Note pour la période des questions : INFLUENZA AVIAIRE HAUTEMENT PATHOGÈNE (IAHP)
About
- Numéro de référence :
- AAFC-2025-QP-00116
- Date fournie :
- 11 déc. 2025
- Organisation :
- Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Nom du ministre :
- MacDonald, Heath (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Enjeu ou question :
Q1 – L’influenza aviaire présente-t-elle des risques pour la santé humaine? Q2 – Quelle est l’incidence de l’influenza aviaire sur les exportations de volaille et de produits de volaille? Q3 – Quelle est l’incidence de l’influenza aviaire sur les importations de volaille et de produits de volaille? Q4 – Existe-t-il des vaccins contre l’influenza aviaire pour la volaille? Q5 – Que fait le gouvernement du Canada à propos de l’influenza aviaire et comment protège-t-il la santé des animaux et empêche‑t‑il la propagation de la maladie?
Réponse suggérée :
R.1 - Les interventions de l’Agence canadienne d’inspection des aliments en cas de maladie visent à protéger la santé publique et la santé animale, ainsi qu’à réduire au minimum les répercussions de la maladie sur l’industrie nationale de la volaille et sur l’économie canadienne. Tous les virus de l’influenza aviaire, particulièrement les virus H5 et H7, ont le potentiel d’infecter les mammifères, y compris les humains.
Le risque actuel pour le grand public demeure faible. Cependant, les personnes qui ont eu un contact étroit avec des oiseaux infectés ou des environnements contaminés, ou les groupes exposés dans des contextes professionnels, sont considérés comme présentant un risque d’infection faible à modéré. Le 13 novembre 2024, l’Agence de la santé publique du Canada a confirmé un cas humain d’influenza aviaire causé par le virus H5N1 au Canada.
L’influenza aviaire n’est pas une préoccupation sur le plan de la salubrité des aliments. À ce jour, rien n’indique que la consommation de lait pasteurisé ou la consommation de viande ou d’œufs bien cuits pourraient transmettre le virus à l’humain. R.2 - Le gouvernement du Canada travaille en étroite collaboration avec ses principaux partenaires commerciaux afin de réduire au minimum les répercussions des perturbations des échanges commerciaux. L’Agence canadienne d’inspection des aliments continue à signaler tous les cas positifs d’influenza aviaire hautement pathogène auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale.
L’établissement de zones de contrôle primaire (ZCP) est une mesure importante pour le maintien du commerce international. Le Canada a conclu des accords bilatéraux de zonage avec les États-Unis et l’Union européenne afin d’accélérer la reprise des échanges commerciaux. R.3 - Le Canada impose des restrictions sur l’importation de volailles et d’oiseaux vivants, de viande de volaille crue et de produits d’œufs crus lorsque des éclosions d’influenza aviaire hautement pathogène sont signalées dans les pays qui sont des partenaires commerciaux.
Les pays dont le zonage est accepté par le Canada (le Royaume-Uni, l’Union européenne, les États-Unis et le Chili) peuvent continuer d’exporter ces produits à partir de zones exemptes d’influenza aviaire hautement pathogène. Dans le cas des autres pays dont le zonage n’est pas accepté par le Canada, des restrictions sont imposées à l’ensemble du pays. R.4 - Le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments a autorisé trois vaccins contre l’influenza aviaire hautement pathogène chez les poulets. Ces vaccins sont autorisés uniquement à des fins de préparation aux situations d’urgence et peuvent seulement être importés au Canada avec une permission spéciale de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Actuellement, la vaccination préventive contre l’influenza aviaire hautement pathogène ne constitue pas une mesure autorisée au Canada. R.5 - L’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie à déclaration obligatoire au Canada. Tous les cas soupçonnés, peu importe l’espèce de l’animal touché, doivent être signalés à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). L’Agence canadienne d’inspection des aliments adopte une approche d’abattage sanitaire pour contrôler la propagation de la maladie lorsqu’elle est détectée. En outre, des zones de contrôle primaires sont déclarées pour aider à contrôler le risque de propagation de la maladie. Ces zones limitent le mouvement de la volaille domestique, des véhicules et d’autres choses qui sont susceptibles de transporter et propager la maladie.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments surveille aussi activement les éclosions d’influenza aviaire dans les pays qui sont des partenaires commerciaux. Au besoin, elle met en place des restrictions commerciales pour empêcher le virus d’entrer au Canada et dans les systèmes de production nationaux par l’entremise d’oiseaux vivants, d’œufs d’incubation ou de produits ou de sous-produits aviaires.
Bovins
Comme pour tous les virus de l’influenza aviaire pour toutes les espèces, tout cas soupçonné de la maladie chez des bovins laitiers déclenche une obligation de déclaration. De plus, l’Agence canadienne d’inspection des aliments facilite le dépistage volontaire chez les vaches qui ne présentent pas de symptômes cliniques de l’influenza aviaire hautement pathogène afin de renforcer les efforts en matière de biosécurité déployés par l’industrie.
Le lait devient également l’objet d’une surveillance active à l’échelle nationale. L’échantillonnage et l’analyse du lait commercial pasteurisé et du lait cru prélevés au niveau des transformateurs ont commencé en mai 2024. Jusqu’à présent, aucun cas d’influenza aviaire n’a été détecté chez des bovins laitiers au Canada.
Le Canada a mis en place des mesures de contrôle des importations pour les bovins vivants provenant des États-Unis afin de prévenir l’introduction de maladies animales dans le cheptel canadien.
Contexte :
Avian influenza (AI) is a contagious viral infection that can affect several species of food producing poultry as well as pets, wild birds, and mammals, including cattle. AI viruses can be classified into two categories based on the severity of the illness caused in poultry: low pathogenicity avian influenza (LPAI) and high pathogenicity avian influenza (HPAI).
HPAI in Canada is a One Health issue. Several federal departments, and provincial and territorial governments, have mandates that require their action when HPAI is detected (e.g., Environment and Climate Change Canada when HPAI is detected in wildlife, or the Public Health Agency of Canada , when humans are exposed to or have contact with animals positive for HPAI). One Health recognizes the interconnections between people, animals, plants, and their shared environment.
The Canadian Food Inspection Agency (CFIA) responds to the presence of HPAI in small flocks, and commercial and non-commercial farms with birds across Canada. The response helps eliminate and prevent the spread of HPAI in poultry while minimizing the impact of the disease on Canadians and international trade.
Risk intelligence activities indicate that HPAI outbreaks are more likely to occur during wild bird migratory season, and outbreaks in poultry are more common in the fall than in the spring.
Canadian Infected Domestic Poultry Flocks to date
The table below demonstrates the number of current and previously historic affected farms. From December 2021 to August 20, 2025:
Cumulative Affected Premises (farms) by Province
Alberta 87
British Columbia 239
Manitoba 26
New Brunswick 2
Newfoundland and Labrador 4
Nova Scotia 10
Prince Edward Island 1
Ontario 61
Quebec 59
Saskatchewan 49
Total 538
Number of poultry affected 14,566,000
**These numbers represent both currently infected premises and previously infected premises (released premises)
Renseignements supplémentaires :
• Le gouvernement du Canada et l’industrie de la volaille ont travaillé de concert pour soutenir les familles canadiennes et les producteurs de volaille dont le moyen de subsistance dépend du maintien de l’accès aux marchés internationaux pour des exportations d’une valeur de 1,75 milliard de dollars.
• Tous les virus de l’influenza aviaire, particulièrement les virus H5 et H7, ont le potentiel d’infecter les mammifères, y compris les humains.
• Les interventions de l’Agence canadienne d’inspection des aliments en cas de maladie visent à protéger la santé publique et la santé animale, ainsi qu’à réduire au minimum les répercussions de la maladie sur l’industrie nationale de la volaille et sur l’économie canadienne, laquelle représente une valeur de 6,8 milliards de dollars.
• L’intervention en cas de maladie se fait par le dépeuplement rapide des oiseaux domestiques sur les lieux infectés, la mise en œuvre de mesures de biosécurité rigoureuses et l’élimination adéquate des carcasses d’oiseaux exposés à la maladie.
• La situation est difficile pour tous les intervenants concernés, notamment les propriétaires d’animaux, les producteurs, les professionnels de la santé animale et les communautés de partout au Canada.