Note pour la période des questions : Égalité des genres dans l’économie

About

Numéro de référence :
WAGE-2021-QP-00028
Date fournie :
19 nov. 2021
Organisation :
Femmes et Égalité des genres Canada
Nom du ministre :
Ien, Marci (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des femmes et de l’égalité des genres et de la jeunesse

Enjeu ou question :

Que fait le gouvernement du Canada pour favoriser l’égalité des genres dans l’économie?

Réponse suggérée :

• L’égalité des genres et la reprise économique vont de pair. La lutte contre les vulnérabilités économiques révélées par la pandémie de COVID-19 est essentielle à la relance.
• De plus, on prévoit dans le budget de 2021 un certain nombre d’investissements clés, notamment :
o 30 milliards de dollars sur 5 ans et 8,3 milliards par an par la suite pour créer un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants qui soit de haute qualité, abordable et accessible;
o 470 millions de dollars sur 3 ans pour mettre sur pied un nouveau service aux apprentis, par le biais duquel les employeuses et employeurs de l’industrie de la construction et des métiers Seau rouge seront incités à embaucher des Canadiennes et Canadiens sous représentés, y compris des femmes et des personnes en situation de handicap;
o un soutien pour aider un plus grand nombre de femmes et de membres de groupes sous représentés à entreprendre une carrière en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) et dans les métiers spécialisés, et à y réussir, en investissant par exemple 250 millions de dollars sur 3 ans pour perfectionner la main-d’œuvre et la redéployer afin de répondre aux besoins des industries en croissance;
o jusqu’à 146,9 millions de dollars sur 4 ans, à compter de 2021-2022, afin de renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat de 5 milliards de dollars.
• Depuis 2015, FEGC a approuvé des investissements s’élevant à presque 65 M$ pour financer 99 projets visant à améliorer la sécurité et la prospérité économiques des femmes et des filles.

Contexte :

• Les femmes continuent d’être moins susceptibles que les hommes de participer au marché du travail. Cette constatation s’explique par des raisons interreliées, notamment une part inéquitable des responsabilités liées à des soins et à des tâches domestiques non rémunérées qui entraînent des interruptions de travail et une surreprésentation des femmes dans les emplois à temps partiel ou temporaires. Cette situation nuit à la capacité des femmes de gagner leur vie, ce qui, avec le temps, compromet leur sécurité économique générale, y compris lorsqu’elles sont âgées.
o Les femmes font face à une augmentation du taux de chômage et des difficultés économiques durant la pandémie. Les femmes, et particulièrement les jeunes femmes, les femmes autochtones, membres de minorités visibles et immigrantes, ont subi de façon disproportionnée les répercussions des ralentissements économiques, étant donné qu’elles sont surreprésentées dans les secteurs des services, du commerce au détail, de la restauration et de l’hôtellerie, qui ont été les plus touchés par la pandémie. En raison de leur forte présence dans le secteur des services, les jeunes ont subi des pertes d’emploi plus marquées que tous les autres groupes d’âge. Chez les femmes, les pertes d’emploi (-7 %) étaient près du double de celles des hommes (-3,7 %) en mars 2020. Lorsque l’économie a commencé à reprendre des forces, en mai 2020, le taux d’emploi a augmenté deux fois plus vite pour les hommes que pour les femmes (+2,4 % contre +1,1 %). Même si les pertes d’emploi survenues au début de la pandémie étaient comparables chez les Autochtones et les non-Autochtones, la reprise économique a été moins rapide chez les Autochtones, en particulier chez les femmes. En septembre 2021, le taux d’emploi des femmes autochtones (55,4 %) et des hommes autochtones (61,2 %) était essentiellement le même qu’en septembre 2019, mais il était inférieur au taux d’emploi des femmes (56,7 %) et des hommes non autochtones (65,8 %), ce qui est conforme aux tendances passées.
• La fermeture des écoles et des garderies a des répercussions sur la capacité des femmes de s’intégrer à la main-d’œuvre ou de poursuivre leurs études. Les femmes ont assumé la majeure partie de l’augmentation des tâches non rémunérées relatives aux travaux ménagers et à la prestation de soins. Par exemple, en juin 2020, près des deux tiers (64 %) des femmes ont déclaré qu’elles étaient les principales responsables de l’enseignement à la maison ou de l’aide aux devoirs, tandis que 19 % des hommes ont déclaré être les principaux responsables de ces tâches.

Initiatives fédérales
• Voici quelques mesures supplémentaires prévues dans le budget de 2021 pour améliorer la participation économique des femmes et des groupes sous représentés :
o 30 milliards de dollars sur 5 ans et 8,3 milliards de dollars par an par la suite pour un système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité, abordable et accessible;
o 55 millions de dollars sur 3 ans pour un programme de développement de la main-d’œuvre des communautés avec un volet national qui consacre 75 % du financement à des projets soutenant les groupes sous représentés;
o 15 millions de dollars sur 2 ans pour prolonger le projet pilote pour les nouvelles arrivantes racisées dans le but d’améliorer les perspectives d’emploi et l’avancement professionnel de ces femmes.
• Ces initiatives s’appuieraient sur des initiatives antérieures, notamment : un cadre multilatéral d’apprentissage et de garde des jeunes enfants; des conditions de travail souples au titre du Code canadien du travail; des prestations de maternité et parentales; des programmes visant à soutenir un plus grand nombre de femmes dans des domaines non traditionnels bien rémunérés.
• Le gouvernement du Canada a également mis sur pied un groupe de travail sur les femmes dans l’économie qui le conseillera sur les mesures stratégiques permettant d’atténuer les répercussions uniques et disproportionnées qu’a la pandémie de COVID-19 sur les femmes.
• Femmes et Égalité des genres Canada appuie la sécurité économique des femmes en finançant des organismes et en établissant des partenariats en vue d’éliminer les obstacles systémiques. Des projets antérieurs qui ont été financés par le Programme de promotion de la femme et qui ont pris fin en 2020-2021 ont aidé des organismes à préparer et à diffuser plus de 150 ressources différentes ayant pour objet d’accroître la sensibilisation et l’accès aux services et aux mesures de soutien et d’éliminer les obstacles systémiques à la sécurité et à la prospérité économiques des femmes.
• Le 29 juillet 2021, on a annoncé le financement de 237 nouveaux projets dans le cadre du Fonds de réponse et de relance féministes de 100 M$. Cette aide permettra de financer des projets du Programme de promotion de la femme s’attaquant à un vaste éventail de problèmes systémiques, dont la sécurité et la prospérité économiques des femmes et des filles, afin d’accélérer les progrès vers l’égalité des genres et de contribuer à bâtir un Canada juste, égal et équitable pour l’ensemble de la population.

Renseignements supplémentaires :

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