Note pour la période des questions : Violence familiale et fondée sur le genre

About

Numéro de référence :
HC-2021-QP2-00064
Date fournie :
16 nov. 2021
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

Le stress émotionnel, l’isolement et les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19, engendrent des risques pour la sécurité et le bien-être des enfants et des familles vulnérables. La violence familiale, y compris toutes les formes de violence conjugale, représente environ 40 % des crimes violents signalés à la police.

Réponse suggérée :

Réponse
• La violence fondée sur le genre, y compris la violence familiale, est un problème grave qui peut avoir une incidence durable sur la santé physique et mentale.
• Dans le budget de 2021, le gouvernement prévoit 601,3 millions de dollars sur cinq ans pour faire progresser la mise en œuvre d’un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe. Ce montant comprend un investissement de 50 millions de dollars sur cinq ans à l’Agence de la santé publique du Canada afin de concevoir et d’exécuter des interventions qui favorisent des relations sécuritaires et préviennent la violence familiale, y compris la violence conjugale et les mauvais traitements infligés aux enfants et aux aînés.
• En réponse à la pandémie COVID-19, le gouvernement a annoncé de nouvelles initiatives pour lutter contre la violence familiale, notamment le financement de Jeunesse, J’écoute; de refuges et de services d’aide aux victimes d’agression sexuelle; d’initiatives de soutien du revenu et d’aide aux organismes sans but lucratif et de bienfaisance.

Contexte :

Les conséquences de la violence familiale et fondée sur le sexe peuvent engendrer des problèmes de santé physique et mentale à court et à long terme ainsi que des coûts sociaux et économiques. Ces problèmes peuvent comprendre : des problèmes de comportement pendant l’enfance; la consommation de drogues et d’alcool et des tentatives de suicide chez les adolescents; des maladies et douleurs chroniques, la difficulté de conserver un emploi à l’âge adulte et la dépression et des problèmes financiers chez les personnes âgées. La violence conjugale coûte en plus à elle seule 7,4 milliards de dollars par année à la société canadienne.
Le gouvernement fédéral a investi près de 200 millions de dollars de 2017-2018 à 2022 2023, et plus de 40 millions par année par la suite, dans le cadre de la Stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Le budget de 2021 prévoit 601,3 millions de dollars sur cinq ans pour faire progresser la mise en œuvre d’un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe.
La pandémie de COVID-19 a augmenté les menaces à la santé et à la sécurité de nombreux Canadiens vulnérables, les enfants et les familles étant exposés à un niveau accru de stress, et ayant peut-être de la difficulté à se sortir d’une relation de violence ou à avoir accès à du soutien ou à des programmes de prévention. L’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale rapporte que les facteurs de risque de maltraitance envers les enfants et de violence familiale ont augmenté (p. ex. dépression, stress parental, consommation d’alcool. 4,2 % des Canadiens ont signalé des inquiétudes au sujet de la violence dans leur foyer. Les estimations des préoccupations au sujet de la violence familiale dans leur propre foyer étaient similaires pour les femmes et les hommes, bien que les femmes étaient plus susceptibles de signaler des problèmes dans les relations avec les membres du ménage.
Les initiatives du gouvernement, annoncées entre mars et octobre 2020, destinées à réduire les pressions sur les familles vulnérables dans le contexte de la COVID-19 comprennent les suivantes :
• 7,5 millions de dollars à l’organisme Jeunesse, J’écoute pour offrir un soutien en santé mentale et en gestion de crise aux enfants et aux jeunes;
• 100 millions de dollars aux refuges pour femmes et aux centres d’aide pour les victimes d’agression sexuelle;
• de nombreuses mesures économiques et financières pour appuyer les personnes et les familles vulnérables, notamment la bonification de l’Allocation canadienne pour enfants.

Initiatives en cours de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
Prévenir la violence fondée sur le genre
Dans le cadre de son initiative Il est temps : Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) investit plus de 8 millions de dollars par année, de façon permanente, pour soutenir des programmes ayant pour but de prévenir la violence dans les fréquentations chez les adolescents et la maltraitance des enfants, et d’outiller les professionnels de la santé afin qu’ils puissent fournir des soins adéquats aux survivants.

Contribuer à la santé des victimes de violence familiale
Dans le cadre des investissements du budget de 2021 pour faire progresser la mise en œuvre d’un Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le genre, l’ASPC recevra 50 millions de dollars sur cinq ans (27,9 millions de dollars en fonds existants, 22,1 millions de dollars en nouveaux fonds) afin de concevoir et d’exécuter des interventions de santé publique qui favorisent des relations sécuritaires et préviennent la violence familiale.

Ce financement s’ajoute à l’investissement précédent de l’ASPC de plus de 6 millions de dollars par année pour soutenir la santé des survivants de violence familiale grâce à l’orientation et à la formation des professionnels ainsi qu’à la prestation et à la mise à l’essai de mesures de promotion de la santé. Ces projets mesurent leur incidence sur les résultats en matière de santé comme l’anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique.

Initiative de lutte contre la violence familiale
L’ASPC souscrit à l’Initiative fédérale de lutte contre la violence familiale , qui intègre une approche multisectorielle de lutte contre la violence familiale faisant intervenir douze ministères et organismes. Dans le cadre de l’Initiative de lutte contre la violence familiale, l’ASPC gère et coordonne l’initiative Arrêtons la violence familiale, une nouvelle source d’information en ligne sur la violence familiale destinée aux professionnels de la santé et à la population. Cette initiative fournit aussi des liens vers du soutien et des services offerts dans chaque province et territoire.

Surveillance de la violence familiale
L’ASPC utilise des sondages auprès des Canadiens sur leurs propres expériences, des sondages auprès d’informateurs par procuration tels que les travailleurs de la protection de l’enfance et des données administratives provenant des systèmes de gestion des cas de la protection de l’enfance pour évaluer la prévalence de la maltraitance des enfants et des facteurs connexes.

Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale
Les analyses de l’ASPC des données de surveillance de l’enquête sur la COVID-19 et la santé mentale contribuent à la compréhension des conséquences imprévues de la COVID-19 sur la violence familiale, les défis parentaux et les facteurs de risque pour les deux.

Autres programmes ou initiatives
Le portefeuille de la Santé appuie aussi des programmes de santé maternelle et infantile qui visent à renforcer les relations familiales et à réduire les facteurs de risque de violence. De plus, il appuie des analyses pour comprendre la nature et les répercussions de la violence familiale.

Renseignements supplémentaires :

Faits saillants
• Durant la pandémie, les facteurs de risque de maltraitance envers les enfants et de violence familiale ont augmenté (p. ex. dépression, stress parental, consommation d’alcool).
• 4,2 % des Canadiens ont signalé des inquiétudes au sujet de la violence dans leur foyer au cours de la deuxième vague de la pandémie.
• La violence conjugale coûte en plus à elle seule 7,4 milliards de dollars par année à la société canadienne.