Note pour la période des questions : Violence familiale fondée sur le sexe

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0085
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

Le stress émotionnel, l’isolement et les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19, ont crées des risques pour la sécurité et le bien-être des enfants et des familles. La violence familiale, y compris toutes les formes de violence entre partenaires intimes, représente environ 40 % des crimes violents signalés à la police.
• La violence fondée sur le sexe, y compris la violence familiale, est un problème grave qui peut avoir une incidence durable sur la santé physique et mentale des personnes.
• Le budget de 2021 a fourni plus de 3 milliards de dollars sur cinq ans et près de 200 millions de dollars en cours pour prévenir et combattre la violence fondée sur le sexe. Ce montant comprenait un investissement de 50 millions de dollars sur cinq ans pour l’Agence de la santé publique du Canada afin de concevoir et d’exécuter des interventions qui favorisent des relations sécuritaires et préviennent la violence familiale, y compris la violence entre partenaires intimes et les mauvais traitements infligés aux enfants et aux aînés.
• En réponse à la pandémie COVID-19, le gouvernement a également appuyé de nouvelles initiatives pour lutter contre la violence familiale, notamment le financement de Jeunesse, J’écoute; de refuges et de services d’aide aux victimes d’agression sexuelle; d’initiatives de soutien du revenu et d’aide aux organismes sans but lucratif et de bienfaisance.

Contexte :

Les conséquences de la violence familiale et fondée sur le sexe peuvent engendrer des problèmes de santé physique et mentale à court et à long terme ainsi que des coûts sociaux et économiques. Ces problèmes peuvent comprendre : des problèmes de comportement pendant l’enfance; la consommation de drogues et d’alcool et des tentatives de suicide chez les adolescents; des maladies et douleurs chroniques, la difficulté de conserver un emploi à l’âge adulte et la dépression et des problèmes financiers chez les aînés. La violence conjugale coûte en plus à elle seule 7,4 milliards de dollars par année à la société canadienne.
Le gouvernement fédéral a investi près de 200 millions de dollars sur six ans, à compter de 2017-2018, et plus de 40 millions par année par la suite, dans le cadre de la Stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Le budget de 2021 prévoit plus de 3 milliards de dollars sur cinq ans et près de 200 millions de dollars en cours pour prévenir et combattre la violence fondée sur le sexe. Ceci inclut 2,2 milliards de dollars sur cinq ans et 160,9 millions de dollars en cours pour réagir à la tragédie nationale des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées. Le budget de 2021 a engagé également 601,3 millions de dollars sur cinq ans pour faire progresser la mise en œuvre d’un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe.
La pandémie de COVID-19 a augmenté les menaces à la santé et à la sécurité des personnes dans des situations de vulnérabilité au Canada, les enfants et les familles étant exposés à un niveau accru de stress, et ayant peut-être de la difficulté à se sortir d’une relation de violence ou à avoir accès à du soutien ou à des programmes de prévention. L’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale rapporte que les facteurs de risque de maltraitance envers les enfants et de violence familiale ont augmenté (p. ex. dépression, stress parental, consommation d’alcool). Cinq pour cent des Canadiens ont signalé des inquiétudes au sujet de la violence dans leur foyer au cours de la troisième vague de la pandémie, entre février et mai 2021. Les estimations des préoccupations au sujet de la violence familiale dans leur propre foyer étaient similaires pour les femmes et les hommes.
Les initiatives du gouvernement, annoncées depuis mars 2020, destinées à réduire les pressions sur les familles à risque dans le contexte de la COVID-19 comprennent les suivantes :
• plus de 14,8 millions de dollars à l’organisme Jeunesse, J’écoute pour offrir un soutien en santé mentale et en gestion de crise aux enfants et aux jeunes;
• 100 millions de dollars pour des refuges, des centres d’aide pour les victimes d’agression sexuelle, et des organisations offrant du soutien essentiel aux femmes et enfants vivant de la violence fondée sur le sexe;
• de nombreuses mesures économiques et financières pour appuyer les personnes et les familles en situation de vulnérabilité, notamment la bonification de l’Allocation canadienne pour enfants.

Initiatives en cours de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
Prévenir la violence fondée sur le sexe - la perspective du milieu de la santé
Dans le cadre de son initiative Il est temps : Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) investit jusqu'à 8.5 millions de dollars par année, de façon permanente, pour soutenir des programmes de prévention de la maltraitance chez les enfant, la violence dans les relations amoureuses chez les adolescents, ainsi que donner aux professionnels de la santé les moyens de reconnaître la violence fondée sur le sexe et d’y réagir en toute sécurité.

Prévenir et contrer la violence familiale - la perspective du milieu de la santé
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) utilise le financement des investissements du Budget 2021 pour faire progresser la mise en œuvre d’un nouveau Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe par l’entremise d’un investissement précédent de l’ASPC qui contribue à améliorer la santé des survivants de violence familiale. Pour mettre en œuvre ce financement, l'ASPC investit jusqu'à 10 millions de dollars par année de 2022-23 à 2024-25 et jusqu'à 6,5 millions de dollars en 2025-26 pour soutenir des projets visant à offrir et à mettre à l’essai des interventions qui favorisent des relations sécuritaires et préviennent la violence familiale, y compris la violence entre partenaires intimes, la maltraitance des enfants et la maltraitance des personnes aînées.

Initiative de lutte contre la violence familiale
L’ASPC souscrit à l’Initiative fédérale de lutte contre la violence familiale, qui intègre une approche multisectorielle de lutte contre la violence familiale faisant intervenir douze ministères et organismes. Dans le cadre de l’Initiative de lutte contre la violence familiale, l’ASPC gère et coordonne l’initiative Arrêtons la violence familiale, une source d’information en ligne sur la violence familiale destinée aux professionnels de la santé et à la population. Cette initiative fournit aussi des liens vers du soutien et des services offerts dans chaque province et territoire.

Surveillance de la violence familiale
L’ASPC utilise des sondages auprès des Canadiens sur leurs propres expériences, des sondages auprès d’informateurs par procuration tels que les travailleurs de la protection de l’enfance et des données administratives provenant des systèmes de gestion des cas de la protection de l’enfance pour évaluer la prévalence de la maltraitance des enfants et des facteurs connexes.

Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale
Les analyses de l’ASPC des données de surveillance de l’enquête sur la COVID-19 et la santé mentale contribuent à la compréhension des conséquences imprévues de la COVID-19 sur la violence familiale, les défis parentaux et les facteurs de risque pour les deux. Les données du troisième cycle seront recueillies l'année prochaine (2023), ce qui nous permettra de mieux comprendre l'impact de COVID-19 sur la santé à différentes phases de la pandémie.
Principales constatations

Pendant la troisième vague, les taux de dépression parentale étaient plus de trois fois supérieurs aux estimations antérieures à la COVID, et ils étaient plus élevés chez les mères que chez les pères. La dépression était associée à l’autodéclaration d’un comportement parental sévère comme gifler et frapper, utiliser un langage grossier et rabaisser l’enfant. Chez les mères, le fait de se sentir seules ou isolées à cause de la COVID-19 ou ayant des revenus plus élevés étaient des facteurs de risque de comportement parental sévère; chez les pères, le fait d’être un travailleur de première ligne était un facteur de risque.

Autres programmes ou initiatives
Le portefeuille de la Santé appuie aussi des programmes de santé maternelle et infantile qui visent à renforcer les relations familiales et à réduire les facteurs de risque de violence. De plus, il appuie des analyses pour comprendre la nature et les répercussions de la violence familiale.

Renseignements supplémentaires :

• Durant la pandémie, les facteurs de risque de maltraitance envers les enfants et de violence familiale ont augmenté (p. ex. dépression, stress parental, consommation d’alcool).
• Cinq pour cent des Canadiens répondants à l’enquête ont signalé des inquiétudes au sujet de la violence dans leur foyer au cours de la troisième vague de la pandémie, entre février et mai 2021.
• La violence conjugale coûte à elle seule 7,4 milliards de dollars par année à la société canadienne.