Note pour la période des questions : RECOMMANDATIONS DU CCNI SUR L’UTILISATION DES VACCINS CONTRE LA COVID-19

About

Numéro de référence :
HC-2022-QP1-00050
Date fournie :
23 juin 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

Le CCNI peut formuler des recommandations plus larges ou plus étroites que les conditions d’utilisation approuvées par Santé Canada (appelées recommandations « hors étiquette »). En tant qu’organisme de réglementation, Santé Canada évalue rigoureusement les données sur l’innocuité et l’efficacité provenant des essais cliniques avant d’autoriser les vaccins, mais ne dicte pas l’exercice de la médecine et ne formule pas de recommandations sur la manière d’utiliser les vaccins pour avoir un impact sur la santé publique.

Réponse suggérée :

• Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada met à jour ses recommandations sur les vaccins contre la COVID-19 en fonction des dernières preuves scientifiques et de ses opinions d’expert.
• Les vaccins contre la COVID-19 dont l’utilisation est autorisée au Canada ont été essentiels pour sauver des vies et protéger la santé des Canadiens.
• En plus d’une couverture vaccinale élevée, les mesures de santé publique, notamment le port d’un masque bien ajusté, l’hygiène des mains et la distanciation physique, restent essentielles pour réduire et contrôler la transmission du virus, en particulier des variants.

Si l’on insiste sur les directives sur les 2e doses de rappel
• Le CCNI recommande aux provinces et territoires de se préparer à offrir dans les prochaines semaines une 2e dose de rappel à certaines populations au moins 6 mois après l’administration d’une 1ère dose de rappel vu les tendances préoccupantes de COVID 19.
• Le CCNI recommande fortement de prioriser les adultes de 80 ans et plus qui vivent au sein de la collectivité et les résidents des établissements de soins de longue durée ou vivant dans d’autres milieux de vie communautaire pour personnes âgées.
• Les administrations peuvent songer à offrir une 2e dose de rappel aux adultes de 70 à 79 ans qui vivent au sein de la collectivité.
• Une 2e dose de rappel peut également être considérée pour les adultes de moins de 70 ans qui sont issus des Premières Nations, Inuits ou Métis ou qui vivent au sein de telles communautés. Ces décisions reviennent aux peuples autochtones avec l’appui des partenaires des soins de santé et de la santé publique.
• Bien qu’aucune recommandation n’a été faite en ce moment, une 2e dose de rappel pourrait s’avérer nécessaire à l’avenir pour d’autres groupes à risque et la population générale.

Si l’on insiste sur l’utilisation des vaccins à ARNm contre la COVID-19 chez les enfants de 5 à 11 ans
• Le CCNI recommande fortement qu’une série complète d’un vaccin à ARNm contre la COVID 19 soit administrée aux enfants d’un groupe d’âge autorisé qui ne présentent pas de contre-indications au vaccin, avec un intervalle d’au moins 8 semaines entre la première et la deuxième dose.
• Il est préférable d’entamer la série primaire ou de la terminer avec le vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty chez ce groupe d’âge vu son profil d’innocuité bien connu.
• Il est primordial que les enfants et leurs tuteurs soient soutenus et respectés dans leur processus de prise de décision afin qu’ils soient en mesure de prendre une décision éclairée concernant la vaccination contre la COVID-19.

Si l’on insiste sur la myocardite et la péricardite chez les adolescents et les jeunes adultes
• De rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la muqueuse cardiaque) après l’administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 ont été signalés au Canada et à l’échelle internationale.
• La plupart des cas sont survenus chez des hommes âgés de 12 à 29 ans et après une deuxième dose d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19. La plupart des cas ont été bénins et résolus rapidement.
• Selon de données en provenance des États-Unis, il appert que le risque de myocardite et/ou de péricardite après l’administration du vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty serait beaucoup plus faible chez les enfants de 5 à 11 ans comparativement aux adolescents et les jeunes adultes.
• Les bienfaits de recevoir un vaccin à ARNm contre la COVID-19 continuent de l’emporter sur les risques potentiels, y compris les risques infimes de souffrir d’une myocardite et/ou d’une péricardite après l’administration du vaccin. La COVID-19 peut entraîner des maladies graves, l’hospitalisation et la mort; elle peut également occasionner de graves problèmes de santé, y compris la myocardite et la péricardite, en raison de l’infection.
• Le CCNI continue de recommander fortement que les personnes de 5 ans et plus reçoivent une série complète de vaccins à ARNm contre la COVID-19.
• Le vaccin à ARNm contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty est privilégié chez les adolescents et les jeunes adultes de 12 à 29 ans afin de réduire davantage le risque déjà rare de myocardite/péricardite après l’administration d’un vaccin à l’ARNm contre la COVID 19.
• Le vaccin à ARNm contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty est également privilégié chez les enfants vu son profil d’innocuité bien connu et l’expérience que nous avons vécue avec l’administration des deux vaccins à ARNm contre la COVID 19 chez les adolescents.

Si l’on insiste sur les directives sur les doses de rappel
• En plus de ses fortes recommandations pour les premières doses de rappel chez les personnes âgées de 50 ans et plus, le CCNI recommande maintenant fortement que les personnes suivantes reçoivent une première dose de rappel au moins six mois après la dernière dose de leur série primaire:
- all adults 18 to 49 years of age and older; and
- les adolescents à haut risque âgés de 12 à 17 ans, y compris ceux qui :
 ont une condition médicale sous-jacente qui les expose à un risque élevé d'effets graves du COVID-19, y compris les adolescents qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés et qui ont déjà reçu une série primaire de 3 doses (il s'agirait d'une quatrième dose pour ceux qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés et qui ont déjà reçu 3 doses);
 sont des résidents d'établissements de vie collective; et
 appartiennent à des communautés racialisées et/ou marginalisées affectées de manière disproportionnée par le COVID-19.
• Le CCNI a également ajouté une nouvelle recommandation discrétionnaire selon laquelle tous les autres adolescents âgés de 12 à 17 ans peuvent se voir proposer un premier rappel au moins six mois après la dernière dose de leur série primaire.
• Les recommandations du CCNI sur l'utilisation des doses de rappel chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans sont des recommandations non conformes à l'étiquetage car l'examen réglementaire des doses de rappel de COVID-19 chez les adolescents est en cours à Santé Canada.
• Le vaccin contre la COVID-19 Pfizer-BioNTech Comirnaty est le vaccin de rappel privilégié pour les adolescents et les jeunes adultes de 12 à 29 ans afin de réduire davantage le risque rare de myocardite ou de péricardite.

Contexte :

À ce jour, le CCNI a publié des recommandations sur l’utilisation des vaccins contre la COVID19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (10 et 30 mcg), Moderna Spikevax (50 et 100 mcg), AstraZeneca Vaxzevria, Johnson & Johnson, Novavax Nuvaxovid et Medicago Covifenz, ainsi que des conseils sur des sujets comme les intervalles prolongés entre les doses, l’interchangeabilité des vaccins, l’administration de vaccins contre la COVID-19 en même temps que d’autres vaccins, ainsi que les doses supplémentaires pour les personnes immunodéprimées et sur l’utilisation des doses de rappel. Le CCNI continue de surveiller de près les données probantes en évolution sur la COVID-19 et sur les vaccins contre celle-ci, et met à jour ses recommandations au besoin.

Séries primaires pour les personnes de 12 ans et plus

Le CCNI recommande de manière préférentielle qu’une série primaire complète avec un vaccin à ARNm contre la COVID19 (Pfizer-BioNTech Comirnaty [30 mcg] ou Moderna Spikevax [100 mcg]) devrait être offerte aux personnes d’un groupe d’âge autorisé (12 ans et plus) qui ne présentent aucune contre-indication au vaccin, selon un intervalle de 8 semaines entres les doses. Cette recommandation repose sur l’excellente protection que fournissent ces vaccins contre les maladies graves et les hospitalisations et de leur profil d’innocuité bien connu.

Les adultes et les adolescents qui sont modérément à gravement immunodéprimés devraient recevoir trois doses d’un vaccin ARNm contre la COVID-19 autorisé à titre de série primaire avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses.

Le recours au vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (30 mcg) pour entamer ou compléter une série primaire est privilégié chez les personnes de 12 à 29 ans en raison du risque de myocardite plus faible qu’il présente comparativement au vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (100 mcg).

Le CCNI recommande qu’un vaccin sous-unitaire à protéine recombinante contre la COVID 19 (Novavax Nuvaxovid) ou un vaccin à particule pseudo-virale contre la COVID 19 (Medicago Covifenz) peut être offert aux personnes d’un groupe d’âge autorisé (18 ans et plus) qui ne présentent aucune contre-indication au vaccin et ne pouvant ou ne voulant recevoir un vaccin à ARNm contre la COVID19.

Le CCNI recommande qu’une série complète d’un vaccin à vecteur viral (AstraZeneca Vaxzevria, Janssen) peut être offerte aux personnes d’un groupe d’âge autorisé qui ne présentent aucune contre-indication au vaccin seulement lorsque tous les autres vaccins contre la COVID 19 sont contre-indiqués.
Séries primaires pour les enfants âgés de 5 à 11 ans

Deux vaccins contre la COVID 19 sont autorisés au Canada pour administration chez les enfants : le vaccin à ARNm contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (10 mcg) qui est autorisé pour les enfants de 5 à 11 ans et le vaccin à ARNm contre la COVID 19 Moderna Spikevax (50 mcg) qui est autorisé pour les enfants de 6 à 11 ans.

Le CCNI recommande fortement qu’une série complète d’un vaccin à ARNm contre la COVID 19 soit administrée aux enfants d’un groupe d’âge autorisé qui ne présentent pas de contre-indications au vaccin, avec un intervalle d’administration d’au moins 8 semaines entre la première et la deuxième dose.

Bien que le CCNI indique que le vaccin Moderna Spikevax (50 mcg) peut être offert aux enfants de 6 à 11 ans, il est préférable d’entamer la série primaire ou de la terminer avec le vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (10 mcg) plutôt qu’avec le vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (50 mcg) chez les enfants de 5 à 11 ans vu le profil d’innocuité bien connu du vaccin Pfizer-BioNTech Comirnaty et du risque inconnu de myocardite/péricardite après l’administration du vaccin Moderna Spikevax chez ce groupe d’âge.

Une série primaire de 3 doses d’un vaccin à ARNm contre la COVID 19 avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre chaque dose devrait être offerte aux enfants de 5 à 11 ans qui sont modérément à gravement immunodéprimés. L'administration du vaccin Moderna Spikevax (50 mcg) en primo-série de 3 doses peut être envisagée chez certaines personnes immunodéprimées âgées de 6 à 11 ans.

Pour l’instant, le CCNI recommande que les enfants reçoivent le vaccin pédiatrique contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (10 mcg) au moins 14 jours avant ou après un autre vaccin. Il s’agit d’une précaution pour aider à déterminer si un effet secondaire qui pourrait survenir est attribuable au vaccin contre la COVID-19 ou à un autre vaccin. Il peut y avoir des circonstances où une dose de vaccin contre la COVID-19 et un autre vaccin doivent être administrées en même temps – un professionnel de santé peut aider à prendre cette décision.

Santé Canada, l’Agence de la santé publique du Canada et le CCNI continuent de surveiller l’innocuité et l’efficacité des vaccins à ARNm contre la COVID 19 chez les enfants âgés de 5 à 11 ans et apportera des mises à jour au besoin.

Intervalle entre les doses de vaccins contre la COVID-19

Avant d’autoriser un vaccin, Santé Canada examine les données cliniques soumises par les fabricants. Lorsque le CCNI formule des recommandations, il examine les données cliniques et les données du monde réel liées à l’utilisation des vaccins. Le CCNI recommande un intervalle d’au moins 8 semaines entre les doses en raison de données probantes émergentes chez les adultes qui suggèrent que comparativement à des intervalles plus courts, des intervalles plus longs entre la première et la deuxième dose d’une série primaire entraînent une réponse immunitaire plus forte et une efficacité vaccinale plus élevée qui devrait durer plus longtemps et pourraient être associés à un risque plus faible de myocardite et/ou de péricardite chez les adolescents et les jeunes adultes.

Recommandations relatives à la myocardite et/ou de péricardite

De rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la muqueuse cardiaque) après l’administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 ont été signalés au Canada et à l’échelle internationale. La plupart des cas sont survenus chez des hommes âgés de 12 à 29 ans et après une deuxième dose d’un vaccin à ARNm contre la COVID 19. La plupart des cas ont été bénins et résolus rapidement. Selon des données en provenance des États-Unis, il appert que le risque de myocardite/péricardite serait beaucoup plus faible chez les enfants de 5 à 11 ans comparativement aux adolescents de 12 à 17 ans.

Afin de minimiser davantage le risque rare de myocardite et/ou de péricardite chez les adolescents et les jeunes adultes, le vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (30 mcg) est privilégié pour une utilisation chez les adolescents et les jeunes adultes de 12 à 29 ans. Des données canadiennes et internationales suggèrent que le risque de myocardite après l’administration d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19 est plus faible avec le vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (30 mcg) qu’avec le vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (100 mcg), en particulier après une deuxième dose chez les hommes de 12 à 29 ans. Il est également préférable d’entamer la série primaire ou de la terminer avec le vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (10 mcg) chez les enfants vu le risque inconnu de myocardite/péricardite après l’administration du vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (50 mcg) chez les enfants de 6 à 11 ans et du risque accru vécu de myocardite/péricardite après l’administration du vaccin Moderna Spikevax (100 mcg) chez les personnes de 12 à 29 ans à titre de série primaire comparativement au vaccin Pfizer-BioNTech Comirnaty (30 mcg).

Sur la base d’un jugement clinique, le vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (100 mcg) peut être envisagé pour les adolescents et les adultes de 12 à 29 ans qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés, étant donné les preuves que ce vaccin peut avoir une efficacité vaccinale légèrement supérieure et peut fournir une protection plus longue contre l’infection et les effets graves de la COVID-19 par rapport au vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech Comirnaty (30 mcg).

Dans les cas de personnes qui ont souffert d’une myocardite (avec ou sans péricardite) dans les 6 semaines suivant l’administration d’un vaccin à ARNm contre la COVID 19, toute dose supplémentaire d’un tel vaccin devrait, par mesure de prudence, être repoussée. Certaines personnes qui ont souffert d’une myocardite avec ou sans péricardite après une première dose de vaccin à ARNm pourrait, après avoir discuté des risques et bienfaits avec leur professionnel de santé, recevoir une autre dose de vaccin. Dans le cas échéant, on devrait leur administrer une dose du vaccin contre la COVID 19 Pfizer-BioNTech (30 mcg) étant donné les risques moindres de myocardite ou péricardite qu’il présente à la suite de l’administration d’une dose de ce vaccin comparativement au vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax (100 mcg).

Les personnes qui ont des antécédents de myocardite qui ne sont pas liés à l’administration d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19 devraient consulter leur équipe de soins cliniques pour obtenir des considérations et des recommandations individuelles. Les personnes qui avaient déjà reçu un diagnostic de myocardite, mais qui ne sont plus suivies par un médecin pour des problèmes cardiaques devraient recevoir le vaccin.

Doses de rappel pour les personnes de 12 ans et plus

Une dose de rappel peut rehausser la protection d’une série primaire qui a pu diminuer avec le temps. Les vaccins contre la COVID 19 Pfizer BioNTech Comirnaty (30 mcg) et Moderna Spikevax (50 mcg) sont tous deux autorisés pour utilisation au Canada à titre de doses de rappel. Le vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax utilisé pour les doses de rappel (50 mcg) est la moitié de celle du vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax utilisé pour les séries primaires (100 mcg).
 En plus de ses fortes recommandations concernant les premières doses de rappel chez les personnes âgées de 50 ans et plus, le CCNI recommande maintenant fortement que les personnes suivantes reçoivent une première dose de rappel au moins six mois après la dernière dose de leur série primaire :
o tous les adultes âgés de 18 à 49 ans et plus; et
o les adolescents à haut risque âgés de 12 à 17 ans, y compris ceux qui:
 ont une condition médicale sous-jacente qui les expose à un risque élevé de conséquences graves du COVID-19, y compris les adolescents qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés et qui ont déjà reçu une série primaire de 3 doses (il s'agirait d'une quatrième dose pour ceux qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés et qui ont déjà reçu 3 doses);
 sont des résidents d'établissements de vie collective ; et
 appartiennent à des communautés racialisées et/ou marginalisées affectées de manière disproportionnée par le COVID-19.

• Le CCNI a également ajouté une nouvelle recommandation discrétionnaire selon laquelle tous les autres adolescents âgés de 12 à 17 ans peuvent se voir proposer un premier rappel au moins six mois après la dernière dose de leur série primaire.

Pour les personnes de 12 à 29 ans qui reçoivent une dose de rappel d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19, l’utilisation de la dose de rappel contre la COVID 19 Pfizer BioNTech Comirnaty (30 mcg) peut être privilégiée à celle de la dose de rappel Moderna Spikevax (50 mcg) en raison des taux plus faibles de myocardite et de péricardite avec le vaccin contre la COVID 19 Pfizer BioNTech Comirnaty.

Les adultes modérément ou sévèrement immunodéprimés qui ont reçu une série primaire de trois doses et les adultes enceintes ou qui allaitent font partie des personnes qui peuvent recevoir une dose de rappel.

Dans l’éventualité que le vaccin contre la COVID 19 Moderna Spikevax est offert à titre de dose de rappel, les doses suivantes pourraient, à la discrétion des prestataires de soins, être privilégiées :
• 100 mcg : pour les adultes vivant dans des centres de soins de longue durée pour personnes âgées ou dans d’autres milieux de vie communautaire fournissant des soins aux personnes âgées;
• 100 mcg : pour les adultes de 70 ans et plus;
• 50 mcg : pour les adultes de 30 ans et de moins de 70 ans.

Le vaccin Novavax Nuvaxovid peut être offert à titre de dose de rappel au moins 6 mois après l’achèvement d’une série primaire aux adultes qui ne peuvent ou ne veulent recevoir un vaccin à ARNm contre la COVID19. Il s’agit d’une recommandation « hors étiquette » puisque le vaccin Novavax Nuvaxovid n’est pas actuellement autorisé pour utilisation comme dose de rappel au Canada.

Deuxième dose de rappel

Dans le contexte d'une protection contre une maladie grave qui pourrait diminuer au fil du temps après la première dose de rappel, et/ou d'un risque d'évasion immunitaire par des variants préoccupants hautement transmissibles qui peuvent causer une maladie grave :

  1. Le CCNI recommande aux administrations de se préparer au déploiement rapide d'un deuxième programme de doses de rappel du vaccin COVID-19 au cours des prochaines semaines en donnant la priorité aux populations suivantes, car une surveillance et une évaluation étroites suggèrent des tendances inquiétantes dans la pandémie de COVID-19:
    a. Les adultes de 80 ans et plus vivant dans la communauté ; et
    b. Les résidents des établissements de soins de longue durée ou d'autres établissements de vie en communauté pour personnes âgées.

Bien que le plus grand bénéfice soit attendu chez les adultes de 80 ans et plus, les administrations peuvent également envisager d'offrir une deuxième dose de rappel de COVID-19 aux adultes de 70 à 79 ans vivant dans la communauté.

On peut envisager d'offrir une deuxième dose de rappel aux adultes de moins de 70 ans vivant dans des communautés des Premières nations, des Métis ou des Inuits ou en provenant. Les décisions doivent être prises par les peuples autochtones avec le soutien des partenaires des soins de santé et de la santé publique.

En général, les administrations devraient viser à offrir des secondes doses de rappel 6 mois après une première dose de rappel. Un intervalle de 6 mois peut devoir être équilibré avec l'épidémiologie locale, qui peut indiquer le besoin d'intervalles plus courts afin de prévenir une maladie grave. Le choix du moment depuis l'infection par le COVID-19 doit également être pris en compte pour les personnes qui ont été infectées par le virus du SRAS-CoV-2. Le CCNI suggère que les personnes qui ont été infectées par le virus SRAS-CoV-2 reçoivent une dose de rappel trois mois après avoir été testées positives ou avoir présenté des symptômes ou au moins 6 mois après avoir reçu une première dose de rappel, selon la durée la plus longue. 

Bien que cela ne soit pas recommandé pour le moment, la planification et le déploiement d'un deuxième programme de doses de rappel du COVID-19 pour d'autres groupes à haut risque et la population générale pourraient être nécessaires à l'avenir si la surveillance et l'évaluation suggèrent des tendances inquiétantes dans la pandémie de COVID-19. La planification doit tenir compte du fait que le déploiement du vaccin pourrait être nécessaire pour des groupes de population plus larges à l'automne 2022 ou plus tôt, selon le contexte de la pandémie de COVID-19.

Les recommandations concernant les deuxièmes doses de rappel sont non conformes à l'étiquette, car l'utilisation des vaccins COVID-19 comme deuxième dose de rappel n'est pas autorisée au Canada pour le moment.

Vaccination contre la COVID-19 à la suite d’une infection par le SRAS-COV-2
Le CCNI continue de recommander que les vaccins contre la COVID-19 soient offerts aux personnes ayant été infectées par le SRAS-CoV-2 et ne présentant aucune contre-indication à l’administration du vaccin. Bien que l’infection à elle seule offre une certaine protection, la vaccination après l’infection est importante pour assurer la meilleure protection à long terme contre une nouvelle infection, y compris pour les variants actuels et futurs. Des intervalles plus longs entre l’infection et l’administration d’une dose de vaccin contre la COVID-19 peuvent aider à assurer des réponses immunitaires durables après la vaccination et une protection plus longue contre Omicron et les futurs variants.

À l’heure actuelle, le CCNI suggère que les personnes qui ont été infectées par le SRAS-CoV-2 avant de commencer ou de terminer leur série vaccinale primaire contre la COVID-19 pourraient recevoir leur dose suivante 8 semaines après le début des symptômes ou après avoir obtenu des résultats positifs à la COVID-19 (si aucun symptôme n’a été observé).

Pour, les personnes qui ont été infectées par le SRAS-CoV-2 et qui sont recommandées pour recevoir une dose de rappel, le CCNI recommande un intervalle de 3 mois entre l’infection et une dose de rappel (par ex. 3 mois après le début des symptômes ou après avoir obtenu des résultats positifs à la COVID-19 si aucun symptôme n’a été observé) ou 6 mois à compter de la dose de vaccin la plus récente, selon la période la plus longue des deux.

Renseignements supplémentaires :

Faits saillants
• Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) est un organisme externe d’experts qui fournit des recommandations à l’Agence de la santé publique du Canada sur l’utilisation des vaccins COVID-19 autorisés afin d’appuyer les provinces et les territoires à planifier des programmes de vaccination contre la COVID-19 au Canada.