Note pour la période des questions : LE PROGRAMME DE SOLUTIONS POUR LA MAIN-D’ŒUVRE SECTORIELLE

About

Numéro de référence :
EF_066_20260105
Date fournie :
4 déc. 2025
Organisation :
Emploi et Développement social Canada
Nom du ministre :
Hajdu, Patty (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de l’emploi et des familles

Enjeu ou question :

Les secteurs clés du Canada peinent à bâtir les bassins de talents nécessaires pour répondre aux demandes de main-d’œuvre et pour profiter des occasions de croissance. Les pénuries chroniques de main-d’œuvre, les déséquilibres constants de compétences et le sous-investissement dans des programmes fragmentés pour les compétences et l’emploi partout au pays limitent la productivité et la concurrentialité du Canada.

Réponse suggérée :

Le gouvernement du Canada crée de nouvelles opportunités dans le cadre d'une approche économique unique et investit afin de s'assurer que les Canadiens possèdent les compétences requises pour occuper les emplois en demande.

C'est pourquoi nous effectuons des investissements stratégiques dans des secteurs et des domaines à fort impact, notamment les emplois durables et la construction résidentielle, par l'intermédiaire du Programme de solutions pour la main-d'œuvre sectorielle.

Ces investissements aident les secteurs clés de l’économie à mettre en place des solutions qui répondent à leurs besoins en main-d’œuvre actuels et émergents, en plus d’améliorer l’efficacité du marché du travail et de favoriser une meilleure correspondance entre les compétences des travailleurs et les besoins de l’industrie grâce à de la formation axée sur les secteurs et à des mesures de soutien offertes par les employeurs.

EN CAS DE PRESSIONS (Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle)

Les investissements ayant été réalisés récemment et ceux à venir dans certains secteurs grâce au Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle comprennent :

75 millions de dollars destinés au Fonds de formation pour les emplois durables afin d’aider les travailleurs à mettre leurs compétences à jour ou à en acquérir de nouvelles pour des emplois dans une économie à faibles émissions de carbone;

94.5 millions de dollars pour soutenir des projets stratégiques dans le domaine de la construction résidentielle et d’autres secteurs clés de l’économie;

Jusqu'à 10 millions de dollars pour bonifier la formation des éducateurs de la petite enfance.

De plus, ces initiatives viennent en aide aux groupes défavorisés et offrent un soutien global aux personnes confrontées à des obstacles à l’activité sur le marché du travail.

Contexte :

Le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle (PSMS) est un programme de contributions qui aide les secteurs clés de l’économie à mettre en place des solutions pour répondre à leurs besoins actuels et émergents en main-d’œuvre.

Le PSMS finance des projets sectoriels axés sur un large éventail d’activités dirigées par l’industrie et qui permettent d’offrir, par exemple, de la formation et des occasions de recyclage professionnel aux travailleurs, d’aider les employeurs à attirer et à maintenir en poste une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée, ainsi qu’à concevoir et à mettre en œuvre d’autres solutions pour aider les secteurs à répondre à leurs besoins relatifs au marché du travail.

Le programme aide à répondre aux besoins en main-d’œuvre dans des secteurs clés comme l’agriculture et l’agroalimentaire, la construction, la santé, les technologies de l’information et des communications, la fabrication, les ressources naturelles et l’environnement, ainsi que le tourisme et le transport.

Depuis son lancement dans le cadre du budget de 2021, le PSMS a investi 560 millions de dollars dans 55 projets, dont 21 projets dans huit secteurs clés de l’économie, 10 projets en soutien aux personnes en situation de handicap, 22 projets du secteur touristique et deux projets dédiés à la formation, au soutien des employeurs et à l’information sur le marché du travail (IMT) dans les secteurs des soins de longue durée et de l’énergie. Le programme a permis d’offrir des activités de formation à environ 131 000 participants, dont 40 % qui faisaient partie d’un groupe en quêted'équité et a mobilisé environ 37 000 employeurs et intervenants pour créer et mettre en œuvre plus de 3 100 solutions et outils pour la main-d’œuvre (c.-à-d. rapports et tableaux de bord sur le marché du travail, normes professionnelles nationales, profils professionnels, programmes de formation, matrices de transférabilité des compétences, etc.).

Annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne 2022, le Fonds de formation pour les emplois durables soutient huit projets de formation qui aideront plus de 10 000 travailleurs à améliorer leurs compétences ou à en acquérir de nouvelles pour des emplois dans l’économie à faibles émissions de carbone. Le Fonds est axé sur les énergies à faibles émissions de carbone et sur la gestion du carbone, les constructions et rénovations écologiques, ainsi que l’entretien des véhicules électriques et des infrastructures de chargement. Les projets ont été lancés en 2025 et se poursuivront jusqu'au 31 mars 2028.

Le budget de 2024 comprenait de nouveaux investissements dans le PSMS qui visaient à offrir du soutien aux travailleurs et aux employeurs dans des secteurs clés qui correspondent aux priorités gouvernementales, dont jusqu'à 10 millions de dollars sur deux ans afin de bonifier la formation des éducateurs de la petite enfance. Un projet devrait être lancé au cours de l’exercice 2025-2026;

Le programme investira jusqu’à 94,5 millions de dollars sur six ans (de 2025-2026 à 2030-2031) dans des projets visant à recenser et à répondre aux besoins urgents et systémiques en matière de développement de la main-d’œuvre grâce à l’élaboration d’IMT, d’outils et de ressources destinés à la main-d’œuvre qui renforcent les capacités des employeurs, et d’activités de mobilisation de l’industrie pour répondre aux besoins en matière de perfectionnement de la main-d’œuvre et aux besoins des employeurs. Les projets devraient commencer à l’automne 2025 et durer jusqu’à 60 mois.

Renseignements supplémentaires :

FAITS SAILLANTS

Les droits de douane ont un impact sur les industries dépendantes des exportations et leurs chaînes d'approvisionnement, entraînant des pertes d'emplois.

Pour accroître sa productivité et profiter des occasions dans des secteurs essentiels, le Canada doit bâtir un bassin de talents plus fort et plus adapté. Les pénuries constantes de main-d’œuvre et le déséquilibre des compétences dans des secteurs économiques clés minent le potentiel économique du pays.

En août 2025, on comptait approximativement 3,5 personnes sans emploi pour chaque poste vacant au Canada. Dans la plupart des provinces et des industries, une baisse du nombre de postes à pourvoir et une augmentation du nombre de personnes qui cherchent un emploi ont été enregistrées, ce qui suggère que la situation sur le marché du travail continue de se relâcher en raison de l’incertitude économique et d’un déséquilibre entre les compétences que les employeurs recherchent et les compétences que possèdent les chercheurs d’emploi.

Chaque secteur de notre économie est unique et fait face à des défis qui varient selon les réalités distinctes de chacun des marchés du travail. Par conséquent, les secteurs sont aux prises avec de multiples pressions sur le marché du travail, dont :

Changements démographiques – la main-d’œuvre du secteur de la construction est plus âgée que la moyenne nationale, ce qui signifie qu’il y aura une grande vague de départs à la retraite. D’ici 2034, près de 269 000 travailleurs, ou 21 % de la population active de 2024, devraient prendre leur retraite.

Dynamiques géopolitiques et commerciales – Depuis l’instauration des droits de douane, les fabricants ont mis sur pause leurs projets d’expansion et 28 % des entreprises sondées ont commencé à mettre en place des gels d’embauche.

Transition verte et durabilité – le secteur minier est confronté à des pénuries de main-d’œuvre alors que l’on observe une augmentation de la demande de minéraux critiques nécessaires à une économie à faibles émissions de carbone. Parmi les obstacles qui nuisent à l’activité de la main-d’œuvre dans le secteur minier, notons un manque général de connaissances et une perception négative de cette industrie; en effet, les sondages démontrent que les deux tiers des jeunes Canadiens n’envisageraient pas de travailler dans le secteur minier.

D’importantes pénuries de main-d’œuvre – selon les prévisions, en 2035, les pénuries de main-d’œuvre dans le secteur du transport devraient se situer entre 70 000 et 130 000, surtout dans les domaines de l’aviation et du camionnage.