Note pour la période des questions : OUTILS DE SOUTIEN EN MATIÈRE DE SANTÉ MENTALE ET DE CONSOMMATION DE SUBSTANCES PENDANT LA PANDÉMIE DE COVID-19
About
- Numéro de référence :
- HC-2021-QP2-00040
- Date fournie :
- 16 nov. 2021
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
• Le gouvernement demeure résolu à aider les Canadiens à faire face à leurs problèmes de santé mentale et de consommation de substances et à améliorer l’accès aux services afin que les Canadiens puissent obtenir l’aide dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
Réponse suggérée :
MESSAGES CLÉS
• La COVID-19 continue d’être une source de stress, d’anxiété et d’isolement pour de nombreux Canadiens. C’est pourquoi le gouvernement a agi rapidement pour lancer un portail en ligne qui donne accès en tout temps à des outils et à des soutiens fondés sur des données probantes, gratuits et confidentiels.
• Dans le cadre du budget de 2021, le gouvernement s’est engagé à prendre une série de mesures pour améliorer l’accès à des soutiens en santé mentale de qualité et en temps opportun :
o 45 millions de dollars pour l’élaboration de normes nationales de la santé mentale;
o 100 millions de dollars pour appuyer des projets qui favorisent la santé mentale et préviennent la maladie mentale dans les populations touchées de façon disproportionnée par la pandémie;
o 50 millions de dollars pour appuyer des projets visant à traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les traumatismes chez les travailleurs de première ligne;
o 10 millions de dollars pour le Fonds pour la santé mentale des communautés noires; et,
o 13,5 millions de dollars afin de fournir aux décideurs des données probantes utiles sur les réponses en matière de santé mentale et de consommation de substances.
SI ON INSISTE SUR L’ÉTABLISSEMENT DES NORMES NATIONALES DE LA SANTÉ MENTALE…
• Notre gouvernement s’est engagé à travailler avec les intervenants, les provinces et les territoires afin d’établir des normes nationales de la santé mentale afin que les Canadiens puissent avoir rapidement accès au soutien dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
• Santé Canada travaille avec les Instituts de recherche en santé du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada à la mise en œuvre de cet engagement, et favorisera la participation d’une vaste gamme d’intervenants en vue d’orienter l’élaboration des normes.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR LA NÉCESSITÉ DE FOURNIR UN SOUTIEN AUX JEUNES ET AUX FAMILLES…
• La pandémie de COVID-19 est particulièrement difficile pour les familles qui peuvent être particulièrement vulnérables au stress étant donné l’incertitude et la perturbation de leurs activités quotidiennes.
• Dans le cadre du consortium gérant le portail Espace mieux-être Canada, Jeunesse, J’écoute offre un soutien aux jeunes par téléphone, SMS et clavardage en direct. De plus, Jeunesse, J’écoute continue de développer de nouveaux outils de formation pour mieux outiller son personnel de première ligne et ses bénévoles pour soutenir les jeunes.
• Nous investissons également 7,5 millions de dollars supplémentaires dans Jeunesse, J’écoute pour soutenir leurs services de santé mentale aux enfants et jeunes pendant la pandémie.
• En plus de ces mesures, le gouvernement du Canada investit 5 milliards de dollars sur dix ans dans les provinces et territoires au moyen d’ententes bilatérales négociées pour les aider à élargir l’accès, ce qui comprend des services communautaires de santé mentale et de lutte contre les dépendances pour les enfants et les jeunes.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR LA NÉCESSITÉ DE FOURNIR DES SOUTIENS AUX TRAVAILLEURS DE LIGNE DE PREMIÈRE LIGNE…
• Les travailleurs de la santé et les autres membres du personnel de première ligne constituent une population importante pour Espace mieux-être Canada. C’est pourquoi le portail propose un service de messagerie texte dédié et des soutiens ciblés en matière de santé mentale et de toxicomanie pour les travailleurs de première ligne et le personnel de santé.
• Les travailleurs de première ligne peuvent également accéder à du counseling gratuit, à des groupes de soutien par les pairs et à une gamme de programmes entièrement anonymes autoguidés sur le portail à tout moment et à leur convenance. Cela comprend des sessions de pleine conscience conçues conjointement pour les travailleurs de la santé afin de réduire le stress et de soutenir la gestion des exigences professionnelles et personnelles.
• De plus, le portail comprend des gestionnaires de programme qui peuvent aider les travailleurs de première ligne et d’autres Canadiens à accéder aux ressources du portail adaptées à leurs besoins.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR LE BESOIN DE FOURNIR DES SOUTIENS À DIVERSES POPULATIONS …
• Espace mieux-être Canada améliore continuellement le portail en fonction des commentaires des clients pour assurer l’inclusivité du portail et son adaptation aux besoins d’une variété de groupes d’âge et de populations.
• Les séances de consultation téléphonique sont appuyées par une interprétation instantanée dans 200 langues et dialectes, dont 24 langues autochtones.
• Le portail présente les coordonnées de la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être, qui donne aux peuples autochtones un accès immédiat à des conseils en santé mentale et à des services d’intervention en cas de crise.
• Le portail soutient également des populations spécifiques qui font face à des obstacles aux soins, y compris celles qui sont isolées ou éloignées, confrontées à la stigmatisation ou à des difficultés financières, et les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
• Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires investit 10 millions de dollars pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.
SI L’ON INSISTE SUR LES INVESTISSEMENTS PRÉCÉDENTS…
• L’Énoncé économique de l’automne 2020 a annoncé un investissement supplémentaire de 50 millions de dollars pour renforcer la capacité des centres de détresse, qui connaissent une augmentation de demandes de services durant la pandémie de la COVID-19.
• Grâce au Cadre de relance sécuritaire en juillet 2020, un financement direct de 500 millions de dollars a aussi été versé aux provinces et territoires pour répondre à leurs besoins immédiats en matière de services de santé mentale et de consommation de substances.
• Le 29 mars 2020, le premier ministre a annoncé un investissement de 7,5 millions de dollars pour Jeunesse, J’écoute, pour fournir un soutien en santé mentale aux enfants et aux jeunes pendant la pandémie.
• Le Fonds d’innovation pour la promotion de la santé mentale investit 4,9 millions de dollars par an pour soutenir des projets communautaires de promotion de la santé mentale et un centre associé de développement et d’échange des connaissances (KDE) sur la promotion de la santé mentale des enfants et des jeunes.
• Le Gouvernement du Canada investit 21 millions de dollars sur 5 ans pour que le Centre de toxicomanie et de santé mentale et ses partenaires puissent mettre en œuvre un service pancanadien de prévention du suicide complètement opérationnel.
• Dans le budget de 2017, le gouvernement du Canada s’est engagé à fournir 5 milliards de dollars sur dix ans aux provinces et aux territoires pour accroître l’accès aux services de santé mentale et de lutte contre les dépendances. Les accords bilatéraux quinquennaux avec les provinces et les territoires sont actuellement renouvelés pour 2022-2023, ce qui permettra à ceux-ci de réorienter leurs plans d’action pour les cinq prochaines années.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR L’UTILISATION D’ESPACE MIEUX-ÊTRE CANADA…
• En date du 29 novembre 2021, plus de 1,9 million de personnes de partout au Canada ont ouvert plus de 5,5 millions de sessions Web dans le portail Espace mieux-être Canada depuis son lancement.
• Environ 39 % des visiteurs du site sont des hommes, ce qui, par rapport aux autres services, est plus élevé que l’engagement masculin habituel.
• Environ 47 % des personnes qui ont créé un compte ont moins de 30 ans. Les personnes de cet âge tendent à être mal desservi par les services de santé mentale classiques.
• Pour les séances téléphoniques, 89 % des utilisateurs se sentaient mieux après avoir parlé avec un conseiller. Pour les sessions par messagerie texte, 85 % des utilisateurs étaient très satisfaits du service.
• Un sondage mené auprès des clients a révélé que 24 % d’entre eux n’avaient pas d’autres options d’assistance.
• Santé Canada continuera de surveiller le portail d’EMC en appuyant la collecte de données, la production de rapports et l’évaluation afin de s’assurer de la valeur et de l’impact du portail pour les Canadiens.
SI L’ON INSISTE SUR LA COLLECTE DE RENSEIGNEMENTS PERSONNELS AU SEIN D’ESPACE-MIEUX-ÊTRE CANADA…
• Le portail respecte rigoureusement l’ensemble des normes applicables relatives à la protection de la vie privée et aux renseignements sur la santé afin de préserver la sécurité et la confidentialité des renseignements personnels. Les fournisseurs sont liés par les conditions de protection des renseignements personnels qui sont insérées dans tous les contrats qui comportent des renseignements personnels.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR LE SOUTIEN QU’ESPACE MIEUX ÊTRE CANADA PEUT OFFRIR AUX PERSONNES SANS ACCÈS À INTERNET…
• Pour les personnes sans accès à Internet, des sessions de clavardage confidentielles avec des travailleurs sociaux, des psychologues et d’autres professionnels sont accessibles par téléphone et SMS.
SI L’ON POSE DES QUESTIONS SUR LE SOUTIEN QUE PEUT OFFRIR ESPACE MIEUX-ÊTRE CANADA AUX PERSONNES DANS LE DEUIL…
• Espace mieux-être Canada offre une gamme de services de soutien en matière de santé mentale, notamment l’accès en tout temps à des services de counseling par téléphone et par SMS. Tous les fournisseurs de services sont en mesure de soutenir les personnes qui vivent un deuil.
• Le portail propose également un nouveau contenu dédié au deuil, y compris des ressources d’information et un programme de consultations téléphoniques individuelles et d’accompagnement en cas de deuil, fourni par Homewood Santé.
Contexte :
Pression sur les services de santé mentale en place dans les provinces et les territoires
Avec l’éloignement physique et l’isolement des Canadiens, il existe un besoin sans précédent de services virtuels, comme la télésanté et d’autres lignes d’information (p. ex. la ligne 811), et les provinces et territoires ne sont pas en mesure d’absorber la demande accrue de ces services.
Il est essentiel que les Canadiens aient accès à des outils efficaces pour s’autosurveiller, promouvoir leur bien-être mental, obtenir de l’information crédible et fiable, et accéder à des services lorsqu’ils le jugent nécessaire. Les Canadiens doivent être rassurés sur le fait qu’il existe des mesures pour les aider à atténuer leur stress, leur peur et leur anxiété.
Engagements de la plateforme Élection 2021 pour la santé mentale
Le gouvernement du Canada s’efforce d’initier et de mettre en œuvre les engagements en matière de santé mentale pris lors des élections de 2021, notamment en :
• établissant un nouveau transfert fédéral aux provinces et territoires, soit le Transfert canadien en matière de santé mentale, afin de les aider à élargir la prestation de services de santé mentale de haute qualité, accessibles et gratuits. Cela comprend un engagement envers le financement permanent et continu aux services de santé mentale dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé mentale, avec un investissement initial de 4,5 milliards de dollars sur cinq ans.
• lançant un nouveau fonds pour le bien-être des étudiants visant à raccourcir les délais et à améliorer l’accès aux soins de santé mentale dans les collèges et universités, ce qui appuiera notamment l’embauche de jusqu’à 1 200 nouveaux conseillers en soins de santé mentale, dont certains seront en mesure de répondre aux besoins des étudiants noirs, autochtones et racisés, dans les établissements postsecondaires de partout au pays.
• finançant complètement la création d’une ligne à trois chiffres d’assistance nationale de santé mentale et de prévention du suicide.
• engageant 1,4 milliard de dollars de plus pour une stratégie de santé mentale et de bien-être élaborée et fondée sur les distinctions en collaboration avec les partenaires des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse.
• menant un examen complet de l’accès au crédit d’impôt pour personnes handicapées, aux prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada, et à d’autres prestations et programmes fédéraux associés aux troubles de santé mentale.
• travaillant avec des partenaires communautaires à la conception et à la mise en œuvre d’un fonds pour soutenir la santé mentale des Canadiens noirs dans la fonction publique.
• incluant la santé mentale en tant qu’élément spécifique des normes de santé et de sécurité au travail, et en exigeant des employeurs qu’ils prennent des mesures préventives visant à résoudre les problèmes de stress et les risques de blessures sur les lieux de travail.
Mesures et investissements du gouvernement pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et contrer l’impact du Covid-19 sur la santé mentale des Canadiens
Espace mieux-être Canada
Santé Canada a investi 130 millions de dollars sur deux ans dans Espace mieux-être Canada, un portail de soutien en ligne sur la santé mentale et la consommation de substances. Lancé en avril 2020, Espace mieux-être Canada offre des services de soutien en ligne gratuits et confidentiels en matière de santé mentale et de consommation de substances, accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux personnes de partout au Canada dans les deux langues officielles. Des services d’interprétation sont également disponibles pendant les sessions téléphoniques dans plus de 200 langues et dialectes. Grâce à l’Espace mieux-être Canada, les personnes de toutes les provinces et territoires ont un accès immédiat à des soutiens allant de l’auto-évaluation, du contenu éducatif et des programmes autoguidés, au soutien par les pairs et aux séances confidentielles avec des travailleurs sociaux, des psychologues et d’autres professionnels. Les supports sont fournis en ligne ainsi que par téléphone et SMS pour ceux qui n’ont pas accès à Internet. Il existe des lignes de texte dédiées aux jeunes, aux adultes et aux travailleurs de première ligne qui offrent un accès immédiat au soutien. Il existe également une ligne téléphonique dédiée pour accéder aux gestionnaires de programmes qui peuvent vous aider à trouver des ressources sur le portail. Espace mieux-être Canada augmente les services provinciaux et territoriaux existants, et ne les remplace pas.
Le portail est dirigé par un consortium de trois organismes :
• Stepped Care Solutions est une équipe interdisciplinaire et intersectorielle de cliniciens chercheurs, d’utilisateurs de connaissances et les pionniers au Canada en ce qui concerne Stepped Care 2.0 et la santé mentale en ligne.
• Jeunesse, J’écoute est le seul service national canadien qui offre en tout temps un soutien aux jeunes par téléphone, messagerie texte et clavardage en direct. C’est un chef de file mondial du développement et de la réalisation de solutions virtuelles en santé mentale.
• Homewood Santé est un chef de file canadien dans la conception et l’offre de traitements et de services nationaux, fondés sur des données probantes, en matière de santé mentale, de traumatismes et de dépendances.
Normes nationales de la santé mentale et de la consommation de substances
Pour honorer les engagements pris dans la lettre de mandat du ministre de la Santé, le gouvernement du Canada «établira des normes nationales d’accès aux services de santé mentale afin que les Canadiens puissent accéder rapidement au soutien dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin». Dans le cadre du budget 2021, le gouvernement fournira 45 millions de dollars sur deux ans, pour l’élaboration de normes nationales de la santé mentale en collaboration avec les provinces et les territoires, des organismes de santé et des intervenants clés. Ce langage a été interprété au sens large pour inclure des normes pour la consommation de substances en raison de sa relation étroite avec la santé mentale.
Soutenir la santé mentale des personnes les plus touchées par la COVID-19
Le budget 2021 aide les populations les plus touchées par la COVID-19 à gérer leurs
problèmes de santé mentale. Le gouvernement fournira :
• 100 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer des projets qui favorisent la santé mentale et préviennent la maladie mentale dans les populations touchées de façon disproportionnée par la pandémie de COVID-19, y compris les travailleurs de la santé, les travailleurs de première ligne, les jeunes, les aînés, les Premières Nations, les Inuits et les Métis, ainsi que les Noirs et les autres Canadiens racialisés.
• 50 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer des projets visant à traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les traumatismes chez les travailleurs de première ligne et les autres personnes les plus touchées par la pandémie de COVID-19.
Financement aux gouvernements provinciaux et territoriaux
Le gouvernement canadien investit cinq milliards de dollars, échelonnés sur dix ans, afin d’améliorer l’accès des Canadiens à des services de santé mentale. Les fonds d’investissement sont envoyés directement aux provinces et aux territoires afin de les aider à améliorer l’accès des enfants et des jeunes aux services communautaires de santé mentale et de traitement des dépendances, à offrir des services intégrés aux personnes ayant des besoins complexes et à répandre des modèles éprouvés de services communautaires de santé mentale et d’interventions culturellement adaptées lorsqu’il s’agit de services de santé primaires.
De plus, le 16 juin, le premier ministre a annoncé un investissement fédéral de plus de 19 milliards de dollars pour aider les provinces et les territoires à relancer leur économie de manière sécuritaire et rendre notre pays plus résistant aux éventuelles futures vagues du virus. Dans le cadre de cet investissement, 500 millions de dollars ont été consacrés aux besoins immédiats en matière de santé mentale et de consommation de substances, notamment au renforcement de l’infrastructure des services (main-d’œuvre, programmes ciblés), afin de permettre de gérer les demandes post-pandémie que la pandémie aura exacerbées en fournissant des soins complets, ainsi que des programmes et des services de réduction des préjudices et de traitement fondés sur des données probantes.
Promouvoir la santé mentale et prévenir la maladie mentale
Par l’entremise du Fonds d’innovation pour la promotion de la santé mentale de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le gouvernement du Canada investit 39 millions de dollars de 2019 à 2028 pour lutter contre de multiples facteurs de risque et de protection afin de promouvoir la santé mentale des inégalités en matière de santé mentale (p. ex., familles à faible revenu, immigrants et réfugiés, Premières nations, Inuits, Métis, LGBTQ2 +, personnes handicapées et personnes ayant d’autres facteurs de risque socio-économiques).
Le 29 mars 2020, le premier ministre a annoncé un investissement de 7,5 millions de dollars pour Jeunesse, J’écoute, pour fournir un soutien de crise aux enfants et aux jeunes pendant la pandémie.
9 millions de dollars sont fournis à Centraide (par l’entremise de Nouveaux Horizons) pour des services pratiques aux aînés.
Promouvoir l’équité en santé : Fonds pour la santé mentale des communautés noires investit 10 millions de dollars pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.
En outre, l’Énoncé économique de l’automne de 2020 a prévu un investissement de 50 millions de dollars pour renforcer la capacité des centres de détresse, qui connaissent une forte demande pendant la pandémie de COVID-19. L’ASPC administre un premier cycle de subventions aux 57 centres de détresse en hiver/printemps 2021. Une partie des fonds appuiera un cycle supplémentaire de subventions au cours de l’exercice 2021-22. De plus, 2 millions de dollars de ce financement appuiera l’élaboration de ressources pour aider les centres de détresse à répondre aux besoins des populations diverses et vulnérables.
Mobiliser des données et des preuves
Entre 2015-16 et 2019-20, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont investi plus de 333 millions de dollars dans la recherche sur la santé mentale et les troubles du comportement. Cela représente plus de 1700 projets dirigés par des experts dans tout le pays.
Les IRSC dirigent aussi actuellement l’Initiative COVID-19 et santé mentale (CMH) en collaboration avec l’ASPC et Santé Canada. Cette initiative soutient actuellement 101 projets de recherche, ce qui représente un investissement total de 13,5 millions de dollars des IRSC et de leurs partenaires. Ce travail est guidé par un comité consultatif d’experts composé d’éminents spécialistes canadiens en santé mentale et en consommation des substances. Les nouvelles connaissances générées par ces projets seront mobilisées pour garantir qu’elles éclaireront l’élaboration des politiques en temps utile.
Les IRSC ont accordé à l’Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances une subvention dirigée de 1 million de dollars pour entreprendre des activités urgentes visant à soutenir les personnes qui consomment des drogues, les décideurs et les fournisseurs de soins à la lumière de la COVID-19. Cela comprend la création de six documents d’orientation nationaux et une évaluation rapide des défis auxquels sont confrontées les personnes qui consomment des drogues pendant la crise COVID-19 afin d’orienter les futures décisions stratégiques.
Statistique Canada a créé et administre un sondage électronique, appelé Série d’enquêtes sur les perspectives canadiennes. Chaque mois, environ 4 600 personnes des 10 provinces répondent à la nouvelle version du sondage. En outre, en collaboration avec Statistique Canada, l’ASPC a financé deux cycles de données pour l’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale afin de mieux comprendre les répercussions élargies de la pandémie sur la santé mentale au Canada. Un recueil spécial d’articles de recherche basés sur le premier cycle de données a été publié dans la revue Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques le 27 septembre 2021. L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a aussi recommencé en septembre 2020. L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes fournit des données sur une variété d’indicateurs de la santé mentale, et a été menée pendant de nombreuses années avant la pandémie. Elle permettra de mesurer en continu l’évolution de la santé mentale de la population canadienne à mesure que la pandémie se poursuit et que le Canada se rétablit.
Prévention du suicide
Le gouvernement du Canada investit 21 millions de dollars sur 5 ans au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) pour mettre en œuvre et maintenir un service pancanadien de prévention du suicide pleinement opérationnel en partenariat avec l’Association canadienne pour la santé mentale et Crisis Services Canada. D’ici 2023, ce service offrira aux gens de partout au Canada un accès à un soutien de crise bilingue 24/7/365 de la part d’intervenants qualifiés, en utilisant la technologie de leur choix (voix, texte ou clavardage). Le Cadre fédéral pour la prévention du suicide a été publié en novembre 2016. Il était axé sur la sensibilisation du public, la réduction de la stigmatisation, la diffusion d’informations et de données, et la promotion de l’utilisation de la recherche et des pratiques fondées sur des preuves. Des rapports d’étape sur le Cadre sont disponibles sur Canada.ca, et le prochain rapport devrait être publié en décembre 20202. En réponse à la motion M-174, qui demandait au gouvernement du Canada d’établir un plan d’action national pour la prévention du suicide et qui a été soutenue à l’unanimité par les parlementaires en 2019, l’Agence de la santé publique du Canada élabore un plan d’action qui s’aligne sur le Cadre.
Trouble de stress post-traumatique
Conformément à la Loi sur le cadre fédéral relatif à l’état de stress post-traumatique, le premier Cadre fédéral relatif au trouble stress post traumatique a été déposé au Parlement le 22 janvier 2020 et publié le 13 février 2020. Pour guider l’élaboration du cadre, conformément à la Loi, la ministre de la Santé a convoqué une conférence nationale sur le TSPT en avril 2019. Y ont participé les ministres de la Défense nationale, des Anciens Combattants ainsi que de la Sécurité publique et de la Protection civile, des partenaires et des intervenants, y compris des personnes ayant vécu une expérience connexe. Le gouvernement du Canada collabore maintenant avec les partenaires sur sa mise en œuvre. La Loi exige que l’Agence de la santé publique du Canada rende compte de l’efficacité du cadre dans les cinq ans suivants la date de publication (d’ici février 2025).
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
• Dans le cadre du budget de 2021, le gouvernement s’est engagé à prendre une série de mesures pour améliorer l’accès à des soutiens en santé mentale de qualité et en temps opportun :
o 45 millions de dollars sur deux ans, pour l’élaboration de normes nationales de la santé mentale en collaboration avec les provinces et les territoires, des organismes de santé et des intervenants clés.
o 100 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer des projets qui favorisent la santé mentale et préviennent la maladie mentale dans les populations touchées de façon disproportionnée par la pandémie de la COVID-19, y compris les travailleurs de la santé, les travailleurs de première ligne, les jeunes, les aînés, les Premières Nations, les Inuits et les Métis, ainsi que les Noirs et les autres Canadiens racialisés.
o 50 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, pour appuyer des projets visant à traiter le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les traumatismes chez les travailleurs de première ligne et les autres personnes les plus touchées par la pandémie de la COVID-19.
o 10 millions de dollars pour le Fonds pour la santé mentale des communautés noires pour appuyer des projets communautaires à travers le Canada.
o 13,5 millions de dollars par l’intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada et ses partenaires pour l’Initiative COVID-19 et santé mentale afin de fournir aux décideurs des données probantes utiles sur les réponses en matière de santé mentale et de consommation de substances dans le contexte de la COVID-19.
• En date du 29 novembre 2021, plus de 1,9 million de personnes de partout au Canada ont ouvert plus de 5,5 millions de sessions Web dans le portail Espace mieux-être Canada depuis son lancement. Environ 39 % des visiteurs du site sont des hommes, ce qui, par rapport aux autres services, est plus élevé que l’engagement masculin habituel. Environ 47 % des personnes qui ont créé un compte ont moins de 30 ans. Les personnes de cet âge tendent à être mal desservi par les services de santé mentale classiques. Pour les séances téléphoniques, 89 % des utilisateurs se sentaient mieux après avoir parlé avec un conseiller. Pour les sessions par messagerie texte, 85 % des utilisateurs étaient très satisfaits du service. Un sondage mené auprès des clients a révélé que 24 % d’entre eux n’avaient pas d’autres options d’assistance.