Note pour la période des questions : Financement international de la lutte contre les changements climatiques

About

Numéro de référence :
ECCC-QP-000011
Date fournie :
19 sept. 2025
Organisation :
Environnement et Changement climatique Canada
Nom du ministre :
Dabrusin, Julie (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de l'Environnement et du Changement climatique

Enjeu ou question :

L’engagement du Canada de 5,3 milliards de dollars au titre du financement de la lutte contre les changements climatiques (2021-2026) soutient les pays en développement dans leur transition vers un développement à faibles émissions de carbone, résilient sur le plan climatique, respectueux de la nature et inclusif. L’atteinte du nouvel objectif collectif quantifié qui a été établi lors de la 29e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) exige une ambition accrue et la mobilisation de multiples acteurs, y compris le secteur privé.

Réponse suggérée :

• Les changements climatiques menacent la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement, et aggravent l’abordabilité au Canada et dans le monde entier. Le financement international de la lutte contre les changements climatiques, tant public que privé, est essentiel pour réduire les coûts futurs et soutenir les plus vulnérables.
• Lors de la COP29, qui a eu lieu en 2024, les pays ont fixé un objectif de 300 milliards de dollars américains par an d’ici 2035 pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions et à s’adapter aux effets des changements climatiques.
• Le Canada continuera de travailler avec tous les acteurs, y compris le secteur financier, la société civile, les banques multilatérales de développement, ainsi que d’autres pays donateurs, pour accroître et améliorer le financement de la lutte contre les changements climatiques.
• Les États-Unis ont se sont retirés de l’Accord de Paris de leur propre chef. Cela n’a aucune incidence sur l’engagement du Canada à soutenir l’action climatique dans les pays en développement.

Contexte :

• Dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris, les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an au titre du financement international de la lutte contre les changements climatiques d’ici 2020 et jusqu’en 2025. Le Canada est un chef de file international en la matière et a travaillé en étroite collaboration avec d’autres contributeurs pour mobiliser les efforts devant permettre d’atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars, d’améliorer l’efficacité du financement de la lutte contre les changements climatiques et d’accroître la transparence. Grâce à ces efforts, en 2024, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a confirmé que l’objectif des 100 milliards de dollars avait été atteint et dépassé pour la première fois en 2022, 116 milliards de dollars américains ayant été fournis et mobilisés.
• Lors de la COP29, les pays ont convenu d’établir un nouvel objectif collectif quantifié pour le financement de la lutte contre les changements climatiques, un objectif d’investissement d’au moins 1,3 billion de dollars américains par an d’ici 2035 pour les pays en développement, provenant de tous les acteurs et de toutes les sources (publiques et privées). Le but est que les pays développés prennent l’initiative de mobiliser au moins 300 milliards de dollars américains par an d’ici 2035. L’objectif de 300 milliards de dollars américains remplace l’objectif actuel de 100 milliards de dollars américains qui arrive à terme à la fin de 2025.
• Bien que le nouvel objectif de financement de la lutte contre les changements climatiques exerce une pression supplémentaire sur les pays développés pour rehausser leur ambition, le Canada n’a aucune obligation légale d’augmenter son engagement à l’égard du financement de l’action climatique de manière directement proportionnelle au nouvel objectif, car il s’agit d’un engagement politique et d’un objectif collectif. Pour soutenir l’atteinte de l’objectif collectif de 100 milliards de dollars américains par an, le Canada a annoncé, en 2021, doublement de son engagement international en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques, pour le porter à 5,3 milliards de dollars pour la période 2021-2026. Cet engagement s’appuie sur le précédent engagement du Canada de 2,65 milliards de dollars et aide les pays en développement, en particulier les pays à revenu faible et moyen, dans leur lutte contre les changements climatiques et la perte de biodiversité en soutenant leur transition vers un développement durable, à faibles émissions de carbone, résilient sur le plan climatique, respectueux de la nature et inclusif. L’engagement actuel du Canada de 5,3 milliards de dollars pour le financement climatique prendra fin en mars 2026. Le Canada d’autres pays donateurs subiront de la pression pour annoncer un renouvellement des programmes de financement climatique dans le contexte de la COP. Bien qu’il s’agisse d’un engagement inscrit dans le programme du Parti libéral, le gouvernement n’a pas encore pris de décision officielle.
• Le Canada se réchauffe à un rythme deux fois supérieur au reste de la planète, et trois fois plus rapidement dans l’Arctique. Les conséquences à l’échelle nationale sont déjà graves et coûteuses : en 2024, les dommages assurés causés par des phénomènes météorologiques extrêmes au Canada ont dépassé 8,5 milliards de dollars, éclipsant le précédent record de 6 milliards de dollars établi en 2016. Ces conséquences posent des menaces de plus en plus graves pour l’économie canadienne, en ralentissant la croissance économique, en augmentant les coûts liés aux catastrophes, et en faisant grimper les prix des aliments et d’autres biens en raison des perturbations croissantes dans les chaînes d’approvisionnement. Accélérer la prise de mesures internationales visant à freiner et à renverser ces menaces est un moyen efficace de réduire les coûts futurs pour le gouvernement du Canada et la population canadienne. Pour relever ces défis, il faudra faire une utilisation stratégique des financements publics à des conditions libérales, qui sont rares, et qui doivent mobiliser des capitaux privés de manière considérable afin de réduire les émissions et renforcer la résilience.

Renseignements supplémentaires :

Sans objet