Note pour la période des questions : DIVERSFICATION DU COMMERCE
About
- Numéro de référence :
- AAFC-2026-QP-00035
- Date fournie :
- 22 juin 2026
- Organisation :
- Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Nom du ministre :
- MacDonald, Heath (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Enjeu ou question :
Q1 – Comment le gouvernement aide-t-il les exportateurs à diversifier leurs marchés?
Q2 – Quels sont les marchés prioritaires pour la diversification du commerce?
Réponse suggérée :
R1 - La diversification du commerce est notre principale priorité. Nous demeurons résolus à défendre les intérêts du Canada à l’échelle internationale, incluant aux États-Unis et en Chine, grâce à des initiatives de promotion et de mobilisation, tout en faisant progresser nos priorités en matière de diversification.
Le budget de 2025 comprend des cibles ambitieuses visant à doubler les exportations vers des pays autres que les États-Unis au cours de la prochaine décennie, incluant plusieurs investissements ciblés pour le secteur : une somme supplémentaire de 75 millions de dollars sur cinq ans, à partir de 2026-2027, pour le programme Agri-marketing afin d’aider les entreprises à prendre de l’expansion au-delà des partenaires commerciaux traditionnels; une augmentation de 97,5 millions de dollars du Programme de paiements anticipés pour soutenir le secteur du canola; 107,3 millions de dollars sur cinq ans pour moderniser les outils et les services de commerce numérique; et 32,8 millions de dollars sur quatre ans et 9,6 million de dollars pour assurer, élargir et rétablir l’accès aux marchés pour les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, ainsi que du poisson et des fruits de mer du Canada.
En collaboration avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, nous faisons progresser les objectifs de diversification des marchés du Canada en facilitant l’accès à de nouveaux marchés pour les produits agricoles et agroalimentaires canadiens et en appuyant le programme commercial ambitieux du gouvernement.
En réponse à l’évolution du commerce international, nous mettons en œuvre un ambitieux programme d’accords de libre-échange afin de réduire la dépendance à l’égard des États-Unis, de doubler les exportations outre-mer d’ici dix ans et d’attirer un billion de dollars en investissements d’ici cinq ans. Le Canada met actuellement en œuvre des accords commerciaux récemment signés avec l’Indonésie et l’Équateur. Il tient des négociations avec l’Inde, les Émirats arabes unis, les Philippines et la Thaïlande, et poursuit les discussions pour améliorer le commerce avec les principaux marchés, y compris l’ANASE et le Mercosur.
Nous voyons des débouchés pour les produits agricoles et agroalimentaires canadiens partout dans le monde, et nous reconnaissons que l’exportation et la conquête de nouveaux marchés nécessitent un effort concerté de la part du gouvernement et de l’industrie.
R2 - Nous voyons des occasions pour les entreprises canadiennes de tirer parti à la fois de l’accès aux marchés établis tout en ouvrant de nouvelles possibilités et d’étendre leurs activités dans de nouveaux marchés partout dans le monde, en particulier dans les régions émergentes à forte croissance.
L’expansion dans la région de l’Indo-Pacifique est une priorité claire, et la Stratégie pour l’Indo-Pacifique du Canada est une approche pangouvernementale visant à accélérer la diversification des échanges commerciaux et à positionner le secteur à titre de fournisseur stable et fiable de produits agroalimentaires et de partenaire clé pour la sécurité alimentaire de la région.
Le gouvernement s’emploie à négocier et à mettre en œuvre de nouveaux accords de libre-échange bilatéraux et régionaux pour créer des possibilités de croissance et de diversification des marchés d’exportation dans le secteur agricole.
Au cours de la dernière année, le Canada a conclu d’importantes négociations commerciales bilatérales avec l’Indonésie et l’Équateur. L’Accord de partenariat économique global entre le Canada et l’Indonésie renforcera les liens économiques avec ce pays comptant près de 282 millions d’habitants et ayant une économie florissante se chiffrant à 1,9 billion de dollars en 2024. L’Accord de libre-échange Canada-Équateur devrait stimuler le commerce bilatéral, celui s’étant chiffré à 1,9 milliard de dollars en 2024.
Ces accords élargiront les débouchés pour les exportateurs canadiens en offrant un accès préférentiel, en réduisant les droits de douane dans les principaux secteurs agricoles (viande, céréales, oléagineux, légumineuses, aliments pour animaux de compagnie, aliments transformés) et en incluant des dispositions et des mécanismes exécutoires pour éliminer les obstacles non tarifaires.
Le Canada et l’ANASE visent à conclure un accord de libre-échange en 2026, tandis que le Canada et le Mercosur visent à conclure cet été. De plus, la conclusion substantielle des négociations l’adhésion du Costa Rica au PTPGP a été annoncée le 5 mai 2026, et le processus d’adhésion est déjà en cours pour l’Uruguay. Le Canada a lancé de nouvelles négociations avec les Philippines, les Émirats arabes unis et l’Inde, en vue de les conclure cette année.
Nous planifions déjà des négociations de libre-échange la Thaïlande et la Turquie.
Contexte :
Avancement de la diversification du commerce pour le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire
Le gouvernement du Canada travaille sur plusieurs fronts pour réaliser les ambitions du Canada et du secteur en matière de diversification commerciale, notamment :
- Participation simultanée à de multiples négociations commerciales
- Résolution des problèmes d’accès aux marchés et réalisation d’activités de coopération réglementaire et technique avec des partenaires clés
- Soutien des activités de développement des marchés du secteur par l’entremise de la marque Canada, du Programme du pavillon du Canada et du programme Agri-marketing
- Prestation aux exportateurs d’une expertise spécialisée d’AAC et de l’ACIA sur le marché par l’entremise du Service des délégués commerciaux du secteur agroalimentaire et le Bureau de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour l’Indo-Pacifique.
- Collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et l’industrie au moyen de tables sectorielles spécialisées
- Missions commerciales officielles dans des marchés clés
- Faire progresser l’infrastructure facilitant le commerce grâce au Fonds pour la diversification des corridors commerciaux et au Bureau des grands projets
Aperçu de la diversification du commerce des produits agricoles et
agroalimentaires et du poisson et des fruits de mer
Les exportations canadiennes de produits agroalimentaires et de produits de la mer ont atteint 101,2 milliards de dollars en 2025, soit une augmentation de 800 millions de dollars (1 %) par rapport à 2024. Les exportations du Canada ont connu une croissance constante au cours de la dernière décennie, malgré des chocs considérables et des changements dans l’environnement commercial mondial.
Les exportations du Canada demeurent toutefois fortement concentrées : plus de 67 % sont destinées aux États-Unis (60,6%) et à la Chine (6,65 %), où le secteur fait face à d’importants défis commerciaux en raison des changements apportés à sa politique commerciale et des droits de douane élevés. Bien que les États-Unis et la Chine continuent d’être des marchés clés pour le secteur, la diversification appuiera la résilience du secteur et ses ambitions de croissance continue des exportations.
Des concurrents comme l’Australie, le Royaume-Uni et le Brésil intensifient également leurs efforts pour se positionner en tant que fournisseurs privilégiés, tandis que les États-Unis cherchent énergiquement à ouvrir des accès aux marchés. Pour maximiser les efforts du Canada face à la concurrence, il est essentiel de coordonner les efforts fédéraux, provinciaux et territoriaux.
L’industrie compte sur le gouvernement du Canada pour l’aider à surmonter les obstacles au commerce et à améliorer l’accès aux marchés dans divers pays. Agriculture et Agroalimentaire Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments aide les entreprises agroalimentaires canadiennes à accéder aux marchés internationaux et à y prendre de l’expansion en éliminant les obstacles au commerce et en coordonnant le soutien à l’exportation. Des experts d’AAC et de l’ACIA travaillent en collaboration pour cerner les marchés prometteurs, résoudre les problèmes d’accès aux marchés, soutenir la promotion du commerce, établir des liens entre les exportateurs et fournir des renseignements personnalisés sur les marchés.
Le 5 septembre 2025, le premier ministre Carney a annoncé un investissement supplémentaire de 75 millions de dollars sur cinq ans (de 2026 à 2031) dans le programme Agri-marketing, afin de soutenir la diversification des marchés. Le volet, qui soutient à la fois les association nationales de l’industrie et les petites et moyennes entreprises, a commencé à accepter des demandes en février 2026. Ces projets permettront au programme de mieux aider l’industrie à explorer de nouveaux débouchés et à gérer les risques en diversifiant ses exportations, en particulier dans les régions à forte croissance, comme l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Indo-Pacifique. Il soutiendra également les industries les plus touchées par les obstacles commerciaux, dont celle du canola (mais aussi du bœuf, du porc, des légumineuses, de l’horticulture, du poisson et des fruits de mer) et cadre avec la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique, allant ainsi au-delà des partenaires commerciaux traditionnels, comme les États-Unis et la Chine.
La marque Canada est un programme de marketing pour les exportateurs agroalimentaires canadiens qui vise à créer une image et une réputation uniformes pour les produits alimentaires et les boissons du Canada à l’échelle internationale. Elle aide les consommateurs du monde entier à reconnaître les produits canadiens et met en valeur les meilleures caractéristiques du secteur : la qualité, la diversité, l’innovation et la durabilité. La marque est utilisée par les partenaires fédéraux et provinciaux et plus de 250 membres de l’industrie. Cette stratégie pancanadienne de promotion de l’image de marque favorisera la compétitivité à long terme du secteur, habilitera nos entreprises canadiennes à tirer leur épingle du jeu dans un marché international de plus en plus engorgé et favorisera la sensibilisation à tout ce que le Canada a à offrir sur les marchés internationaux.
Le Programme du pavillon du Canada aide les petites et moyennes entreprises canadiennes exportatrices d’aliments et de boissons à participer à sept événements commerciaux internationaux phares annuels grâce à une aide financière et à des kiosques clés en main personnalisables. En 2024-2025, plus de 300 exposants ont obtenu plus de 10 000 occasions d’affaires et réalisé des ventes sur place totalisant près de 230 millions de dollars.
La présence d’AAC et de l’ACIA à l’étranger renforce le Service des délégués commerciaux et le programme des spécialistes techniques à l’étranger grâce à une expertise spécialisée dans les produits agroalimentaires dans les marchés, répartie dans 25 villes à travers 17 marchés clés. Le réseau est composé de 62 délégués commerciaux et spécialistes techniques chevronnées du secteur agroalimentaire qui apportent une connaissance approfondie du secteur et une expertise technique pour aider les exportateurs canadiens à s’y retrouver dans les exigences réglementaires, à résoudre les problèmes d’accès aux marchés, à tirer parti des possibilités offertes par les accords commerciaux et à cerner les possibilités commerciales.
Dans le cadre des activités de la Stratégie pour l’Indo-Pacifique du Canada à l’étranger, AAC, en partenariat avec l’ACIA, a établi un Bureau Indo-Pacifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire (BIPAA) spécialisé à Manille, aux Philippines, en 2024 afin de promouvoir les débouchés pour les produits canadiens dans la région. Au cours des trois premières années de la mise en œuvre de la Stratégie indo pacifique (2023 2025), les exportations canadiennes d’agroalimentaire et de produits de la mer vers la région de l’Indo Pacifique ont diminué de 10,7 %, passant de 22,8 milliards de dollars à 20,4 milliards de dollars. Toutefois, la majeure partie de cette baisse s’est concentrée en Chine, tandis que l’Inde et les pays de l’ANASE sont demeurés stables au cours de cette période de trois ans.
Il y a d’énormes possibilités pour les entreprises canadiennes, mais la diversification des marchés et l’amélioration de la résilience commerciale seront difficiles et nécessiteront une planification et un investissement à long terme de la part de l’industrie, avec le soutien du gouvernement, pour apporter des changements durables.
Négociations commerciales
Dans le cadre de sa stratégie de diversification du commerce, qui vise à doubler les exportations outre-mer d’ici dix ans, à attirer des investissements de 1 billion de dollars sur cinq ans et à réduire la dépendance au marché américain, le gouvernement du Canada a intensifié les négociations commerciales afin d’ouvrir de nouveaux marchés et de créer plus de débouchés pour les exportateurs canadiens. Les efforts sont concentrés dans la région de l’Indo-Pacifique, qui connaît la croissance la plus rapide au monde et où se trouvent six des 13 principaux partenaires commerciaux du Canada.
Dans ce contexte, le Canada et l’Indonésie ont signé le texte final de l’Accord de partenariat économique global (APEG) Canada-Indonésie en septembre 2025 et l’APEG a été déposé à la Chambre des Communes pour ratification. Cet accord renforce les liens avec un pays de près de 282 millions d’habitants et une économie de 1,9 billion de dollars (2024).
Le Canada négocie également un accord de libre-échange avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), une région dont le PIB s’élève à plus de 3,86 billions de dollars canadiens. L’ANASE est le cinquième partenaire du Canada dans le commerce des marchandises, qui a atteint 41,66 milliards de dollars canadiens en 2023. L’objectif était de conclure les négociations d’ici 2026.
Le Canada a récemment annoncé son intention de lancer des négociations bilatérales avec plusieurs partenaires de l’Indo-Pacifique, y compris de conclure des ALE avec les Philippines et la Thaïlande, ainsi qu’un APEG avec l’Inde.
Le Canada fait également progresser l’adhésion du Costa Rica au PTPGP, un accord de référence qui profite au secteur agricole et agroalimentaire canadien en assurant un accès concurrentiel aux marchés clés. Le secteur a tout à gagner de la récente annonce du PTPGP sur l’adhésion potentielle de l’Uruguay.
Au-delà de l’Indo-Pacifique, le Canada a conclu des négociations d’ALE avec l’Équateur en 2025, ce qui devrait stimuler les échanges bilatéraux, qui ont atteint 1,9 milliard de dollars en 2024.
Le Canada a également signalé son intention de négocier un APEG avec les Émirats arabes unis, la deuxième économie du Moyen-Orient, et a repris les pourparlers sur l’ALE avec le Mercosur, le cinquième bloc économique en importance au monde.
Renseignements supplémentaires :
• En 2025, les exportations canadiennes de produits agricoles et de produits de la mer ont atteint 101,2 milliards de dollars, soit 1 milliard de plus que l’année précédente.
• Les exportations du secteur sont fortement concentrées dans quelques marchés, plus de 67 % étant exportés aux États-Unis et en Chine.
• Les données préliminaires pour les trois premiers mois de 2026 indiquent que les exportations ont totalisé 23,7 milliards de dollars, comparativement à 25,7 milliards pour la même période en 2025.
• Nous nous concentrons sur l’expansion des exportations dans les marchés existants et la recherche de nouvelles possibilités de vendre les produits canadiens sains et de haute qualité partout dans le monde aideront le secteur à gérer les risques et à soutenir la croissance continue.