Note pour la période des questions : Cas de Variole Simienne au Canada

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0098
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• En date du 18 novembre 2022 à 12 h (HE), il y avait 1 449 cas confirmés de variole simienne au Canada (690 en Ontario, 525 au Québec, 182 en Colombie Britannique, 41 en Alberta, 6 en Saskatchewan, 2 au Yukon, 1 au Manitoba, 1 en Nouvelle Écosse, et 1 au Nouveau Brunswick). Le nombre national de cas de l'Agence de la santé publique du Canada est mis à jour publiquement hebdomadairement. Avant l’actuelle éclosion internationale de variole simienne, le Canada n’avait jamais eu de cas confirmé de cette maladieLa priorité absolue du gouvernement du Canada est de protéger la population canadienne contre les menaces pour la santé et d’assurer la sécurité et la santé des personnes les plus vulnérables.
• Toute personne peut être infectée et propager la variole simienne si elle entre en contact étroit avec une personne atteinte du virus. La population canadienne doit connaître les symptômes de la variole simienne et faire part de toute préoccupation à un fournisseur de soins de santé. Des renseignements supplémentaires sont accessibles sur Canada.ca.
• L’Agence de la santé publique du Canada travaille activement avec ses partenaires de la santé publique pour enquêter sur les signalements de cas soupçonnés de variole simienne au Canada.
• L’Agence de la santé publique du Canada a appelé les autorités de la santé publique à collaborer avec les fournisseurs de soins de santé pour rechercher les patients qui présentent des signes ou des symptômes compatibles avec la variole simienne, notamment s’ils ont déclaré avoir voyagé ou s’ils présentent des facteurs de risque précis pour la variole simienne.
• Le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada et les provinces et territoires qui disposent des ressources nécessaires effectuent des tests pour confirmer ou infirmer un diagnostic de variole simienne pour les cas suspects.
• La situation évolue au Canada et à l’échelle internationale. L’Agence de la santé publique du Canada continuera de travailler avec les provinces et les territoires pour évaluer les risques pour la population canadienne, réagir à l’évolution de la situation et continuer de fournir des mises à jour au public à mesure que de nouveaux renseignements seront disponibles.

Si l’on insiste sur les vaccins et les traitements
• Le 23 septembre 2022, le CCNI a fourni des directives mises à jour sur l'utilisation d'Imvamune® dans le contexte des éclosions de variole simienne en cours au Canada. Les recommandations incluent la vaccination pré-exposition pour les populations prioritaires considérées comme les plus à risque, compte tenu de l'épidémiologie actuelle et projetée, ainsi que des stratégies d'économie de dose à envisager si l'approvisionnement en vaccins est limité.
• À l’appui des stratégies d’intervention de santé publique ciblées des provinces et des territoires, l’Agence de la santé publique du Canada distribue des vaccins et des produits thérapeutiques provenant de la Réserve nationale stratégique d’urgence du Canada.
• À ce jour, la Réserve nationale stratégique d’urgence du Canada a déployé plus de 140 000 doses de vaccin et plus de 160 produits thérapeutiques.
• À l’heure actuelle, et conformément aux évaluations des experts internationaux, dont l’Organisation mondiale de la Santé, il n’est pas nécessaire d’utiliser le vaccin pour une vaccination de masse.

Si l’on insiste sur le risque pour la population au Canada
• L’Agence évalue continuellement le risque d’exposition au virus de la variole simienne au Canada. À l’heure actuelle, la transmission du virus déclarée au Canada se fait de personne à personne.
• Toute personne peut être infectée et propager la variole simienne si elle entre en contact étroit avec une personne atteinte du virus.
• Les personnes qui présentent des symptômes de la variole simienne, telle qu’une nouvelle éruption cutanée accompagnée de symptômes plus généraux comme de la fièvre, des frissons ou des ganglions lymphatiques enflés devraient s’isoler chez elles et communiquer immédiatement avec leur fournisseur de soins de santé ou leur autorité de santé publique locale pour obtenir des conseils sur la marche à suivre.
• Il est possible de contribuer à réduire le risque d’infection ou de propagation du virus de la variole simienne en prenant les mesures suivantes :
o en restant à la maison et en limitant les contacts avec d’autres personnes si vous présentez des symptômes, ou selon les recommandations de votre fournisseur de soins de santé;
o en évitant les contacts physiques étroits, y compris les contacts sexuels, avec une personne infectée par le virus de la variole simienne ou susceptible d’y avoir été exposée;
o en maintenant une bonne hygiène des mains et une étiquette respiratoire;
o en nettoyant et en désinfectant les surfaces et les objets de votre domicile que vous touchez fréquemment, surtout après avoir reçu des visiteurs.
• Les lignes directrices provisoires de prévention et de contrôle des infections en cas de variole simienne dans les établissements de santé ont été publiées initialement le 27 mai 2022 et continueront d’être mises à jour au fil de l’évolution des données probantes.

Si l’on insiste sur le rôle du Laboratoire national de microbiologie en matière de tests de dépistage

• Le dépistage de la variole simienne est principalement déterminé à l’échelle provinciale et territoriale.
• La Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec effectuent leurs propres tests de diagnostic pour les cas d’infection présumée par le virus de la variole simienne.
• Le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve, le Manitoba et la Saskatchewan en sont aux premières étapes de la réalisation de leurs propres tests de diagnostic, avec l’appui du Laboratoire national de microbiologie. Tous les autres échantillons canadiens de cas soupçonnés d’infection par le virus de la variole simienne sont envoyés au Laboratoire national de microbiologie aux fins d’analyse et de confirmation supplémentaires.
• Le Laboratoire national de microbiologie continue de travailler à accroître les capacités provinciales et territoriales de dépistage des cas d’infection par le virus de la variole simienne.
• Une fois l’échantillon reçu, le Laboratoire national de microbiologie met tout en œuvre pour que les résultats soient renvoyés au demandeur dans les 24 à 48 heures.
• Il s’agit d’une enquête en cours au Canada et à l’échelle internationale. Le Laboratoire national de microbiologie effectue le séquençage du génome entier, une analyse améliorée de l’empreinte génétique, sur des échantillons canadiens de variole simienne. Ce séquençage aidera nos experts à comprendre les chaînes de transmission qui se produisent au Canada. L’Agence de la santé publique du Canada continuera de diffuser des

Contexte :

Des cas limités de variole simienne liés à des voyages ont été recensés dans le monde avant l’éclosion actuelle. En date du 24 novembre 2022, 80 859 cas confirmés et 55 décès ont été déclarés à l’OMS dans 110 pays non endémiques, dont le Canada, et la plus forte proportion de ces cas déclarés provenaient de pays qui n’avaient encore déclaré aucune transmission de la variole simienne jusqu’à maintenant.
À ce jour, au Canada, des cas confirmés ont été recensés en Colombie Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau Brunswick, en Nouvelle Écosse et au Yukon.
La variole simienne se transmet généralement des animaux aux humains. Toutefois, la transmission de personne à personne peut résulter d’un contact direct avec les fluides corporels, les gouttelettes respiratoires ou les lésions causées par la variole simienne, ou encore du partage de vêtements, de literie ou d’articles courants qui ont été contaminés par les fluides ou les lésions de la personne infectée. La transmission par les gouttelettes respiratoires nécessite généralement un contact prolongé en personne, ce qui peut exposer les professionnels de la santé et les membres du foyer des cas actifs à un risque accru.
Toutes les provinces et tous les territoires ayant une capacité de dépistage suivent les lignes directrices de sécurité requises pour travailler avec le virus de la variole simienne du Centre de la biosûreté de l’Agence de la santé publique du Canada.
En juin 2022, le Laboratoire national de microbiologie a fourni à neuf partenaires provinciaux du matériel de contrôle et des épreuves de compétence (qui permettent de vérifier la qualité des tests) pour le virus de la variole simienne. Pour certaines administrations, cela a permis d’éliminer la nécessité d’expédier des échantillons et de réduire les délais d’exécution des tests.
Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique approuvé pour la variole simienne. Cependant, cette maladie est souvent spontanément résolutive et les symptômes disparaissent habituellement dans les 2 à 4 semaines.
Santé Canada a autorisé l’utilisation du vaccin Imvamune pour l’immunisation active contre la variole simienne, la variole et les infections et maladies apparentées à l’orthopoxvirus chez les adultes de 18 ans et plus considérés comme présentant un risque élevé d’exposition. Imvamune est autorisé en vertu du processus réglementaire particulier pour les drogues nouvelles pour usage exceptionnel, lequel permet la vente restreinte du produit aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et aux administrations municipales dans le cadre de préparatifs d’urgence au Canada.
L’Agence de la santé publique du Canada continue d’aider les autorités provinciales de la santé publique à gérer cette éclosion par la coordination de la surveillance nationale et la fourniture de conseils et de contre-mesures médicales. L’Agence de la santé publique du Canada continuera de surveiller l’évolution de l’éclosion et de travailler en collaboration avec les autorités de la santé publique pour protéger la santé des Canadiens.

Renseignements supplémentaires :

• La variole simienne est une infection virale accompagnée d’une éruption cutanée qui peut être douloureuse et toucher n’importe quelle partie du corps, comme la bouche, les organes génitaux, le visage et les mains.
• Le 23 juillet 2022, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) que l’épidémie mondiale de variole simienne, qui s’intensifie, constituait une urgence de santé publique de portée internationale.
• Après avoir reçu un avis des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis concernant un voyageur américain atteint de la variole simienne qui s’est rendu à Montréal (Québec) au début de mai 2022, l’Agence de la santé publique du Canada, en collaboration avec les autorités de la santé publique, a lancé des activités de sensibilisation et de surveillance à l’égard de cette maladie.
• Les deux premiers cas de la variole simienne au Canada ont été déclarés le 19 mai 2022 au Québec.
• Les symptômes apparaissent généralement de 5 à 21 jours après l’exposition au virus de la variole simienne.
• Les signes et symptômes de la variole simienne comprennent généralement de la fièvre, une éruption qui apparaît souvent quelques jours après d’autres symptômes comme des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fatigue et des ganglions lymphatiques enflés.
• Les données actuelles suggèrent que la variole simienne se propage de trois façons : d’une personne à l’autre, par contact direct avec des objets contaminés, et des animaux aux humains.
• La variole simienne se transmet d’une personne à l’autre par: le contact avec des lésions ou des croûtes qui peuvent se trouver sur la peau ou les surfaces muqueuses d’une personne atteinte de la variole simienne; et le contact direct avec les fluides corporels d’une personne atteinte de la variole simienne.
• Le virus peut également se propager par les particules respiratoires d’une personne atteinte de la variole simienne, mais les données sur ce mode de transmission sont encore à l’étude.
• Il n’existe pas de traitement reconnu contre la variole simienne. De plus, les données sur l’efficacité clinique de traitements spécifiques chez l’humain sont limitées.
• Certains traitements existants de la variole, comme TPOXXMD (gélules de técovirimat monohydraté), pourraient jouer un rôle dans certains cas. Le médicament TPOXXMD est un antiviral administré par voie orale qui est indiqué pour le traitement de la variole chez les patients humains adultes et pédiatriques. Son utilisation n'est pas approuvée par Santé Canada pour le traitement de l'orthopoxvirose simienne ou d'autres orthopoxvirus.
• Le vaccin IMVAMUNEMD est un vaccin homologué de troisième génération contre la variole indiqué pour l'immunisation active contre la variole, l'orthopoxvirose simienne et les infections et maladies apparentées à l'orthopoxvirus chez les adultes de 18 ans et plus présentant un risque élevé d'exposition.