Note pour la période des questions : AUGMENTATION DES PRIX DES ALIMENTS EN 2026
About
- Numéro de référence :
- EF_050_20260105
- Date fournie :
- 4 déc. 2025
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Hajdu, Patty (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’emploi et des familles
Enjeu ou question :
Publication du Rapport annuel sur les prix alimentaires de 2026 au Canada
Réponse suggérée :
Le gouvernement s’engage à bâtir un avenir meilleur pour tous les Canadiens et à prendre des mesures concrètes pour réduire les coûts et rendre la vie plus abordable.
Le gouvernement a pris des mesures concrètes pour rendre la vie plus abordable :
adoption d’une loi pour réduire les impôts pour près de 22 millions de Canadiens, ce qui permettra aux ménages à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 dollars par année;
pérennisation du Programme national d’alimentation scolaire afin de pouvoir nourrir jusqu’à 400 000 enfants.
lancement de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, qui fournit jusqu’à 2 400 dollars par année aux personnes admissibles;
lancement de Maisons Canada pour la construction de logements abordables à grande échelle, doté d’un capital initial de 13 milliards de dollars;
Ces mesures récentes s’appuient sur des investissements importants dans des mesures de soutien du revenu et des programmes sociaux, tels que l’Allocation canadienne pour enfants, l’Allocation canadienne pour les travailleurs bonifiée et la Sécurité de la vieillesse, qui améliorent la capacité des Canadiens à subvenir à leurs besoins essentiels, notamment en matière d’alimentation.
De telles mesures aident les Canadiens à aller de l’avant.
Contexte :
Rapport sur les prix alimentaires au Canada
Le Rapport sur les prix alimentaires 2026 marque la 16e édition de cette publication. Le rapport est produit de manière collaborative par l’Université Dalhousie, l’Université de Guelph, l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de la Saskatchewan.
Cette édition du rapport utilise une méthode systématique pour prévoir les hausses et les tendances des prix des aliments pour les années à venir. Le modèle d’analyse prédictive a été élaboré à l’aide de l’indice des prix à la consommation (IPC) des produits alimentaires de Statistique Canada ainsi que sur des données climatiques, économiques, industrielles et géopolitiques pour prévoir les variations en pourcentage d’une année sur l’autre en 2026. Huit catégories d’aliments ont été évaluées (produits de boulangerie, fruits, produits laitiers et œufs, viande, autres, restaurants, fruits de mer et légumes), ainsi que les variations totales des prix globaux des produits alimentaires.
Le rapport prévoit une augmentation globale des prix des aliments de 4 % à 6 % en 2026. Le rapport de cette année considère les facteurs suivants comme pouvant contribuer à l’augmentation des prix : la refonte de l’environnement commercial au Canada, tant à l’échelle internationale que nationale, le mouvement « Acheter canadien », les différends sur les droits de douane, la baisse de la demande pour les exportations canadiennes et le ralentissement de la productivité, les taux de change et les taux d’intérêt, les événements climatiques, les conflits de travail, pour n’en citer que quelques-uns.
Le rapport note que les produits visés par l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique sont exemptés de droits de douane et que les dirigeants des pays concernés réexamineront ces conditions en 2026, ce qui pourrait avoir une incidence sur les projections économiques.
Le rapport indique que certains consommateurs canadiens ont modifié leur comportement en réaction à l’augmentation des prix des aliments. Ces changements comprennent la recherche de soldes, de promotions et de rabais. D’autres personnes ont indiqué qu’elles utilisaient différentes méthodes pour économiser, comme acheter moins de produits alimentaires non essentiels, choisir des marques moins chères ou faire leurs courses dans des magasins à bas prix. Aux techniques d’économie s’ajoute un recours croissant aux organisations de lutte contre la faim, dont les banques alimentaires.
Approche du gouvernement du Canada pour mesurer l’insécurité alimentaire
Par « insécurité alimentaire », on entend l’accès inadéquat ou incertain aux aliments en raison de contraintes financières.
Les indicateurs officiels de l’insécurité alimentaire sont calculés à partir des réponses à 18 questions d’auto-évaluation sur les expériences des adultes (10 questions) et des enfants (8 questions) en matière de sécurité alimentaire, qui constituent le Module d’enquête sur la sécurité alimentaire des ménages (MESAM) de l’Enquête canadienne sur le revenu (ECR).
Le MESAM est inclus dans l’ECR annuelle depuis 2018. Il fait également partie de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes depuis quelques années.
Les questions du MESAM permettent d’établir trois niveaux d’insécurité alimentaire :
Pour qu’il s’agisse d’une « insécurité alimentaire marginale », il faut qu’un ménage ait répondu par l’affirmative à tout au plus une question, peu importe que la question concerne l’expérience des adultes ou des enfants. Les personnes ayant ce niveau d’insécurité alimentaire ont peur de manquer de nourriture ou de restreindre leurs choix alimentaires en raison d’un manque d’argent.
Pour qu’il s’agisse d’une « insécurité alimentaire modérée », il faut de deux à cinq réponses affirmatives aux questions sur l’expérience des adultes ou de deux à quatre réponses affirmatives aux questions sur l’expérience des enfants. Ce niveau d’insécurité alimentaire se caractérise par une diminution de la qualité ou de la quantité des aliments consommés.
Pour qu’il s’agisse d’une « insécurité alimentaire grave », il faut six réponses affirmatives ou plus aux questions sur l’expérience des adultes ou cinq réponses affirmatives ou plus aux questions sur l’expérience des enfants. Ce niveau d’insécurité alimentaire se caractérise par une réduction de l’apport alimentaire et une perturbation des habitudes alimentaires.
Principales statistiques sur l’insécurité alimentaire
Le tableau suivant présente les principales estimations de l’insécurité alimentaire pour les années de référence 2018 et 2023. Les données les plus récentes disponibles sont celles de 2023.
Pourcentage et nombre total de Canadiens confrontés à l’insécurité alimentaire (tous les niveaux)
2018
2023
Taux
Nombre
Taux
Nombre
Population totale
16,8 %
6 099 000
25,5 %
9 957 000
Enfants (moins de 18 ans)
22,2 %
1 559 000
32,9 %
2 474 000
Aînés (65 ans et plus)
8,1 %
499 000
12,6 %
933 000
Hommes
16,7 %
3 022 000
25 %
4 857 000
Femmes
16,8 %
3 077 000
26 %
5 100 000
Membres des minorités visibles
..
..
32,2 %
3 953 000
Population autochtone (15 ans et plus)
28,6 %
223 000
38,6 %
343 000
Immigrants récents (depuis 10 ans ou moins) (15 ans et plus)
22,2 %
538 000
34,4 %
1 097 000
Type de famille
Personnes faisant partie d’une famille formée d’un couple et d’enfants
17,9 %
2 324 000
28,6 %
3 931 000
Personnes faisant partie d’une famille monoparentale
42,2 %
674 000
47,8 %
1 023 000
Personnes âgées hors famille économique
10,4 %
191 000
14,3 %
275 000
Personnes non âgées hors famille économique
24,5 %
1 028 000
31,7 %
1 510 000
Source : Enquête canadienne sur le revenu (Statistique Canada)
Mesures prises par le gouvernement fédéral pour lutter contre l’insécurité alimentaire
Dans le budget de 2019, le gouvernement a annoncé plus de 134,4 millions de dollars d’investissements initiaux pour la Politique alimentaire pour le Canada. Dirigée par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), la Politique a pour but de s’assurer que tous les Canadiens « peuvent avoir accès à une quantité suffisante d’aliments salubres, nutritifs et culturellement diversifiés [et que] le système alimentaire du Canada est résilient et innovateur, protège notre environnement et soutient notre économie ». La Politique alimentaire pour le Canada s’harmonise aux objectifs des initiatives du gouvernement fédéral, notamment le Partenariat canadien pour l’agriculture, la Stratégie en matière de saine alimentation et la Stratégie de réduction de la pauvreté.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique alimentaire, AAC a annoncé le Fonds des infrastructures alimentaires locales, une initiative quinquennale de 60 millions de dollars se terminant le 31 mars 2024, qui soutient les initiatives communautaires visant à renforcer les systèmes alimentaires et à améliorer l’accès à des aliments.
Dans son budget de 2021, le gouvernement s’est engagé à fournir 400 millions de dollars en 2021-2022 (financement prolongé jusqu’en 2023-2024) pour créer un Fonds de relance des services communautaires de nature temporaire et ayant pour but d’aider le secteur des organismes de bienfaisance et à but non lucratif à s’adapter et à se moderniser pour relever les défis liés à la pandémie. Il s’agissait notamment d’organismes qui luttaient contre l’insécurité alimentaire et facilitaient l’accès à la nourriture.
Dans son budget de 2022, le gouvernement a proposé plusieurs mesures pour réduire la pauvreté et les inégalités. Ces mesures comprennent un plan exhaustif visant à rendre les logements abordables, à fournir des soins dentaires aux Canadiens à faible revenu et à mettre en œuvre une stratégie d’emploi pour les personnes en situation de handicap. Le gouvernement poursuivra sa collaboration avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones en vue d’établir un système communautaire de services de garde d’enfants de grande qualité à l’échelle du Canada.
En mars 2022, une nouvelle phase du Fonds des infrastructures alimentaires locales a été lancée. Celle-ci est assortie d’un investissement d’un montant maximal de 20 millions de dollars. Ce financement, disponible au cours des deux prochaines années, permettra de soutenir les organismes communautaires et à but non lucratif qui tentent de trouver des solutions à long terme aux problèmes d’insécurité alimentaire.
En 2022, le gouvernement a annoncé le Plan pour rendre la vie plus abordable, une série de mesures totalisant 12,1 milliards de dollars en nouveau soutien afin de rendre la vie plus abordable pour des millions de Canadiens, incluant la bonification de prestations déjà offertes, comme l’Allocation canadienne pour les travailleurs et le crédit pour taxe sur les produits et services, ainsi que de nouveaux investissements dans les soins dentaires et le logement abordable.
Dans son budget de 2023, le gouvernement a prévu des mesures d’aide ciblées contre l’inflation pour les Canadiens les plus vulnérables afin de les aider à faire face au coût de la vie, y compris ceux qui sont les plus durement touchés par la hausse du prix des aliments. Ces mesures comprennent un remboursement unique pour l’épicerie, qui fournit 2,5 milliards de dollars en mesures ciblées qui atténueront l’inflation pour 11 millions de Canadiens et de familles à revenu faible ou modeste. Le remboursement pour l’épicerie a permis aux couples admissibles ayant deux enfants d’obtenir jusqu’à 467 dollars de plus; aux Canadiens célibataires sans enfants de recevoir jusqu’à concurrence de 234 dollars de plus; et aux aînés de recevoir en moyenne 225 dollars de plus.
En outre, dans le budget de 2024, le gouvernement s’est engagé à :
continuer d’aider à réduire le coût de l’épicerie en mettant en œuvre des mesures visant à renforcer la concurrence dans le secteur de l’épicerie, à surveiller le travail des épiciers pour aider à stabiliser les prix et à lutter contre la réduflation pour maintenir le format et la qualité des aliments auxquels les Canadiens s’attendent;
fournir un financement de 62,9 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, pour renouveler le Fonds des infrastructures alimentaires locales et en élargir la portée pour aider les organismes communautaires partout au Canada à investir dans l’infrastructure alimentaire locale, la priorité devant être accordée aux communautés autochtones et noires ainsi qu’à d’autres groupes en quête d’équité;
établir une nouvelle Prestation canadienne pour les personnes handicapées assortie d’un financement de 6,1 milliards de dollars sur six ans, et 1,4 milliard de dollars par la suite, afin de compléter les prestations provinciales et territoriales et accroître le bien-être financier de plus de 600 000 personnes en situation de handicap et en âge de travailler. Cette prestation proposée offrirait une prestation maximale de 2 400 dollars par année aux personnes en situation de handicap à faible revenu et en âge de travailler. Elle serait également indexée en fonction de l’inflation.
Dans le budget de 2025, le gouvernement a pris les engagements suivants :
En mai 2025, le gouvernement a présenté un projet de loi visant à réduire les impôts de la classe moyenne, ce qui permettra aux familles à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 dollars par an. Il propose également de réduire la taxe sur les biens et services pour les logements d’une valeur inférieure ou égale à 1 million de dollars pour les premiers acheteurs, ce qui leur permettrait d’économiser jusqu’à 50 000 dollars, et de réduire la taxe sur les biens et services pour les logements d’une valeur comprise entre 1 million et 1,5 million de dollars.
Dans le budget de 2024, le gouvernement du Canada s’est engagé à verser 1 milliard de dollars sur cinq ans en financement fédéral pour créer un Programme national d’alimentation scolaire, qui offrira des repas sains à jusqu’à 400 000 enfants de plus chaque année, et ce, partout au Canada. Ce programme permet aux familles participantes qui comptent deux enfants scolarisés d’économiser 800 dollars par année, voire plus. Dans le budget de 2025, le gouvernement a confirmé que le Programme national d’alimentation scolaire deviendrait permanent et serait assorti d’un financement de 216,6 millions de dollars par an, à compter de 2029-2030.
Le lancement de Maisons Canada et ses premiers investissements font partie des efforts plus vastes du gouvernement canadien en vue de construire deux fois plus de logements au cours de la prochaine décennie. Le programme Maisons Canada peut réduire les délais de construction jusqu’à 50 %, les coûts jusqu’à 20 % et les émissions d’environ 20 % pendant la construction. Grâce à ces efforts, les collectivités de partout au Canada, en particulier les étudiants, les aînés, les personnes en situation de handicap et les groupes en quête d’équité, bénéficieront de logements abordables dès que possible. Le budget de 2025 prévoit un investissement initial de 13 milliards de dollars sur cinq ans, selon la méthode de comptabilité de caisse, à compter de l’exercice 2025-2026, ce qui comprend notamment les engagements suivants :
protéger les logements locatifs abordables actuels grâce au Fonds canadien de protection des loyers, doté d’une enveloppe de 1,5 milliard de dollars, qui sera lancé par Maisons Canada;
investir un milliard de dollars dans la construction de logements de transition et de logements avec services de soutien pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.
Le budget de 2025 réitère l’intention du gouvernement de faciliter l’accès à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées en aidant à compenser les coûts associés à la demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées qui doivent être assumés par les bénéficiaires de cette prestation. À cette fin, le budget de 2025 propose un financement de 115,7 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2026-2027, et de 10,1 millions de dollars par année par la suite, incluant les frais administratifs, afin de verser un paiement unique supplémentaire de 150 dollars au titre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées pour chaque demande de certificat ou de renouvellement de certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées justifiant l’admissibilité à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées.
Le 28 novembre 2025, le Bureau du code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie (BCCSPÉ) a annoncé que son cadre de gouvernance était terminé, marquant ainsi une étape importante dans la mise en œuvre du Code d’épicerie du Canada.
Ce code établit des normes claires pour les relations commerciales dans le secteur des produits d’épicerie, favorisant la confiance et la collaboration. Le processus de gestion de la résolution des litiges entrera en vigueur le 1er janvier 2026, et le BCCSPÉ lance maintenant sa campagne officielle de recrutement.
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
Le Rapport annuel sur les prix alimentaires de 2026 au Canada prévoit que les prix globaux des aliments augmenteront de 4 % à 6 % en 2026.
L’Enquête canadienne sur le revenu de 2023 indique que 25,5 % de la population vivant dans les provinces (environ 10 millions de personnes) a connu l’insécurité alimentaire en 2023, ce taux étant plus élevé chez les enfants, soit à 32,9 %.
Le rapport indique que les dépenses alimentaires annuelles d’une famille de quatre personnes (composée d’un homme adulte (âgé de 31 à 50 ans), d’une femme adulte (âgée de 31 à 50 ans), d’un adolescent (âgé de 14 à 18 ans) et d’une adolescente (âgée de 9 à 13 ans) devraient atteindre 17 572 dollars en 2026. Ce montant représente une augmentation pouvant atteindre 995 dollars par rapport aux dépenses annuelles observées pour une famille de même composition démographique en 2025.
La hausse prévue des prix des aliments s’explique par les différends commerciaux avec les États-Unis, les changements dans le secteur de la fabrication et de la vente au détail des aliments, les marchés du travail, les changements apportés aux politiques, ainsi que les perspectives du dollar canadien.
Cinq provinces (l’Alberta, le NouveauBrunswick, la NouvelleÉcosse, l’Ontario et le Québec) devraient voir leurs prix augmenter au-dessus de la moyenne nationale, tandis que la Colombie-Britannique et le Manitoba devraient connaître une tendance inverse par rapport à 2025 et se situer en dessous de la moyenne nationale.
Les hausses de prix les plus importantes devraient concerner la viande (de 5 % à 7 %), les repas au restaurant (de 4 % à 6 %) et les légumes (de 3 % à 5 %). Les hausses les plus faibles devraient toucher les fruits et les fruits de mer (de 1 % à 3 %).