Note pour la période des questions : Le réseau mondial d’information en santé publique (RMISP)
About
- Numéro de référence :
- HC-2021-QP2-00065
- Date fournie :
- 16 nov. 2021
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
À l’automne 2020, la ministre de la Santé a annoncé la tenue d’un examen indépendant du Réseau mondial d’information en santé publique (RMISP) de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Le rapport définitif a été publié le 12 juillet 2021. De plus, en mars 2021, le Bureau du vérificateur général du Canada a publié le Rapport 8 – Préparation en cas de pandémie, surveillance et mesures de contrôle aux frontières, qui comprend une recommandation concernant le RMISP.
Réponse suggérée :
Réponse
• La santé et la sécurité des Canadiens constituent la priorité absolue du gouvernement du Canada. C’est pourquoi nous sommes déterminés à améliorer le système d’alerte rapide du Canada en cas d’urgences, notamment en cas de pandémies.
• Voilà pourquoi, l’an dernier, le gouvernement a demandé à un comité d’examen indépendant de procéder à un examen du Réseau mondial d’information en santé publique (RMISP).
• Les recommandations du comité, rendues publiques en juillet 2021, permettront d’aider l’ASPC à déterminer comment ce système mondial de surveillance de la santé publique peut continuer à servir au mieux les Canadiens et la communauté internationale.
Si l’on insiste sur le rapport définitif
• Le rapport définitif fournit des recommandations sur le rôle et l’objectif du RMISP, son organisation et la transmission de l’information, ainsi que sur les considérations technologiques à venir.
• Les recommandations portent sur un large éventail de sujets, notamment les partenariats internationaux et nationaux, la prochaine génération de systèmes d’information sur la santé publique et l’avenir des outils de surveillance.
• Le comité indépendant a confirmé que le RMISP n’a jamais été démantelé. Le RMISP a envoyé une alerte précoce concernant la COVID-19 aux professionnels de la santé publique canadiens, et continue d’agir en tant que système de surveillance de la santé publique fondé sur les événements au Canada.
Contexte :
À propos du RMISP
Le Réseau mondial d’information en santé publique (RMISP) de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est un système d’alerte rapide et de prise de connaissance de la situation concernant les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires potentielles pour la santé publique dans le monde, y compris les éclosions de maladies infectieuses, qui repose sur une source ouverte. On compte parmi les utilisateurs des organismes et des organisations non gouvernementales de santé publique ainsi que des autorités gouvernementales qui effectuent la surveillance de la santé publique. Les utilisateurs admissibles ont accès gratuitement aux produits et services du RMISP. Il contribue de façon importante aux renseignements sur les épidémies provenant de sources ouvertes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le RMISP se compose de deux éléments essentiels :
• un outil de gestion de l’information qui utilise l’apprentissage automatique et le traitement du langage naturel pour recueillir et filtrer automatiquement les données provenant de multiples sources ouvertes;
• une équipe professionnelle multidisciplinaire d’analystes qui examine et affine les données filtrées, et surveille également d’autres sources ouvertes, afin de détecter les signaux de menaces potentielles pour la santé publique.
Chaque jour, le système du RMISP recueille automatiquement environ 7 000 articles. La moitié de ces articles est d’abord filtrée, puis les analystes du RMISP procèdent à l’examen des quelque 3 500 autres articles publiés dans neuf langues (anglais, arabe, farsi, espagnol, français, portugais, russe et chinois simplifié et traditionnel). Les articles sont recueillis à partir de sources ouvertes, puis validés et évalués en vue de leur inclusion dans des rapports, dont le rapport quotidien du RMISP. Par la suite, le RMISP transmet ce rapport directement aux professionnels canadiens de la santé publique à l’échelle fédérale, provinciale, territoriale et régionale, y compris à la haute direction de l’ASPC et d’autres ministères.
Outre le rapport quotidien, le RMISP élabore et distribue également, de façon ponctuelle et selon les besoins, ce que l’on appelle une « alerte », lorsque cela est jugé approprié. Il s’agit d’un courriel contenant un article mis en évidence sur un incident sanitaire d’intérêt potentiel, qui est envoyé aux abonnés internationaux et nationaux. Ces alertes ne comprennent pas d’évaluation des risques ou de recommandations quant à des mesures ou à des interventions particulières.
Examen indépendant du RMISP
À l’automne 2020, la ministre de la Santé a demandé que soit effectué un examen indépendant du RMISP. Cet examen a porté sur :
• les capacités du système en place;
• le rôle du système dans la détection et l’orientation pour l’intervention de l’Agence de la santé publique du Canada face à la COVID-19, et dans la surveillance de la santé publique mondiale et nationale;
• les possibilités d’améliorer le système;
• l’avenir du système canadien de surveillance de la santé mondiale, y compris des conseils sur la prochaine génération de systèmes de renseignements et les leçons retenues de la crise de la COVID-19 afin que le gouvernement du Canada soit bien préparé à réagir aux prochains incidents de santé publique.
Les membres du comité, Margaret Bloodworth (présidente), le Dr Paul Gully et la Dre Mylaine Breton, ont été sélectionnés en raison de leur expertise collective en matière de santé publique, de gouvernance, de sécurité sanitaire et de renseignement.
Le rapport définitif a été publié le 12 juillet 2021. Il comprend 36 recommandations qui portent sur :
• le rôle et l’objectif du RMISP, y compris l’articulation de son rôle et de ses fonctions dans le cadre des activités de surveillance de la santé publique de l’ASPC, l’élargissement de ses partenariats et la communication avec les abonnés, ainsi que l’évaluation régulière de ses processus et produits;
• les considérations organisationnelles et la transmission de l’information, y compris la création d’un bureau d’évaluation des risques à l’ASPC, l’établissement de liens entre le RMISP et les activités de surveillance plus vastes de l’ASPC, ainsi que la formation et le recrutement du personnel du RMISP;
• la technologie, notamment l’intégration de médias sociaux supplémentaires et d’autres nouvelles sources de données, l’amélioration des plateformes et les conseils sur la prochaine génération de systèmes d’information en santé publique.
Rapport de la vérificatrice générale sur la préparation en cas de pandémie, la surveillance et les mesures de contrôle aux frontières
Le 25 mars 2021, le Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) a déposé au Parlement le rapport intitulé Pandémie de COVID-19 : Rapport 8 – Préparation en cas de pandémie, surveillance et mesures de contrôle aux frontières, qui contenait un audit de l’intervention pour lutter contre la pandémie réalisée par l’ASPC et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Le rapport souligne que les alertes du RMISP ont contribué à une détection précoce et que dans l’ensemble, l’ASPC avait rapidement mobilisé et adapté son intervention à mesure que la pandémie a progressé.
En ce qui concerne le RMISP, la recommandation suivante a été formulée : « L’Agence de la santé publique du Canada devrait utiliser de façon appropriée les capacités de surveillance de son Réseau mondial d’information en santé publique pour détecter les menaces possibles à la santé publique et diffuser rapidement des avertissements à cet égard et, plus particulièrement, clarifier le processus décisionnel concernant la diffusion d’alertes ».
Aux termes de sa vérification, le BVG a conclu qu’aucune alerte n’avait été émise lorsque la nouvelle d’une pneumonie inconnue a d’abord été diffusée, qu’un virus se propageait à l’extérieur de la Chine ou que des cas nationaux avaient été soupçonnés, puis confirmés.
• Les représentants de l’ASPC ont confirmé qu’à la fin de décembre 2019, d’autres sources internationales avaient déjà diffusé la nouvelle du virus et qu’il n’était pas nécessaire pour le RMISP d’émettre une alerte.
• Le 31 décembre 2019, le RMISP a commencé à diffuser des rapports quotidiens au sujet du nouveau virus à ses partenaires canadiens (y compris les représentants fédéraux, provinciaux et territoriaux de la santé publique) et a donc joué son rôle principal consistant à diffuser des alertes précoces au Canada.
Le rapport du BVG a également relevé que le processus d’approbation pour la diffusion d’alertes a changé en 2018 et que le nombre d’alertes avait considérablement diminué après cette date.
• Des représentants de l’ASPC ont confirmé que ce changement avait été apporté pour assurer une prise de connaissance et une réponse appropriées aux enjeux émergents, mais que les abonnés du RMISP n’avaient pas été avisés de cette modification opérationnelle apportée au système d’alerte.
• En raison de la nécessité de disposer de processus décisionnels clairs, une procédure opératoire normalisée a été mise en place à l’automne 2020 en ce qui concerne les alertes du RMISP.
En réponse aux recommandations de la vérificatrice générale et aux recommandations finales du comité d’examen indépendant du RMISP, l’ASPC apportera d’autres améliorations au RMISP, notamment au processus d’alerte.
Renseignements supplémentaires :
Faits saillants
• Les analystes du RMISP examinent quotidiennement plus de 3 500 articles publiés dans neuf langues (anglais, arabe, farsi, espagnol, français, portugais, russe et chinois simplifié et traditionnel).
• Outre le rapport quotidien, le RMISP élabore et distribue également, de façon ponctuelle et selon les besoins, ce que l’on appelle une « alerte ». Il s’agit d’un courriel contenant un article mis en évidence sur un incident sanitaire d’intérêt potentiel, qui est envoyé aux abonnés internationaux et nationaux.
• Ces alertes ne comprennent pas d’évaluation des risques ou de recommandations quant à des mesures ou à des interventions particulières.