Note pour la période des questions : La sécurité économique des femmes

About

Numéro de référence :
WAGE-2025-QP-005
Date fournie :
24 oct. 2025
Organisation :
Femmes et Égalité des genres Canada
Nom du ministre :
Valdez, Rechie (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre des femmes et de l’égalité des genres

Enjeu ou question :

Comment le gouvernement agit-il pour améliorer la sécurité économique des femmes?

Réponse suggérée :

•Chaque personne devrait avoir la possibilité de contribuer à l’économie canadienne et d’en bénéficier.
•Pourtant, trop de femmes, en particulier les mères célibataires, les femmes autochtones, les femmes noires et racisées, les femmes en situation de handicap et les femmes âgées, sont encore confrontées à des obstacles, comme des salaires inférieurs, des emplois moins bien rémunérés, un plus grand nombre de responsabilités non rémunérées en matière de soins et des taux plus élevés de violence fondée sur le sexe (VFS).
•Afin d’accroître la sécurité économique et la prospérité des femmes, Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC) soutient les organismes qui s’efforcent d’éliminer les obstacles systémiques empêchant les femmes de participer à la vie économique et d’occuper des postes de direction.
•Pour rendre la vie plus abordable, FEGC améliore l’accès des ménages à faible revenu aux produits menstruels essentiels grâce à un projet pilote national, le Fonds d’équité menstruelle.

Contexte :

•Les femmes sont moins susceptibles que les hommes de participer au marché du travail, ce qui peut contribuer à leur insécurité économique jusqu’à un âge avancé. En 2024, le taux de participation au marché du travail des hommes en âge de travailler (de 25 à 54 ans) était de 92 %, contre 85,1 % pour les femmes du même groupe d’âge . En outre, 70 % des personnes travaillant à temps partiel étaient des femmes, et beaucoup l’expliquaient en invoquant la garde des enfants .

Écart salarial entre les genres :
•En 2024, les Canadiennes gagnaient 87 cents pour chaque dollar gagné par les hommes . Les facteurs intersectionnels révèlent des écarts salariaux encore plus importants, en particulier si l’on tient compte de l’autochtonité et du statut relatif à l’immigration.
•La « pénalité de la maternité » ou le « fossé de la parentalité » creuse également l’écart de rémunération, car, pour un même emploi, le salaire des femmes qui ont un enfant n’augmente pas au même rythme que celui des hommes.
•Un certain nombre de facteurs expliquent l’écart salarial entre les femmes et les hommes :
o La ségrégation fondée sur le sexe dans le secteur de l’éducation : Malgré une certaine amélioration de l’inscription des femmes à des programmes d’études postsecondaires, il y a encore une ségrégation fondée sur le sexe dans le secteur de l’éducation, tant dans les programmes d’apprentissage que dans les programmes d’études universitaires.
o La ségrégation professionnelle ou sectorielle fondée sur le sexe en milieu de travail : La répartition des femmes et des hommes dans les secteurs d’activité où les professions à prédominance masculine sont généralement associées à une rémunération moyenne beaucoup plus élevée.
o Les responsabilités relatives aux soins : L’accès limité aux services de garde d’enfants et de soins aux personnes âgées, combiné à la persistance des normes liées au genre, fait en sorte que les femmes assument davantage de soins non rémunérés. Elles disposent ainsi de moins de temps pour un emploi rémunéré, ce qui contribue à leur surreprésentation dans les emplois à temps partiel ou temporaires et réduit leurs possibilités d’occuper des postes plus exigeants.
o Les normes sociétales et les préjugés : Les normes liées au genre, la stigmatisation et d’autres pratiques discriminatoires continuent d’influencer la valeur des emplois et des salaires, le travail effectué par les femmes étant sous-évalué.

Projet pilote : Le Fonds d’équité menstruelle
•De nombreuses personnes n’ont pas accès aux produits menstruels en raison de contraintes financières ou d’autres obstacles. Les populations marginalisées telles que les personnes réfugiées, en situation d’itinérance, les personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe, les personnes transgenres et non binaires, les communautés autochtones, les personnes en situation de handicap et les personnes vivant dans des communautés rurales, éloignées et nordiques sont confrontées à des obstacles supplémentaires en matière d’accès aux produits menstruels et sont davantage exposées au risque de précarité menstruelle.
•Depuis septembre 2023, Banques alimentaires Canada dirige le projet pilote national du Fonds d’équité menstruelle (FEM), qui vise à aider à surmonter les obstacles liés à l’équité menstruelle et à la précarité menstruelle.
•De septembre 2023 à février 2025, Banques alimentaires Canada a acheté et distribué plus de 70 millions de produits menstruels, touchant environ 3,5 millions de personnes partout au Canada. Les activités d’éducation et de sensibilisation ont permis de concevoir et de mettre à disposition près de 300 ressources qui ont directement atteint plus de 35 000 personnes au Canada grâce à divers ateliers et événements.
•En décembre 2024, FEGC a obtenu un financement de 60 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2025-2026, afin de prolonger le projet pilote du FEM. Compte tenu du succès du projet, Banques alimentaires Canada continuera d’en assurer la direction dans le cadre de la prolongation.

La VFS et l’économie :
•On estime que la VFS coûte des millions de dollars aux entreprises canadiennes, en raison de pertes de productivité liées à l’absentéisme, au roulement du personnel et à la demande accrue des programmes d’aide aux employées et employés.
•Les personnes victimes et survivantes de violence fondée sur le sexe s’absentent souvent du travail, voient leur rendement diminuer et quittent complètement leur emploi, ce qui entraîne d’importantes perturbations sur le plan de l’emploi et des pertes de production économique. Ces personnes passent également à côté de possibilités de promotion et de formation, ce qui restreint les possibilités de croissance économique.

Sur la scène internationale :
•FEGC défend la sécurité économique des femmes à diverses tribunes multilatérales et internationales, entre autres aux Nations Unies, au G7, au G20 et à la Commission interaméricaine des femmes.
•Le Ministère y fait valoir ses priorités, à savoir l’économie des soins, contrer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes et la promotion d’un salaire égal pour un travail de valeur égale, ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat au féminin et du leadership des femmes.

Renseignements supplémentaires :

aucun