Note pour la période des questions : TABAGISME ET CONSOMMATION DU TABAC AU CANADA

About

Numéro de référence :
HC-2021-QP2-00007
Date fournie :
16 nov. 2021
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

• Le tabagisme est l’une des principales causes de maladies évitables et de décès prématurés au pays, entraînant la mort d’environ 48 000 Canadiens chaque année. Le gouvernement a annoncé une cible ambitieuse visant à diminuer la consommation de tabac à moins de 5 % d’ici 2035.

Réponse suggérée :

MESSAGES CLÉS
• Notre gouvernement s’est engagé à aider les Canadiens à cesser de fumer et à protéger la santé des jeunes et des non-fumeurs.
• Le tabagisme est l’une des principales causes de maladies évitables et de décès prématurés au pays. Dans le cadre de la Stratégie canadienne sur le tabac, nous visons à réduire la consommation de tabac au Canada à moins de 5 % d’ici 2035.
• Nous avons mis en place une réglementation visant à normaliser l’apparence des emballages de tabac afin de réduire l’attrait de ces produits. Santé Canada met à jour les exigences d’étiquetage relatives à la santé afin de refléter les dernières preuves scientifiques et de s’assurer que ces étiquettes restent visibles et percutantes.
• Nous continuerons à renforcer la réglementation en vue d’empêcher les jeunes et les non-fumeurs de devenir dépendants de la nicotine, et de fournir aux Canadiens des renseignements sur la santé en ce qui concerne la consommation du tabac.
SI ON INSISTE SUR L’AIDE POUR LES FUMEURS...
• Nous exhortons les Canadiens qui fument à envisager d’y renoncer. Nous savons que lorsque vous cessez de fumer, votre corps commence à se rétablir de lui-même, et ce, dès le premier jour sans fumée, notamment en réduisant vos risques de développer des maladies cardiaques, des cancers, des problèmes respiratoires et des infections.
• Cesser de fumer peut être difficile, mais pas impossible. Le gouvernement du Canada dispose de nombreuses ressources pour aider les Canadiens à cesser de fumer et à réduire les méfaits du tabagisme.
• Nous invitons les Canadiens à communiquer avec la ligne d’aide pancanadienne sans frais où des spécialistes formés peuvent les aider à élaborer un plan d’action pour cesser de fumer, répondre à leurs questions et les aiguiller vers des programmes et des services offerts dans leur collectivité, le cas échéant.

Contexte :

Usage du tabac au Canada
Les données publiées le 8 septembre 2021, issues de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2020, montrent la plus forte baisse annuelle du tabagisme dans l’histoire de l’enquête, passant de 4,7 M à 4,2 M de Canadiens âgés de 12 ans et plus. Des décennies de lutte contre le tabagisme ont eu des effets positifs, qui se traduisent par un taux moyen national de 13 % (4,2 M) en baisse par rapport à 15 % (4,7 M) en 2019. Le tabagisme quotidien a également diminué, passant de 10 % (3,2 M) en 2019 à 9 % (2,9 M). Une estimation fiable du tabagisme quotidien des jeunes âgés de 15 à 19 ans ne peut être déterminée pour 2020. Le tabagisme quotidien des jeunes de 12 à 17 ans est inférieur à 1 % (10 300).

Bien que les récentes baisses soient positives, des millions de Canadiens continuent de fumer, ce qui nous rappelle que, malgré des décennies d’efforts pour dissuader les gens de fumer, le tabagisme demeure un important problème de santé publique au Canada. Le tabagisme reste la principale cause de décès prématuré au pays, tuant la moitié des Canadiens qui fument quotidiennement pendant une longue période. De plus, la prévalence de la consommation de produits du tabac est plus élevée chez les membres des Premières Nations vivant dans les réserves et chez les Inuits que dans le reste de la population canadienne.

En juillet 2020, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a publié une mise à jour de son rapport intitulé « Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada 2015-2017 », lequel souligne l’énorme fardeau que représente le tabagisme sur l’ensemble des Canadiens. Le rapport a révélé qu’en 2017, le coût total du tabagisme pour la société s’élevait à environ 12,3 milliards de dollars, soit 336 $ pour chaque Canadien. Il a été déterminé que le tabac est de loin la substance la plus mortelle et la plus coûteuse, représentant 47 % de tous les coûts de soins de santé attribuables à l’usage de substances et qu’environ 48 000 décès prématurés s’étant produits en 2017 pouvaient y être attribués (plus de 128 décès par jour ou 17 % de tous les décès).

Stratégie canadienne sur le tabac

La Stratégie canadienne sur le tabac concrétise le plan du gouvernement du Canada pour lutter contre le tabagisme. Elle est dirigée par Santé Canada, en partenariat avec l’Agence des services frontaliers du Canada, l’Agence du revenu du Canada, Services aux Autochtones Canada, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, l’Agence de la santé publique du Canada, Sécurité publique Canada et la Gendarmerie royale du Canada.

Prélèvement/Recouvrement des coûts du tabac

Dans sa plateforme de 2021, le Parti libéral du Canada a proposé un droit de recouvrement auprès des fabricants de tabac exigeant que ces derniers payent le coût des investissements fédéraux en matière de santé publique dans la lutte contre le tabagisme. Santé Canada travaille en étroite collaboration avec d’autres partenaires du gouvernement du Canada pour examiner les options et déterminer les prochaines étapes.

Le Parti conservateur du Canada et le Nouveau Parti démocratique ont tous deux pris des engagements semblables dans leur programme électoral.

Renseignements supplémentaires :

FAITS SAILLANTS
• Environ 4,2 millions de Canadiens fument la cigarette, soit environ 13 % de la population âgée de plus de 15 ans.

• La Stratégie canadienne sur le tabac constitue une approche globale et intégrée visant à accroître les taux d’abandon du tabac et à protéger les jeunes et les non-fumeurs contre la dépendance à la nicotine; la stratégie est appuyée par un investissement de 330 millions de dollars sur cinq ans, depuis mai 2018.