Note pour la période des questions : Expulsions de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est
About
- Numéro de référence :
- 00004-2022
- Date fournie :
- 1 févr. 2022
- Organisation :
- Affaires mondiales Canada
- Nom du ministre :
- Joly, Mélanie (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre des Affaires étrangères
Enjeu ou question :
Le 19 janvier 2022, la famille Salhiya a été expulsée de sa maison de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est. La maison a immédiatement été démolie.
Réponse suggérée :
• Le Canada demeure préoccupé par les processus d'expulsion à Jérusalem et dans les environs, notamment à Cheikh Jarrah.
• Ces mesures ont des répercussions sur les familles et les revenus, et elles menacent la sécurité et la stabilité.
• Le Canada souscrit à l'objectif d'une paix complète, juste et durable, y compris la création d'un État palestinien cohabitant en paix et en sécurité avec Israël.
• Les actions unilatérales constituent un obstacle majeur aux perspectives de paix.
• Le Canada ne reconnaît pas l'annexion unilatérale de Jérusalem-Est par Israël ni le contrôle permanent d'Israël sur les territoires occupés en 1967.
Contexte :
Le 19 janvier, la famille Salhiya, composée de trois adultes et de neuf enfants, a été expulsée de sa maison de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est. La maison a immédiatement été démolie. La famille avait reçu une ordonnance d'expulsion au début janvier à la suite de procédures judiciaires ayant duré plusieurs années. Elle a tenté d'obtenir une injonction judiciaire pour se protéger, mais en vain. La propriété du terrain est contestée. La municipalité de Jérusalem soutient que le terrain devait être utilisé pour construire une école et que la famille squattait l'endroit.
Cette expulsion était la première à survenir à Cheikh Jarrah depuis près de cinq ans. Le conflit de onze jours entre Israël et Hamas du mois de mai 2021 était en partie attisé par la colère liée aux ordonnances d'expulsion à Cheikh Jarrah.
Cheikh Jarrah est un quartier majoritairement palestinien au nord de la vieille ville de Jérusalem. La vieille ville et les quartiers palestiniens adjacents densément peuplés sont les endroits les plus disputés et controversés sur le plan politique de Jérusalem en raison du nombre élevé de lieux saints ainsi que de lieux religieux et historiques qui s'y trouvent. Quatorze bâtiments de Cheikh Jarrah font actuellement l'objet de procédures d'expulsion, y compris huit qui ont fait appel à la Cour suprême. Quelques familles ont épuisé leurs recours judiciaires et ont reçu, ou recevront dans les prochaines semaines, une ordonnance d'expulsion. Les questions visant la propriété des terres sont extrêmement complexes et disputées puisque certaines revendications contradictoires datent d'avant 1948.
Selon le BCAH de l'ONU, en 2020, environ 218 résidences palestiniennes (soit 970 Palestiniens, dont 424 enfants) de Jérusalem-Est étaient à risque d'une expulsion.
Renseignements supplémentaires :
aucun