Note pour la période des questions : Femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+)
About
- Numéro de référence :
- WAGE-2026-QP-001
- Date fournie :
- 6 mai 2026
- Organisation :
- Femmes et Égalité des genres Canada
- Nom du ministre :
- Valdez, Rechie (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des femmes et de l’égalité des genres
Enjeu ou question :
Le dossier des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.
Réponse suggérée :
• La violence faite aux femmes et aux filles autochtones ainsi qu’aux personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer ou intersexuées (2ELGBTQI+) est une tragédie nationale qui perdure.
• Le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe et le Plan d’action fédéral 2ELGBTQI+, menés par Femmes et Égalité des genres Canada, viennent compléter le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et la Voie fédérale qui y est associée. Tous deux comportent un volet consacré aux considérations relatives aux populations autochtones.
o Le quatrième pilier du Plan d’action
national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe porte sur la mise en œuvre des approches dirigées par les Autochtones.
o La troisième priorité du Plan d’action
fédéral 2ELGBTQI+ vise à appuyer la résilience et la résurgence des Autochtones au sein des communautés 2ELGBTQI+.
• Depuis 2021, dans toutes les provinces et tous les territoires, Femmes et Égalité des genres Canada appuie également plus de 100 organismes inuits, métis et des Premières Nations afin de renforcer leur capacité à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe. Ce financement vise à renforcer leur capacité à offrir des programmes de prévention de la violence fondée sur le sexe qui cernent les causes profondes de la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones ainsi que des personnes 2ELGBTQI+.
• Par exemple, grâce au financement de
Femmes et Égalité des genres Canada, la Tahiuqtiit (tah-HI-ou-k-ti-it) Women’s Society a renforcé ses capacités à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe à l’égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ inuites, notamment en créant un refuge d’urgence dans la communauté de Ulukhaktok (ou-lou-KHAKtok), dans les Territoires du Nord-Ouest.
Contexte :
• En 2024, le taux d’homicide parmi les peuples autochtones a été plus de huit fois supérieur à celui des personnes non autochtones au Canada. Parmi les victimes d’homicides dans la population autochtone, on comptait davantage de femmes alors que le nombre d’homicides est passé de 50 en 2023 à 71 en 2024.
• En juin 2021, le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées de 2021 (Plan d’action national FFADA2E+) et la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées (Voie fédérale) ont été publiés.
o Ces plans ont été élaborés en étroite collaboration avec les familles et les personnes survivantes, les partenaires autochtones, la société civile, les prestataires de services de première ligne, les municipalités, le secteur privé et le milieu de la recherche.
• FEGC et Sécurité publique Canada sont tous deux responsables du thème de la sûreté et de la sécurité des personnes de la Voie fédérale.
• Les expériences et les connaissances partagées lors de l’élaboration de la Voie fédérale ont également guidé l’élaboration du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe, notamment le pilier 4 qui concerne la mise en œuvre des approches dirigées par les Autochtones.
• En 2021, FEGC a reçu 55 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer les capacités des femmes autochtones et des organismes 2ELGBTQI+ à offrir des programmes de prévention de la violence fondée sur le sexe qui ciblent les causes profondes de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. o Plus de 100 organismes inuits, métis et des Premières Nations ont reçu des fonds dans le cadre de cette initiative dans toutes les provinces et tous les territoires.
o Cet investissement est un des principaux produits livrables dans le cadre de la Voie fédérale et du pilier 4 du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe.
• Depuis 2018, FEGC a financé plus de 134 projets, ce qui représente un investissement d’environ 89 millions de dollars dans des initiatives soutenant les communautés autochtones (y compris les personnes 2ELGBTQI+). Cela inclut les projets financés dans le cadre de l’initiative de renforcement des capacités de 55 millions de dollars.
• De 2019 à 2024, FEGC a également versé 13 millions de dollars à plus de 100 projets de commémoration pour aider à honorer les vies et l’héritage des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.
• FEGC collabore avec les organismes inuits, métis et des Premières Nations, par l’intermédiaire du Forum fédéral-provincial-territorial (FPT) des ministres responsables de la condition féminine. FEGC travaille également en étroite collaboration avec Relations Couronne-
Autochtones et Affaires du Nord Canada, notamment dans le cadre de sa participation aux tables rondes nationales FPT autochtones sur les FFADA2E+. Trois tables rondes ont eu lieu depuis janvier 2023.
• La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (LDNU) et le Plan d’action national 2023-2028 connexe ont été publiés en 2023, et FEGC continue de soutenir ces initiatives menées par Justice Canada.
EFFETS :
• Tout au long de son projet de 25 mois financé par FEGC, la Tahiuqtiit Women’s Society a renforcé ses capacités à contrer la violence fondée sur le sexe (VFS) visant les femmes, les filles et les
personnes 2ELGBTQI+ inuites. L’organisme s’est concentré sur les répercussions de la violence dans la communauté d’Ulukhaktok, dans les Territoires du Nord-Ouest. Avant de construire un refuge, il a collaboré avec les partenaires du projet pour créer l’infrastructure organisationnelle nécessaire à son fonctionnement. Cela a été rendu possible grâce à la mise en place d’entretiens adaptés à la culture locale avec des membres de la communauté, à l’occasion de soirées familiales organisées par cet organisme. Les personnes ayant ce type d’expérience vécue et celles qui s’investissent dans la communauté ont ainsi pu échanger. À la fin du projet, la Tahiuqtiit Women’s Society a renforcé ses capacités organisationnelles à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe, ainsi qu’à gérer le nouveau refuge.
Renseignements supplémentaires :
aucun