Note pour la période des questions : MISE À JOUR ÉCONOMIQUE DU PRINTEMPS 2026
About
- Numéro de référence :
- AAFC-2026-QP-00046
- Date fournie :
- 22 juin 2026
- Organisation :
- Agriculture et Agroalimentaire Canada
- Nom du ministre :
- MacDonald, Heath (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire
Enjeu ou question :
Q1 – Comment la Mise à jour économique du printemps traite-t-elle les questions de l’insécurité alimentaire et de l’abordabilité pour les Canadiens aux prises avec la hausse du coût du panier d’épicerie?
Q2 – Comment la Mise à jour économique du printemps aborde-t-elle les importants obstacles financiers auxquels sont confrontés les producteurs canadiens?
Q3 – Comment le financement accordé à l’ACIA dans la Mise à jour économique du printemps permettra-t-il de soutenir le secteur agricole?
Réponse suggérée :
R1 - La Mise à jour économique du printemps met en lumière plusieurs mesures déjà annoncées, y compris des allègements ciblés immédiats et des réformes structurelles à plus long terme qui visent à réduire les facteurs à l’origine de la hausse des coûts des produits d’épicerie, aidant ainsi à relever les défis liés à l’insécurité alimentaire et à l’abordabilité.
Parmi les mesures de soutien direct aux ménages, notons l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, l’injection de 20 millions de dollars dans le Fonds des infrastructures alimentaires locales pour soutenir l’approvisionnement alimentaire communautaire, la mise en place permanente du Programme national d’alimentation scolaire, et la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur le carburant afin d’atténuer les pressions du coût de la vie.
Dans le but de soutenir la sécurité alimentaire et l’abordabilité dans le Nord, la Mise à jour économique prévoit également l’injection de 6,3 millions de dollars dans le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées et de 30 millions de dollars dans le programme de contribution au commerce de détail de Nutrition Nord Canada.
En outre, le gouvernement réduit les coûts dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire en affectant 500 millions de dollars du Fonds de réponse stratégique au renforcement de la capacité du secteur agroalimentaire, en créant un fonds de 150 millions de dollars pour la sécurité alimentaire pour les petites et moyennes entreprises, et en prévoyant 41 millions de dollars sur six ans pour la déduction immédiate des dépenses liées aux bâtiments de serres. À cela s’ajoute une approche davantage axée sur la sécurité alimentaire dans la réglementation fédérale, y compris un financement de 24 millions de dollars sur quatre ans et de 9 millions de dollars par année par la suite pour permettre à Santé Canada d’accroître sa capacité d’analyse économique et d’accélérer les processus d’examen des produits antiparasitaires.
Le gouvernement propose également de modifier la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments et la Loi sur les produits antiparasitaires afin d’inclure la sécurité alimentaire et le coût des aliments dans les mandats de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire.
La Mise à jour économique du printemps réaffirme l’engagement du gouvernement à élaborer une stratégie nationale de sécurité alimentaire. De plus amples renseignements seront communiqués au cours des prochains mois; toutefois, les principaux domaines d’intérêt comprendront la production alimentaire au pays, l’amélioration de l’accès à des aliments nutritifs et abordables, ainsi que le renforcement de la résilience et de la capacité pour répondre à la demande intérieure.
R2 - Comme il a été annoncé le 1er avril 2026 et réitéré dans la Mise à jour économique du printemps, la limite des avances sans intérêt du Programme de paiements anticipés a encore été augmentée, passant de 100 000 $ à 250 000 $ pour l’année de programme 2026. Cela devrait permettre à 8 618 producteurs de réaliser des économies supplémentaires moyennes de 4 340 $, soit une économie totale pouvant atteindre 37,4 millions de dollars pour la présente année de programme. De plus, comme il a été annoncé en septembre 2025, la limite sans intérêt pour les avances sur le canola a été fixée à 500 000 $ pour les années de programme 2025 et 2026, en réponse à l’imposition de droits de douane sur les produits canadiens du canola.
R3 - La Mise à jour économique du printemps a annoncé le renouvellement des activités opérationnelles de base de l’ACIA. Cela comprend le financement de la surveillance continue de l’approvisionnement alimentaire canadien pour assurer la salubrité des aliments et la prévention des maladies. Les six initiatives consistent à : 1) prolonger le soutien à la préparation à la peste porcine africaine et à la prévention de cette maladie; 2) prolonger le soutien à la prévention de l’encéphalopathie spongiforme bovine; 3) prolonger le soutien au Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques; 4) prolonger le soutien au Fonds central d’intervention d’urgence; 5) prolonger le soutien à la salubrité des aliments; et 6) prolonger le soutien à la prévention de la gale verruqueuse de la pomme de terre. Le renouvellement de ces six initiatives garantira un accès continu aux marchés pour les produits agricoles et agroalimentaires canadiens, tout en créant des possibilités de croissance dans de nouveaux marchés et en protégeant les ressources alimentaires, animales et végétales du Canada.
Contexte :
Stratégie nationale de sécurité alimentaire
L’abordabilité des aliments et l’insécurité alimentaire sont une préoccupation majeure pour les Canadiens. Depuis janvier 2020, les prix des aliments ont augmenté d’environ 30 %, comparativement à une hausse de 21 % de l’indice global des prix à la consommation. Au cours de la même période, l’insécurité alimentaire des ménages est passée de 15,8 % en 2020-2021 à 24 % en 2024-2025, les ménages à faible revenu étant les plus touchés. Les répercussions sont souvent plus importantes dans les régions rurales et éloignées, et les peuples autochtones sont touchés de façon disproportionnée : 40 % des ménages autochtones vivant hors réserve et 76 % des ménages inuits au Nunavut sont en situation d’insécurité alimentaire.
Par conséquent, le 26 janvier 2026, le premier ministre a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale de sécurité alimentaire visant à accroître la production alimentaire au pays, à améliorer l’accès à des aliments abordables et nutritifs et à renforcer la résilience du Canada et sa capacité de répondre aux besoins intérieurs.
Parallèlement à cette stratégie, le gouvernement a mis en place une série de mesures ciblées pour aider à réduire le coût des aliments et soutenir les Canadiens, à savoir :
• l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui aidera plus de 12 millions de Canadiens;
• l’injection de 20 millions de dollars dans le Fonds des infrastructures alimentaires locales afin d’atténuer les pressions sur les banques alimentaires;
• 41 millions de dollars sur six ans pour la déduction immédiate des dépenses liées aux bâtiments de serres afin de renforcer l’offre intérieure;
• l’affectation de 500 millions de dollars du Fonds de réponse stratégique pour faire face aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement;
• un fonds de 150 millions de dollars pour la sécurité alimentaire pour les petites et moyennes entreprises;
• l’affectation de 36 millions de dollars pour favoriser la sécurité alimentaire dans le Nord;
• la mise en place du Programme national d’alimentation scolaire de manière permanente;
• la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur l’essence, le combustible diesel et les carburants d’aviation.
L’engagement du gouvernement à élaborer une stratégie nationale de sécurité alimentaire a été réaffirmé dans la Mise à jour économique du printemps du 28 avril 2026, qui soulignait la nécessité de s’attaquer aux facteurs structurels de l’abordabilité des aliments. Il s’agit notamment de mettre davantage l’accent sur des mesures à long terme visant à stimuler la productivité, l’innovation et la concurrence afin d’augmenter les revenus et de réduire les pressions financières au sein des chaînes d’approvisionnement du Canada. Un exemple de cette approche est l’investissement prévu de jusqu’à 7 milliards de dollars dans le secteur agricole et agroalimentaire canadien d’ici 2030 par Financement agricole Canada et des partenaires privés.
La Mise à jour économique du printemps a également annoncé des mesures complémentaires pour aider à réduire le coût des aliments à long terme, notamment :
• collaborer avec les provinces et les territoires afin de normaliser l’étiquetage des produits à l’unité;
• appuyer le Bureau de la concurrence;
• proposer la modification de la Loi sur l’Agence canadienne d’inspection des aliments et de la Loi sur les produits antiparasitaires pour tenir compte de la sécurité alimentaire et du coût des aliments, avec un financement de 24 millions de dollars sur quatre ans à compter de 2027-2028, et de 9 millions de dollars par année par la suite, pour accroître la capacité d’analyse et optimiser les processus d’examen des produits antiparasitaires.
De plus amples renseignements sur la stratégie nationale de sécurité alimentaire seront fournis au cours des prochains mois.
Programme de paiements anticipés
Le Programme de paiements anticipés (PPA) est un programme fédéral de garantie de prêt qui offre aux producteurs agricoles un accès facile à des avances de fonds à faible taux d’intérêt. Dans le cadre de ce programme, les producteurs peuvent obtenir des avances de fonds pouvant atteindre 1 million de dollars en fonction de la valeur marchande prévue de leurs produits, ce qui les aide à répondre à leurs besoins financiers, y compris les coûts des intrants, tout au long de leur cycle de production et de commercialisation.
Pour que les producteurs agricoles canadiens aient accès aux liquidités nécessaires pour continuer à produire des aliments et à soutenir la sécurité alimentaire nationale, le gouvernement a temporairement bonifié la limite de 100 000 $ des avances sans intérêt au titre du PPA, passant à 250 000 $ en 2022, à 350 000 $ en 2023 et à 250 000 $ en 2024 et en 2025, ce qui représente des économies totales de 226,9 millions de dollars pour les producteurs sur une période de quatre ans (de 2022 à 2025).
Le 5 septembre 2025, il a été annoncé que la limite des avances sans intérêt serait temporairement augmentée à 500 000 $ pour les avances sur le canola au cours des années de programme 2025 et 2026. On s’attend à ce que ces modifications au programme permettent à environ 1 745 et 6 000 producteurs de canola, respectivement pour les années de programme 2025 et 2026, d’obtenir une somme combinée de 36,3 millions de dollars (5,1 millions de dollars en 2025 et 31,2 millions de dollars en 2026) en économies d’intérêt supplémentaires.
Le 1er avril 2026, il a été annoncé que la limite des avances sans intérêt serait temporairement augmentée, passant à 250 000 $ pour l’année de programme 2026, pour les avances autres que le canola. Cette mesure devrait permettre à environ 8 618 producteurs de réaliser des économies d’intérêts supplémentaires combinées de 37,4 millions de dollars pour l’année de programme 2026, avec des économies supplémentaires moyennes d’environ 4 340 $ par producteur.
Les producteurs ont également accès à un ensemble de programmes de gestion des risques de l’entreprise (GRE) pour les aider à gérer les risques importants qui menacent la viabilité de leurs exploitations agricoles et qui excèdent leur capacité de gestion. Cet ensemble comprend les programmes de base Agri-protection, Agri-stabilité et Agri-investissement.
Décisions de financement concernant l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans la Mise à jour économique du printemps
L’ACIA a reçu des décisions confirmant le renouvellement du financement de six initiatives qui appuient les activités opérationnelles de base. Le renouvellement de ces initiatives permettra au Canada de conserver son accès aux marchés, tout en créant des débouchés dans de nouveaux marchés et en protégeant ses ressources alimentaires, animales et végétales.
• Prolongation du soutien à la préparation à la peste porcine africaine (PPA) et à la prévention de cette maladie : 18,3 millions de dollars sur trois ans pour appuyer les efforts de surveillance, de prévention et de préparation en cas d’éventuelle éclosion de la PPA au Canada.
• Prolongation du soutien à la prévention de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) : 67 millions de dollars sur trois ans pour maintenir le programme de contrôle de l’ESB de l’ACIA et soutenir le maintien du statut de risque négligeable du Canada.
• Prolongation du soutien au Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques : 17,4 millions de dollars sur trois ans pour mobiliser les collectivités autochtones et les aider à récolter des mollusques et crustacés en toute sécurité à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR).
• Prolongation du soutien au Fonds central d’intervention d’urgence : 83,7 millions de dollars sur trois ans pour maintenir les mesures visant à protéger la santé humaine et animale contre les éclosions de maladies, y compris l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), la maladie de la sphère X multinucléée (MSX), la tuberculose bovine et la maladie Dermo.
• Prolongation du soutien à la salubrité des aliments : 75 millions de dollars sur cinq ans pour maintenir le financement des principales activités liées à la salubrité des aliments.
• Prolongation du soutien à la prévention de la gale verruqueuse de la pomme de terre : 18 millions de dollars sur trois ans pour maintenir la capacité scientifique, analytique et opérationnelle de l’ACIA afin de gérer la gale verruqueuse de la pomme de terre à l’Île-du-Prince-Édouard en particulier, et au Canada dans son ensemble, et pour assurer la continuité des échanges commerciaux.
Renseignements supplémentaires :
• La Mise à jour économique du printemps 2026 souligne le rôle essentiel du secteur agricole et agroalimentaire dans l’économie canadienne en réaffirmant l’engagement du gouvernement à renforcer la résilience et à stimuler l’innovation grâce à des investissements et à des mesures de soutien.
• La Mise à jour souligne également la détermination du gouvernement à rendre les aliments plus abordables et accessibles pour les Canadiens, notamment au moyen de mesures d’allègement ciblées déjà en place, et réitère l’engagement à élaborer une stratégie nationale de sécurité alimentaire visant à bâtir un système alimentaire plus sûr et plus abordable.
• Alors que le secteur agricole et agroalimentaire canadien fait face à d’importantes pressions et incertitudes, le gouvernement demeure résolu à faire en sorte que ce secteur reste compétitif et soit bien placé pour continuer de nourrir le Canada et le reste du monde.