Note pour la période des questions : SOUTIEN DES IRSC À LA RECHERCHE SUR LA TOXICOMANIE ET LA SANTÉ MENTALE
About
- Numéro de référence :
- HC-2021-QP2-00051
- Date fournie :
- 16 nov. 2021
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
• Le gouvernement du Canada s’est engagé à travailler avec les provinces et les territoires afin d’accroître l’accessibilité des services de grande qualité en santé mentale et en toxicomanie pour la population, surtout dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
Réponse suggérée :
MESSAGES CLÉS
• Notre gouvernement continue de reconnaître l’importance de financer des recherches novatrices et opportunes qui amélioreront la santé des personnes atteintes d’une maladie mentale et aux prises avec un problème de consommation de substances psychoactives.
• C'est pourquoi, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), nous avons investi plus de 333 millions de dollars au cours des cinq dernières années dans la recherche sur la santé mentale et les troubles du comportement et plus de 110 millions de dollars dans la recherche sur les toxicomanies.
• De plus, le budget de 2021 prévoyait des engagements de 45 millions de dollars sur deux ans pour élaborer des normes nationales en matière de services de santé mentale fondées sur des données probantes.
Contexte :
Santé mentale
Entre 2015-2016 et 2019-2020, les IRSC ont investi plus de 333 millions de dollars dans la recherche sur la santé mentale et les troubles du comportement. Cet investissement a permis à des spécialistes des quatre coins du pays de réaliser plus de 1 700 projets.
Par exemple, les IRSC, en partenariat avec la Fondation Graham-Boeckh, appuient ACCESS Esprits ouverts, un projet national visant à transformer la façon dont les jeunes de 11 à 25 ans peuvent accéder aux soins de santé mentale par l’élaboration et la mise à l’essai d’approches fondées sur des données probantes. Pour le moment, on compte 17 sites participants, situés dans sept provinces et un territoire. Ceux-ci ont transformé les services de santé mentale destinés aux jeunes de différentes manières, selon les circonstances locales. Un exemple : à Ulukhaktok, une localité éloignée des Territoires du Nord-Ouest où les professionnels ne sont pas toujours disponibles, on évalue un modèle dans lequel les travailleurs de la santé non professionnels sont formés pour venir en aide aux jeunes en détresse.
En outre, entre 2015-2016 et 2019-2020, les IRSC ont investi plus de 20 millions de dollars dans la recherche sur la prévention du suicide. Ces travaux mèneront à la découverte de solutions efficaces pour améliorer les mesures de prévention.
Les effets de la COVID-19 sur la santé mentale, la consommation de substances psychoactives et la toxicomanie sont également mesurés, afin d’offrir à l’ensemble de la population canadienne de nouveaux traitements et services fondés sur des données probantes. Selon les conclusions de récentes études, la consommation de substances psychoactives est probablement à la hausse pendant la pandémie de COVID-19, et les interruptions de traitement peuvent entraîner une rechute, un sevrage et la reprise des habitudes d’injection à risque, le tout, alors que les personnes âgées et les soignants mêmes ont besoin d’aide supplémentaire.
Initiative sur la santé mentale et la COVID-19
La santé mentale des Canadiens et des Canadiennes a décliné depuis le début de la pandémie. Comme l’indique le mémoire présenté au Comité permanent de la santé le 4 mars 2021, les IRSC ont lancé, en avril 2020, l’Initiative sur la santé mentale et la COVID-19 afin de fournir aux décideurs des données pertinentes sur la santé mentale et la consommation de substances psychoactives en contexte de pandémie. À ce jour, cette initiative a donné lieu à quatre possibilités de financement, représentant au total 101 projets financés et un investissement de 13,7 millions de dollars des IRSC et de partenaires :
1. Possibilité de financement de synthèse et application rapides des données probantes actuelles sur les besoins en services de santé mentale, les lignes directrices pour la prestation de ces services, ainsi que la pratique et les enjeux associés dans le contexte de la pandémie.
2. Subvention réservée de 1 million de dollars à l’Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances (ICRAS), pour qu’elle mène d’urgence des activités à l’appui des consommateurs de drogues, des décideurs et des fournisseurs de soins compte tenu de la pandémie de COVID-19.
3. Possibilité de financement sur les besoins et services en matière de santé mentale et de toxicomanie dans le contexte de la COVID-19, pour faire progresser les recherches visant à comprendre les transformations systémiques rapides, à concevoir des innovations dans la nature ou la prestation des services et à établir une correspondance entre l’accessibilité des services et les besoins.
4. 191 000 dollars à quatre titulaires d’une subvention s’inscrivant dans l’Initiative sur la santé mentale et la COVID-19, afin d’accélérer la recherche liée aux nouveaux variants du SRAS-CoV-2 et de produire rapidement des données probantes utiles pour orienter les stratégies sur les plans biomédical et clinique, ainsi que sur les plans du système de santé et de la santé publique.
Budget de 2021
Parmi les points saillants du budget de 2021 au chapitre de la recherche et des services en santé mentale, mentionnons :
• 45 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, à Santé Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et aux IRSC, afin de contribuer à l’élaboration de normes nationales en matière de services de santé mentale, en collaboration avec les provinces et les territoires, des organismes de santé et des intervenants clés;
Consommation de substances psychoactives
Les IRSC appuient des chercheurs partout au Canada qui s’emploient à étudier différentes questions liées à la consommation de substances psychoactives, et ont investi plus de 110 millions de dollars dans ce domaine entre 2015-2016 et 2019-2020.
En 2014, les IRSC ont mis en place un réseau national de recherche sur la consommation problématique de substances psychoactives appelé Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances (ICRAS). Ce réseau se compose de quatre grands pôles régionaux (Colombie-Britannique, Prairies, Ontario et Québec-Atlantique) qui relient chercheurs, fournisseurs de services, décideurs et personnes ayant une expérience concrète de partout au Canada. L’ICRAS est reconnu comme un réseau essentiel qui répond aux besoins des décideurs en matière de politiques et de données. Voici quelques-unes de ses activités :
• Étude OPTIMA (de 2016 jusqu’à présent) – Essai clinique multicentrique national comprenant plus de 270 participants recrutés à partir des quatre pôles de l’ICRAS. L’étude vise à comparer et à évaluer deux modèles de soins pour le traitement du trouble lié à la consommation d’opioïdes. (environ 4,4 millions de dollars sur quatre ans).
• Lignes directrices nationales en matière de traitement – L’ICRAS a rédigé des lignes directrices nationales pour la prise en charge clinique du trouble lié à la consommation d’opioïdes. Ces lignes directrices ont été publiées dans le Journal de l’Association médicale canadienne le 5 mars 2018.
• Programme de recherche sur la mise en œuvre – Le 14 septembre 2017, les IRSC ont annoncé un nouvel investissement de 7,5 millions de dollars sur six ans devant permettre à l’ICRAS de mener un programme national de recherche visant une mise en œuvre efficace d’interventions fondées sur des données probantes dans les milieux cliniques et communautaires.
Le 16 avril 2021, les IRSC ont lancé la possibilité de financement Phase II de l’ICRAS : pôles régionaux, laquelle représente un investissement total de 17 millions de dollars sur six ans, débutant en 2022-2023. La phase II vise à prendre appui sur les réussites de la première phase en augmentant le nombre de pôles régionaux afin d’étendre la couverture géographique de l’Initiative tout en conservant le « réseau de réseaux » et en développant ses capacités.
En plus des fonds de recherche priorisée alloués à l’ICRAS, les IRSC ont investi 1,5 million de dollars dans l’évaluation des interventions déployées au Canada pour contrer la crise des opioïdes, par le truchement de la possibilité de financement Évaluation d’interventions en réponse à la crise des opioïdes.
Le mars 2020, les IRSC appuyaient 7 projets sur la consommation de méthamphétamine et d’autres psychostimulants, pour un total de 700 000 $. Ce financement permet d’appuyer la recherche sur différents thèmes, notamment l’efficacité des traitements actuels, les stratégies de réduction des méfaits, les impacts socioculturels de la consommation de méthamphétamine, ainsi que l’épidémiologie du trouble de consommation de méthamphétamine et de troubles connexes.
Séance d’échanges Meilleurs Cerveaux
En novembre 2020, les IRSC ont organisé une séance d’échanges Meilleurs Cerveaux intitulée Innovation dans les soins virtuels en matière de santé mentale et de consommation de substances, en collaboration avec le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique, le ministère de la Santé mentale et des Dépendances de la Colombie-Britannique et la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé. Cette séance a réuni des responsables des politiques et des décideurs provinciaux, des chercheurs et des spécialistes de la mise en œuvre, des organisations non gouvernementales et d’autres intervenants clés. Les échanges visaient à comprendre la manière dont les soins virtuels peuvent satisfaire les besoins uniques et fluctuants en matière de santé mentale et de consommation de substances au sein de la population diversifiée de la Colombie-Britannique, et ce, pendant et après la pandémie de COVID-19.
CONSIDÉRATIONS
La plateforme électorale du Parti libéral comprenait les engagements suivants en matière de santé mentale et de toxicomanie :
• Établir un nouveau transfert fédéral aux provinces et aux territoires, soit le Transfert canadien en matière de santé mentale. Ce transfert les aidera à élargir la prestation de services de santé mentale de haute qualité, accessibles et gratuits
• Consacrer un financement permanent et continu aux services de santé mentale dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé mentale, avec un investissement initial de 4,5 milliards de dollars sur cinq ans.
• Financer complètement la création d’une ligne d’assistance nationale de santé mentale et de prévention du suicide.
• Collaborer avec des partenaires pour assurer un accès rapide aux services de santé mentale périnatale.
• 98 millions de dollars pour une stratégie basée sur les distinctions en matière de santé mentale et de bienêtre à l’intention des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris un programme de soutien en santé et une ligne d’assistance pour les questions liées aux pensionnats pour Autochtones.
• Mettre en place une stratégie exhaustive pour traiter la consommation problématique de substances et pour mettre fin à la crise des opioïdes.
• Consacrer 25 millions de dollars à la sensibilisation du public pour réduire la stigmatisation associée à la consommation problématique de substances.
• Investir 500 millions de dollars pour appuyer les provinces et les territoires dans l’accès à une gamme complète de traitements fondés sur des preuves, reconnaissant que le succès du traitement n’est pas déterminé par une abstinence à long terme.
• Soutenir les provinces et les territoires dans la création de normes pour les programmes de traitement de la consommation de substances afin que les Canadiens puissent avoir accès à un soutien de qualité et fondé sur des données lorsqu’ils en ont le plus besoin.
Renseignements supplémentaires :
FAITS SAILLANTS
• Entre 2015-2016 et 2019-2020, les IRSC ont investi plus de 333 millions de dollars dans la recherche sur la santé mentale et les troubles du comportement, plus de 110 millions de dollars dans la recherche sur les toxicomanies, et plus de 20 millions de dollars dans la recherche sur la prévention du suicide.
• De plus, le budget de 2021 prévoyait des engagements de 45 millions de dollars sur deux ans pour élaborer des normes nationales en matière de services de santé mentale fondées sur des données probantes.