Note pour la période des questions : Troubles de l'alimentation
About
- Numéro de référence :
- MH-2022-QP-0082
- Date fournie :
- 14 déc. 2022
- Organisation :
- Santé Canada
- Nom du ministre :
- Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
- Titre du ministre :
- Ministre de la Santé
Enjeu ou question :
N/A
Réponse suggérée :
• Notre gouvernement attache une grande importance à la santé mentale des Canadiens, y compris ceux atteints de troubles de l’alimentation.
• C'est la raison pour laquelle nous fournissons aux provinces et aux territoires, par l’entremise du budget de 2017, cinq milliards de dollars sur dix ans afin d’améliorer l’accès aux services de santé mentale et de lutte contre les toxicomanies, y compris aux services destinés aux personnes atteintes de troubles de l’alimentation.
• De plus, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), nous avons investi 5,6 millions de dollars en recherche au cours des cinq dernières années afin d’améliorer l’état de santé des Canadiens atteints de troubles de l’alimentation.
Contexte :
L'insatisfaction à l'égard de son poids ou de sa forme corporelle et des relations malsaines avec la nourriture et l'activité physique peuvent contribuer à des troubles de l'alimentation (p. ex. impliquer un diagnostic clinique ; reflète un trouble de l'alimentation plus grave ou chronique). Les troubles de l'alimentation, tels que l'anorexie mentale, sont des maladies mentales graves avec une morbidité et une mortalité significatives. Les troubles de l’alimentation et de l’alimentation touchent des personnes de toutes tailles.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition d’un trouble de l’alimentation, notamment des facteurs biologiques (génétiques et biochimiques), psychologiques (personnalité et santé mentale) et sociaux (comme les normes culturelles concernant la nourriture et l’apparence). Les personnes souffrant d’autres troubles mentaux ou psychologiques, comme la consommation de substances, une dépression ou un trouble de la personnalité, sont plus susceptibles de souffrir d’un trouble de l’alimentation.
Les expériences des personnes qui vivent avec un trouble de l’alimentation affectent chaque personne différemment. Certaines personnes peuvent ressentir de la honte en raison de leurs symptômes ou de la façon dont elles mangent, et peuvent tenir secret ce qui concerne la nourriture et leur repas. Certaines personnes sont atteintes d’autres maladies mentales, comme l’anxiété, la dépression, le trouble obsessionnel-compulsif ou le trouble de stress post-traumatique, en même temps qu’elles souffrent d’un trouble de l’alimentation. En raison de la stigmatisation, les personnes atteintes de troubles de l’alimentation peuvent faire tout leur possible pour cacher leur trouble.
Bien que les troubles de l’alimentation soient des troubles graves pouvant entraîner des complications qui mettent la vie en danger, ce sont aussi des maladies qui se traitent.
Incidence ou prévalence au Canada
Même si les troubles de l’alimentation peuvent toucher n’importe qui, ils apparaissent généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte et touchent dix fois plus les femmes que les hommes. Les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes ont montré que la prévalence des troubles de l’alimentation chez les Canadiens de 15 ans et plus était de 0,4 % en 2002 et de 0,5 % en 2012. Des données plus récentes tirées de l’Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes 2019 ont montré que 0,32 % des jeunes âgés de 5 à 17 ans avaient reçu un diagnostic de trouble de l’alimentation (0,45 % pour les filles; 0,19 % pour les garçons).
De récentes conclusions d’une synthèse des connaissances réalisée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) indiquent que la pandémie de COVID-19 a entraîné des répercussions négatives sur les personnes atteintes de troubles de l’alimentation. Pendant la pandémie, ces personnes ont ressenti une détresse psychologique accrue. Leurs symptômes et leurs comportements liés aux troubles de l’alimentation se sont accentués, leur motivation à se rétablir a diminué et leur risque de faire une rechute de leurs troubles de l’alimentation a augmenté. En raison de la fermeture des hôpitaux de jour traitant les troubles de l’alimentation, les patients les plus gravement malades n’ont pas eu accès au traitement intensif dont ils ont besoin. Les aidants font face à des difficultés concernant la surveillance à la maison, pour la première fois, des enfants atteints de troubles de l’alimentation, et les cliniciens ont eu de la difficulté à offrir le même niveau de soins virtuellement.
Des données récentes obtenues avant et pendant la pandémie montrent que le taux d’hospitalisations pour des troubles de l’alimentation était 1,6 fois plus élevé en 2020 comparativement au taux en 2019 pour les filles de 10 à 17 ans. Les explications possibles de cette hausse comprennent les perturbations aux routines quotidiennes, la diminution des activités physiques, un faible soutien social et une exposition accrue aux médias et aux médias sociaux.
Recherche et surveillance en matière de troubles de l’alimentation
Le gouvernement du Canada, par l’intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada, a investi 5,6 millions de dollars au cours des cinq dernières années (de 2017-2018 à 2021-2022) dans la recherche afin d’améliorer les résultats en matière de santé des personnes vivant au Canada qui présentent des troubles de l’alimentation. Cet investissement permet de soutenir les travaux des chercheurs des universités et des instituts de recherche du Canada, qui s’efforcent de constituer une base de données probantes sur ces troubles et d’élaborer des interventions efficaces. Par exemple, dans le cadre de l'initiative Transitions dans les soins, les IRSC appuient un projet dirigé par la Dre Gina Dimitropoulos de l'Université de Calgary qui cherchera à co-concevoir et à mettre en œuvre des lignes directrices de pratique pour les transitions dans les soins des services pédiatriques aux services pour adultes pour les jeunes souffrant de troubles de l'alimentation.
Le gouvernement du Canada reconnaît également l’importance de la surveillance pour la prévention et le traitement des maladies mentales et étudie actuellement les possibilités offertes pour assurer la surveillance des troubles de l’alimentation. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) collabore avec Statistique Canada, l’Institut canadien d’information sur la santé et des chercheurs pour étudier les répercussions de la pandémie sur divers sujets importants et interreliés, dont la saine alimentation et les troubles de l’alimentation.
L’ASPC collabore actuellement avec des pédiatres de partout au pays à la réalisation d’une étude de surveillance des nouveaux diagnostics d’anorexie mentale pendant la pandémie, dans le cadre du Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP). Le PCSP est un projet conjoint de l’Agence de la santé publique du Canada et de la Société canadienne de pédiatrie qui vise à effectuer une surveillance et de la recherche à l’échelle nationale concernant des maladies ou problèmes rares et émergents qui touchent les enfants et qui présentent des risques disproportionnés de handicap, de morbidité et de coûts économiques pour la société, malgré leur caractère peu fréquent.
Activités du portefeuille de la Santé
Bien que le portefeuille de la Santé ne réalise pas de travaux directs dans le domaine des troubles de l’alimentation, le gouvernement du Canada fournit du financement aux provinces et aux territoires pour la gestion et la prestation de services de soins de santé, y compris de services de santé mentale, comme ceux offerts aux personnes atteintes de troubles de l’alimentation. Dans le cadre du budget de 2017, nous avons fourni aux provinces et aux territoires cinq milliards de dollars sur dix ans afin d’améliorer l’accès aux services de santé mentale et de lutte contre les toxicomanies.
En Ontario, par exemple, des fonds fédéraux ont été utilisés pour mettre en œuvre un nouveau programme d’intervention précoce pour les troubles de l’alimentation à l’échelle de la province qui aura recours à des services de prévention ciblée, de promotion de la santé mentale, et de détection et d’intervention précoce pour lutter contre les problèmes liés à l’image corporelle, les troubles de l’alimentation et les stades précoces de trouble de l’alimentation chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.
Initiatives fédérales en réponse à la COVID-19
Le portail Espace mieux-être Canada offre des ressources et des outils gratuits et confidentiels en matière de santé mentale et de consommation de substances qui sont fondés sur des données probantes et accessibles en tout temps. Par l’entremise du portail Espace mieux-être Canada, les personnes de partout au pays peuvent accéder à une gamme de services de soutien, qui comprend entre autres des auto-évaluations, des programmes autoguidés, du soutien par les pairs et des séances confidentielles avec des travailleurs sociaux, des psychologues et d’autres professionnels. Tous les services sont offerts dans les deux langues officielles, et les séances de consultation téléphonique sont appuyées par une interprétation instantanée dans plus de 200 langues et dialectes. Le portail Espace mieux-être Canada renforce les services provinciaux et territoriaux existants, et ne les remplace pas [en date du 7 avril 2022, 270 millions de dollars ont été investis].
Renseignements supplémentaires :
aucun