande partie de l'augmentation des tâches domestiques et des soins non rémunérés. Par exemple, en juin 2020, près des deux tiers (64 %) des femmes ont déclaré s’occuper principalement de l'enseignement à domicile ou aider les enfants à faire leurs devoirs, tandis que 19 % des hommes ont déclaré être principalement responsables de ces tâches.
• Bien que les pertes d'emploi au début de la pandémie aient été comparables pour les Autochtones et les non-Autochtones, la reprise économique a été plus lente pour les Autochtones, en particulier les femmes autochtones. En septembre 2021, les taux d'emploi des femmes (55,4 %) et des hommes (61,2 %) autochtones étaient essentiellement les mêmes qu'en septembre 2019, mais inférieurs aux taux d'emploi des femmes (56,7 %) et des hommes (65,8 %) non autochtones, conformément aux tendances historiques.
• Les jeunes ont été durement touchés par la pandémie, subissant des pertes d'emploi plus importantes que tous les autres groupes d'âge, en grande partie en raison des secteurs dans lesquels ils travaillent et du fait qu'ils sont plus susceptibles d’occuper des emplois à temps partiel que les autres groupes d'âge. Le taux de chômage des jeunes a atteint un niveau record de 29,1 % en mai 2020.
• L'apprentissage et les résultats scolaires des étudiantes et étudiants ont été affectés négativement, en particulier chez les personnes vulnérables sur le plan scolaire avant la pandémie. Les enfants et les jeunes bougent et jouent moins à l'école qu'avant la pandémie, ce qui a eu des conséquences sur leur développement, notamment sur leur santé mentale.
• Les femmes sont surreprésentées dans les professions essentielles (les soins infirmiers, par exemple) et donc davantage exposées au virus.
• Pour remédier aux vulnérabilités économiques des femmes, le gouvernement :
o a instauré la Prestation canadienne d’urgence (PCU);
o est passé à un programme d’assurance-emploi temporairement révisé;
o a créé la Prestation canadienne de la relance économique, la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants;
o a bonifié les versements de l’Allocation canadienne pour enfants;
o a constitué le Fonds de réponse et de relance féministes, doté de 100 millions de dollars, qui permet de financer 237 projets visant à accroître la participation des femmes et des filles à la vie économique, sociale, démocratique et politique du Canada.
• Le budget de 2021 comportait plusieurs autres initiatives :
o 30 milliards de dollars pour un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants;
À ce jour, huit provinces et territoires ont signé des accords bilatéraux.
o 146,9 millions de dollars pour la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat;
o 15 millions de dollars pour un Fonds de projets LGBTQ2 dont l’objectif est de soutenir des initiatives communautaires.
Violence fondée sur le sexe
• De nombreux organismes de lutte contre la VFS au Canada ont signalé une augmentation de la demande depuis le début de la pandémie. D’autres ont fait part du contraire, faisant craindre que les victimes d’actes de violence ne puissent pas accéder à de l’aide.
• Les données de Statistique Canada recueillies du 29 mars au 5 avril 2020 indiquent que 6 % des hommes interrogés et 10 % des femmes interrogées étaient très ou extrêmement inquiets de la possibilité de violence à la maison dans le contexte de la COVID-19. Les jeunes femmes étaient sensiblement plus susceptibles que les jeunes hommes d'être très ou extrêmement inquiètes de la violence à la maison (12 % contre 8 %, respectivement).
• Du 12 au 25 mai 2020, Statistique Canada a mené une enquête par externalisation ouverte avec la participation de 43 000 personnes sur « Les perceptions des Canadiens à l'égard de la sécurité personnelle depuis la pandémie de COVID-19 ». Les principales conclusions de l'enquête montrent que les jeunes qui participaient à l’enquête, plus précisément les jeunes femmes, les minorités visibles et les Autochtones, étaient plus susceptibles d'avoir des inquiétudes quant à la sécurité dans leur quartier pendant la pandémie de COVID-19. En outre, les jeunes femmes étaient plus susceptibles de déclarer avoir contacté ou utilisé un service d'aide aux victimes, et moins susceptibles de déclarer se sentir en sécurité lorsqu'elles marchaient seules après la tombée de la nuit dans leur quartier depuis le début de la pandémie.
• Des groupes spécifiques de femmes et de personnes LGBTQ2 peuvent être plus vulnérables à l'impact de la violence fondée sur le sexe pendant la pandémie de COVID-19. Les données nationales recueillies avant le début de la pandémie de COVID-19 montrent que les femmes autochtones, les femmes vivant dans des zones rurales ou éloignées, les femmes en situation de handicap, les personnes transgenres et de diverses identités de genre, ainsi que les lesbiennes, les bisexuels et les gays sont beaucoup plus susceptibles de subir de la violence fondée sur le sexe et/ou d'être plus vulnérables à ses conséquences.
• Le gouvernement est intervenu rapidement pour faire en sorte que les personnes qui sont confrontées à la violence fondée sur le sexe aient un endroit sûr vers lequel se tourner et a octroyé 100 millions de dollars aux organismes qui offrent du soutien et des services essentiels aux femmes et aux enfants qui subissent de la violence. Depuis avril 2020, plus de 1,3 million de femmes et d’enfants victimes de violence ont pu bénéficier de l’aide d’un organisme financé grâce à ces fonds.
• Afin de renforcer l’engagement du gouvernement à mettre fin à la violence fondée sur le sexe, le budget de 2021 prévoit un investissement de 601,3 millions de dollars sur cinq ans afin de faire avancer le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Sur ces 601,3 millions de dollars, les fonds suivants ont été versés à FEGC :
o 200 millions de dollars sur deux ans afin d’appuyer les organismes de lutte contre la VFS;
o 30 millions de dollars sur cinq ans pour que les lignes d’intervention en cas de crise puissent répondre aux besoins urgents d’un plus grand nombre de Canadiennes et de Canadiens qui sont victimes de VFS;
o 105 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer le Programme de financement de la lutte contre la VFS;
o 14 millions de dollars sur cinq ans pour un secrétariat chargé de la coordination des travaux continus en vue d’élaborer et de mettre en œuvre le Plan d’action national pour mettre fin à la VFS;
o 11 millions de dollars sur cinq ans pour la recherche sur la VFS et la mobilisation des connaissances;
o 55 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la capacité des organismes de défense des intérêts des femmes et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones d’offrir des programmes de prévention destinés à s’attaquer aux causes profondes de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones.
Renseignements supplémentaires :
aucun