Note pour la période des questions : VARIANTS PRÉOCCUPANTS DE LA COVID-19
About
- Numéro de référence :
- HC-2021-QP2-00060
- Date fournie :
- 16 nov. 2021
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
Détection au Canada du nouveau variant Omicron (B.1.1.529) de la COVID-19.
Réponse suggérée :
Messages clés
• Les virus, comme celui de la COVID-19 ou la grippe, évoluent au fil du temps. L’émergence du variant Omicron de la COVID-19, comme celle du variant Delta, entre autres, est préoccupante mais pas imprévue.
• Le Canada dispose d’un programme de surveillance robuste pour détecter les modifications génétiques du virus de la COVID-19 et pour détecter les nouveaux variants au Canada, y compris Omicron.
• Bien qu’il soit trop tôt pour déterminer les répercussions du variant Omicron sur la transmissibilité et les vaccins, le gouvernement du Canada agit rapidement.
• L’Agence de la santé publique du Canada surveille attentivement la situation mondiale, en plus de collaborer étroitement avec les provinces et les territoires afin de poursuivre le travail de surveillance et de recherche au Canada.
• Les médecins hygiénistes en chef de tout le pays ont suivi activement l'évolution de la situation concernant le variant Omicron et participent à la réponse, du point de vue de la santé publique, par l'intermédiaire du Comité consultatif spécial sur le COVID-19, qui est bien établi.
• Les vaccins et les mesures de santé publique demeurent efficaces pour réduire la transmission du virus SRAS-CoV-2 et de ses variants.
• Nous encourager tous les Canadiens admissibles à se faire vacciner. Peu importe son statut vaccinal, toute personne au Canada doit continuer de suivre les conseils locaux de santé publique et continuer d’appliquer plusieurs mesures de santé publique individuelles. Le gouvernement continuera d’informer la population à mesure que nos connaissances évoluent.
Si l'on insiste sur la vaccination et les variants
• Peu importe son statut vaccinal, toute personne au Canada doit continuer de suivre les conseils locaux de santé publique et continuer d’appliquer plusieurs mesures de santé publique individuelles pour accroître sa protection. La vaccination et les mesures de santé publique visent à réduire la propagation de la COVID-19 et ses variants, dont Omicron. Mais il est important que les Canadiens ne baissent pas leurs gardes maintenant.
• La vaccination à grande échelle aidera le Canada à obtenir de meilleurs résultats en matière de santé publique en réduisant la transmission globale.
• Le gouvernement continuera de travailler avec les fabricants pour surveiller l'efficacité potentielle et réelle des vaccins utilisés au Canada et prendra des mesures si de nouvelles données montrent que de nouveaux variants ont une incidence significative sur l'efficacité réelle d'un vaccin autorisé.
• Si nécessaire, les vaccins autorisés pourraient être modifiés pour tenir compte des nouveaux variants, comme Omicron. Ce processus pourrait être semblable à ce qui est fait chaque année pour les nouvelles souches grippales. Les fabricants de vaccins peuvent commencer à mettre au point de façon proactive les vaccins contre les nouveaux variants.
• Le Canada s’est engagé à donné l’équivalent de 200 millions de doses de vaccin au Mécanisme COVAX d’ici la fin 2022. Ces doses vont soutenir les efforts de vaccination mondiaux et aideront à prévenir l’émergence de nouveaux variants.
Contexte :
L’importance de surveiller à la fois les variations génétiques et la propagation interprovinciale et internationale du virus s’accroîtra avec la levée graduelle des mesures de santé publique et la reprise des voyages transfrontaliers.
Des variants de la COVID-19, comme Omicron (B.1.1.529), pourraient développer des groupes de mutations qui augmentent la capacité de transmission, la gravité de la maladie, la capacité des tests diagnostiques à les détecter ou la capacité des vaccins à protéger contre ces variants. Les systèmes de surveillance en place pour les variants ont été élaborés afin de surveiller ces types de changements. Par exemple, un modèle de transmission plus rapide ou inhabituel indiquerait qu'il faut examiner les données pour déterminer la présence d'un variant potentiel.
Une définition détaillée des variations génétiques pourrait aussi aider les chercheurs à :
• comprendre les mécanismes viraux et hôtes conduisant à la maladie et au rétablissement;
• comprendre le mode de propagation au sein des populations humaines et des autres hôtes potentiels;
• trouver des cibles thérapeutiques et vaccinales appropriées.
Le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et les laboratoires provinciaux et territoriaux surveillent les variants préoccupants et les variants d'intérêt au Canada. En janvier 2020, le Réseau pancanadien de santé publique (RSP) a activé un Comité consultatif spécial (CCS) sur la COVID-19 au sein des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT). RSP est la principale table de discussion pour la collaboration des FPT en santé publique au Canada. Relevant de la Conférence des sous-ministres de la Santé et coprésidé par l'administratrice en chef de la santé publique du Canada et le/la médecin hygiéniste en chef d'une province ou d'un territoire. Conformément au Plan d'intervention en santé publique de 2017 en cas d'événement biologique, le RSP a la capacité d'établir un comité consultatif spécial (CCS) en tant que mécanisme limité dans le temps en réponse à un événement de santé publique tel que la pandémie de COVID-19.
Depuis janvier 2020, le CCS a été au centre de la réponse au COVID-19, notamment en ce qui concerne les variants d’intérêt et les variants préoccupants. En tant que membre du CCS, les administrateurs en chef de santé publique de tout le pays coordonnent la réponse face au variant Omicron en établissant des objectifs de santé publique, en donnant des directives sur la surveillance, la détection et le signalement du variant, en donnant des conseils sur les mesures frontalières, en adoptant des approches collectives en matière de conformité et d’application de la loi ainsi que des mesures de santé publique.
La découverte d’Omicron au Canada n’a pas été inattendu, de multiples pays autours du monde on maintenant détectés le variant Omicron. En date du 30 novembre 2021, il y a plus de 245 cas du variant Omicron détectés dans 21 pays globalement. Cependant, ces chiffres changent rapidement and plusieurs autres pays avec des cas possibles sont en attente d’être confirmés.
Le gouvernement du Canada surveille de près le variant Omicron en partenariat avec les provinces et les territoires. Les communautés médicales, de santé publique et de recherche canadiennes et mondiales évaluent activement les changements génétiques de la variante afin de mieux comprendre ses implications potentielles en termes de transmission, de présentation clinique et de développement de vaccins et de thérapies.
Le Canada a donné environ 5,97 millions de doses de vaccins à l’Afrique, incluant 1,68 million du vaccin AstraZeneca (Niger – 100,800; Nigeria – 801,600; Angola – 326,400; Kenya 459,300) et 4,29 millions du vaccin Moderna (Égypte – 784,200; Rwanda – 1,602,160; Ouganda – 1,904,140). La prochaine allocation de dons va inclure 1,7 million de doses du vaccin Moderna à l’Égypte, le Rwanda et l’Ouganda.
En ce qui concerne le variant Omicron en particulier :
• Ce variant était initialement nommé B.1.1.529. À la suite d’une réunion de l’Organisation mondiale de la Santé qui a eu lieu le 26 novembre 2021, il s’est vu attribuer son nom et a été classé comme un variant préoccupant.
• La majorité des cas ont été détectés en Afrique du Sud, mais de nouveaux cas ont été détectés dans 21 autres pays, dont le Canada.
• À mesure que les pays commenceront à faire des tests de détection du variant Omicron, le nombre de cas détectés devrait s’accroître.
• Omicron présente un nombre élevé de mutations à la fois dans le domaine de liaison du récepteur de la protéine de spicule (la protéine responsable de la fixation du virus aux cellules hôtes et de son invasion dans les cellules) et le domaine N-terminal de la protéine de spicule, qui est une cible des anticorps neutralisants, ce qui pourrait avoir une incidence sur l’immunité acquise naturellement ou par la vaccination.
• L’ASPC surveille ce variant et a demandé à ses partenaires des provinces et des territoires de signaler rapidement les cas correspondant à ce variant lorsqu’il est détecté.
Renseignements supplémentaires :
Faits saillants
• Le 30 novembre 2021, Canada a confirmé 7 cas du variant Omicron (C.-B.=1, Alberta=1, Ontario=4, Québe=1).
• Le variant Omicron (B.1.1.529) présente 32 mutations de la protéine de spicule, qui est la protéine responsable de la fixation du virus aux cellules hôtes et de son invasion dans les cellules. Ces mutations pourraient rendre ce nouveau variant plus transmissible et/ou pourraient avoir une incidence sur l’immunité naturelle et conférée par la vaccination. Cependant, d’autres études doivent être réalisées avant de pouvoir formuler des conclusions.