Note pour la période des questions : MESURES DE SOUTIEN DE LA MAIN-D’ŒUVRE EN RÉPONSE AUX DROITS DE DOUANE
About
- Numéro de référence :
- EF_068_20260105
- Date fournie :
- 4 déc. 2025
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Hajdu, Patty (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’emploi et des familles
Enjeu ou question :
À la suite de budget 2025 et des annonces de mesures de soutien pour industries touchées par les droits de douane,, comment le gouvernement du Canada continue-t-il d’aider les travailleurs et les entreprises à s’adapter aux nouvelles réalités économiques ?
Réponse suggérée :
Notre gouvernement s’est engagé à protéger et à aider les travailleurs en cette période d’incertitude et de changement dans le cadre d’un marché du travail unique. Nous favoriserons les nouvelles occasions aux termes d’un programme axé sur une économie unique et ferons des investissements pour veiller à ce que les Canadiens acquièrent les compétences nécessaires pour occuper les emplois en demande.
Afin de bâtir une main-d’œuvre forte et confiante pour appuyer ces efforts, notre gouvernement lance toute une série de nouvelles mesures de soutien de la main-d’œuvre, qui s’ajoutent aux mesures tarifaires existantes, pour aider les travailleurs et les employeurs.
Ces mesures profiteront aux travailleurs de tout le Canada, notamment ceux en milieu de carrière et ceux ayant une longue ancienneté qui sont touchés par les droits de douane imposés par les États-Unis et les changements sur le marché mondial, ainsi qu’aux groupes sous-représentés, comme les personnes en situation de handicap, les femmes et les peuples autochtones.
Contexte :
Pour faire face à l’incertitude découlant des différends commerciaux actuels, le gouvernement du Canada a adopté toute une série de mesures au cours des derniers mois pour aider les travailleurs et les entreprises dans les secteurs touchés par les échanges commerciaux.
Ces mesures comprenaient des assouplissements temporaires de l’assurance-emploi visant l’offre de soutien du revenu et un accès accru au programme de Travail partagé de l’assurance-emploi. Des mesures temporaires en matière d’assurance-emploi sont en train d’accroître le soutien au revenu des travailleurs canadiens dont les emplois sont touchés par l’incertitude économique provoquée par des droits de douane étrangers lorsque les assouplissements temporaires au programme de Travail partagé aide les employeurs à éviter les mises à pied en bonifiant le revenu réduit des employés par des prestations d’assurance-emploi.
De plus, le gouvernement a investi dans les ententes sur le développement du marché du travail pour permettre d’offrir des services de formation et d’emploi aux travailleurs touchés dans les industries de l’acier et du bois d’œuvre.
Par le biais d’annonces le 5 septembre 2025 et budget 2025, notre gouvernement a misé sur les mesures existantes en mettant en place un nouveau programme de requalification professionnelle pour les travailleurs, l’assouplissement et la prolongation de la durée des prestations du régime d’assurance emploi, et lancera une nouvelle plateforme numérique d’emploi et de formation en collaboration avec des partenaires du secteur privé afin de permettre aux Canadiens de trouver plus rapidement un emploi. Les mesures qui s’appuient sur la réponse actuelle d’EDSC aux droits de douane et la complètent comprennent:
investissement de 570 millions de dollars au cours des trois prochaines années, à compter de 2025-2026, dans un programme complet d’aide à l’emploi et à la formation aux termes des ententes sur le développement du marché du travail conclues avec les provinces et les territoires, pour l’aide à l’emploi et à la formation pour jusqu’à 50 000 travailleurs touchées par les droits de douane et les changements sur les marchés mondiaux ;
investissement de 50 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, à compter de 2026-2027, et de 8 millions de dollars par la suite pour pour mettre en place un nouvel outil numérique facilitant la recherche d’emploi et la soumission de candidatures, et de lancer une plateforme nationale de formation en ligne en partenariat avec le secteur privé en accélérant la transformation d’IA du Guichet-Emplois pour moderniser le jumelage d’emplois ;
investissement de 382 millions de dollars au cours des cinq ans, à compter de 2026-2027, et de 56 millions de dollars par la suite pour établir de nouvelles Alliances pour la main-d’œuvre et un Fonds d’innovation pour la main-d’œuvre, qui réuniront des employeurs, des syndicats et des groupes industriels pour trouver des moyens d’aider les entreprises et les travailleurs à réussir dans un marché du travail en évolution et coordonner les investissements publics et privés en matière de perfectionnement professionnel ;
investissement de 594,7 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, pour que le programme Emplois d’été Canada soutienne environ 100 000 emplois d’été au cours de l’été 2026 ;
investissement de 307,9 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, à la Stratégie emploi et compétences jeunesse (une stratégie horizontale) pour fournir de l’aide à l’emploi, du soutien à la formation et des services d’appui complémentaires (p. ex. : mentorat, transport, counseling en santé mentale) à environ 20 000 jeunes additionnels par année qui font face à des obstacles à l’emploi ;
investissement de 635,2 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2026-2027,pour que le Programme de stages pratiques pour étudiants soutienne environ 55 000 occasions d’apprentissage en milieu de travail en 2026-2027 pour les personnes qui poursuivent des études postsecondaires ;
prolongement de six mois de deux des trois mesures temporaires d’assurance-emploi jusqu’en Avril 2026 : suspension de la répartition de la rémunération payée en raison d’une cessation d’emploi (423,8 M$ sur deux ans) et élimination du délai de carence d’une semaine (417,6 M$ sur deux ans). (L’analyse appuient la fin de la troisième mesure temporaire qui ajuste à la hausse les taux de chômage de l’assurance-emploi dans le contexte des hausses récentes et progressives des taux de chômage) ; et
introduction d’une nouvelle mesure d’assurance-emploi de six mois pour offrir 20 autres semaines (évolutives) de soutien du revenu aux travailleurs de longue date, ce qui leur permettra d’avoir un plus long soutien en période de chômage dans un contexte économique difficile.
Ces mesures permettront d’offrir de la formation et du soutien au revenu aux travailleurs mis à pied en raison des droits de douane pour qu’ils décrochent de nouveaux emplois le plus rapidement possible, de collaborer avec les entreprises pour aider à développer la main-d’œuvre dans les secteurs touchés, et de créer une plateforme numérique moderne pour aider les chercheurs d’emploi à trouver de nouvelles possibilités.
Concernant les investissements dans les services de formation et d’emploi, nous collaborons avec les provinces et les territoires afin de créer un cadre de réponse tarifaire pour bien cibler le financement. Aux termes des discussions, les provinces et les territoires ont préconisé l’adoption d’un cadre plus large de soutien tarifaire qui se penche sur les répercussions immédiates et renforce également la résilience à long terme de la main-d’œuvre et la compétitivité industrielle dans l’ensemble du Canada.
La formule de financement des mesures en matière d’emploi et de formation fait l’objet d’élaboration. Toutefois, le financement serait réparti entre les provinces et les territoires selon des paramètres afférents aux droits de douane et aux répercussions directes et indirectes liées à l’emploi.
L’investissement dans le service national de l’emploi, soit Guichet-Emplois, facilitera la recherche d’emploi du côté des utilisateurs en intégrant l’IA dans la plateforme du Guichet-Emplois, y compris en inscrivant automatiquement les prestataires d’assurance-emploi et en cadrant leurs activités de jumelage d’emploi avec leur profil de compétences.
L’investissement permettra aussi de lancer une plateforme nationale de formation en ligne pour aider les Canadiens adultes à suivre des programmes de formation de courte durée selon le type de compétences, l’emplacement et le format. Le gouvernement du Canada collabore avec des entreprises comme Indeed, Jobillico, Career Beacon et Zip Recruiter, ainsi qu’avec des leaders des domaines de l’apprentissage en ligne et de la formation numérique, comme eCampus Ontario et Skills Council of Canada (Conseil des Compétences Canada). Les chercheurs d’emploi pourront postuler à des emplois via l’application mobile du Guichet-Emplois.
Les alliances pour la main-d’œuvre et le fonds permettront d’aider directement les leaders industriels et commerciaux à se retrouver dans les systèmes de main-d’œuvre et de formation et de veiller à ce que les activités fédérales, provinciales et autochtones se complètent et cadrent avec les résultats stratégiques.
Les entreprises et les associations sectorielles ont des difficultés à se retrouver dans le cadre de 14 administrations offrant des programmes pour répondre à leurs besoins opérationnels. Le gouvernement fédéral n’a pas de mécanisme ciblé pour réunir les parties. Par conséquent, les entreprises déploient les mêmes efforts et elles manquent les moyens pour avoir la portée nationale et parvenir à leurs résultats.
Selon l’expérience canadienne et internationale, le pouvoir fédéral pour réunir les partenaires de l’écosystème du développement de la main-d’œuvre ne suffit pas à lui seul. Il faut avoir une enveloppe de dépenses pour concrétiser les idées, mobiliser et coordonner les investissements privés.
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
L’incertitude économique découlant de nos nouvelles relations avec les États-Unis aggrave les tendances économiques, comme celles des changements démographiques, des changements technologiques, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et des transitions énergétiques qui, ensemble, posent de sérieux défis pour l’économie et le marché du travail canadiens.
Le chômage a diminué de 0,2 % en septembre 2025, portant ainsi le taux national à 6,9 %.
De plus, il y a des preuves d’une hause des demandes de prestations d’assurance-emploi, plus remarquable dans les régions fortement touchées par l’incidence des droits de douane (p. ex., Windsor, Oshawa, Chicoutimi, Jonquière et Centre de l’Ontario).
Pour faire face à l’incertitude découlant des différends commerciaux actuels, le gouvernement du Canada a adopté toute une série de mesures au cours des derniers mois pour aider les travailleurs et les entreprises dans les secteurs touchés par les échanges commerciaux. Par le biais d’annonces budgétaires et autres annonces récents, le gouvernement du Canada a présenté des mesures de soutien plus larges pour investir dans les travailleurs afin qu’ils stimulent la transformation économique du Canada, grâce à de nouvelles activités d’acquisition de compétences et de formation.