Note pour la période des questions : DONNÉES SUR LES POSTES VACANTS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2025
About
- Numéro de référence :
- EF_060_20260105
- Date fournie :
- 16 sept. 2025
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Hajdu, Patty (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’emploi et des familles
Enjeu ou question :
Le 16 septembre, Statistique Canada a diffusé les données sur les postes vacants provenant de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) pour le deuxième trimestre de 2025.
Réponse suggérée :
Le gouvernement du Canada s'engage à protéger et à soutenir les travailleurs en cette période d'incertitude et de changement sur notre marché du travail.
Le gouvernement va créer de nouvelles opportunités, adopter une approche économique unifiée et investir pour que les Canadiens aient les compétences nécessaires pour occuper les emplois en demande.
Contexte :
Les données collectées dans le cadre de l’EPVS sont essentielles à l’analyse des tensions sur le marché du travail, en conjonction avec les données de l’Enquête sur la population active.
Le taux de postes vacants désigne la proportion des emplois non pourvus par rapport à l'ensemble des emplois salariés disponibles. Il représente le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de main-d’œuvre, c'est-à-dire la somme de tous les emplois occupés et vacants.
En plus du nombre de postes vacants pour lesquels des employeurs recrutent à l’extérieur de l’organisation, l’enquête recueille de l’information sur les postes vacants selon différents critères : la profession, le niveau minimal de scolarité et d’expérience exigé, la rémunération ou le salaire proposé, le type d’emploi (à temps plein, à temps partiel, permanent, temporaire, saisonnier), les méthodes employées pour annoncer les postes vacants, et la durée des efforts de recrutement.
Le questionnaire de l’EPVS est envoyé chaque trimestre à environ 100 000 emplacements qui exercent leurs activités au Canada (sur un total de près de 1,2 million d’emplacements) et qui comptent au moins deux employés. L’enquête exclut les organisations religieuses, les ménages privés, ainsi que les organismes publics internationaux et autres organismes publics extraterritoriaux. Les administrations publiques fédérales, provinciales et territoriales sont aussi exclues.
Les données sur les postes vacants de l'EPVS pour le troisième trimestre de 2025 seront diffusées le 16 décembre 2025.
Faits saillants additionnels
Par profession (données NON désaisonnalisées):
Par rapport au deuxième trimestre de 2024, le nombre de postes vacants a diminué de 16 100 (-9,7 %) parmi les professions de la vente et des services. Au sein de ce vaste groupe professionnel, les vendeurs/vendeuses et décorateurs-étalagistes/décoratrices-étalagistes en commerce de détail (-4 400 pour s'établir à 15 700) et les Cuisiniers/cuisinières (-2 700 pour s'établir à 13 100) ont enregistré les baisses les plus importantes par rapport à un an plus tôt .
Par rapport au deuxième trimestre de 2024, le nombre de postes vacants dans la catégorie professionnelle des métiers, du transport, de la machinerie et les domaines apparentés a diminué de 15 900 (-13,9 %), avec en tête les aides de soutien des métiers et les manœuvres en construction (-3 800 pour s'établir à 10 600) et les conducteurs/conductrices de camions de transport (-2 700 pour s'établir à 12 600).
Au deuxième trimestre de 2025, le nombre de postes vacants dans les professions du secteur de la santé a aussi diminué (-20,7 % ou -18 000) par rapport à un an plus tôt. Cette baisse est attribuable aux principales professions infirmières : soit les infirmiers autorisés/infirmières autorisées et les infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées (-8 200 pour s'établir à 19 500), suivis des aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires (-3 900 pour s'établir à 14 100), et des infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires (-3 600 pour s'établir à 8 700). Ces trois professions représentaient ensemble 61,2 % du nombre total de postes vacants dans le secteur de la santé.
Par province (données désaisonnalisées) :
Entre les premier et deuxième trimestres de 2025, le nombre de postes vacants a diminué au Québec (-7 600 pour s'établir à 113 300), en Ontario (-7 300 pour s'établir à 179 000), au Manitoba (-1 000 pour s'établir à 18 700), à Terre-Neuve-et-Labrador (-800 pour s'établir à 4 600) et à l'Île-du-Prince-Édouard (-500 pour s'établir à 2 000).
Le nombre de postes vacants est demeuré stable dans les autres provinces et territoires.
Nombre de chômeurs par poste vacant (données désaisonnalisées) :
Au deuxième trimestre de 2025, il y avait 2,9 chômeurs par poste vacant, inchangé par rapport au trimestre précédent, mais en hausse par rapport à 2,2 au deuxième trimestre de 2024.
La comparaison du nombre de chômeurs et de postes vacants peut donner une indication de la facilité avec laquelle les chômeurs trouvent un emploi et de l'adéquation entre les compétences de la main-d'œuvre et celles requises par les employeurs. Un faible ratio chômeurs-postes vacants peut signaler qu'il devrait être relativement plus difficile pour les employeurs de trouver des travailleurs.
Le ratio chômeurs-postes vacants était le plus élevé pour les postes exigeant un baccalauréat ou un grade supérieur; il a atteint 4,9 au deuxième trimestre de 2025. À titre de comparaison, au deuxième trimestre, on comptait 2,7 chômeurs par poste vacant exigeant d'autres certificats non universitaires et certificats universitaires inférieurs au baccalauréat et 2,5 chômeurs pour chaque poste vacant exigeant un diplôme d'études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur. Parmi tous les niveaux de scolarité, le ratio chômeurs-postes vacants était le plus faible pour les postes exigeant un certificat ou diplôme d'une école de métiers, se chiffrant à 1,8 au deuxième trimestre.
Les salaires horaires offerts (données NON désaisonnalisées) :
Entre les deuxièmes trimestres de 2024 et 2025, le salaire horaire moyen offert a augmenté de 4,5 %, pour s’établir à 28,00 $. Cette hausse est en partie attribuable à un changement dans la composition relative des postes vacants, qui est passée de postes dans des professions moins bien rémunérées à des postes dans des professions mieux rémunérées. En comparaison, par rapport à un an plus tôt le salaire horaire moyen de l’ensemble des employés (tel que mesuré au moyen de l’Enquête sur la population active) a augmenté de 3,3 % au quatrième trimestre de 2024.
En maintenant la composition des postes vacants par profession constante à la moyenne observée au deuxième trimestre de 2024, la croissance par rapport à un an plus tôt du salaire horaire moyen offert aurait été de 4,1 %.
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
Le nombre de postes vacants au deuxième trimestre de 2025 a diminué de 3,6 % par rapport au trimestre précédent.
Comparé au nombre record de postes vacants observé au deuxième trimestre de 2022 (à 983 600), le nombre de postes vacants a diminué pour s’établir à 505 900 au deuxième trimestre de 2025, le niveau le plus bas depuis le premier trimestre de 2018.
Le taux de postes vacants a diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 2,8 % au deuxième trimestre de 2025. Finalement, il y avait en moyenne 2,9 chômeurs par poste vacant au Canada au premier trimestre de 2025, surpassant ce qui a été observé avant la pandémie (2019).