Note pour la période des questions : L’avenir des services hydrométéorologiques au Canada

About

Numéro de référence :
ECCC-QP-000010
Date fournie :
19 sept. 2025
Organisation :
Environnement et Changement climatique Canada
Nom du ministre :
Dabrusin, Julie (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de l'Environnement et du Changement climatique

Enjeu ou question :

Sommaire
Le 11 septembre 2025, le Conseil des académies canadiennes a publié une évaluation indépendante sur l’avenir des services hydrométéorologiques au Canada. Le rapport relève trois tendances principales qui transforment actuellement les services hydrométéorologiques au Canada et explique comment les réductions budgétaires subies par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pourraient avoir des répercussions sur les activités d’ECCC.

Réponse suggérée :

• ECCC a demandé au Conseil des académies canadiennes de réaliser l’étude à laquelle vous faites référence dans votre question dans le cadre de notre engagement à garantir que nos services hydrométéorologiques demeurent à l’avant-garde en matière de technologie et de prestation de service.
• Le rapport a confirmé bon nombre des enjeux que nous avons déjà commencé à résoudre. Nous continuerons de nous appuyer sur ses conclusions afin de continuer à fournir des renseignements et émettre des alertes météorologiques en temps opportun, exacts et fiables pour protéger la santé et la sécurité de la population canadienne, des entreprises et des activités de défense.

Contexte :

En février 2025, ECCC a mandaté le Conseil des académies canadiennes (CAC) pour réaliser une évaluation indépendante des conséquences liées aux tendances émergentes, notamment les changements climatiques et le développement rapide des technologies, sur les fonctions essentielles des services météorologiques publics du Canada.

Le Ministère a fait avancer ce travail dans le cadre d’une approche à plusieurs volets visant à recueillir des données sur les tendances émergentes, l’évolution du contexte dans lequel il effectue ses activités et les orientations futures possibles.

Le CAC est une organisation bien établie, qui possède une vaste expérience dans la production d’information et de données de haute qualité sur des questions complexes d’intérêt public pour le gouvernement du Canada afin d’appuyer la prise de décisions fondées sur des données probantes. Il utilise un processus robuste, réunissant des groupes d’experts multidisciplinaires et multisectoriels pour effectuer des évaluations indépendantes. Celles-ci sont fondées sur des données probantes, menées par des experts et destinées à relever des défis spécifiques. Cette méthode éprouvée garantit l’indépendance et la crédibilité des évaluations et des résultats. Les rapports du CAC sont également évalués par les pairs.

Sur une période de six mois, le CAC a évalué les fonctions essentielles des services hydrométéorologiques publics du Canada, et elles pourraient évoluer dans le contexte des changements climatiques, des nouvelles technologies, de l’évolution du paysage informationnel et d’autres tendances. Dans le cadre de ce processus, le CAC a réuni un groupe de quatre experts pendant trois mois pour examiner les données et délibérer sur le sujet. Le CAC et le groupe d’experts ont également consulté de nombreux autres experts dans le cadre d’un atelier visant à étudier et à analyser les données existantes.

Le rapport relève trois tendances clés qui ont actuellement une incidence sur les services hydrométéorologiques au Canada :
1. la pression que les changements climatiques exercent sur les ressources hydrométéorologiques;
2. les avancées technologiques (comme l’intelligence artificielle) et les possibilités de collaborations nationales et internationales accrues;
3. un écosystème de services en constante évolution qui exige crédibilité et autorité dans un paysage informationnel diffus.

Le rapport aborde les coupes budgétaires subies par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et leur incidence potentielle sur les activités d’ECCC. À cet égard, la capacité du Ministère à fournir des services de prévision hydrométéorologique n’a pas été directement touchée par les changements aux États-Unis, car le Service météorologique du Canada (SMC) utilise ses propres modèles et concentre ses efforts sur les observations canadiennes pour comprendre les conditions météorologiques au pays et ses répercussions sur la population canadienne.

ECCC dépend de nombreuses sources de données canadiennes et internationales pour soutenir ses services hydrométéorologiques, notamment les radars météorologiques, les données et images satellitaires météorologiques à haute résolution, les données de surveillance de la quantité d’eau relatives aux plans d’eau partagés, les équipements de détection de la foudre, les stations météorologiques, les bouées météorologiques, les rapports d’observation météorologique provenant de navires et les ballons-sondes.

Les responsables d’ECCC ont élaboré des plans d’atténuation et d’urgence pour s’assurer que les répercussions d’une éventuelle interruption de la transmission des données depuis les États-Unis sont minimisées. Ces plans prévoient de renforcer et sécuriser l’accès aux données, aux infrastructures et aux capacités informatiques essentielles pour le Canada, ainsi que de collaborer avec d’autres services hydrométéorologiques nationaux et avec l’Organisation météorologique mondiale.

ECCC continuera de collaborer à l’échelle internationale par l’intermédiaire de l’Organisation météorologique mondiale afin de faire progresser stratégiquement les priorités du Canada concernant l’amélioration des observations, des modélisations, des prévisions et des services canadiens. Le SMC s’appuiera sur les partenariats internationaux et les innovations scientifiques et technologiques pour renforcer ses capacités et ses compétences internes.

Les conclusions du rapport seront prises en compte dans le cadre du travail effectué par le SMC pour améliorer et moderniser les services hydrométéorologiques sur la base de données probantes.

Renseignements supplémentaires :

Sans objet