Note pour la période des questions : Syndrome Post-COVID-19

About

Numéro de référence :
MH-2022-QP-0103
Date fournie :
14 déc. 2022
Organisation :
Santé Canada
Nom du ministre :
Duclos, Jean-Yves (L’hon.)
Titre du ministre :
Ministre de la Santé

Enjeu ou question :

N/A

Réponse suggérée :

• Bien que la durée typique d’un épisode de COVID-19 soit de deux à six semaines, de nombreuses personnes infectées présentent des symptômes nouveaux ou persistants pendant des semaines ou des mois après la phase aiguë.
• Le gouvernement reconnaît qu’un bon nombre des Canadiens qui contractent la COVID-19 font face à un rétablissement prolongé, avec des symptômes qui persistent pendant un certain temps après l’infection.
• Notre compréhension des effets de la COVID-19 sur la santé à long terme évolue, mais il reste encore beaucoup à apprendre. Le gouvernement du Canada travaille activement avec des experts nationaux et internationaux afin de constituer une base de données probantes sur le syndrome post-COVID-19 dans le but d’éclairer et de déterminer des stratégies visant à améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement.
• La conseillère scientifique en chef du Canada, la docteure Mona Nemer, a réuni un groupe de travail afin d’élaborer une feuille de route scientifique qui fournira un cadre complet pour traiter les conditions post-COVID-19 et éclairer le processus décisionnel à l’avenir pour faire face aux répercussions sanitaires et socio-économiques au Canada.
• Statistique Canada et l’Agence de la santé publique du Canada ont récemment fourni les premières données canadiennes qui donnent un aperçu de l’ampleur et des impacts du syndrome post-COVID-19 sur la population canadienne. Ces rapports, basés sur des données de l’enquête canadienne sur la santé et les anticorps COVID-19 –cycle 2, nous aideront à déterminer la marche à suivre pour soutenir les Canadiens vivant avec le syndrome post-COVID-19 et aidera à prévenir les cas futurs.

Si on insiste sur les mesures prises par le gouvernement fédéral pour lutter contre le SPC et sur les détails du financement pour la recherche sur le SPC, la surveillance et les lignes directrices fondées sur des preuves au Canada
• Le gouvernement du Canada fait d’importants investissements pour constituer une base de données probantes afin de mieux comprendre le syndrome post-COVID-19.
• Depuis mars 2020, notre gouvernement a investi 414 millions de dollars dans la recherche sur la COVID-19 par l’intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada, dont 17,7 millions de dollars de fonds ciblés pour l’étude du syndrome post-COVID-19.
• Nous avons également continué à tirer parti de ces investissements. Le budget de 2022 prévoit 20 millions de dollars sur cinq ans, à compter de cette année, pour les Instituts de recherche en santé du Canada afin de soutenir un nouveau réseau de recherche consacré au syndrome post-COVID-19.
• Le budget de 2022 comprend également un financement de 10 millions de dollars sur trois ans pour l’Agence de la santé publique du Canada afin d’élaborer des lignes directrices et des outils fondés sur des preuves pour l’identification, la prévention, l’autogestion et le traitement clinique du syndrome post-COVID-19, de soutenir les Canadiens et les professionnels de la santé, et d’entreprendre d’autres activités de surveillance.

Si on insiste sur la prévalence ou les impacts du SPC au Canada
• L’Agence de la santé publique du Canada continue de suivre l’évolution des preuves scientifiques à l’échelle nationale et internationale. Cela inclut le travail avec les provinces et les territoires pour mieux comprendre les effets à long terme de la COVID-19.
• Des recherches sont en cours au Canada et ailleurs dans le monde pour mieux comprendre le syndrome post-COVID 19 et ses conséquences. Il n’y a actuellement pas assez de données disponibles pour déterminer le pourcentage de Canadiens souffrant du syndrome post-COVID-19. De nombreuses études ont rapporté la prévalence estimée du syndrome post-COVID-19 dans différentes populations, bien que ces estimations varient considérablement pour plusieurs raisons, y compris des différences dans le moment et l’endroit où les études ont été menées.
• Les résultats de la diffusion provisoire limitée de l’Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 ont été publiés le 17 octobre par Statistique Canada, y compris certains résultats sur les symptômes à plus long terme, qui durent 3 mois ou plus après une infection aiguë par la COVID-19.
• Les résultats publiés par Statistique Canada montrent que 14,8 % des adultes canadiens qui ont déclaré une infection à la COVID-19 ont signalé des symptômes à plus long terme, 3 mois ou plus après l’infection aiguë.
• De plus, de nouvelles données publiées le 20 octobre 2022 par l’ASPC montrent que les impacts de ces symptômes à long terme sont importants. Près de la moitié (47,3 %) des personnes sondées par l’ECSAC ont ressenti des symptômes pendant un an ou plus et 21,3 % ont indiqué que ceux-ci limitaient souvent ou toujours leurs activités quotidiennes.
• Ces symptômes à long terme ont aussi eu un impact important sur l’emploi ou la fréquentation scolaire. Parmi les adultes ayant éprouvé des symptômes à long terme et qui avaient un emploi ou qui fréquentaient l’école, environ les trois quarts (74,1 %) ont dû s’absenter du travail ou de l’école en raison de leurs symptômes, avec une absence moyenne de 20 jours.
• Cette étude et les autres qui suivront permettront d’affiner notre compréhension de la prévalence du syndrome post-COVID-19 au Canada, ainsi que des facteurs de risque potentiellement pertinents.
• L’Agence de la santé publique du Canada s’efforce également de comprendre les répercussions socio-économiques du syndrome post-COVID-19 au Canada, ainsi que ses implications potentielles pour le système de soins de santé et l’économie en général.

Si on insiste sur l’impact de la vaccination sur le SPC au Canada
• Les premières données suggèrent que la vaccination avec deux doses ou plus de vaccins contre la COVID-19 aide à réduire le risque de développer le syndrome post-COVID-19 si la personne est infectée par la suite.
• La meilleure façon de prévenir le syndrome post-COVID-19 est de prendre des mesures pour éviter d’être infecté en premier lieu. Cela inclut des mesures telles que le respect des mesures de santé publique, la réduction du risque de complications liées à la COVID-19 en se faisant vacciner, et le fait d’avoir ses doses de rappel à jour.

Si on insiste sur les services cliniques et les soutiens disponibles pour les Canadiens atteints du SPC
• Compte tenu de la complexité du syndrome post-COVID-19, il est recommandé aux Canadiens qui connaissent un rétablissement différé de la COVID-19 de maintenir un dialogue continu avec leurs fournisseurs de soins de santé sur les moyens possibles de gérer leurs symptômes.
• Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont responsables de la gestion, de l’organisation et de la prestation des services de soins de santé pour leurs résidents. De nombreux gouvernements ont mis au point des ressources locales sur le syndrome post-COVID-19. Cela inclut des cliniques spécialisées dédiées au rétablissement post-COVID-19.

Contexte :

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré la première version d’une définition de cas clinique de SPC chez l’adulte, qui se lit comme suit : « L’affection post-COVID-19 survient chez les personnes présentant des antécédents d’infection probable ou confirmée par le SRAS CoV-2, généralement 3 mois après l’apparition de la COVID-19 avec des symptômes qui persistent au moins 2 mois et ne peuvent être expliqués par un autre diagnostic. » L’OMS explore la possibilité d’élaborer, dans les mois à venir, une définition de cas clinique distincte pour les enfants.
Il existe de nombreuses incertitudes scientifiques et les données sur le SPC évoluent peu à peu. Le SPC peut affecter des organes différents, notamment le cerveau, le cœur et les poumons. L’éventail des symptômes rapportés est large, allant de légers à graves, et peut fluctuer en intensité et parfois disparaître et réapparaître au fil du temps. Les symptômes courants de la PCC sont la fatigue, la toux, les essoufflements, le brouillard cérébral, l’intolérance à l’activité physique, entre autres. Ils ont souvent un impact important sur le fonctionnement quotidien et la qualité de vie. Le SPC peut affecter aussi bien les adultes que les enfants, indépendamment de la présence et/ou de la gravité de leurs symptômes initiaux de la COVID-19. Des études sur les adultes ont rapporté que ceux qui ont été hospitalisés ou ont eu besoin de soins intensifs pendant leur rétablissement ont un risque accru de subir des effets à plus long terme et le SPC.
Le SPC aura un impact significatif à long terme sur la santé publique et sur le système de soins de santé en général. Les preuves sont insuffisantes pour déterminer les impacts socio-économiques du SPC au Canada, et son fardeau potentiel sur le système de soins de santé ou l’économie en général. Le gouvernement du Canada surveille activement les dernières recherches et s’engage avec des experts et des décideurs politiques (nationaux et internationaux) pour aider à éclairer les mesures de santé publique.
Surveillance et recherche nationales
Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et partenaires
Statistique Canada, en partenariat avec l’ASPC et en consultation avec le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19, a travaillé sur l’Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 (ECSAC — Cycle 2). La première vague de l’enquête a été lancée en avril 2022 et les données seront utilisées pour estimer la prévalence du SPC chez les adultes au Canada.
• Le 6 septembre 2022, Statistique Canada a publié les résultats préliminaires du cycle 2 de l’ECSAC sur la page « Le Quotidien » du site Web de Statistique Canada. Sur la base des réponses reçues au 15 juillet, cette première publication mettra en évidence la proportion de résultats positifs au test de dépistage de la COVID-19 autodéclarés), ainsi que les infections suspectes autodéclarées et la prévalence des symptômes.
• Le 17 octobre, Statistique Canada a publié d’autres résultats préliminaires sur les adultes signalant des symptômes à plus long terme à la suite d’une infection par le SRAS CoV-2. Les données de l’ECSAC estiment que 14,8 % des adultes canadiens qui ont contracté le COVID-19 présentent des symptômes à plus long terme 3 mois ou plus après l’infection initiale par le COVID-19.

Le Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP), un projet conjoint de l’ASPC et de la Société canadienne de pédiatrie, a lancé une nouvelle étude de surveillance de deux ans du SPC chez les enfants et les adolescents au Canada au début de septembre 2022. L’étude du PCSP fournira également des informations sur les facteurs de risque, les symptômes et les répercussions sur le fonctionnement quotidien. Les résultats préliminaires ne sont pas attendus avant le début de 2023.

Dans le cadre du budget de 2022, l’ASPC recevrait 9 millions de dollars sur trois ans (2022-2023 : 1 million de dollars; 2023-2024 : 4 millions de dollars; 2024-2025 : 4 millions de dollars) pour élaborer et diffuser des lignes directrices fondées sur des données probantes concernant le SPC. Les sujets potentiels peuvent inclure des conseils pour l’identification, la prévention et l’autogestion et le traitement clinique (y compris les modèles de soins) du SPC. L’ASPC collabore avec des partenaires pour :
• choisir la portée des lignes directrices et des preuves déjà disponibles;
• classer par ordre de priorité les sujets et l’orientation des lignes directrices;
• identifier les lacunes dans les connaissances et les domaines prioritaires;
• établir un groupe d’experts en matière de lignes directrices.
Ces lignes directrices tiendront compte du contexte canadien, et les populations spéciales (par exemple, les autochtones, les personnes racisées, etc.) seront également prises en considération.
Le budget 2022 inclut également 1 million de dollars pour d’autres activités de surveillance du SPC.
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
Depuis mars 2020, les IRSC ont investi 414 millions de dollars dans 965 projets de recherche sur la COVID-19, dont 17,7 millions pour financer 41 études de recherche ciblées sur le SPC. Un large éventail de projets produira des résultats importants qui permettront d’éclairer la manière de gérer et de traiter les personnes atteintes de SPC.
Le budget 2022 prévoyait 20 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2022-2023, pour les IRSC afin de soutenir un réseau de recherche spécialisé sur les effets à long terme des infections à la COVID-19 sur les personnes vivant au Canada et sur les systèmes de soins de santé canadiens. Le lancement de cette occasion de financement a eu lieu le 19 octobre 2022 et le réseau choisi devrait être avisé le 12 janvier 2023.
Au niveau international, les IRSC sont membres de la Collaboration mondiale en matière de recherche pour la préparation aux maladies infectieuses. Cette initiative mondiale est une alliance d’organismes de financement de la recherche qui facilite les interventions de recherche rapides et efficaces.
Bureau de la conseillère scientifique en chef du Canada
La conseillère scientifique en chef du Canada, la docteure Mona Nemer, a réuni un groupe de travail sur le syndrome post-COVID-19. En mettant l’accent sur le contexte canadien, les principaux objectifs du groupe de travail sont de résumer les données probantes qui peuvent éclairer la gestion du SPC et de cerner les lacunes dans les connaissances afin d’aborder les répercussions sanitaires et socio-économiques du SPC au Canada. Pour aider à atteindre ces objectifs, le groupe de travail a organisé une série de tables rondes avec des intervenants. Le rapport du Groupe de travail est attendu en novembre 2022.

Prévalence du SPC
L’incertitude demeure quant à la prévalence du SPC. Sur la base des premiers rapports de 2020 et avant l’élaboration d’une première définition de cas, l’Organisation mondiale de la santé a estimé qu’au moins 10 à 20 % des personnes souffriraient du SPC après leur infection initiale par la COVID-19. Plusieurs examens des données probantes, dont un effectué par l’ASPC, de la phase initiale de la pandémie – avant l’arrivée du variant Omicron et le déploiement des campagnes de vaccination – ont révélé qu’environ 30 % à 40 % de ceux qui n’ont pas été hospitalisés ont signalé au moins un symptôme, qu’il soit léger ou plus grave, au-delà de 12 semaines après l’infection initiale.
Dans ces examens, les estimations de la prévalence du SPC varient énormément, allant de moins de 5 % dans certaines études à environ 80 % dans les études portant sur les personnes souffrant d’une maladie initiale grave. La variation des estimations est probablement due à des différences dans les définitions du SPC, dans les caractéristiques des populations étudiées (par exemple, patients hospitalisés pour COVID-19 ou patients externes), et dans les méthodes.

Les premiers résultats de l’ECSAC liés au SPC ont été publiés en octobre, ils estiment que 14,8 % des personnes présentent des symptômes à long terme, 3 mois ou plus après l’infection initiale au COVID. Ce chiffre représente environ 1,4 million d’adultes canadiens, soit 4,6 % de la population adulte. Les données ont été recueillies d'avril à août 2022.
Des données préliminaires, y compris celles du communiqué du 17 octobre de l’ECSAC, laissent entendre que les infections causées par le variant Omicron du SRAS-CoV-2 seraient moins susceptibles d’entraîner un SPC comparativement à d’autres variants. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre si cela est dû à des différences dans les variants ou à d’autres facteurs tels que l’augmentation de l’immunité de la population (par la vaccination et/ou l’infection), ou une combinaison des deux. De plus, on ne comprend pas encore bien l’impact des infections multiples sur le risque de SPC, mais des données préliminaires et limitées suggèrent que les risques de SPC pourraient augmenter avec le nombre de réinfections.
À l’heure actuelle, la prévalence du SPC chez les enfants n’est pas bien établie, une grande variabilité des estimations étant observée à partir d’un petit nombre d’études seulement. Ces estimations deviendront plus précises au fur et à mesure que d’autres études seront menées et que de nouvelles preuves apparaîtront.
Impacts socio-économiques du SPC
Les impacts socio-économiques du SPC posent des enjeux émergents, par exemple en lien avec le marché du travail. Aux États-Unis, par exemple :
• Environ 16 millions d’Américains en âge de travailler (âgés de 18 à 65 ans) présentent actuellement un SPC;
• Parmi eux, 2 à 4 millions sont sans emploi à cause du SPC
• Le coût annuel de ces seules pertes de salaire s’élève à environ 170 milliards de dollars par an (et pourrait même atteindre 230 milliards de dollars).

Le nombre d’articles de presse déclarant la détresse des personnes souffrant du SPC est en train d’augmenter. Ils mettent souvent l’accent sur le double obstacle que constitue l’accès aux soins, ainsi que sur les conséquences financières, notamment la perte de la maison, de l’emploi, de la garde des enfants et l’épuisement des fonds de pension personnels.

Nous avons appris de l’ECSAC que parmi les personnes qui présentaient des symptômes de longue durée 21,3 % ont indiqué que leurs symptômes limitaient souvent ou toujours leurs activités quotidiennes. Parmi les personnes qui présentaient des symptômes de longue durée et qui avaient un emploi ou fréquentaient une école, environ les trois quarts (74,1 %) se sont absentées du travail ou de l’école en raison de leurs symptômes, et que le temps moyen d’absence était de 20 jours. Cette perte de productivité entraîne des conséquences sociales et économiques néfastes (par exemple, perte de revenus, perte d’emploi chez les personnes présentant des symptômes de longue durées)

L’ASPC utilise la modélisation pour quantifier l’impact économique des cas du SPC évités grâce à la vaccination (pour la période allant de décembre 2020 à mars 2022), en se concentrant sur les coûts économiques associés à la réduction de la productivité, et de la participation au marché du travail des personnes atteintes du SPC. Les données de modélisation, générées grâce à un partenariat avec le ministère des Finances Canada, seront publiées en 2023.

De plus, le Bureau de la conseillère scientifique en chef de l’ASPC a lancé un projet de délimitation de la portée avec COVID-END qui exposera et synthétisera les preuves disponibles pour ces lacunes.

Vaccination et syndrome post-COVID-19
L’ASPC est en train de surveiller les données probantes pour les effets de la vaccination sur le SPC. Les résultats de la dernière revue de l’ASPC (jusqu’au 7 juillet 2022), laissent croire que la vaccination avec deux doses ou plus peut aider à réduire le risque de développer un SPC chez les personnes qui sont vaccinées avant une infection de la COVID-19. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour quantifier la mesure dans laquelle des doses supplémentaires peuvent fournir une protection supplémentaire.
Soutien aux Canadiens atteints du SPC
En termes de soutien financier, les Canadiens souffrant de la COVID-19 ou du SPC, qui sont incapables de travailler, peuvent être admissibles à recevoir jusqu’à 15 semaines de soutien du revenu par le biais de la prestation de maladie de l’assurance-emploi. Reconnaissant que certaines personnes ont besoin de plus de temps pour se remettre, EDSC prévoit de prolonger les prestations de maladie de l’assurance-emploi de 15 à 26 semaines. Ce changement n’a pas encore été mis en œuvre et est prévu d’être lancé avant la fin de l’année.

Les provinces et les territoires sont responsables de la gestion et de la prestation des services de soins de santé pour leurs résidents, y compris les services de réadaptation et de traitement pour les personnes atteintes du SPC. Il existe un certain nombre de cliniques publiques et privées qui fournissent des soins aux personnes atteintes du syndrome post-COVID-19 à travers le Canada, en mettant l’accent sur les soins interdisciplinaires. En date du 19 août 2022, quatre provinces ont des cliniques : la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec.

Renseignements supplémentaires :

• Bien que la plupart des personnes atteintes de la COVID-19 se remettent complètement de leur maladie, de nombreuses personnes, y compris celles dont l’épisode initial est moins grave, déclarent ressentir des symptômes pendant des semaines ou des mois après leur infection initiale. Ces symptômes à plus long terme (souvent de grande ampleur et de gravité variable) sont appelés « syndrome post-COVID-19 (SPC) » ou « COVID longue ».
• Le SPC désigne les symptômes qui durent au moins deux mois, qui ne peuvent pas être expliqués par un autre diagnostic et qui sont ressentis au moins 12 semaines après l’apparition de la COVID-19.
• Le SPC peut toucher aussi bien les adultes que les enfants, les données préliminaires suggérant qu’elle est plus fréquente chez les adultes, et plus fréquente chez ceux qui ont connu une maladie COVID-19 grave.
• D’après les nouvelles données de l’Enquête canadienne sur la santé et les anticorps contre la COVID-19 (ECSAC), publiée le 17 octobre 2022 par Statistique Canada, environ 14,8 % des personnes infectées présentaient encore des symptômes 3 mois et plus après leur infection initiale. Cela représente environ 1,4 million d’adultes canadiens, soit 4,6 % de la population adulte canadienne.
• Il existe de nombreuses incertitudes scientifiques au sujet du SPC, notamment son mode de développement, les personnes les plus exposées, l’effet des variants et les répercussions socio-économiques potentielles à plus long terme.
• Il n’existe actuellement aucune approche universellement reconnue pour diagnostiquer et traiter le SPC, même si des études cliniques sont en cours au Canada et dans le monde entier
• À l’heure actuelle, la meilleure façon de prévenir le SPC est de prendre des mesures pour éviter d’être infecté.
• Les personnes qui ont reçu deux doses de vaccins contre la COVID-19 ou plus risquent moins de développer un SPC si elles sont infectées.