Note pour la période des questions : MAIN‑D’ŒUVRE POUR LES GRANDS PROJETS
About
- Numéro de référence :
- PA-EWD_022_20260106
- Date fournie :
- 19 janv. 2026
- Organisation :
- Emploi et Développement social Canada
- Nom du ministre :
- Hajdu, Patty (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de l’emploi et des familles
Enjeu ou question :
Après la mise sur pied du Bureau des grands projets, comment le gouvernement du Canada continue-t-il de s’assurer que la main-d’œuvre est prête et apte à soutenir ces projets? Le Bureau des grands projets (BGP) a été mis sur pied pour accélérer l’approbation, le financement et la réalisation de projets d’intérêt national, en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les Autochtones et les investisseurs privés. Ces projets, dont la réussite repose sur une main-d’œuvre formée, mobile et disponible à mesure de leur avancement, portent notamment sur l’énergie propre, le logement, les ports et les minéraux critiques.
Le BGP est également soutenu par un conseil consultatif autochtone nouvellement nommé, qui veillera à ce que le partenariat et la participation économique des Autochtones fassent partie intégrante des grands projets menés au Canada.
Le 11 septembre, 2025, le premier ministre a annoncé que la première série de projets avait été soumise à l’examen du BGP. Le 13 novembre, 2025, le premier ministre a annoncé la deuxième série de projets qui seront soumis à l’examen du BGP pour bâtir l’économie du Canada.
EDSC joue un rôle clé pour soutenir la main-d’œuvre essentielle à la réalisation de projets d’intérêt national, notamment en facilitant l’adéquation des compétences et de la formation professionnelle avec les besoins de l’industrie. Les prévisions, qui font état d’un besoin de près de 1,4 million de nouveaux gens de métier qualifiés d’ici 2033, mettent en évidence l’urgence d’harmoniser les parcours de formation au calendrier des projets.
Réponse suggérée :
Les grands projets stimuleront la croissance économique et permettront de créer de bons emplois partout au Canada.
EDSC travaille en étroite collaboration avec ses partenaires dans les domaines des compétences et de la formation, notamment le Bureau des grands projets, afin de s’assurer que les travailleurs canadiens possèdent les compétences nécessaires pour saisir ces occasions.
Il s’agit notamment de mesures qui profiteront aux travailleurs, y compris ceux en milieu de carrière et ceux de longue date qui sont touchés par les droits de douane imposés par les États-Unis et les changements sur le marché mondial, ainsi qu’aux groupes sous-représentés‑, comme les personnes en situation de handicap, les femmes et les Autochtones.
Si on insiste sur les mesures pour la main-d’œuvre prises par EDSC à l’appui des grands projets
Le 5 septembre, le premier ministre a annoncé une série d’initiatives relatives à la main-d’œuvre, notamment le lancement de nouvelles alliances pour la main-d’œuvre, afin de répondre aux besoins en travailleurs que connaissent les secteurs sous pression et ceux qui présentent un potentiel de croissance, conformément au mandat du Bureau des grands projets.
Contexte :
Les programmes existants d’EDSC, tels que le Programme des travailleurs étrangers temporaires et le Fonds de formation pour les emplois durables, soutiennent déjà les capacités de la main-d’œuvre et peuvent être mis à profit pour aider à atteindre les objectifs et les échéances des projets du BGP.
Alors que le gouvernement prend des mesures pour réduire le nombre d’immigrants, il est plus important que jamais pour le Canada de planifier et d’agir de manière à garantir que la main-d’œuvre nationale puisse accéder aux compétences et à la formation nécessaires pour contribuer à la croissance économique découlant des grands projets et en tirer profit.
La participation des Autochtones au marché du travail et leurs liens durables avec celui-ci sont essentiels à la réussite des projets d’intérêt national. L’approche fondée sur les distinctions d’EDSC, laquelle a été élaborée conjointement, soutient les solutions dirigées par des Autochtones visant à éliminer les obstacles à l’emploi et à répondre aux besoins locaux et régionaux. Elle peut également être mise à profit pour appuyer la réalisation des projets et veiller à ce que les avantages soient largement répartis entre les collectivités.
Le 5 septembre, 2025, le premier ministre a annoncé plusieurs initiatives relatives à la main-d'œuvre, dont les suivantes :
Un nouveau programme de recyclage professionnel offert dans le cadre des Ententes sur le développement du marché du travail, conclues avec les provinces et les territoires, permettra de former et de soutenir jusqu’à 50 000 travailleurs (450 millions de dollars sur trois ans). Il ciblera les travailleurs en milieu de carrière et les travailleurs de longue date, ainsi que les groupes sous-représentés, notamment les femmes, les Autochtones et les personnes en situation de handicap.
La modernisation de la plateforme du Guichet-Emplois et le lancement d’une plateforme nationale de formation permettront d’inscrire automatiquement les prestataires d’assurance-emploi en fonction de leur profil de compétences afin d’améliorer le jumelage des travailleurs et des emplois, et d’ajouter des renseignements plus pertinents en temps réel, à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, pour aider les utilisateurs à s’y retrouver plus facilement et à trouver des emplois et des cours de formation par type de compétence, emplacement et format (50 millions de dollars sur cinq ans).
De nouvelles alliances pour la main-d’œuvre réunissant des employeurs, des groupes industriels, des travailleurs et des établissements de formation permettront de répondre aux pressions exercées sur la main-d’œuvre dans les secteurs en difficulté (p. ex., les pièces automobiles, l’acier, l’aluminium) et ceux qui présentent un potentiel de croissance (p. ex., l’énergie, les minéraux critiques, la fabrication de pointe).
Un nouveau fonds sectoriel flexible d’investissement dans la main-d’œuvre soutiendra des projets régionaux et propres à certains secteurs, y compris dans les régions rurales et éloignées (382 millions de dollars sur cinq ans et 56 millions de dollars de façon continue pour les alliances et le fonds).
Au-delà de ces annonces, les récentes améliorations apportées dans le cadre d’un plan d’action conjoint fédéral-provincial-territorial sur la mobilité de la main-d’œuvre contribuent activement à réduire les obstacles grâce à des mesures immédiates et à long terme, notamment une norme de service de 30 jours pour le traitement des demandes.
Des travaux sont également en cours pour aider à accroître la main-d’œuvre dans les métiers spécialisés, en partenariat avec les provinces et territoires et les groupes syndicaux. Ces efforts permettront d’offrir de la formation et des places aux apprentis, aux jeunes et aux membres d’autres groupes afin qu’ils acquièrent les compétences précieuses nécessaires pour faire progresser les objectifs du BGP au cours des prochains mois et constituer la main-d’œuvre dans les métiers spécialisés pour l’avenir.
Renseignements supplémentaires :
Citations des ministres / Citations des partenaires clés
« Le Canada a toujours été une nation de bâtisseurs, que l’on pense à la Voie maritime du Saint-Laurent ou à l’Expo 67. Dans ce moment charnière de notre histoire, le Canada doit puiser dans cet héritage et agir de manière décisive pour transformer son économie afin de passer de la dépendance à la résilience. Nous allons construire des ports, des voies ferroviaires et des réseaux d’électricité à un rythme que nous n’avions pas vu depuis des générations – de grands projets qui permettront de libérer le plein potentiel économique du Canada et de bâtir un Canada fort. Je suis ravi que Dawn Farrell, l’une des cadres les plus expérimentées du Canada, ait accepté de contribuer à la réalisation de cette grande priorité. »
Le très hon. Mark Carney, premier ministre du Canada
« Le Bureau des grands projets représente un changement fondamental dans la façon dont nous réalisons les projets d’infrastructure essentiels. Le Canada doit construire ici, à un rythme jamais vu depuis des générations. En collaborant étroitement avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones afin de rationaliser et de simplifier les processus d’approbation, le BGP contribuera à diversifier nos relations commerciales, à renforcer notre position en tant que superpuissance énergétique dans les domaines de l’énergie propre et conventionnelle, et à promouvoir la prospérité économique à long terme du Canada. »
L’hon. Dominic LeBlanc, président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, des Affaires intergouvernementales et de l’Unité de l’économie canadienne
« À ce moment crucial, nous devons trouver de nouvelles façons de faire des affaires afin de bâtir le Canada le plus fort possible. Nous respectons notre promesse consistant à agir rapidement pour attirer des investissements du secteur privé, offrir de la certitude aux investisseurs, favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones et protéger notre environnement. Le nouveau Bureau des grands projets nous permettra de réaliser ces progrès et de veiller à ce que les projets soient structurés de manière à être fructueux, notamment au moyen de l’approche ʺun projet, une évaluationʺ, pour que nous puissions devenir une superpuissance énergétique et en ressources naturelles. »
L’hon. Tim Hodgson, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles
« Pour que les intérêts des Premières Nations, des Inuits et des Métis soient au cœur de notre mandat consistant à bâtir un Canada fort, il est essentiel d’établir le Bureau des grands projets. Il s’agit d’un autre pas important vers la création d’une économie où des emplois, des occasions et la prospérité sont véritablement à la portée des communautés autochtones. »
L’hon. Rebecca Alty, ministre des Relations Couronne-Autochtones
« La Chambre de commerce du Canada félicite le gouvernement d’avoir agi rapidement pour ouvrir ce bureau et d’avoir envoyé le bon message concernant une restructuration importante de l’approbation des grands projets. Toutefois, nous surveillerons de près ce système à deux volets, qui permettra à certains projets de bénéficier d’une longueur d’avance, mais qui laissera tous les autres capitaux susceptibles de se retrouver dans d’autres marchés. Notre objectif doit rester la création d’un environnement économique global dans lequel notre politique peut attirer les capitaux et où l’avancement des projets de construction est la norme et non l’exception […] »
Chambre de commerce du Canada