Note pour la période des questions : CONDITION POST-COVID-19
About
- Numéro de référence :
- HC-2021-QP2-00068
- Date fournie :
- 16 nov. 2021
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
La durée typique de la maladie aiguë COVID-19 est de deux à six semaines. Cependant, certains patients ont décrit des symptômes débilitants persistants ou récurrents pendant des semaines ou des mois après la maladie aiguë.
Réponse suggérée :
MESSAGE CLÉS
• Le gouvernement reconnaît que certains des Canadiens qui ont contracté la COVID-19 doivent faire face à un long rétablissement. Bien que notre compréhension des effets à long terme s'accroit, il y a encore beaucoup d'inconnus sur le syndrome post-COVID-19.
• Le gouvernement du Canada travaille activement avec des experts nationaux et internationaux pour constituer une base de données factuelles sur le syndrome post-COVID-19 afin de soutenir les Canadiens qui éprouvent des effets à plus long terme.
• Accroître notre compréhension de la COVID-19, y compris de ses effets à plus long terme, est essentielle pour faire face à la pandémie de COVID-19 et s'en remettre. À cette fin, le gouvernement du Canada a investi, depuis mars 2020, plus de 250 millions de dollars dans des domaines critiques de la recherche sur la COVID-19.
• Le gouvernement du Canada investit maintenant 119 millions de dollars supplémentaires dans la recherche sur la COVID-19, notamment en finançant d’autres études pour mieux comprendre le syndrome post-COVID-19.
Si l’on insiste au sujet de la surveillance du long COVID-19
• Il n'y a actuellement pas suffisamment de données disponibles pour déterminer le pourcentage de personnes souffrant du syndrome post-COVID-19 dans la population canadienne.
• D'après les recherches menées à ce jour et examinées par l'Agence de la santé publique du Canada, environ 50 % des personnes qui ont eu la COVID-19 ont encore un ou plusieurs symptômes plus de 12 semaines après le diagnostic.
• Des études qui suivent leurs premiers patients COVID-19 au fil du diagnostic sont en cours au Canada et fourniront des preuves de haute qualité permettant de prendre des décisions.
• Le gouvernement du Canada continuera de travailler avec les provinces, les territoires et d'autres partenaires aux niveaux national et international pour surveiller et mieux comprendre les effets à long terme de la COVID-19.
Contexte :
La durée typique de la maladie aiguë COVID-19 est de deux à six semaines. Cependant, certains patients ont décrit des symptômes débilitants persistants ou récurrents pendant des semaines ou des mois après la maladie aiguë. L'Organisation mondiale de la santé a développé une première version d’une définition clinique de cas du syndrome post-COVID-19, qui se lit comme suit :
« Le syndrome post-COVID-19 survient chez les personnes ayant des antécédents d'infection probable ou confirmée par le SRAS CoV-2, généralement 3 mois après le début de la COVID-19 et avec des symptômes qui durent au moins 2 mois et qui ne peuvent être expliqués par un autre diagnostic. Les symptômes courants incluent la fatigue, l'essoufflement, les dysfonctionnements cognitifs, mais aussi d'autres symptômes, et ont généralement un impact sur le fonctionnement quotidien. Les symptômes peuvent être une nouvelle apparition après le rétablissement initial d'un épisode aigu de la COVID-19 ou persister après la maladie initiale. Les symptômes peuvent également fluctuer ou rechuter avec le temps. »
Une définition distincte peut s'appliquer aux enfants.
L’éventail des symptômes rapportés est large, peut varier d’effets légers à des effets plus graves et débilitants et peut affecter des individus jeunes ou plus âgés, quelle que soit la gravité de leurs symptômes initiaux de la COVID-19 au stade aigu.
On prévoit que la COVID-19 aura un impact à long terme sur la santé publique au Canada. Le gouvernement du Canada surveille activement les dernières recherches sur les effets potentiels à long terme et les symptômes de la COVID-19, et s’engage avec des experts universitaires et des décideurs de tout le pays pour éclairer les mesures de santé publique.
Surveillance et recherche nationales
Depuis mars 2020, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont investi environ 250 millions de dollars dans plus de 400 projets de recherche sur la COVID-19. Ces projets abordent toutes les facettes de l’enjeu, depuis les diagnostics et les traitements éventuels jusqu’aux interventions en santé publique et aux stratégies de communication.
Les IRSC appuieront d'autres études sur les variants et divers aspects prioritaires de la pandémie de COVID-19, notamment dans le cadre d'une compétition en cours pour investir jusqu'à 119 millions de dollars de plus dans la recherche sur la COVID-19. Cela comprend le financent des études prospectives qui aideront à mieux comprendre les résultats à long terme de la COVID-19. Ces études comprennent l’étude d’une cohorte prospective canadienne sur la COVID-19 (CANCOV), qui fournira une évaluation complète des résultats, du début de la maladie jusqu’à un an, chez 2 000 patients atteints d’une infection au COVID-19 et leurs aidants familiaux. Cette étude sera menée au Québec, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.
Au niveau international, les IRSC sont membres de la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses, une alliance d'organismes de financement de la recherche à l'échelle mondiale qui facilite des réponses de recherche rapides et efficaces pour soutenir de nouvelles priorités scientifiques urgentes liées à la COVID-19.
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) effectue une revue systématique sur la prévalence de la COVID-19 de longue durée, y compris la prévalence des divers symptômes et séquelles ou la proportion de personnes déclarant avoir des difficultés à effectuer leurs activités habituelles. L’examen systématique a révélé qu’environ 50 % des personnes dont l’infection par la COVID-19 a été confirmée en laboratoire ont déclaré des symptômes plus de 12 semaines après l’infection par la COVID-19, respectivement. Bon nombre des études incluses avaient une petite taille d’échantillon et ont été évaluées comme présentant un risque élevé de biais. L’ASPC continuera de mettre à jour cette revue systématique tous les trois mois afin de saisir les résultats des études de haute qualité en cours.
L’ASPC examine également les données probantes des pays qui ont mis en œuvre de vastes études de population avec collecte de données liées au syndrome post-COVID-19. Une récente enquête de population menée au Royaume-Uni a rapporté une prévalence du syndrome post-COVID-19 comprise entre 3,0 et 11,7 %. L’étude a été menée auprès d’un échantillon de plus de 20 000 participants âgés de 2 ans et plus, résidant dans des ménages privés et dont le test de dépistage de la COVID-19 était positif. Certaines raisons potentielles expliquant le taux de prévalence plus élevé observé dans la revue systématique de l’ASPC par rapport aux estimations de prévalence de l’enquête auprès de la population britannique peuvent inclure :
• La majorité de la population incluse dans l’examen de l’ASPC était composée d’adultes, pour lesquels les données préliminaires ont montré une prévalence plus élevée d’effets à long terme attribuables à la COVID-19 par rapport aux enfants ;
• L’enquête britannique a été menée auprès de personnes vivant dans des ménages privés ; alors que dans l’examen de l’ASPC, les études n’excluaient pas en fonction du type de logement ;
• Étant donné que l’étude britannique n’a pas fourni d’informations sur les caractéristiques des participants à l’étude, comme le fait qu’ils aient été hospitalisés pour une infection aiguë à la COVID-19, il est possible que l’étude britannique comprenne moins de participants qui ont dû être hospitalisés pour leur infection initiale à la COVID-19, contrairement à l’étude de l’ASPC où la majorité des participants ont été hospitalisés ; et
• Les estimations de la prévalence au Royaume-Uni, bien que basées sur un très grand échantillon, ne comprenaient que des participants du Royaume-Uni. L’examen de l’ASPC comprenait des participants de plusieurs pays, sur divers continents.
Ces renseignements aideront à déterminer le fardeau et l’urgence de cette priorité de santé publique, ainsi que les mesures d’atténuation nécessaires pour soutenir le rétablissement des personnes affectées par le syndrome post-COVID-19. Cela aidera également à anticiper et à planifier les charges à long terme de cette condition sur les systèmes de santé, les patients et leurs familles, et la société dans son ensemble.
L’ASPC travaille avec des partenaires tels que Statistique Canada, des organisations universitaires et les provinces et territoires pour évaluer un certain nombre de sources de données à des fins de surveillance en ce qui concerne les effets à long terme de la COVID-19.
L’ASPC s’associe également à des experts nationaux et internationaux qui participent à des études de recherche sur les services cliniques et de santé afin d’éclairer la prise de décisions en matière de santé publique, et travaillera au cours des prochains mois à la mise à jour du contenu Web mis à la disposition des Canadiens sur ce sujet.
Renseignements supplémentaires :
Faits Saillants
• La plupart des cas de COVID-19 sont signalés comme étant guéris en deux à six semaines. Cependant, certaines personnes, même celles qui ont présenté des symptômes légers, peuvent présenter des symptômes pendant des semaines ou des mois après leur diagnostic initial. Ces symptômes à long terme sont souvent appelés « syndrome post-COVID-19 », « COVID long » et « séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ». L'affection peut toucher aussi bien les adultes que les enfants. Ces cas sont communément appelés COVID-19 de longue durée.