Note pour la période des questions : LA PRÉVENTION DU SUICIDE AU CANADA

About

Numéro de référence :
HC-2021-QP-00031
Date fournie :
18 juin 2021
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Hajdu, Patty (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

• Quand le gouvernement mettra-t-il en place une ligne téléphonique pancanadienne de prévention du suicide pleinement opérationnelle?

Réponse suggérée :

MESSAGE CLÉS
• Le gouvernement reconnaît l’impact du suicide sur les familles et les communautés.
• C’est pourquoi nous investissons 21 millions de dollars sur 5 ans pour que le Centre de toxicomanie et de santé mentale et ses partenaires puissent mettre en œuvre un service pancanadien de prévention du suicide complètement opérationnel.
• L’Énoncé économique de l’automne 2020 a annoncé un investissement supplémentaire de 50 millions de dollars pour renforcer la capacité des centres de détresse, qui connaissent une augmentation de demandes de services durant la pandémie de la COVID-19.

SI L’ON INSISTE AU SUJET DES SOUTIENS EN SANTÉ MENTALE POUR LA COVID-19
• Lancé en avril 2020, Espace mieux-être Canada offre des services de soutien en ligne gratuits et confidentiels en matière de santé mentale et de consommation de substances, accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux personnes de partout au Canada dans les deux langues officielles.
• Dans le budget de 2021, le gouvernement a alloué 62 millions de dollars, en 2021-2022, à Santé Canada pour Espace mieux-être, afin que le portail puisse continuer d’être une source d’outils et de services en matière de santé mentale et de mieux-être accessible à la population canadienne.
• Aussi dans le budget de 2021, le gouvernement fournira 50 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer un volet de programmes de santé mentale axé sur le traumatisme et l’état de stress post-traumatique (ESPT) pour les populations ayant un risque élevé de vivre un traumatisme lié à la COVID-19 et les personnes exposées à divers traumas découlant de la COVID-19.
• Le 29 mars 2020, le premier ministre a annoncé un investissement de 7,5 millions de dollars pour Jeunesse, J’écoute, pour fournir un soutien de crise aux enfants et aux jeunes pendant la pandémie.
• L’Agence de la santé publique du Canada fournit également du financement supplémentaire au Service canadien de prévention du suicide afin de répondre à la demande accrue de soutien en cas de crise en ce moment.

SI L’ON INSISTE SUR LA MISE EN PLACE D’UN NUMÉRO À TROIS CHIFFRES POUR LE SOUTIEN DE CRISE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE
• L’adoption à l’unanimité de la récente motion demandant au gouvernement fédéral d’agir immédiatement pour mettre en place un numéro 9-8-8 national démontre qu’il y a beaucoup d’intérêt d’explorer la mise en œuvre d’un numéro à trois chiffres au Canada.
• Comme première étape, il y a le besoin de mieux prendre compte des considérations réglementaires, technologiques et de ressources dans le contexte canadien.
• Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a lancé des démarches réglementaires afin de tenir des consultations au sujet de la proposition d’une ligne d’aide à trois chiffres afin que les Canadiens aient un numéro facile à retenir qu’ils peuvent appeler lorsqu’ils ont besoin d’aide.

Contexte :

CONTEXTE
Environ dix personnes meurent par suicide chaque jour au Canada. En 2018, plus de 3 800 décès par suicide ont été dénombrés au Canada. Le suicide était la neuvième cause de décès chez l’ensemble des Canadiens en 2018, et la deuxième cause de décès chez les personnes âgées de 15 à 34 ans, après les blessures accidentelles (Statistique Canada). Aucune cause unique n’explique ou ne permet de prévoir le suicide; divers facteurs sont associés au suicide, notamment la maladie mentale, la santé physique, les problèmes d’ordre personnel et le deuil, la violence subie pendant l’enfance et la négligence et l’exposition à des traumatismes.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a fourni un financement de démonstration de principe à Services de crises du Canada (SCC) d’un montant de 5,46 M$ sur cinq ans (de 2015-2016 à 2020-2021) pour soutenir la mise sur pied du Service canadien de prévention du suicide (SCPS), un service téléphonique, de messagerie et de clavardage national de prévention du suicide qui relie les infrastructures téléphoniques, de détresse et de crise actuelles partout au Canada. Le Québec offre ces services à ses résidents par l’entremise de sa ligne provinciale de prévention du suicide : 1 866 APPELLE.

L’ASPC fournira 21 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2020-2021, au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) pour mettre en place et maintenir un service pancanadien de prévention du suicide pleinement opérationnel. Le CAMH dirigera l’initiative en partenariat avec l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) et les Services de crises du Canada (SCC).

Le Cadre fédéral de prévention du suicide (Cadre) a été rendu public en novembre 2016. Il est axé sur la sensibilisation du public, la réduction de la stigmatisation, la diffusion de renseignements et de données ainsi que la promotion de l’utilisation de pratiques fondées sur la recherche et des données probantes. Des rapports d’étape sur le Cadre ont été publiés en 2016 et en 2018 sur Canada.ca; la publication la plus récente du rapport a été mise à la disposition du public dans un message de la ministre publié en décembre 2020.

Motion 174 – Un plan d’action national pour la prévention du suicide
En avril 2018, le député Charlie Angus (NPD, Timmins-James Bay) a parrainé la motion M 174, exhortant le gouvernement du Canada à mettre sur pied un plan d’action national sur la prévention du suicide. Le 8 mai 2019, les parlementaires ont voté à l’unanimité en faveur de la motion M 174, bien que celle-ci ne soit pas contraignante. Les mesures proposées dans le plan s’alignent avec le Cadre. L’ASPC facilitera la coordination et la collaboration d’éléments du plan d’action auprès des ministères, des organismes et des principaux intervenants pertinents en remplissant son rôle rassembleur à l’égard du Cadre fédéral de prévention du suicide. Une mise à jour sur la motion M-174 sera incluse dans le prochain rapport d’étape sur le Cadre (décembre 2020).

Ligne téléphonique nationale de prévention du suicide à trois chiffres – Campagne sur le 9-8-8 au Canada
Dans le cadre des efforts des États-Unis et du Royaume-Uni consistant à désigner un numéro à trois chiffres facile à retenir pour leurs lignes nationales de prévention du suicide, le 11 décembre 2020, les parlementaires ont voté à l’unanimité en faveur de la motion parrainée par le député Todd Doherty (conservateur, Colombie-Britannique) demandant au gouvernement fédéral d’agir immédiatement en vue d’établir un numéro 9-8-8 national qui viendrait regrouper tous les numéros existants de ligne d’urgence pour la prévention du suicide.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) est responsable de l’établissement de tout code abrégé à trois chiffres. Le CRTC a lancé des démarches réglementaires afin de tenir des consultations au sujet de la proposition d’une ligne d’aide à trois chiffres afin que les Canadiens aient un numéro facile à retenir qu’ils peuvent appeler lorsqu’ils ont besoin d’aide. La consultation publique a été lancée le 3 juin 2021 et se terminera le 1er septembre 2021. Le gouvernement appuie ces efforts, notamment en assurant la disponibilité des fonds qui permettront de créer cette ligne d’aide.

Soutien en cas de crise de santé mentale – COVID-19
La demande de soutien en cas de crise a augmenté considérablement depuis le début de l’éclosion de la COVID-19. Dans le cadre de l’Énoncé économique de l’automne 2020, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 50 millions de dollars pour renforcer la capacité des centres de détresse. L'ASPC administre un premier cycle de subventions aux 57 centres de détresse en hiver/printemps 2021. Une partie des fonds étant retenue pour un deuxième cycle de subventions au cours de l'exercice 2021-22. Cette deuxième série de subventions sera disponible pour les bénéficiaires ayant des besoins restants ou émergents, ou pour les organisations éligibles non incluses dans la première série de financement. De plus, une partie du financement soutiendra le développement de ressources pour aider les centres de détresse à répondre aux besoins des populations diverses et vulnérables.

Le 29 mars 2020, le premier ministre a annoncé un investissement de 7,5 millions de dollars destiné à Jeunesse, J’écoute pour fournir un soutien en cas de crise pour les enfants et les jeunes pendant la pandémie de la COVID-19.

Budget 2021 : Investissements supplémentaires dans la santé mentale
• Le Budget 2021 propose 100 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2021-2022, afin de soutenir les interventions en santé mentale pour les populations les plus gravement touchées par la COVID-19, notamment les travailleurs de la santé, les travailleurs de première ligne, les jeunes, les aînés, les Autochtones et les Canadiens noirs et racisés.
• Le gouvernement a alloué 45 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, pour l’élaboration de normes nationales en matière de santé mentale en collaboration avec les provinces et les territoires, des organismes de santé et des intervenants clés.
• Le gouvernement fournira 50 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer un volet de programmes de santé mentale axé sur le traumatisme et l’état de stress post-traumatique (ESPT) pour les populations ayant un risque élevé de vivre un traumatisme lié à la COVID-19 et les personnes exposées à divers traumas découlant de la COVID-19.

Comprendre l’impact de la pandémie sur la santé mentale
Par le truchement de l’Initiative sur la santé mentale et la COVID-19 : ressources sur le mieux être, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) financent actuellement plus de 100 projets de recherche sur la COVID-19 et la santé mentale, y compris sur la consommation problématique de substances (13,5 millions de dollars versés par les IRSC et des partenaires). Ces projets importants porteront sur la santé mentale pendant et après la pandémie et généreront de nouvelles données pour éclairer les interventions en santé mentale dans le contexte de la pandémie. Au bout du compte, ils permettront d’offrir de nouveaux traitements et services fondés sur des données probantes à tous les Canadiens, en particulier aux populations prioritaires qui pourraient éprouver de graves problèmes de santé mentale liés à la COVID-19.

Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale (ECSM) et Enquête sur la santé mentale et les événements stressants (ESMES)

L’ASPC effectue actuellement une surveillance pour comprendre les conséquences sanitaires plus larges de la COVID-19 sur le suicide et l’automutilation. L’analyse cherchera à estimer la prévalence des pensées suicidaires dans la population du Canada durant la pandémie de la COVID 19 et la comparera à la prévalence avant la pandémie, tout en identifiant aussi les groupes pouvant présenter un risque plus élevé de suicide que la population en général.

Renseignements supplémentaires :

aucun