Note pour la période des questions : MESURES DE SOUTIEN DE L’ASSURANCE-EMPLOI POUR LES TRAVAILLEURS TOUCHÉS PAR LES TARIFS DOUANIERS
About
- Numéro de référence :
- EF_062_20260105
- Date fournie :
- 4 déc. 2025
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Hajdu, Patty (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’emploi et des familles
Enjeu ou question :
Que fait le gouvernement pour s’assurer que l’assurance-emploi soutient les travailleurs touchés par les tarifs douaniers étrangers?
Réponse suggérée :
Le gouvernement s'engage à protéger et à supporter les travailleurs lors de cette période d'incertitude afin que les Canadiens disposent des aides à l’emploi et des compétences dont ils ont besoin pour occuper les emplois en demande.
Le régime d’assurance-emploi, incluant le programme de travail partagé, est essentiel pour soutenir les travailleurs. Dans des circonstances exceptionnelles comme celles que nous vivons actuellement, nous avons pris des mesures décisives pour veiller à ce que ces soutiens soient adaptés aux besoins.
Les mesures temporaires d’assurance-emploi et de travail partagé auraient permis d’éviter plus de 17 000 mises à pied et offriront aux chômeurs un meilleur soutien du revenu, plus de temps pour trouver un emploi et un meilleur accès à des possibilités de formation.
Les formations professionnelles et l'aide à l'emploi financées par l'assurance-emploi permettront à 92 000 travailleurs de retrouver plus rapidement un emploi et aideront les employeurs à accéder aux talents dont ils ont besoin pour bâtir un Canada fort.
Si on insiste sur la raison pour laquelle la mesure des semaines supplémentaires vise les travailleurs de longue date :
La mesure offrant des semaines supplémentaires de prestations d'assurance-emploi aidera à faciliter la transition professionnelle, en offrant aux travailleurs de longue date une période de transition plus longue vers un nouvel emploi et en leur permettant de bénéficier d'un soutien du revenu accru pendant qu'ils se recyclent et cherchent du travail. Depuis le 30 novembre 2025, plus de 800 demandes émanant de travailleurs ayant une longue ancienneté avaient bénéficié de semaines supplémentaires. Ce nombre devrait augmenter avec le temps, à mesure que davantage de demandeurs arriveront au terme de leur période de demande initiale.
Contexte :
Mesures temporaires de l’assurance-emploi en réponse aux tarifs douaniers
En mars 2025, le gouvernement du Canada a mis en place un projet pilote de l’assurance-emploi afin de mettre à l’essai des mesures temporaires visant à répondre aux changements majeurs de la conjoncture économique, fournissant un soutien du revenu supplémentaire et une stabilité financière aux travailleurs touchés par l’imposition et par la menace persistante de tarifs douaniers. Les mesures mises à l’essai dans le cadre du projet pilote sont les suivantes :
Suppression du délai de carence d’une semaine de l’assurance-emploi afin que les prestataires puissent recevoir des prestations pour leur première semaine de chômage, ce qui atténue le choc lié à une baisse de revenus.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé une prolongation de cette mesure de six mois (investissement de 418 millions de dollars sur deux ans). Par conséquent, elle s’appliquera aux demandes dont la période de prestations débute entre le 30 mars 2025 et le 11 avril 2026. Aucune donnée sur leur utilisation n'est disponible pour le moment.
Suspension des règles relatives au traitement des sommes versées en raison d’une cessation d’emploi, incluant les indemnités de départ, afin que les prestataires puissent commencer à recevoir des prestations d’assurance-emploi dès leur mise à pied, sans avoir à attendre d’avoir épuisé les sommes auxquelles ils ont droit en raison d’une cessation d’emploi.
Le septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé une prolongation de cette mesure de six mois (investissement de 424 millions de dollars sur deux ans). Par conséquent, cette mesure s’appliquera aux demandes d’assurance-emploi entre le 30 mars 2025 et le 11 avril 2026, en fonction du début de la période de prestations ou de la date à laquelle les déductions des sommes versées commenceraient à être effectuées. Aucune donnée sur leur utilisation n'est disponible pour le moment.
Offrir 20 semaines supplémentaires de prestations d'assurance-emploi pour les travailleurs de longue date afin de leur donner plus de temps pour trouver un emploi similaire à celui qu'ils ont perdu.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a annoncé une nouvelle mesure temporaire qui a commencé 12 octobre 2025. Cette mesure s'appliquerait aux demandes dont la période de prestations débute entre le 15 juin 2025 et le 11 avril 2026 (investissement de 1,6 milliard de dollars sur cinq ans).
Environ 190 000 prestataires devraient en bénéficier. Depuis le 30 novembre 2025, plus de 800 prestations avaient bénéficié de semaines supplémentaires. Ce nombre devrait augmenter avec le temps, à mesure que davantage de demandeurs arriveront à la fin de leur période de prestation initiale.
Pour les fins de cette mesure, les travailleurs de longue date sont ceux qui ont fait partie de la population active pendant plusieurs années et qui ont utilisé peu de prestations régulières ou de prestations pour pêcheurs après une perte d’emploi. En général, ils peuvent être confrontés à des défis particuliers pour retrouver un emploi. Ils peuvent avoir besoin de mettre à jour leurs compétences ou ils peuvent chercher un emploi pour la première fois depuis de nombreuses années. Ils sont également plus à risque d’une baisse de revenus et sont vulnérables à de futures pertes d'emploi. Cela est particulièrement difficile dans une économie en pleine mutation et affaiblie par l’impact des tarifs douaniers. Étant donné ces difficultés, les travailleurs de longue date peuvent avoir besoin de plus de temps pour trouver un emploi semblable à celui qu’ils ont perdu.
Ajustement à la hausse des taux régionaux de chômage de l’assurance-emploi d’un point de pourcentage dans toutes les régions de l’assurance-emploi (jusqu’à concurrence de 13,1 %), aucune région ne pouvant afficher un taux de chômage inférieur à 7,1 %, réduisant le nombre d'heures d’emploi assurable requis pour être admissible aux prestations régulières à un maximum de 630 heures et augmentant la durée maximale des prestations régulières jusqu’à quatre semaines supplémentaires (a pris fin le 11 octobre 2025).
Cette mesure s'appliquait aux demandes dont la période de prestations a débuté entre le 6 avril 2025 et le 11 octobre 2025. Les données préliminaires indiquent qu'au 1er décembre 2025, la mise en œuvre de la mesure relative au taux de chômage a augmenté le droit à des prestations régulières pour plus de 652 220 prestataires et a permis à environ 13 900 travailleurs d'être admissibles à l'assurance-emploi. Parmi les bénéficiaires, on compte plus de 26 655 travailleurs dans des secteurs exposés aux tarifs douaniers (c'est-à-dire l'automobile, l'acier, l'aluminium, le cuivre et le bois d'œuvre).
La mesure n'a pas été prolongée, car les taux de chômage de l'assurance-emploi ont progressivement augmenté, ce qui a permis au régime d'assurance-emploi de s'adapter et de continuer à refléter les conditions du marché du travail local.
Travail partagé
Le programme de Travail partagé permet aux employeurs et aux employés d’éviter des mises à pied lorsque survient un ralentissement des activités normales de l’entreprise qui est hors du contrôle de l’employeur. De plus, il fournit un soutien du revenu aux employés admissibles dont l’horaire de travail est temporairement réduit.
Grâce au programme de Travail partagé, les employeurs peuvent maintenir en poste les travailleurs qualifiés et ainsi éviter les nombreuses dépenses liées au recrutement et à la formation de nouveaux employés quand les activités de l’entreprise reprennent un rythme normal, et ce, en faisant travailler les employés selon un horaire de travail réduit au lieu de procéder à des mises à pied. Le programme aide également les employés à maintenir leurs compétences à jour et à conserver leur emploi, tout en leur offrant un supplément salarial au moyen des prestations de Travail partagé pour les jours où ils ne travaillent pas.
Les mesures d’assouplissement temporaires du programme de Travail partagé suivantes sont en vigueur du 7 mars 2025 au 6 mars 2026 pour les entreprises touchées par les tarifs douaniers :
La durée maximale d’un accord de Travail partagé passe de 38 à 76 semaines.
La période d’attente entre deux accords de Travail partagé successifs est supprimée.
L’admissibilité des employeurs a été élargie pour inclure :
les entreprises qui sont en activité au Canada depuis un an;
les organismes à but non lucratif et de bienfaisance subissant une réduction de leurs revenus en raison directe ou indirecte des tarifs douaniers;
les employeurs saisonniers ou cycliques; et
les employeurs qui subissent une diminution de l’activité de travail de moins de 10 % et qui planifient un recours au Travail partagé excédant 60 % des heures normales.
L’admissibilité des employés dans le cadre du programme a été élargie pour inclure :
les employés qui ne sont pas permanents, à temps plein ou à temps partiel à l’année, spécifiquement les employés saisonniers ou cycliques; et
les employés qui ne sont pas forcément nécessaires pour exécuter les fonctions quotidiennes de l’entreprise, mais qui contribuent aux efforts de relance de l’employeur.
Les exigences relatives aux rapports sont simplifiées afin de mettre l’accent sur le maintien de la viabilité de l’entreprise face aux tarifs douaniers (au lieu d’un plan de reprise des activités normales, comme cela est normalement exigé).
Les demandes de Travail partagé ont augmenté par rapport à l’année précédente pour la période entre les mois de janvier et décembre (95 % de plus que pour la même période l'an dernier), atteignant un total de plus de 1 700 demandes en date du 15 novembre 2025, dont 81 % concernaient les tarifs douaniers.
Près de 1 300 accords reliés aux tarifs douaniers ont été approuvés, ce qui devrait permettre d'éviter plus de 16 000 licenciements et toucher plus de 42 000 employés.
Les industries de la machinerie (sauf électrique) et de la fabrication de produits métalliques sont les plus vulnérables, avec le plus grand nombre de demandes (343), dont la majorité ont été soumises par des entreprises opérant au Québec (87) et en Ontario (184).
Dans le cadre d'une annonce plus large concernant de nouvelles initiatives visant à soutenir l'industrie canadienne de l'acier et du bois d'œuvre face aux droits de douane, le premier ministre a annoncé le 26 novembre 2025 que le Canada fournira du soutien aux employeurs admissibles de tous les secteurs qui ont conclu une entente de travail partagé et s’engagent à soutenir la formation de leurs employés dont les heures de travail ont été réduites.
Investissements dans l'aide à l'emploi et le recyclage professionnel financés par l’assurance-emploi
À l'été 2025, le gouvernement du Canada a annoncé des investissements financés par l’assurance-emploi afin de soutenir les travailleurs touchés par les perturbations commerciales à accéder à des services d'orientation professionnelle, à des formations professionnelles et à des aides au réemploi (adaptées aux besoins de chaque secteur) par l'intermédiaire des réseaux provinciaux et territoriaux d'aide à l'emploi :
Le 16 juillet 2025, un investissement de 70 millions de dollars a été annoncé afin d'offrir des soutiens de formation et un soutien du revenu à près de 10 000 travailleurs du secteur de l'acier touchés.
Le 5 août 2025, un investissement de 50 millions de dollars a été annoncé afin d’offrir des soutiens de perfectionnement et de recyclage et un soutien du revenu à plus de 6 000 travailleurs du bois d'œuvre touchés.
Le 5 septembre 2025, un investissement supplémentaire de 450 millions de dollars sur trois ans a été annoncé afin de recycler et de perfectionner jusqu’à 50 000 travailleurs supplémentaires à travers le Canada et dans tous les secteurs.
Le 5 septembre 2025, le gouvernement du Canada a également annoncé la création de nouvelles alliances pour la main d’œuvre qui se concentreront sur le recyclage et le perfectionnement des Canadiens en vue de nouvelles possibilités d’emploi, ainsi que des améliorations importantes au Guichet-emplois du Canada, ce qui permettra de jumeler plus facilement et plus rapidement les travailleurs canadiens aux emplois disponibles.
Le gouvernement du Canada consacre actuellement chaque année 2,9 milliards de dollars à la prestation de services de formation et d'aide à l'emploi par l'intermédiaire des bureaux provinciaux et territoriaux d'aide à l'emploi à travers le Canada afin d'aider des centaines de milliers de Canadiens à perfectionner leurs compétences et à trouver un emploi.
Les nouveaux demandeurs d'assurance-emploi sont orientés vers les bureaux d’emploi locaux pour bénéficier de services personnalisés de formation et d'aide à l'emploi, dispensés par des conseillers en développement de carrière qui disposent d'informations en temps réel sur le marché du travail et connaissent les possibilités d'emploi locales.
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
Le paysage commercial mondial évolue rapidement, notamment avec l’introduction de tarifs douaniers par les États-Unis et d’autres partenaires commerciaux, ce qui est sans précédent. Ces tarifs douaniers ont des répercussions importantes sur l’économie canadienne, notamment des mises à pied dans toutes les régions et tous les secteurs.
On estime que des centaines de milliers d'emplois pourraient être affectés par un ralentissement économique prolongé, entraînant des licenciements et un besoin accru de formation, de recyclage et d'aide à l'emploi pour les travailleurs des secteurs en restructuration et en transition.
L’industrie de la fabrication est fortement touchée par l’imposition des tarifs douaniers par les États-Unis sur les produits canadiens étant donné qu’environ 40 % des emplois dépendent des exportations canadiennes vers les États-Unis. Parmi les secteurs les plus exposés au commerce figurent certains piliers de l'économie canadienne, tels que les industries de l'acier et du bois d'œuvre.
Le programme de Travail partagé de l'assurance-emploi est un outil essentiel et une première ligne de défense pour aider à prévenir les licenciements en aidant les employeurs à conserver leurs employés et les travailleurs à conserver leur emploi pendant un ralentissement temporaire de l'activité économique. En mars 2025, le gouvernement du Canada a mis en place des assouplissements temporaires afin de faciliter l'accès aux ententes de Travail partagé et d'en prolonger la durée.
Le gouvernement a également introduit des mesures de flexibilité d'assurance-emploi afin de soutenir les travailleurs touchés par les tarifs douaniers, notamment :
Suppression de la période d'attente d'une semaine (jusqu'au 11 avril 2026) ;
Suspension de certaines règles de l'assurance-emploi concernant le traitement des sommes versées lors d'un départ (jusqu'au 11 avril 2026);
Faciliter l'accès aux prestations en ajustant les taux de chômage régionaux afin qu'aucun travailleur n'ait besoin de plus de 630 heures pour être admissible (n'est plus en vigueur depuis le 11 octobre 2025).
Au cours de l'été 2025, des fonds supplémentaires ont été alloués à des programmes de formation financés par l'assurance-emploi pour environ 66 000 travailleurs des secteurs de l'acier et du bois d'œuvre, ainsi que d'autres industries stratégiques touchées par les tarifs douaniers, par l'intermédiaire des réseaux provinciaux et territoriaux d'aide à la formation et à l'emploi.
Le 5 septembre 2025, des mesures supplémentaires de soutien pour la main-d’œuvre, notamment la prolongation de six mois, jusqu'au 11 avril 2026, de deux mesures temporaires d’assurance-emploi qui suspendent les règles relatives au traitement des sommes versées en cas de cessation d'emploi et suppriment la période d'attente d'une semaine. Une nouvelle mesure tarifaire de l'assurance-emploi a également été introduite, qui prévoit 20 semaines supplémentaires de soutien au revenu pour les travailleurs de longue date.
Plus récemment, le 26 novembre 2025 le premier ministre a annoncé que le Canada apporterait son soutien aux employeurs admissibles de tous les secteurs de l'économie qui ont conclu un accord de travail partagé et qui s'engagent à soutenir la formation de leurs employés qui travaillent à temps réduit. Cette mesure permettra aux employeurs de compléter les prestations d'assurance-emploi de leurs employés qui participent à une formation, pour les jours où ils ne travaillent pas.
Les mesures temporaires d’assurance-emploi mise en place cette année ont déjà amélioré le soutien offert à des centaines de milliers de travailleur. Par exemple, à compter de décembre 2025 :
Plus de 650 000 prestations ont bénéficié des aides supplémentaires prévues par la mesure temporaire qui a ajusté le taux de chômage;
Plus de 165 000 prestations et plus de 800 travailleurs de longue date ont accès à la mesure prévoyant 20 semaines supplémentaires.
Plus de 36 000 employés et 1 000 employeurs participent actuellement au Travail partagé dans tous les secteurs, et on estime que 17 000 licenciements ont été évités grâce à ce programme.
La mesure temporaire qui a amélioré l'accès à l'assurance-emploi en ajustant les taux de chômage de l'assurance-emploi a pris fin le 11 octobre 2025, car les taux de chômage ont progressivement augmenté, ce qui a permis au programme d'assurance-emploi de s'adapter et de continuer à refléter les conditions du marché du travail local, y compris dans les régions de l'assurance-emploi où il y a une forte concentration de travailleurs dans les secteurs exposés au commerce. Emploi et Développement social Canada continue de surveiller de près les taux de chômage de l'assurance-emploi et les pertes d'emploi afin d'être à l'affût de tout enjeu d'accès qui pourrait survenir.