Note pour la période des questions : La maladie de Lyme

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0094
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• La maladie de Lyme continue d’attirer l’attention du public, du monde politique et des médias; une attention particulière est accordée au nombre de cas humains, aux risques, au diagnostic et au traitement offert au Canada. La prévalence de la maladie de Lyme au Canada ne cesse d’augmenter. Il y a de plus en plus de faits probants démontrant que l’émergence de la maladie de Lyme au Canada est due aux changements de température et de précipitations, qui rendent le pays plus propice aux tiques porteuses de la maladie.
• Notre gouvernement reconnaît que le nombre de cas de la maladie de Lyme augmente au Canada, dû en partie à cause des changements climatiques.
• Nous nous sommes engagés à collaborer avec des partenaires nouveaux et existants afin d’étendre notre portée et d’offrir de nouveaux produits, programmes et renseignements aux Canadiens.
• Nous sensibilisons le public à la maladie de Lyme et d’autres maladies infectieuses liées à la variabilité climatique et nous nous assurons que les fournisseurs de soins de santé disposent de l’information nécessaire pour en reconnaître les symptômes.
• Nous finançons la recherche sur le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme pour soutenir la détection et les soins précoces.

Si l’on insiste sur l’évaluation ou le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme
• Nous continuerons à travailler pour renforcer les efforts sur la maladie de Lyme en nous appuyant sur les réalisations du Cadre et en appliquant les leçons apprises.
• Nous veillerons à ce qu'il y ait un engagement continu avec les intervenants afin de leur donner l’occasion de partager leur expertise, leurs commentaires et leur expérience.
• Nous nous engageons à améliorer continuellement notre compréhension grâce à des recherches continues et à des projets novateurs qui s’attaquent aux répercussions des changements climatiques sur la santé humaine.
• La promotion de matériel d'éducation et de sensibilisation pour les publics cibles, y compris les professionnels de la santé, pour soutenir la prévention et le diagnostic précoce restera également une priorité.

Contexte :

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) surveille la maladie de Lyme au Canada. Elle fournit des renseignements nationaux sur le nombre de cas signalés et identifie l’endroit où la maladie de Lyme est présente et émergente au Canada. La lutte contre la maladie de Lyme est une responsabilité partagée. En partenariat avec les autorités de la santé publique des autres ordres de gouvernement, le gouvernement du Canada sensibilise le public, appuie les activités de surveillance et les rapports nationaux, réalise et appuie les tests de diagnostic en laboratoire, fait appel à des organisations internationales et nationales, et finance la recherche. Les provinces et les territoires fournissent des services de soins de santé aux patients atteints de la maladie de Lyme et coordonnent les activités de prévention et de contrôle.

Mesures et investissements du gouvernement du Canada

Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme
Le Cadre fédéral relatif à la maladie de Lyme quinquennal est entrée en vigueur le 30 mai 2017. Un rapport sur le Cadre a été déposé devant la chambre des Communes le 10 juin 2022. Le Cadre s’est attelé à effectuer un suivi de l’incidence de la maladie de Lyme à l’échelle nationale, à accroître la sensibilisation des Canadiens et des professionnels de la santé de première ligne à cette maladie, à surveiller sa répartition et sa propagation dans les zones à risque au Canada, et à soutenir les laboratoires provinciaux et de nombreuses initiatives scientifiques, novatrices et de recherche.
Il n’y a pas eu de financement dédié à la mise en œuvre du Cadre.
Audit et évaluation
Le Bureau de l’audit et de l’évaluation (BAE) de l’ASPC a effectué une évaluation des activités du Cadre de l’ASPC. Il a mené 47 entrevues avec un éventail d’informateurs clés, dont des représentants d’organisations de personnes ayant une expérience vécue, des chercheurs, des représentants du gouvernement, des associations professionnelles et des experts en la matière. 91 répondants ont participé au sondage en ligne; 53 % étaient des personnes ayant une expérience vécue ou des groupes représentant des personnes ayant une expérience vécue.
L’évaluation a révélé que des progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre du Cadre, notamment dans le cadre du pilier « Éducation et sensibilisation ». De nombreuses activités relevant des piliers « Surveillance » et « Lignes directrices et pratiques exemplaires » ont également progressé. Ce travail a permis de créer des outils et des ressources nouveaux et novateurs, qui ont été jugés très utiles par la communauté scientifique et d’autres partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux. Les personnes ayant une expérience vécue ont cerné des besoins continus non satisfaits dans les domaines de la surveillance, du diagnostic et du traitement de la maladie de Lyme, surtout pour les personnes qui ne correspondent pas à la définition de cas.
Au cours des prochains mois, l’ASPC achèvera les éléments restants du Cadre afin de parvenir à une mise en œuvre complète.
Réseau canadien de recherche sur la maladie de Lyme
En octobre 2018, les Instituts de recherche en santé du Canada et l’ASPC ont investi 4 millions sur 4 ans dans le Réseau de recherche canadien sur la maladie de Lyme. Ce réseau rassemble les intervenants de la maladie de Lyme, y compris les chercheurs, les cliniciens et les patients, afin de faciliter la collaboration nationale et de produire de nouvelles connaissances pour améliorer le diagnostic, le traitement, et les résultats de santé pour les personnes atteintes de la maladie de Lyme.

Fonds du programme de maladie infectieuse et de changement climatique
Le Fonds du programme de maladie infectieuse et de changement climatique de l’ASPC fournit 2 millions de dollars chaque année sur 11 ans (2017-2028) pour aider les Canadiens, les collectivités et les professionnels de la santé à avoir les renseignements dont ils ont besoin pour mieux comprendre leurs risques et prendre des mesures pour se protéger contre les maladies infectieuses causées par le climat. À ce jour, environ 5 millions de dollars de financement ont été investis pour soutenir 15 nouveaux projets sur la maladie de Lyme axés sur l’amélioration des efforts de surveillance et de suivi, et le développement de nouvelles ressources et de nouveaux outils d’éducation et de sensibilisation pour le public et les professionnels de la santé.

Renseignements supplémentaires :

• Causée par la morsure d’une tique à pattes noires infectée, les premiers symptômes de la maladie de Lyme peuvent inclure une éruption cutanée au site de la morsure de tique (parfois semblable à une cible), de la fièvre, des frissons, de la fatigue, des maux de tête, un gonflement des ganglions lymphatiques et des douleurs musculaires et articulaires. Les symptômes à long terme peuvent inclure des problèmes neurologiques, des douleurs chroniques et de la fatigue.
• Si elle est diagnostiquée tôt, la maladie de Lyme peut être traitée efficacement avec des antibiotiques.
• Le nombre de régions où les populations de tiques à pattes noires sont établies continue d’augmenter au Canada.
• De 2009 à 2021, les bureaux de santé publique provinciaux ont signalé 14 616 cas humains de la maladie de Lyme au Canada.
• 92 % des cas humains de la maladie de Lyme signalés de 2009 à 2019 provenaient de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse.
• Les provinces ont signalé 2 851 cas de maladie de Lyme en 2021, par rapport à 1 615 cas en 2020, ce qui constitue le plus grand nombre de cas annuel signalé depuis que la maladie de Lyme est devenue une maladie à déclaration obligatoire en 2009.
• L’éducation et la sensibilisation du public sont essentielles à la prévention et à la détection précoce.