Note pour la période des questions : Mesures de soutien aux jeunes canadiens en matière d’emploi et de compétences

About

Numéro de référence :
WAGE-2023-QP-008
Date fournie :
18 sept. 2023
Organisation :
Femmes et Égalité des genres Canada
Nom du ministre :
Ien, Marci (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des femmes et de l’égalité des genres et de la jeunesse

Enjeu ou question :

Comment le gouvernement du Canada aide-t-il les jeunes à acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour réussir leur entrée sur le marché du travail?

Réponse suggérée :

•Les jeunes sont préoccupés au sujet de l’abordabilité. Environ 30 % de ceux âgés de 15 à 24 ans ont déclaré éprouver de la difficulté à joindre les deux bouts.
•De bons emplois ouvrent un monde de possibilités pour un avenir meilleur.
•Le gouvernement est dans la bonne voie de respecter l’engagement qu’il a pris dans le cadre de son mandat de continuer à élargir les programmes axés sur les compétences et l’emploi qui sont destinés aux jeunes et aux étudiants.
•Afin de les aider à mieux se préparer à la réussite au travail, nous avons créé, en 2022-2023, près de 190 000 possibilités dans le cadre de le programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, d’Emplois d’été Canada et du Programme de stages pratiques
pour étudiants.
•L’Énoncé économique de l’automne de 2022 allouait sur trois ans, 709,1 millions de dollars au programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse et Emplois d’été Canada.
•Le budget de 2023 accorde 197,7 millions de dollars en 2024-2025 au Programme de stages pratiques pour étudiants afin de continuer à créer des possibilités d'apprentissage intégré au travail de qualité.
•Jusqu'en 2023-2024 et 2024-2025, le gouvernement appuiera 260 000 possibilités au moyen de ces programmes.
•L’investissement dans nos jeunes en est un dans l’avenir du Canada.

Contexte :

•Le gouvernement s’est engagé, dans le cadre de son mandat, à poursuivre l’élargissement des initiatives et des programmes axés sur les compétences et l’emploi qui sont destinés aux jeunes et aux étudiants canadiens. Les principaux leviers de cet engagement sont le programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, lequel comprend le programme de la SECJ et Emplois d’été Canada, ainsi que le Programme de stages pratiques pour étudiants.
•Ce sont les jeunes qui ont subi le plus grand nombre de pertes d’emploi pendant la pandémie. Le taux de chômage global des jeunes de 15 à 24 ans a culminé à 30 % en mai 2020. En réponse, le gouvernement a fait des investissements historiques dans la SECJ, y compris dans le programme EEC, afin d’aider les jeunes, en particulier ceux se heurtant à des obstacles, à trouver et à conserver un bon emploi.
•L’économie canadienne se porte bien à de nombreux égards après la pandémie. Alors que le taux de chômage a atteint un nouveau creux historique de 5,0 % au premier trimestre de 2023 (il est passé à 5,2 % au deuxième trimestre de 2023 alors que le resserrement du marché du travail s’est atténué), et que le taux de chômage des jeunes se rapproche de la moyenne prépandémique à 10,9 % (d’août 2022 à juillet 2023), leur taux de chômage continue de doubler par rapport à celui de la population générale. Cette tendance persiste depuis un an.
•De nombreux jeunes continuent d’avoir besoin de soutien, y compris ceux membres des groupes sous-représentés (soit les jeunes en situation de handicap, les jeunes Autochtones, les jeunes de la communauté noire et d’autres groupes racisés). Par exemple :
o En juillet 2023, le taux de chômage des jeunes Noirs de 15 à 24 ans était de 15,9 %.
o En juillet 2023, le taux de chômage chez les jeunes des minorités visibles âgés de 15 à 24 ans était de 14,7 %.
o En décembre 2022, le taux de chômage chez les jeunes Autochtones de 15 à 24 ans était de 12,2 %, comparativement à 10 % chez les jeunes non autochtones.
•Selon un sondage de Statistique Canada du 30 mars 2023, environ 30 % des 15 à 24 ans ont déclaré avoir de la difficulté à joindre les deux bouts.

La Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ)
•La Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) est une initiative horizontale mise en œuvre en partenariat par 12 ministères, organismes et sociétés d’État du gouvernement fédéral. Elle aide les jeunes de 15 à 30 ans à acquérir une expérience de travail et les compétences nécessaires pour réussir leur transition vers le marché du travail. Elle comprend :
o Le programme de la SECJ est axé sur ceux qui sont les plus éloignés des possibilités, y compris les personnes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEET), les jeunes sous-représentés et défavorisés. Il appuie une approche souple qui offre des services personnalisés à chaque personne afin d’aider les jeunes à faire l’acquisition des compétences et de l’expérience dont ils ont besoin pour obtenir des emplois de qualité et les conserver. Les mesures de soutien peuvent comprendre le mentorat, le développement des compétences et la formation, des mesures de soutien générales (p. ex., soutien des personnes à charge, counseling en santé mentale) et des expériences de travail rémunérées.
o Emploi et Développement social Canada (EDSC) exécute seul Emplois d’été Canada (EEC). Ce programme accorde des subventions salariales aux employeurs d’organismes à but non lucratif, au secteur public et à des organismes du secteur privé qui possèdent 50 employés à temps plein ou moins. Le programme aide à créer des possibilités d’emplois d’été de qualité pour les jeunes Canadiens.
•Une mobilisation des intervenants a eu lieu à l’automne 2022 en vue de faire progresser l’engagement pris dans le mandat qui a pour but de créer un volet qui vise les jeunes en situation de handicap dans le cadre de la SECJ. La ministre des Femmes et de l’Égalité des genres (FEGC) et de la Jeunesse et la secrétaire parlementaire de la ministre des FEGC ont rencontré des jeunes en situation de handicap, des fournisseurs de services aux jeunes et des employeurs. Leurs conseils seront mis en œuvre dans l’appel de propositions qu’EDSC lancera pour le programme de la SECJ à l’automne 2023.
•En 2022-2023, le programme de la SECJ a permis de soutenir plus de 26 000 possibilités et EEC plus de 112 000.
•L’investissement du gouvernement produit des résultats pour les jeunes. Par exemple, une évaluation de mi‑cycle a révélé que d’avril 2020 à décembre 2022, 81 % des participants au programme de la SECJ d’EDSC étaient retournés aux études ou occupaient un emploi après y avoir participé.
•L’Énoncé économique de l’automne de 2022 allouait sur trois ans, à compter de 2022-2023, un montant de 802,1 millions de dollars à la SECJ :
o 301,4 millions de dollars sur deux ans à compter de 2023-2024, pour le programme de la SECJ;
o 400,5 millions de dollars sur deux ans à compter de 2023-2024 pour EEC afin de créer un total d’environ 70 000 stages pour les emplois d’été annuels;
o 100,2 millions de dollars sur trois ans dès 2022-2023 afin de continuer d’appuyer les stages pour les jeunes des Premières Nations dans le cadre du projet pilote d’aide au revenu de la stratégie d’emploi pour les jeunes des Premières Nations.
•En 2023-2024 et 2024-2025, le programme de la SECJ créera 40 000 possibilités et EEC en soutiendra 140 000.

The Program de stages pratiques pour étudiants
Investissements
•Le budget de 2023 accorde 197,7 millions de dollars en 2024-2025 au Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) afin de continuer à créer des possibilités d’apprentissage intégré au travail (AIT) de qualité pour les étudiantes et les étudiants grâce à des partenariats entre les employeurs et les établissements d’enseignement postsecondaire.
•Entre 2023-2024 et 2024-2025, le Programme appuiera la création d’environ 80 000 possibilités d’apprentissage intégré au travail pour les étudiants de niveau postsecondaire dans divers secteurs en demande.
•Ces mesures permettront aux étudiants d’acquérir les compétences, l’éducation et l’expérience de travail dans la vie réelle nécessaires pour réussir leur transition vers la population active.

Résultats
•Lancé en 2017-2018 à titre de projet pilote à petite échelle, le PSPE est passé de 10 000 possibilités d’apprentissage intégré au travail en quatre ans à son plus récent sommet de 50 000 en 2022-2023.
•À ce jour, le Programme a soutenu plus de 190 000 possibilités d’AIT pour les étudiants de niveau postsecondaire dans l’ensemble des provinces et des territoires, ainsi que dans tous les secteurs de l’économie canadienne. Ce total comprend 138 073 placements professionnels et 64 431 possibilités novatrices d’AIT.

Contexte:
•Le Programme de stages pratiques pour étudiants du gouvernement du Canada facilite les partenariats entre l’industrie et les établissements postsecondaires pour créer des placements étudiants de qualité s’adressant aux étudiants de toutes les disciplines.
•Le Programme aide les étudiants de niveau postsecondaire à acquérir des compétences prêtes à l'emploi, les employeurs à recruter et à développer des talents, et les établissements postsecondaires à s'adapter aux besoins changeants du marché du travail.
•Les programmes d’apprentissage intégré au travail aident des milliers d’étudiants canadiens des collèges, universités, polytechniques et cégeps à concilier leurs apprentissages scolaires et les expériences de travail appliquées. Ces placements peuvent inclure des placements coopératifs, des stages ou des programmes de mentorat, ainsi que d’autres expériences non traditionnelles telles que les hackathons, les camps d’entraînement et les micro-internats.
•Le Programme de stages pratiques pour étudiants incite les employeurs, par le biais d’une subvention salariale améliorée, à offrir des stages aux étudiants qui n’ont jamais eu accès ou qui rencontrent des obstacles à la participation aux possibilités d’apprentissage intégré au travail. Dans le cadre du PSPE, les groupes sous-représentés sont les femmes dans les programmes de sciences, technologies, ingénierie, et mathématiques, les peuples autochtones, les personnes en situation de handicap, les nouveaux arrivants, et les minorités visibles.
•Les groupes sous-représentés peuvent faire face à des obstacles multiples lorsqu'ils sont sur le marché du travail et durant leurs études postsecondaires. Une étude des demandes d'AIT en Ontario a révélé un manque de candidats provenant de divers groupes : un tiers des candidats d'AIT identifiés comme racialisés (32,2 %), un quart (25,1 %) identifiés comme des femmes, 9,3 % des candidats identifiés comme des nouveaux arrivants au Canada, 4,3 % ont identifié avoir un handicap, et une très petite minorité, 0,2 % des candidats à l'AIT, s'est identifiée comme autochtone (Toronto Metropolitan University, 2021).

Renseignements supplémentaires :

aucun