Note pour la période des questions : Efforts mondiaux COVID-19

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0087
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le Canada a consulté des partenaires internationaux de façon bilatérale et multilatérale, par l’intermédiaire du G7, du G20, de l’Organisation mondiale de la Santé et de l’Organisation panaméricaine de la Santé afin d’aider à éclairer notre intervention au pays et de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre la COVID-19.
• Le Canada a engagé plus de 2,9 milliards de dollars dans la lutte mondiale contre le virus.
• Le premier ministre a annoncé lors du sommet du G20 de 2021 un investissement pouvant atteindre 15 millions de dollars canadiens aux partenaires du groupe de travail sur la fabrication de COVAX pour soutenir la création du centre de transfert de technologie en Afrique du Sud. Cette initiative contribuera à renforcer les capacités pour permettre le développement et la production de vaccins à ARNm et de technologies dans la région.
• Le 12 mai 2022, lors du deuxième Sommet mondial sur la COVID-19, le premier ministre a annoncé un nouveau financement de 732 millions de dollars pour le Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19, ce qui porte la contribution totale du Canada à l’Accélérateur ACT à plus de 2 milliards de dollars depuis le début de la pandémie.
• Le premier ministre a annoncé que le Canada fera don de l’équivalent d’au moins 200 millions de doses d’ici la fin de 2022. À ce jour, le Canada a fait don de l’équivalent de plus de 140 millions de doses.
• Cela comprend à la fois les engagements financiers envers COVAX et les dons de doses excédentaires.
• En date du 30 octobre 2022, plus de 23,3 de 50 millions doses de vaccins excédentaires ont été livrées par le biais de la facilité COVAX. Le Canada a également partagé plus de 3,76 millions de doses de vaccin dans le cadre d'accords bilatéraux directs avec des pays bénéficiaires.
• Le Canada a versé 50 millions de dollars à l’Organisation panaméricaine de la Santé pour soutenir les efforts visant à faciliter l’accès aux vaccins contre la COVID-19 pour les personnes vivant dans des situation de vulnérabilité dans les Caraïbes et en Amérique latine. Une partie de cette subvention est utilisée pour acheter des doses de vaccin pour les pays par le biais de l’Organisation, et vient s’ajouter à l’engagement du Canada envers le mécanisme COVAX.
• Les messages du Canada concernant l’importance des efforts collectifs mondiaux pour mener à bien la lutte contre la COVID-19 ont été soulignés lors de réunions à Washington, D.C. en avril 2022.
• Le Canada a souligné son appui à l’accès équitable aux vaccins par l’intermédiaire du programme COVAX lors de la 75e Assemblée mondiale de la Santé en mai 2022.
• Le Canada continue de travailler avec des partenaires internationaux pour éliminer les obstacles à l’accès équitable aux vaccins, et d’améliorer la capacité de fabrication à l’échelle mondiale.
• Le 22 juin 2022, le Canada a annoncé un financement de 200 millions de dollars pour l’Initiative mondiale pour l’équité vaccinale du Canada (IMEVCan) qui vise à accroître la confiance dans les vaccins, à améliorer la livraison et la distribution de vaccins et à soutenir la production locale de vaccins dans 13 pays, la plupart en Afrique.

Si l’on insiste – Don de vaccins excédentaires
• L’engagement pris par le Canada de donner l’équivalent d’au moins 200 millions de doses d’ici la fin de 2022 comprend des doses de vaccins achetées par le Canada dont Santé Canada a déterminé qu’elles dépassaient nos besoins nationaux, un soutien financier à COVAX pour l’achat et la livraison de doses, ainsi que des contributions et des dons potentiels futurs.

Si l’on insiste – Conclusions du Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie
• Le gouvernement du Canada accueille favorablement l’évaluation franche et les recommandations audacieuses du Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie (GIPRP).
• Nous remercions les membres du Groupe pour les efforts qu’ils ont déployés afin de comprendre comment une éclosion localisée est devenue une pandémie mondiale et d’évaluer la réaction du système international.
• L’une des conclusions importantes du Groupe est que le monde n’était pas prêt à faire face à la pandémie à plusieurs égards. Nous savons qu’il y a de nombreux enseignements à tirer de cette pandémie, dont nous nous inspirons pour ajuster notre approche.
• Le Canada travaille avec ses partenaires internationaux pour améliorer la coopération mondiale afin que nous restions bien placés et préparés pour répondre aux futurs événements sanitaires mondiaux.

Contexte :

Le Canada a participé à diverses discussions multilatérales et bilatérales à l’OMS, au G7, au G20 et à d’autres groupes sur les moyens de gagner la lutte contre la COVID-19 et de renforcer nos capacités collectives afin de prévenir les futures urgences sanitaires, de s’y préparer et d’y répondre.

Les messages du Canada relatifs à l’importance des efforts collectifs mondiaux pour terminer la lutte contre la COVID-19, y compris les leçons tirées de la pandémie ainsi que le financement durable pour la préparation et la réponse aux pandémies futures, ont été soulignés par le ministre lors de réunions à Washington, notamment avec le secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux, des hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et la directrice de l’Organisation panaméricaine de la santé, lors de la première visite du ministre à l’étranger.

Le 18 novembre 2021, le premier ministre a assisté au Sommet des leaders nord-américains à Washington en compagnie du président américain Joseph Biden et du président mexicain Andrés Manuel López Obrador. Les trois leaders ont convenu de plusieurs engagements, notamment la révision et la mise à jour du Plan nord-américain contre l’influenza animale et la pandémie d’influenza, le renforcement des chaînes d’approvisionnement médicales essentielles, le soutien au Programme de sécurité sanitaire mondiale et la poursuite de l’engagement trilatéral dans le cadre du Dialogue nord-américain relatif aux drogues pour faire face à la crise actuelle des surdoses d’opioïdes. Le premier ministre a également tenu sa première réunion bilatérale en personne avec le président Biden et a réaffirmé les engagements pris dans la Feuille de route de février 2021 pour un partenariat renouvelé entre les États-Unis et le Canada. Le premier ministre et le président ont convenu de lancer un groupe de travail canado-américain sur les chaînes d’approvisionnement, chargé de produire un rapport d’étape dans les 120 prochains jours, et d’élaborer une vision renouvelée pour une gestion conjointe de la frontière, en appliquant les enseignements tirés de la pandémie.

Le 22 septembre 2021, le premier ministre Trudeau a prononcé un discours au Sommet mondial sur la COVID-19 organisé par le président américain Joseph Biden en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. À la suite du Sommet, le Canada a participé à une série de réunions ministérielles internationales sur la COVID-19 organisées par les États-Unis, dont les plus récentes sont une réunion des ministres des Affaires étrangères le 14 février 2022 et un « dialogue virtuel » des ministres de la Santé sur la COVID-19 le 3 mars 2022. Les États Unis ont co-organisé un deuxième Sommet mondial au niveau des leaders avec l’Allemagne, l’Indonésie, le Belize et le Sénégal, l’objectif principal étant de prendre des engagements ambitieux, opportuns et nouveaux pour 2022, sur les thèmes du sommet, dont le financement de la couverture vaccinale, la livraison de tests de dépistage et de traitements et la sécurité sanitaire mondiale et la prévention et préparation aux pandémies.

Ces discussions au niveau ministériel ont également permis de renforcer les relations bilatérales avec des partenaires clés comme les États-Unis et l’Union européenne. L’Allemagne a pris la présidence du G7 pour l’année 2022. L’Allemagne a déterminé trois domaines clés en matière de santé : 1) mettre fin à la pandémie de COVID-19 et mettre en œuvre les leçons tirées; 2) s’attaquer au lien entre les changements climatiques et la santé; et 3) combattre la résistance aux antimicrobiens (RAM). Sous sa présidence, l’Allemagne cherchera à assurer la continuité des travaux du G7 des années précédentes, ainsi que la mise en œuvre des mesures adoptées précédemment par le Groupe. Vaincre la pandémie dans le monde est l’objectif le plus urgent, et le « Pacte du G7 pour la préparation en cas de pandémie », axé sur la préparation aux futures menaces pour la santé, en fait partie. Les ministres se sont rencontrés en personne les 19 et 20 mai 2022 à Berlin pour la réunion des ministres de la Santé du G7. Le reste de la présidence du G7 sera axé sur la mise en œuvre des engagements pris lors de la réunion ministérielle.

L’Indonésie a assumé la présidence du G20 pour 2022. Le thème de cette année est Recover Together, Recover Stronger (Une reprise ensemble, une reprise plus forte). L’ordre du jour du volet santé sera axé sur la refonte de l’architecture mondiale de la santé. Le Canada se réjouit de travailler avec ses partenaires du G20 pour soutenir les objectifs de la présidence, à savoir le renforcement de la résilience du système de santé mondial, l’harmonisation des normes des protocoles de santé à l’échelle mondiale et l’expansion des centres mondiaux de fabrication et de connaissances concernant la prévention, la préparation et la réponse aux pandémies. Le Canada a participé à un projet pilote visant à appuyer l’interopérabilité des preuves de vaccination à l’échelle internationale. Le Canada continuera d’appuyer ces travaux jusqu’en 2023, alors que la présidence indonésienne du G20 tire à sa fin. Il y aura également une occasion de souligner les priorités liées au financement de la prévention, de la préparation et de l’intervention en cas de pandémie au moyen des fonds d’intermédiation financière, de la lutte contre la tuberculose, de l’approche « Une seule santé » et de la résistance aux antimicrobiens (RAM). Les ministres de la Santé du G20 se sont réunis les 27 et 28 octobre 2022 à Bali, en Indonésie. Les ministres des Finances et de la Santé du G20 doivent également se réunir le 14 novembre avant le Sommet des dirigeants qui aura lieu les 15 et 16 novembre.

De plus, le personnel technique de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a collaboré avec ses homologues de divers forums, tant bilatéraux que multilatéraux (p. ex. l’Organisation mondiale de la Santé [OMS], l’Initiative de sécurité sanitaire mondiale des Centres for Disease Control des États-Unis, le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie [GOARN]), afin d’échanger des renseignements et des pratiques exemplaires qui ont étayé et amélioré la réponse du Canada à la COVID-19.

Examen et leçons tirées de la COVID-19
Le 12 mai 2021, le Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie (GIPRP) a publié son rapport final et ses recommandations. Le rapport conclut que la pandémie est le résultat de lacunes et de défaillances à tous les niveaux de la préparation et de la riposte à la COVID-19, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. De ce fait, le monde a perdu le mois de février 2020, alors que des mesures auraient pu être prises pour endiguer l’épidémie et prévenir la pandémie.

Selon le GIPRP, l’absence de réaction des pays est due à la combinaison de deux éléments : ils n’ont pas pris suffisamment au sérieux la menace et ne savaient pas comment y répondre. En l’absence d’une certitude quant à la gravité des conséquences de ce nouvel agent pathogène, une approche « attentiste » semblait moins coûteuse et susceptible d’entraîner moins de répercussions qu’une réponse de santé publique concertée.

Le GIPRP note également qu’un leadership plus fort et une meilleure coordination aux niveaux national, régional et international sont nécessaires pour réagir plus efficacement. Le GIPRP recommande une OMS plus ciblée et indépendante, un traité sur les pandémies et un Conseil supérieur des menaces sanitaires mondiales qui serait dirigé au niveau des chefs d’État et de gouvernement. Le Groupe recommande également d’investir davantage dans la préparation et de renforcer les mécanismes de responsabilisation afin de stimuler l’action. Il lance un appel pour améliorer la surveillance et doter l’OMS du pouvoir de publier rapidement les informations et d’envoyer rapidement des missions d’experts.

Le Canada a toujours soutenu un processus complet d’évaluation et de révision de la riposte mondiale à la COVID-19. Les efforts visant à renforcer les capacités de préparation et d’intervention de l’OMS et des États membres font également l’objet de discussions dans plusieurs forums internationaux, notamment l’OMS, le G7, le G20, l’Initiative de sécurité sanitaire mondiale, le Programme de sécurité sanitaire mondiale et le Plan nord-américain contre l’influenza animale et la pandémie d’influenza. Le Canada reconnaît l’importance de poursuivre les discussions bilatérales et multilatérales sur les manières de renforcer la sécurité sanitaire et de s’attaquer efficacement aux risques.

75e Assemblée mondiale de la Santé
La 75e Assemblée mondiale de la Santé s’est tenue du 22 au 28 mai 2022. Le ministre Duclos dirigeait la délégation du Canada et a eu un solide programme bilatéral avec ses homologues ainsi qu’une rencontre avec le directeur général (DG) de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a été réélu pour un deuxième mandat de cinq ans en tant que DG.
Conformément au thème de cette Assemblée mondiale de la Santé, « La santé pour la paix, la paix pour la santé », l’invasion actuelle de l’Ukraine par la Russie était un thème dominant. Le financement durable de l’OMS, la pandémie en cours et le renforcement de la préparation et de la réponse de l’OMS sont également ressortis comme des thèmes clés. Les discussions ont mené à la décision de lancer un processus avancé de négociation pour modifier le Règlement sanitaire international (2005) et d’adopter une modification au Règlement qui réduirait le délai pour l’entrée en vigueur de ces modifications, le faisant passer de 24 mois à 12 mois. Cela contribuera à rendre cet instrument plus agile et garantira que les modifications futures sur lesquelles les États membres se sont entendus seront mises en œuvre sans délai.
De l’avis du Canada, les modifications devraient avoir une portée limitée et devraient aborder des problèmes, des défis ou des lacunes précis qui sont essentiels à la mise en œuvre et au respect du RSI et qui ne peuvent être résolus efficacement autrement.

Renseignements supplémentaires :

• Depuis février 2020, le Canada participe régulièrement aux appels des ministres de la Santé du G7 pour discuter de la COVID-19, ce qui a contribué à améliorer les relations bilatérales avec des pays clés comme les États-Unis.
• Le Canada a participé à la 30e Conférence sanitaire panaméricaine (CSPA) de l’OPS du 26 au 30 septembre, avec la Dre Theresa Tam à la tête de la délégation canadienne. À l’OPSP, la Dre Tam a participé en tant que panéliste à un événement parallèle dirigé par l’OPS sur la santé mentale et les leçons tirées de la COVID-19. Le Canada a également contribué à la discussion régionale et à l’adoption de politiques sur diverses questions de santé, y compris le renforcement des systèmes nationaux de réglementation et une stratégie de surveillance génomique régionale pour la préparation et l’intervention en cas d’épidémie et de pandémie.