Note pour la période des questions : CAS DE VARIOLE DU SINGE AU CANADA

About

Numéro de référence :
HC-2022-QP1-00049
Date fournie :
23 juin 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

En date du 15 juin 2022 à 13h00 HE, il y a 159 cas confirmés de variole du singe au Canada (132 au Québec, 21 en Ontario, 4 en Alberta, et 2 en Colombie-Britannique). Un suivi est en train de se faire avec les Provinces pour confirmer les nouveaux cas. Le nombre de cas vérifiés par l'ASPC sera mis à jour chaque semaine. Avant l’actuelle éclosion internationale de variole du singe, le Canada n’avait jamais eu de cas confirmé de cette maladie.

Réponse suggérée :

• La priorité absolue du gouvernement du Canada est de protéger la population canadienne contre les menaces pour la santé et d’assurer la sécurité et la santé des personnes les plus vulnérables.
• L’Agence de la santé publique du Canada travaille activement avec ses partenaires de la santé publique pour enquêter sur les signalements de cas soupçonnés de variole du singe au Canada.
• L’Agence de la santé publique du Canada a appelé les autorités de la santé publique à collaborer avec les fournisseurs de soins de santé pour rechercher les patients qui présentent des signes ou des symptômes compatibles avec la variole du singe, notamment s’ils ont déclaré avoir voyagé ou s’ils présentent des facteurs de risque précis pour la variole du singe.
• Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l'ASPC effectue des tests pour confirmer ou infirmer un diagnostic de variole du singe pour les cas suspects.
• La variole du singe peut affecter toute personne en contact étroit avec une personne infectée. Les personnes au Canada doivent connaître les symptômes de la variole du singe et faire part de toute préoccupation à leur fournisseur de soins de santé. Des informations sont disponibles sur Canada.ca.
• Comme pour de nombreuses autres maladies qui se propagent par contact étroit, les gens peuvent réduire leur risque en maintenant une distance physique, en portant des masques, en couvrant leur toux et leurs éternuements et en se lavant fréquemment les mains.
• L'enquête évolue au Canada et à l'échelle internationale. L'Agence de la santé publique du Canada continuera de travailler avec les provinces et les territoires pour évaluer les risques pour la population canadienne, réagir à l'évolution de la situation et continuer de fournir des mises à jour au public à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.

Si l’on insiste sur la vaccination
• Des travaux de planification sont en cours avec les provinces et les territoires pour leur permettre d’obtenir des vaccins approuvés au Canada qu’ils pourront utiliser au besoin pour gérer la variole du singe sur leur territoire.
• À titre de mesure de préparation, l’Agence de la santé publique du Canada fournit des expéditions du vaccin Imvamune provenant de la Réserve nationale stratégique d’urgence du Canada aux administrations affectées afin de soutenir leur réponse ciblée.
• À l’heure actuelle, et conformément aux évaluations des experts internationaux, dont l’Organisation mondiale de la Santé, il n’est pas nécessaire d’utiliser le vaccin pour une vaccination de masse.

Si l’on insiste sur le risque pour la population au Canada
• L’Agence évalue continuellement le risque possible d’exposition au virus de la variole du singe au Canada. À l’heure actuelle, les personnes qui pourraient être à risque de contracter la variole du singe au Canada sont celles qui ont eu un contact étroit ou intime avec une personne souffrant de la variole du singe.
• Les personnes qui ont une nouvelle éruption cutanée ou des plaies sur la peau, de la fièvre ou des ganglions lymphatiques enflés devraient communiquer avec leur fournisseur de soins de santé et leur faire savoir si elles ont eu une activité sexuelle ou un contact personnel étroit avec d’autres personnes au cours des 21 derniers jours.
• Comme c’est le cas pour de nombreuses autres maladies qui se propagent par contact étroit, il est possible de réduire le risque en maintenant une distance physique avec autrui, en se lavant les mains souvent et en respectant les règles d’hygiène respiratoire, ce qui comprend le port du masque.

Contexte :

Des cas limités de variole du singe liés à des voyages ont été recensés dans le monde avant l’éclosion actuelle. En date du 14e juin 2022, 1285 cas confirmés ont été déclarés à l'OMS dans 32 pays non endémiques, dont le Canada. Selon l'OMS, aucun décès n'a été associé à l'épidémie actuelle de variole du singe dans les pays non endémiques, mais on continue de signaler des cas et des décès dans les pays endémiques.

La variole du singe se transmet généralement des animaux aux humains. Toutefois, la transmission de personne à personne peut résulter d’un contact direct avec les fluides corporels, les gouttelettes respiratoires ou les lésions causées par la variole du singe, ou encore du partage de vêtements, de literie ou d’articles courants qui ont été contaminés par les fluides ou les lésions de la personne infectée. La transmission par les gouttelettes respiratoires nécessite généralement un contact prolongé en personne, ce qui peut exposer les professionnels de la santé et les membres du foyer des cas actifs à un risque accru.

Des échantillons canadiens de cas soupçonnés d’infection par le virus de la variole du singe sont envoyés au Laboratoire national de microbiologie ou à des administrions ayant une capacité certifiée pour une analyse et une confirmation en laboratoire. Les résultats sont ensuite transmis aux autorités sanitaires locales des provinces et territoires concernés afin que des mesures de santé publique appropriées puissent être prises au besoin. À ce jour, des cas confirmés ont été recensés au Québec, en Ontario, en l’Alberta et en Colombie-Britannique.

Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique approuvé pour la variole du singe. Cependant, cette maladie est souvent spontanément résolutive et les symptômes disparaissent habituellement dans les 14 à 21 jours. Santé Canada a autorisé l’utilisation du vaccin Imvamune pour l’immunisation active contre la variole du singe, la variole et les infections et maladies apparentées à l’orthopoxvirus chez les adultes de 18 ans et plus considérés comme présentant un risque élevé d’exposition. Imvamune est autorisé en vertu du processus réglementaire particulier pour les drogues nouvelles pour usage exceptionnel, lequel permet la vente restreinte du produit aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et aux administrations municipales dans le cadre de préparatifs d’urgence au Canada.

L’ASPC continue d’aider les autorités provinciales de la santé publique à gérer cette éclosion par la coordination de la surveillance nationale et la fourniture de conseils et de contre-mesures médicales. L’ASPC continuera de surveiller l’évolution de l’éclosion et de travailler en collaboration avec les autorités de la santé publique pour protéger la santé des Canadiens.

Renseignements supplémentaires :

Faits saillants
• La variole du singe est une zoonose présente dans certaines régions d’Afrique centrale et occidentale. Elle entraîne occasionnellement des infections chez les humains, généralement associées à l’exposition à des animaux infectés ou à du matériel contaminé.
• Après avoir reçu un avis des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis concernant un voyageur américain atteint de la variole du singe qui s’est rendu à Montréal (Québec) au début de mai 2022, l’Agence de la santé publique du Canada, en collaboration avec les autorités de la santé publique, a lancé des activités de sensibilisation et de surveillance à l’égard de cette maladie.
• Les deux premiers cas de la variole du singe au Canada ont été déclarés le 19 mai 2022 au Québec.
• Les signes et symptômes de la variole du singe comprennent généralement de la fièvre, une éruption qui apparaît souvent quelques jours après d’autres symptômes comme la fièvre, ainsi que des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fatigue et des ganglions lymphatiques enflés.
• La variole du singe se transmet par 1) le contact direct avec les fluides corporels; 2) le contact avec les lésions d’animaux ou de personnes infectés; 3) les gouttelettes respiratoires d’une personne infectée; et 4) de la mère au fœtus.
• L’incubation est généralement de l’ordre de 6 à 13 jours, mais peut aller de 5 à 21 jours.
• Il n’existe pas de traitement reconnu contre la variole du singe. De plus, les données sur l’efficacité clinique de traitements spécifiques chez l’humain sont limitées, même si les antiviraux mis au point pour lutter contre la variole et la vaccination post-exposition avec le vaccin antivariolique peuvent aider. Une vaccination préalable contre la variole assure une plus grande protection.