Note pour la période des questions : Plan des niveaux d’immigration 2026-2028
About
- Numéro de référence :
- IRCC-2025-QP-00046
- Date fournie :
- 12 nov. 2025
- Organisation :
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada
- Nom du ministre :
- Diab, Lena Metlege (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Enjeu ou question :
Niveaux d’immigration du Canada pour les années 2026 à 2028.
Réponse suggérée :
• Nous reprenons le contrôle du système d’immigration et ramenons l’immigration à des niveaux viables.
• Le plan des niveaux de cette année met l’accent sur un retour à des niveaux d’immigration viables grâce à une diminution continue du nombre d’arrivées de résidents temporaires et à la stabilisation des admissions de résidents permanents.
• Le Plan des niveaux d’immigration 2026–2028 accorde la priorité à l’immigration économique dans le but d’appuyer l’engagement du gouvernement d’attirer les meilleurs talents et les plus brillants au monde et de combler les pénuries de main-d’œuvre critiques dans des professions recherchées.
• Notre plan aidera à renforcer l’économie canadienne en répondant aux besoins démographiques et liés au marché du travail à long terme, tout en harmonisant les cibles d’immigration avec la capacité communautaire.
Si pressé :
Ces cibles appuient les engagements visant à :
• réduire la population canadienne temporaire à moins de 5 % de la population d’ici la fin de 2027
• stabiliser les admissions de résidents permanents à moins de 1 % de la population au-delà de 2027
• atteindre 12% de l’immigration francophone d’ici 2029
Contexte :
• En vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR), le ministre d’IRCC doit déposer au Parlement le Plan des niveaux d’immigration du Canada. Comme l’a annoncé le Premier ministre le 22 octobre dernier, ce Plan a été inclus dans le budget 2025.
• À compter du Plan des niveaux 2025-2027, IRCC a élargi le Plan pour y inclure des cibles pour les arrivées de nouveaux résidents temporaires (RT) (c.-à-d. les étudiants étrangers et les travailleurs étrangers) en plus des admissions de résidents permanents (RP).
• Le Plan des niveaux 2026-2028 présente une réduction globale des arrivées de RT et une stabilisation des admissions de RP au cours des trois prochaines années :
2026 2027 2028
Cibles pour les RT 385 000 370 000 370 000
Cibles pour les RP 380 000 380 000 380 000
• Dans l’ensemble, les cibles visent à trouver un équilibre entre le soutien au programme économique ambitieux du Canada, la satisfaction des besoins du marché du travail en accordant la priorité à la main-d’œuvre canadienne et la réduction des pressions sur le logement, les soins de santé et d’autres services.
• Des initiatives ponctuelles seront également mises en œuvre pour assurer la transition de certaines personnes au Canada qui sont déjà en voie d’obtenir la résidence permanente : personnes protégées au Canada et certains travailleurs temporaires.
Résidents temporaires
• Les RT jouent un rôle important dans le soutien à l’économie du Canada et le façonnage de notre tissu culturel. Toutefois, le nombre de personnes qui travaillent et étudient temporairement au Canada doit prendre en compte l’évolution des besoins de notre marché du travail, l’offre en matière de logement et notre capacité d’accueil.
• Les changements apportés à la politique de réduction des RT ont déjà commencé à avoir un effet, puisque les nouvelles arrivées de travailleurs et d’étudiants au Canada ont baissé de 278 900 personnes entre janvier et août 2025 par rapport à la même période l’année dernière; mais les effets complets restent à venir.
• Les cibles pour les travailleurs, y compris les travailleurs relevant du Programme de mobilité internationale (PMI) et du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), sont fixées à 230 000 en 2026 et à 220 000 en 2027 et en 2028.
o Les travailleurs représentent environ 60% de toutes les arrivées de RT au cours des trois années et sont priorisés pour aider à répondre aux besoins essentiels du marché du travail et appuyer le programme ambitieux du Canada en matière d’attraction des talents.
• Le gouvernement reconnaît le rôle des TET dans certains secteurs de l’économie et dans certaines régions du pays. Par conséquent, le Plan des niveaux d’immigration 2026-2028 tiendra compte des industries et des secteurs touchés par les droits de douane ainsi que des besoins particuliers dans les collectivités rurales et éloignées.
• Les nouvelles arrivées d’étudiants diminueront pour atteindre 155 000 en 2026 et 150 000 en 2027 et en 2028, les étudiants représentant environ 40 % des nouvelles arrivées de résidents temporaires.
Résidents permanents
• La catégorie de l’immigration économique représente la plus grande proportion d’admissions de RP chaque année, atteignant 64 % d’ici 2027 – le pourcentage le plus élevé depuis plus de dix ans.
• La proportion globale des admissions au titre de la catégorie du regroupement familial demeurera relativement stable, soit entre 21,3 % et 22,1 % afin de favoriser la réunification des familles, pierre angulaire de la tradition d’accueil du Canada.
• Le Canada continuera d’être un chef de file mondial en matière de réinstallation des réfugiés, avec 13 % des admissions totales relevant de ces programmes.
• Par ailleurs, 16 900 admissions supplémentaires sur trois ans seront également réservées à la réalisation des engagements humanitaires du Canada (p. ex. Soudan, Ukraine, Hong Kong), ainsi qu’aux demandes fondées sur des motifs d’ordre humanitaire.
• Le Plan des niveaux 2026-2028 établit des cibles pour les admissions de résidents permanents francophones à 9 % (30 267) du total des admissions pour 2026, à 9,5 % (31 825) pour 2027 et à 10,5 % (35 175) pour 2028. Ces cibles appuieront l’objectif général de 12 % d’ici 2029.
• Le Canada est en bonne voie d’atteindre sa cible de 2025 de 395 000 admissions de résidents permanents. Entre janvier et août 2025, environ 277 000 résidents permanents ont été admis au Canada.
Initiatives ponctuelles pour ajuster notre système d’immigration
• Dans le cadre d’un vaste effort d’ajustement visant à ramener notre système d’immigration à des niveaux durables, le gouvernement met en œuvre des initiatives ponctuelles pour simplifier la transition de certaines personnes au Canada qui sont déjà en voie d’obtenir la résidence permanente.
• Les initiatives viseront les personnes protégées au Canada et certains travailleurs temporaires en voie d’obtenir la résidence permanente. Ces initiatives complètent les cibles générales du Plan des niveaux 2026-2028 et contribueront à rétablir le contrôle, la clarté et la cohérence du système d’immigration.
Personnes protégées au Canada
• Les personnes protégées ont un statut protégé reconnu au Canada et peuvent résider dans le pays tant qu’elles conservent ce statut. Le gouvernement entreprendra une initiative ponctuelle pour simplifier la transition d’environ 115 000 personnes protégées au Canada qui sont déjà en voie d’obtenir la résidence permanente au cours des deux prochaines années (2026 et 2027).
• Cette étape concrète permet au Canada de respecter ses obligations humanitaires internationales et contribuera à assurer une plus grande stabilité et à accélérer la pleine intégration des personnes protégées dans la société canadienne ainsi que leur cheminement vers la citoyenneté.
• Il s’agit d’une mesure pratique qui tient compte du fait que ces personnes ne peuvent retourner dans leur pays d’origine. Les admissions effectuées dans le cadre de cette initiative viennent s’ajouter aux cibles pour les admissions de résidents permanents susmentionnées.
Travailleurs au Canada
• Le gouvernement prendra également une mesure ponctuelle pour accélérer la transition vers la résidence permanente de jusqu’à 33 000 titulaires de permis de travail en 2026 et en 2027.
• Cette initiative ciblera les personnes qui contribuent déjà à l’économie canadienne dans un large éventail de secteurs en demande, y compris dans les régions rurales et les zones où la main-d’œuvre est rare, reconnaissant ainsi leurs solides racines dans leurs communautés et leur contribution à l’économie du Canada.
Importance économique de l’immigration
• Les résidents permanents admis dans le cadre des voies économiques fédérales en vertu d’Entrée express affichent systématiquement des revenus moyens nettement supérieurs (62 800 $ un an après l’admission pour les résidents permanents admis en 2020 et 72 000 $ deux ans après leur admission) aux revenus médians canadiens (43 060 $ en 2022, en hausse par rapport à 40 923 $ en 2020) (source : BDIM, Statistique Canada)
• Les résidents permanents admis dans le cadre des voies d’immigration économiques régionales – comme le Programme des candidats des provinces, le Programme d’immigration au Canada atlantique et les programmes pilotes d’immigration dans les communautés rurales et francophones – sont sélectionnés par les provinces, les territoires et les communautés participantes en fonction de leur capacité à répondre aux besoins particuliers du marché du travail local. Ces programmes répondent aux besoins critiques du marché du travail en s’assurant que les avantages de l’immigration économique sont répartis dans l’ensemble des régions du Canada.
• En 2024, les immigrants (résidents non permanents [RNP] et résidents permanents [RP]) en âge de travailler (25 à 54 ans) représentaient 35,4 % de la population active canadienne, et l’ensemble de la croissance de la population active entre 2023 et 2024 (source : EPA 2024).
• En 2024, les immigrants (RNP et RP) de tous âges représentaient :
o 23 % des travailleurs dans le secteur de la construction;
o 40 % des travailleurs dans les services professionnels, scientifiques et techniques;
o 44 % des travailleurs dans le secteur du transport et de l’entreposage;
o 43 % des travailleurs dans l’hébergement et la restauration.
L’immigration joue un rôle important dans le secteur des soins de santé : un travailleur sur quatre dans ce secteur est un immigrant. De plus, la part d’immigrants dans le secteur des soins de santé correspond à la part d’immigrants sur le marché du travail dans son ensemble.
• Les étudiants étrangers ont une incidence positive directe sur l’économie canadienne, notamment en soutenant indirectement l’emploi dans le secteur de l’éducation, les frais de scolarité nationaux et les possibilités offertes aux étudiants canadiens (choix des programmes et accès aux établissements d’enseignement).
Élaboration du Plan des niveaux et consultation
• Le Plan annuel des niveaux d’immigration établit des cibles et des fourchettes pour chaque catégorie d’immigration conformément aux priorités économiques, sociales et humanitaires du gouvernement.
• Pour appuyer l’élaboration du Plan des niveaux 2026-2028, IRCC a analysé les projections démographiques mises à jour de Statistique Canada, y compris la manière dont le Plan des niveaux pourrait influer sur la composition de la main-d’œuvre et la main-d’œuvre disponible régionale.
• La modélisation macroéconomique d’autres ministères fédéraux a également contribué à l’analyse, en fournissant des évaluations d’indicateurs économiques plus larges – comme le PIB réel, le PIB par habitant, la formation de ménages et la croissance de la population active.
• La planification des niveaux permet au Ministère et à ses partenaires d’affecter les ressources adéquatement pour l’examen et la gestion des demandes ainsi que la planification des mesures de soutien à l’établissement.
• Chaque année, le Plan des niveaux est élaboré après de vastes consultations, y compris avec les PT, les partenaires, les intervenants et le public.
• Plus précisément, la consultation comprend :
o Provinces et territoires (PT) : La concertation avec les provinces et les territoires est menée de manière bilatérale et multilatérale, guidée par le Cadre conjoint de consultation fédéral-provincial-territorial sur les niveaux d’immigration, approuvé par le Forum des ministres responsables de l’immigration (FMRI).
o En vertu de l’Accord Canada-Québec, le Québec a la responsabilité de sélectionner les immigrants devant s’établir dans la province (sauf en ce qui concerne les demandeurs de la catégorie du regroupement familial et les demandeurs d’asile se trouvant au Canada). L’Accord engage le gouvernement fédéral à prendre en considération les niveaux souhaités par le Québec dans toutes les catégories. Le Plan des niveaux d’immigration du Québec est établi annuellement.
o Consultations auprès des intervenants : Le Ministère effectue un sondage de consultation annuel envoyé aux principaux intervenants (p. ex. représentants d’entreprises, établissements d’enseignement, associations multiculturelles ou ethnoculturelles, administrations municipales, urbanistes, organismes d’installation ou de réinstallation, etc.).
o Pour le Plan des niveaux 2026–2028, un total de 840 intervenants et organismes partenaires ont répondu au sondage ainsi que 18 135 répondants individuels.
o Le Ministère a également mené des discussions thématiques avec un certain nombre d’intervenants afin d’examiner les principaux éléments du prochain Plan des niveaux. Parmi les participants figuraient des urbanistes, des administrations municipales impliquées dans l’accueil des nouveaux arrivants, des économistes de banques canadiennes, des petites et moyennes entreprises, des organisations francophones, ainsi que des experts qui ont apporté leur point de vue sur la manière dont le Canada peut attirer stratégiquement des talents du monde entier.
o Peuples autochtones : IRCC accorde la priorité à la mobilisation des peuples autochtones et s’efforce d’accroître les taux de réponse des organisations autochtones.
o Pour le Plan des niveaux 2026–2028, le Ministère a invité 530 membres des Premières Nations, des Métis et des Inuits représentant des organisations ou travaillant pour elles afin d’obtenir leur avis.
o Opinion publique : Si la recherche sur l’opinion publique montre que les Canadiens pensent encore que les immigrants contribuent de manière importante à l’économie et à la société canadiennes, la proportion de Canadiens estimant que trop d’immigrants entrent au Canada a considérablement augmenté au cours des deux dernières années. À l’automne 2025, 56 % des Canadiens pensent que le pays accepte trop d’immigrants. D’autre part, certains employeurs, établissements d’enseignement postsecondaire et petites et moyennes collectivités réclament plus d’immigrants pour répondre à des besoins économiques et de main-d’œuvre propres à leur région.
Renseignements supplémentaires :
aucun