Note pour la période des questions : Éclosions de Rougeole au Canada
About
- Numéro de référence :
- HC-2026-QP-00009
- Date fournie :
- 18 juin 2026
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Michel, Marjorie (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
N/A
Réponse suggérée :
MESSAGES CLÉS
• L’épidémie de rougeole multijuridictionnelle actuelle et en cours a commencé par un cas importé à l’étranger et une exposition lors d’un mariage au Nouveau-Brunswick en octobre 2024. Des cas ont été signalés en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Saskatchewan.
• Les cas de rougeole au Canada sont en baisse constante après un pic à la fin du mois d’avril 2025. Des activités sont en cours au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.
• La majorité des cas liés à cette épidémie proviennent de communautés sous-vaccinées. Des chaînes de transmission limitées ont été signalées à l’extérieur de ces communautés et aucune transmission soutenue n’a été observée.
• La lignée du virus de la rougeole associée à cette éclosion est maintenant en circulation dans les Amériques. Bon nombre des communautés touchées ont de solides liens internationaux et se rendent fréquemment dans d’autres communautés où la couverture vaccinale est faible.
• Le Canada a assisté à la cinquième réunion annuelle de la Commission régionale de surveillance et de revérification de la rougeole et de la rubéole en novembre (du 4 au 7 novembre) pour faire le point sur l’éclosion de rougeole au Canada et les progrès réalisés par rapport aux recommandations de l’OPS. Après cette réunion, l’OPS a avisé l’Agence de la santé publique du Canada que le Canada ne détient plus le statut d’élimination de la rougeole, compte tenu des preuves de transmission soutenue de la même souche du virus de la rougeole au Canada pendant une période de plus d’un an.
• Le Canada peut rétablir son statut d’élimination de la rougeole une fois que la transmission de la souche de rougeole associée à l’éclosion actuelle est interrompue pendant au moins 12 mois. Le Canada collabore avec l’OMS, l’OPS et des partenaires de la santé publique partout au pays pour discuter du statut d’élimination et du processus de revérification.
• L’Agence de la santé publique du Canada surveille activement les récentes augmentations du nombre de cas de rougeole détectés à l’échelle mondiale, et elle aide les provinces et les territoires à traiter les nouveaux cas au Canada, au besoin.
SI L’ON INSISTE
Q1 : Si l’on insiste sur la vaccination
R1 :
• La rougeole est très contagieuse et peut entraîner de graves complications de santé, notamment la surdité, des lésions cérébrales et la mort. Heureusement, le vaccin contre la rougeole est très efficace pour prévenir l’infection et les conséquences graves.
• Au cours des cinquante dernières années, les programmes de vaccination contre la rougeole au Canada ont joué un rôle important dans l’élimination de la circulation de la rougeole au Canada.
• Le gouvernement du Canada encourage les personnes de tous âges à s’assurer qu’elles sont à jour dans leurs vaccinations de routine, y compris contre la rougeole.
• La vaccination contre la rougeole est très efficace pour limiter la transmission et prévenir les conséquences graves. Étant donné que le nombre de cas de rougeole augmente partout dans le monde et au Canada, il est essentiel de se tenir à jour en ce qui a trait aux vaccins de routine pour assurer la protection des personnes et aider à prévenir les éclosions dans nos communautés.
Q2 : Si l’on insiste sur la vaccination – recommandations du CCNI
R2 :
• Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande que la vaccination systématique des enfants âgés de 12 mois à moins de 13 ans comprenne deux doses d’un vaccin contre la rougeole, soit le vaccin RRO ou le vaccin RROV, qui sont très efficaces pour prévenir les infections.
• Les vaccins contre la rougeole peuvent être administrés dès l’âge de six mois aux enfants qui se rendent dans une région à l’extérieur du Canada où ils risquent de contracter la maladie, ou pour les enfants qui vivent ou voyagent dans une région (même au Canada) où des éclosions sévissent.
Q3 : Si l’on insiste sur le rôle du gouvernement fédéral – l’ASPC
R3 :
• L’ASPC collabore avec les provinces et les territoires à la gestion des éclosions de maladies évitables par la vaccination. À cette fin, elle fournit des conseils techniques et des services de confirmation et de caractérisation en laboratoire, assure la coordination des interventions, notamment la collaboration internationale, en cas d’éclosion touchant plusieurs administrations et répond aux demandes d'assistance des provinces et territoires.
• L’ASPC a mis à jour les Directives pour la gestion par la santé publique des cas, des contacts et des éclosions de rougeole au Canada en mai 2025. Le document a été présenté aux gouvernements provinciaux et territoriaux afin de les aider à lutter contre les éclosions sévissant sur leur territoire et est maintenant publié sur le site Web Canada.ca.
• Chaque semaine, l’ASPC reçoit des données de surveillance sur la rougeole de la part des provinces et des territoires et déclare les cas à l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS). Les rapports hebdomadaires de surveillance de la rougeole sont publiés sur le site Web Canada.ca.
• L'ASPC mène des efforts continus pour améliorer les connaissances du public sur les vaccins et les maladies évitables par la vaccination, notamment sur les mesures à prendre en cas d’infection par la rougeole ou d’exposition à cette maladie, pour renforcer la confiance du public à l’égard des vaccins et pour relever le défi croissant de la désinformation et de la mésinformation.
• Le gouvernement fédéral est pour sa part responsable des approbations réglementaires de vaccins, de la surveillance nationale des cas de rougeole et des effets indésirables associés à la vaccination, des achats massifs de vaccins, coordination des réponses aux éclosion particulière touchant plusieurs administrations, ainsi que du leadership et de la coordination concernant le développement des connaissances, l’innovation et la mise en commun des pratiques exemplaires à l’échelle nationale.
Q4 : Si l’on insiste sur le statut d’élimination
R4 :
• La rougeole a été éliminée pour la première fois au Canada en 1998, et ce statut est évalué chaque année par la Commission régionale de vérification (CRV) de l’OPS.
• Le statut d’élimination de la rougeole est perdu si les chaînes nationales de transmission se poursuivent dans un pays pendant un an ou plus.
• La CRV de l’OPS a évalué le statut d’élimination du Canada à son assemblée annuelle des pays membres du 4 au 7 novembre 2025. La CRV a examiné des données épidémiologiques et de laboratoire récentes qui ont permis de confirmer la transmission soutenue de la même souche du virus de la rougeole au Canada pendant plus d’un an.
• Après la réunion, l’OPS a envoyé une lettre officielle pour aviser l’Agence de la santé publique du Canada que le Canada ne détient plus le statut d’élimination de la rougeole.
• L’ampleur de l’éclosion multijuridictionnelle actuelle et la perte du statut d’élimination indiquent qu’il faut améliorer la couverture vaccinale au Canada et continuer à travailler avec les communautés hésitantes à se faire vacciner, les provinces et les territoires, ainsi que des partenaires internationaux.
• Pour retrouver son statut d’élimination, le Canada devra présenter un rapport national mis à jour à l’OPS après 12 mois sans circulation continue de la souche épidémique ou d’une autre souche à l’échelle nationale. La perte du statut d’élimination ne signifie pas que la rougeole est répandue au Canada. C’est une classification utilisée pour guider les efforts de surveillance et d’intervention. Le Canada continue de disposer de programmes d’immunisation et d’une infrastructure de santé publique solides.
Q5 : Si l’on insiste sur les recommandation de l’Organisation panaméricaine de la Santé
R5 :
• En juillet 2025, l’OPS et la CRV ont visité le Canada pour élaborer des recommandations pour aider le pays à maintenir son statut d’élimination de la rougeole en comblant les lacunes en matière d’immunité, en améliorant l’échange d’information, en tirant parti de solides partenariats et en fournissant des conseils fondés sur des données probantes.
• Après l’évaluation du statut d’élimination du Canada de la CRV de l’OPS à son assemblée annuelle des pays membres, les 4 et 7 novembre 2025, la CRV a publié de nouveau des recommandations semblables pour aider le Canada à mettre fin à l’éclosion multiterritoriale en cours et à retrouver le statut d’élimination de la rougeole.
• Les recommandations s’adressent à plusieurs ordres de gouvernement et sont à court et à long terme. L’ASPC collabore avec des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux pour donner suite aux recommandations.
Contexte :
N/A
Renseignements supplémentaires :
STATISTIQUES CLÉS
• En date du 21 novembre 2025, un total de 5 159 cas de rougeole ont été signalés à l’ASPC en lien avec une éclosion multijuridictionnelle qui a commencé en octobre 2024 et qui se poursuit toujours.
• La plupart des cas d’éclosion concernaient des enfants et des jeunes non vaccinés de moins de 18 ans (94 % des cas n’étaient pas immunisés ou avaient un historique de vaccination inconnu, et 71 % des cas étaient âgés de moins de 18 ans).
• Deux décès ont été signalés au Canada (un dans l’Alberta et un dans l’Ontario); tous deux sont survenus dans des cas congénitaux de rougeole nés avant terme.
• Selon la plus récente enquête nationale sur la couverture vaccinale des enfants menée en 2021, la couverture d’une dose d’un vaccin contre la rougeole pour les enfants de deux ans était de 91,6 % et celle de deux doses pour les enfants de sept ans était de 79,2 %. Toutefois, des données récentes de cinq provinces et territoires indiquent une baisse de la couverture vaccinale systématique des enfants, y compris la vaccination contre la rougeole, entre 2019 et 2023. De plus, le Canada compte des poches de communautés sous-vaccinées qui présentent un risque plus élevé d’éclosions de rougeole.