Note pour la période des questions : Incidences genrées de la COVID-19
About
- Numéro de référence :
- WAGE-2022-QP-00001
- Date fournie :
- 24 janv. 2022
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Ien, Marci (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des femmes et de l’égalité des genres et de la jeunesse
Enjeu ou question :
Comment FECG s’attaque‑t-il aux incidences genrées de la COVID‑19?
Réponse suggérée :
• Le gouvernement du Canada est déterminé à s’attaquer aux incidences genrées de la pandémie de COVID 19, sachant que différentes populations, en particulier les femmes, ont été touchées de manière disproportionnée.
• Pour y remédier, FECG :
o a versé environ 100 millions de dollars à des organismes fournissant un soutien et des services essentiels aux femmes et aux enfants victimes de violence fondée sur le sexe pendant la pandémie;
o veille à ce que les mesures d’intervention soient éclairées par l’Analyse comparative entre les sexes Plus;
o investit 100 millions de dollars par l’entremise du Fonds de réponse et de relance féministes.
• Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire tomber les barrières systémiques, à renverser la « récession au féminin » et à éliminer les obstacles à la pleine participation des femmes à la reprise économique en :
o investissant 601,3 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2021 2022, afin de faire avancer un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe;
o investissant 30 milliards de dollars pour créer un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants dans le but de stimuler la croissance économique et d’accroître la participation des femmes à la population active;
o investissant 146,9 millions de dollars pour renforcer la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat dans le but d’accroître l’accès au financement, au mentorat et à la formation.
Contexte :
Incidences genrées sur l’emploi
• Les femmes, en particulier les jeunes femmes, les femmes autochtones, les femmes des minorités visibles et les immigrantes, ont été touchées de manière disproportionnée par la COVID-19, car elles occupent surtout des emplois dans les secteurs des services, du commerce de détail, des soins et de l’hôtellerie, qui ont été plus gravement touchés.
• Les pertes d’emploi chez les femmes (-6,9 %) ont été presque deux fois plus importantes que chez les hommes (-3,7 %) en mars 2020. Lorsque l’économie a commencé à montrer des signes de reprise en mai 2020, l’emploi a augmenté deux fois plus vite chez les hommes que chez les femmes (+2,54 % contre +1,1 %). Bien que l’emploi total ait retrouvé son niveau d’avant la pandémie en septembre 2021 et que l’emploi à temps plein chez les hommes et les femmes d’âge moyen (de 25 à 54 ans) ait retrouvé son niveau d’avant la pandémie en octobre 2021, de nouvelles fermetures d’entreprises pourraient entraver la poursuite de la reprise.
• Les fermetures d’écoles et de garderies ont des répercussions sur la capacité des femmes à participer à la population active ou à poursuivre leur éducation. Les femmes ont assumé une grande partie de l’augmentation des tâches domestiques et des soins non rémunérés. Par exemple, en juin 2020, près des deux tiers (64,3 %) des femmes ont déclaré s’occuper principalement de l’enseignement à domicile ou d’aider les enfants à faire leurs devoirs, tandis que moins d’un homme sur cinq (18,5 %) a déclaré être principalement responsable de ces tâches.
• Parmi les Autochtones, les taux d’emploi sont presque identiques à ceux d’avant la pandémie. En novembre 2021, les taux d’emploi des femmes (57,0 %) et des hommes (60,6 %) autochtones étaient essentiellement les mêmes qu’en novembre 2019. Les hommes autochtones avaient un taux d’emploi inférieur (près de 5 % de moins) à celui des hommes non autochtones, tandis que les taux d’emploi des femmes autochtones et non autochtones étaient comparables.
• Les jeunes ont été durement touchés par la pandémie, subissant des pertes d’emploi plus importantes que tous les autres groupes d’âge, en grande partie en raison des secteurs dans lesquels ils travaillent et du fait qu’ils sont plus susceptibles d’occuper des emplois à temps partiel que les autres groupes d’âge. Le taux de chômage des jeunes a atteint un niveau record de 29,1 % en mai 2020.
• Pour remédier aux vulnérabilités économiques, le gouvernement :
o a instauré la Prestation canadienne d’urgence (PCU);
o est passé à un programme d’assurance-emploi temporairement révisé;
o a créé la Prestation canadienne de la relance économique, la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants;
o a bonifié les versements de l’Allocation canadienne pour enfants;
o a constitué le Fonds de réponse et de relance féministes, doté de 100 millions de dollars, qui permet de financer 237 projets visant à accroître la participation des femmes et des filles à la vie économique, sociale, démocratique et politique du Canada.
• Le budget de 2021 comportait plusieurs autres initiatives :
o 30 milliards de dollars pour un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants;
o 146,9 millions de dollars pour la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat;
o 15 millions de dollars pour un Fonds de projets LGBTQ2 dont l’objectif est de soutenir des initiatives communautaires.
• Au moyen du projet de loi C-2, visant à soutenir la main-d’œuvre et les entreprises pendant les vagues de COVID-19, le gouvernement :
o a prolongé jusqu’au 7 mai 2022 la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants;
o a lancé la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement pour aider les travailleuses et travailleurs canadiens dont l’emploi est interrompu en raison d’un confinement imposé par le gouvernement;
o a mis en place des programmes visant à fournir des subventions salariales et locatives ciblées aux entreprises, notamment le Programme de relance pour le tourisme et l’accueil, le Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées et le Programme de soutien en cas de confinement local;
o a prolongé le Programme d’embauche pour la relance économique du Canada jusqu’au 7 mai 2022, afin d’aider les entreprises à continuer à embaucher des travailleuses et des travailleurs, à augmenter les heures de travail et à créer des emplois supplémentaires.
Violence fondée sur le sexe
• De nombreux organismes de lutte contre la VFS au Canada ont signalé une augmentation de la demande depuis le début de la pandémie. D’autres ont fait part du contraire, faisant craindre que les victimes d’actes de violence ne puissent pas accéder à de l’aide.
• Les données de Statistique Canada recueillies en mars et avril 2020 indiquent que 6 % des hommes interrogés et 10 % des femmes interrogées étaient inquiets de la possibilité de violence à la maison dans le contexte de la COVID-19. Les jeunes femmes étaient plus susceptibles que les jeunes hommes de s’inquiéter au sujet de la violence à la maison (12 % contre 8 %, respectivement).
• Selon une enquête réalisée en mai 2020 par Statistique Canada, les jeunes femmes, les membres de minorités visibles et les Autochtones étaient plus susceptibles de s’inquiéter de la sécurité dans leur quartier pendant la COVID-19.
• Des groupes particuliers de femmes et de personnes LGBTQ2 courent davantage le risque de subir de la violence fondée sur le sexe pendant la pandémie de COVID-19. Les données nationales recueillies avant la pandémie montrent que les femmes autochtones, les femmes vivant dans des zones rurales ou éloignées, les femmes en situation de handicap, les personnes transgenres et de diverses identités de genre, ainsi que les lesbiennes, les bisexuels et les gais sont beaucoup plus susceptibles de subir de la violence fondée sur le sexe ou d’être plus vulnérables à ses conséquences.
• En 2020, dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19, et afin de lutter contre la violence fondée sur le sexe, le gouvernement du Canada a alloué un financement d’urgence de 100 millions de dollars aux maisons d’hébergement pour femmes, aux centres d’aide aux victimes d’agressions sexuelles et aux autres organismes offrant un soutien aux personnes victimes de violence fondée sur le sexe partout au pays. FEGC a reçu 90 millions de dollars. Depuis avril 2020, plus de 1,3 million de femmes et d’enfants victimes de violence ont eu un endroit vers lequel se tourner grâce à ce financement.
• Pour aider le gouvernement à exécuter son Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, le budget de 2021 prévoit un investissement de 601,3 millions de dollars sur cinq ans. De ce montant, 415 millions de dollars ont été versés à FEGC, qui a réparti ces fonds comme suit :
o 200 millions de dollars sur deux ans afin d’appuyer les organismes de lutte contre la violence fondée sur le sexe;
o 30 millions de dollars sur cinq ans pour que les lignes d’intervention en cas de crise puissent répondre aux besoins urgents d’un plus grand nombre de Canadiennes et de Canadiens qui sont victimes de violence fondée sur le sexe;
o 105 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer le Programme de financement de la lutte contre la VFS de FEGC;
o 14 millions de dollars sur cinq ans pour un secrétariat chargé de la coordination des travaux continus en vue d’élaborer et de mettre en œuvre le Plan d’action national pour mettre fin à la VFS;
o 11 millions de dollars sur cinq ans pour la recherche sur la VFS et la mobilisation des connaissances;
o 55 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la capacité des organismes de défense des intérêts des femmes et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones à offrir des programmes de prévention de la violence fondée sur le sexe destinés à s’attaquer aux causes profondes de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones.
Réduction de la pauvreté, santé et bien-être
• Les insécurités économiques déjà présentes ont été exacerbées par la COVID-19.
• Les femmes, ainsi que d’autres personnes et communautés méritant l’équité ont connu des problèmes de santé mentale notables pendant la pandémie. Les femmes (57 %), les personnes de diverses identités de genre (71 %), les jeunes (64 %), les peuples autochtones (60 %), les personnes souffrant d’une affection ou d’un handicap de longue durée (57 %) et les immigrantes et immigrants récents (52 %) ont signalé une détérioration de leur santé mentale.
• Pour soutenir les communautés défavorisées et à risque, le gouvernement :
o a lancé le Programme de récupération d’aliments excédentaires;
o a versé 394 millions de dollars à l’initiative Vers un chez soi;
o a créé le Fonds de soutien aux communautés autochtones de 1,1 milliard de dollars.
• Le budget de 2021 prévoit aussi :
o 45 millions de dollars aux organismes améliorant l’accessibilité à l’information et aux services en matière de santé sexuelle et génésique;
o 6,9 milliards de dollars pour l’élargissement de l’Allocation canadienne pour les travailleurs;
o 567 millions de dollars pour l’initiative Vers un chez soi;
o 1,5 milliard de dollars à l’Initiative pour la création rapide de logements, dont 25 % des fonds sont destinés à des projets de logement destinés aux femmes;
o 100 millions de dollars pour soutenir des projets d’intervention en santé mentale pour les populations touchées de façon disproportionnée par la COVID-19;
o 760,8 millions de dollars supplémentaires pour le Fonds de soutien aux communautés autochtones.
Renseignements supplémentaires :
aucun